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Marceau G.
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3,5
Publiée le 14 décembre 2015
Une adaptation "néo-moderne" de la célèbre pièce de Shakespeare. Après Orson Welles, Akira Kurosawa et Roman Polanski, Justin Kurzel, qui réalise son deuxième film après "Les Crimes de Snowtown" sorti en 2011, livre sa version de l'œuvre du légendaire dramaturge anglais. Une version surement très personnelle et surtout très tordue… La mise en scène, ultra-stylisée, est éblouissante, folle et novatrice et propulse ce film, dès ses premières secondes, au rang de curiosité, d'expérience. Le seul problème est que cette réalisation, certes si bien exécutée, influe en permanence - et rarement de manière positive - sur la construction du scénario. Montage décousu, ralenti extrême, techniques photographiques, time-lapse : on ne sait parfois plus trop si on regarde une version cinéma de Shakespeare ou bien "300" et "Game of Thrones" ! D'un autre côté, la folie essentielle de l'œuvre originale est assez bien retranscrite ici, bien que les moyens soient par moments un peu confus. En tous cas, Kurzel prouve qu'il connaît son sujet et fidélise son œuvre en faisant citer les répliques originales de la pièce à ses acteurs à travers de longs et puissants monologues. Le duo Cotillard/Fassbender est d'ailleurs complètement halluciné, dans un registre très difficile il faut le dire. Ce-dernier a une prestance physique incroyable, et l'actrice française oscarisée relève haut la main le défi DU rôle de sa carrière, en terme de registre classique. La photographie, au moins autant folle et stylisée que la mise en scène, impose toutefois vite ses limites (notamment vers la fin avec l'utilisation abusive de filtres rouges). Même si Shakespeare se retournerait surement dans sa tombe s'il voyait ce qu'on a fait avec son œuvre, le film est une adaptation dans le fond très fidèle, et en impose carrément en matière de jeu d'acteur et de maîtrise technique.
Fassbender est transcendant dans un film qui ne vaut pas l'adaptation de Kurosawa, mais qui n'en a pas la prétention. Un film à voir si l'on aime l'esthétique pure et la nature. Une scène surtout marquera, une scène d'un Macbeth agenouillé, son épée plantée dans le sol à côté.
En 2025, on compte 15 adaptations au cinéma de la pièce de Shakespeare. Celle de Justin Kurzel, en 2015 est l’avant dernière. Elle est, hélas et de loin, la moins réussie. Ce n’est pas la performance des acteurs qui est à incriminer. Cotillard, Fassbinder, et leurs collègues déclament les répliques Shakespeariennes avec talent. Et c’est là tout le drame. Ce « Macbeth » est un gâchis de talent dont le seul responsable est le réalisateur qui fait le choix d’accentuer démesurément tout ce que Shakespeare avait soigneusement construit avec subtilité. Kurzel transforme l’ambigüité troublante, la folie progressive et poignante de Macbeth en un comportement totalement erratique et insensé. Même traitement de Lady Macbeth, et des personnages « secondaires ». Des portraits exagérément troubles, semblant incongrus et finalement peu vraisemblables. Tout cela est dû à un choix de mise en scène brouillonne, et un rythme léthargique. Des choix qui sont à l’opposé de ceux qu’aurait fait Shakespeare. Les innombrables succès au théâtre de la pièce, et dans certaines adaptations cinématographiques précédentes, avaient été obtenues par le choix d’une identification claire des personnages, de leurs motivations, et de leurs évolutions. Kurzel a cru devoir innover en s’efforçant d'aller à l’opposé de tous ces choix. Le résultat de cette tentative d’innovation forcenée et vaniteuse est de nous avoir embrouillés, et laissés abasourdis de perplexité, à l’image de la scène finale totalement incompréhensible. Kurzel, avec ce « Macbeth », a échoué à mettre en valeur les messages forts, sombres, complexes, mais cohérents de Shakespeare. Ce dernier avait pourtant réussi à donner à cette œuvre, comme à la plupart de ses autres pièces, un caractère universel. En revanche, le réalisateur Britannique a réussi à nous assommer d’ennui. Un ennui causé par une mise en scène léthargique, alourdie par une musique obsessionnelle et lancinante.
Au bout de 30 minutes de ce film,l'action manque,les dialogues sont embêtant. Mëme Marion Cotillard ne convainque pas sur cette première partie de film.
Images ultra-stylisées comme des tableaux vivants et jeu d'acteur grandiose nonobstant la difficulté du texte make in Shakespeare ; néanmoins, l'agencement de ces séquences empreintes de lyrisme crée un univers trop ésotérique, hermétique, où nous spectateurs sommes condamnés à la contemplation.
Malgré des envies assumées de baroque à la limite du kitch, le long métrage de Justin Kurzel est sauvé par ses interprètes et une scène de repas qui porte le film.♥♥♥½
11ème siècle : Ecosse. Macbeth, chef des armées, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison.
On pouvait s’attendre au pire de cette nouvelle adaptation du classique de Shakespeare. Même si le film avait été sélectionné à Cannes (en compétition qui plus est), on se demandait si ce n’était pas une « erreur voulue » par les programmateurs afin de combler les journalistes du venin qu’ils sont capables de déverser parfois sur certains longs métrages… Car la bande annonce laissait présager une fresque baroque-lyrique et osant la surenchère partout (de la photo à la musique en passant par un étalonnage rouge sang)… Cela pouvait, forcément, très sérieusement agacer. Pourtant, malgré une absence évidente de prise de risque (on est très loin de Baz Luhrmann et son Roméo Juliet), Macbeth ne s’avère par le four qu’on pouvait prévoir…Et même si le film est reparti bredouille du festival au printemps dernier, dispose d’un certain nombre de qualités qui devraient rassurer le public. Certes, on est loin du joyau qu’était le Hamlet de Kenneth Branagh…mais on ne perd pas son temps non plus. Explications.
Commençons tout d’abord par le moins bon dans cette nouvelle adaptation.
Les passages monologués sont légion chez Shakespeare, et c’est sans doute ce que Kurzel réussit le moins bien. Ils alourdissent le film plutôt que de le rendre léger ou accessible. Ajoutons à cela des ralentis en veux-tu en voilà et le résultat s’avère finalement statique et lourd par moment. Là est sans doute le plus gros défaut du film.
Car tout n’est pas à jeter pour autant à l’image de cette scène de repas à la forte intensité. Certes très travaillé en post-production, le travail de mise en scène est habilement amené pour créer un suspens adéquat et surtout permettre au spectateur d’apprécier autre chose que du texte monologué. Il y a un avant-repas dans ce Macbeth et un après ! Et autant dire que la seconde partie se digère beaucoup mieux que son entrée.
Les choix de colorisation rouge sang qu’on retrouve sur une bonne partie du film et à la fin sont discutables mais ils ne rendent finalement pas le tout risible (la surabondance de filtres ou de travail au niveau de la couleur peut très facilement faire perdre toute crédibilité à un film). Surtout, le film n’atteint jamais un niveau de surenchère qui l’aurait définitivement anéanti (et ce malgré la brume, les ralentis et les filtres…ouf !
Le gros point fort du film est bien entendu l’interprétation de Fassbender…Shakespeare semble avoir pensé à lui à l’écriture de ce Macbeth. Bien sûr la comparaison avec Branagh est inévitable mais l’acteur irlandais n’a pas à rougir de sa performance. C’est plutôt la réalisation qui pourrait souffrir de la comparaison avec l’auteur anglais.
Enfin se pose le choix de Cotillard qui connait sans doute mal les subtilités écossaises (et n’a pas non plus son accent / Fassbender semble lui avoir perdu son accent irlandais depuis bien longtemps). Disons qu’elle s’en tire plutôt bien et que peu d’actrices de son âge aurait pu tenir tête à Fassbender de la sorte (surtout pas Natalie Portman initialement pressentie). Avec dix ans de moins, Kate Winslet aurait, forcement, été parfaite. On aurait adoré voir la confrontation.
L’expérience semble toutefois avoir été agréable aux acteurs puisqu’on sait que Kurzel retrouvera ses deux acteurs pour l’adaptation d’Assassin’s Creed fin 2016…Finalement, cela sera peut-être plus son univers à lui comme à elle. En revanche, Fassbender tient lui (encore) un grand rôle !
Macbeth! C'est désormais l'australien Justin Kurzel qui s'attelle à la lourde tache la pièce du dramaturge anglais, marchant ainsi sur les traces de quelques grands, parmi lesquels Orson Welles ou Roman Polanski, excusez du peu... On ne présente pas l'ouvrage, Macbeth est l'une des pièces maîtresses de l'oeuvre globale de Shakespeare, peut-être même la pièce qui illustre le mieux la notion de drame shakespearien. Pour commencer, le réalisateur fait deux choix majeurs qui orientent directement la mise en abîme, le film conserve le texte tel que les âges nous l'ont transmis, et surtout, il est tourné en décors naturels, là où l'histoire prend place, dans une Ecosse sauvage et envoûtante! Le film est une réussite absolue, on frise la perfection... La grandeur de l'oeuvre est surtout retranscrite visuellement, Le récit a souvent tendance à s'étirer pour laisser le spectateur se prendre au ressenti des personnages grâce à une photographie très travaillée et vraiment bien pensée! L'image est tantôt filtrée pour accentuer un effet, tantôt simpliste pour laisser parler la spectaculaire force des paysages des terres calédoniennes. e qui vient appuyer la tragédie vécue par les personnages. L'interprétation, justement, est grandiose, Michael Fassbender campe un Macbeth terriblement investie, accentuant sa folie au fur et à mesure de sa démence meurtrière! Marion Cotillard, elle, impressionne en Lady Macbeth d'abord manipulatrice puis folle à son tour. La construction du film est chargée de symbolique, Justin Kurzel a su comprendre avec subtilité toute l'imagerie qui se cache dans les pièces du dramaturge tout en jouant très finement avec les codes de la tragédie. Tout repose sur le jeu prenant de l'intégralité du casting et sur la beauté de l'image. Le tout est agrémenté de bonnes idées de montage et de rythme pour accentuer le ton. On se surprend parfois à faire des parallèles avec le cinéma de Winding Refn, notamment à Walhalla Rising dont l'esthétique et l'épique, également sur fond de terres écossaises, sont comparables à cette version de Macbeth. Il n'en fallait pas plus pour réussir l'adaptation d'une telle oeuvre. C'est une réussite, il n'y a pas d'autre mot. Une pièce terrible et magnifique retranscrite dans un film époustouflant et d'une beauté rare. A voir c'est une certitude, et à ne rater sous aucun prétexte si l'on aime Shakespeare!!! Allez dans les salles obscures, et vive le cinéma!!
Une adaptation de la pièce de Shakespeare puissante. Tout en respectant le texte original, le jeune réalisateur Justin Kurzel dont il s’agit ici du second long-métrage donne une véritable contemporanéité au récit au travers d’une mise en scène baroque disposant d’une photographie tout bonnement magnifique. Au casting, Marion Cotillard est éblouissante face à un Michael Fassbender d’un charisme impressionnant.
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1,5
Publiée le 30 janvier 2016
J'aurais pu le deviner, mais si j'avais su qu'il s'agissait d'une adaptation "fidèle" avec les vrais dialogues, je me serai abstenu, car je n'accroche pas du tout à cet exercice-là comme ça avait été le cas pour "Roméo Juliette" et "Coriolanus" qui étaient déjà des adaptations d'une oeuvre de Shakespeare. Au-delà des dialogues qui sont un vrai frein pour moi, le film a quelque chose d'assez fascinant avec la réalisation et la mise en scène qui sont très soignées, mais entre le fascinant et le soporifique, il n'y a ici qu'un pas et malheureusement le film est vraiment ennuyeux la faute à un rythme lent et une histoire trop poussive qui semble interminable. Décidément, ces adaptations ne sont pas faites pour moi.
Un film esthétisé à l'extrême, puissant, envoûtant, fidèle au texte d'origine et donc un peu trop théâtral et grandiloquent. Les images sont d'une formidable beauté mais la réalisation abuse des effets et la B.O est trop omniprésente : elle en devient entêtente et finit par desservir le film. Il faut toutefois saluer la performance magistrale de Michael Fassbender qui incarne parfaitement cette descente aux enfers.
Le problème quand on adapte Shakespeare, c'est qu'on ne peut pas toucher au texte (enfin si on a un minimum de classe en tout cas), du coup seules la mise en scène et l'interprétation peuvent faire la différence avec toutes les productions précédentes de la pièce que vous voulez adapter. Dans cette nouvelle mise en images de la pièce de “Macbeth”, le réalisateur a parié sur une mise en scène très fouillée ou bataille, décors et costumes visent à reconstituer avec presque naturalisme l'époque évoquée par la pièce. Il faut le dire c'est vraiment réussi et les images donnent une ambiance quasi crépusculaire à l'histoire dans cette Écosse sauvage, montagneuse et brumeuse où la guerre civile qui oppose le roi d'Écosse (Duncan, puis Macbeth) à ces barons y trouve un écrin magnifique aux démons de la culpabilité et de la folie qui habitent son héros. Niveau interprétation c'est sans fausse note, mais sans génie non plus, même s'il faut quand même souligner la prestation impressionnante de Marion Cotillard qui interprète son rôle en le récitant en anglais shakespearien. Bluffant ! Un long-métrage prenant qui sans laisser ébloui mérite vraiment d'être vu tant il offre une version de luxe de la pièce de Shakespeare.
J'ai vu un film... et c'est un texte de Shakespeare, donc, je ne vais pas être objectif tellement je suis fan... Même en version longue, genre "nouvelle vague", ou même sur un pied, je vais aimer, c'est sûr... Car je suis plus que fan... Mais quelle puissance cet auteur... Ici la réalisation est réaliste et réellement dense et intense... Ce qui est particulièrement séduisant c'est la minéralité de l'image avec le côté rocailleux de l'Ecosse. Et l'épure des paysages contrebalance la chaleur des combats et les effluves de sang. Michael Fassbender fait un Macbeth incroyable qui s'enfonce petit à petit dans la folie... La violence est exacerbée et monte en puissance dans une folie dévorante... La mise en scène est forte et soignée, avec la rechercher d'une esthétique de la folie et de la mort... Vraiment un excellent film.
Une réalisation très stylisée illustrant les idées chaotiques et le contexte cauchemardesque de cette grande histoire de ce roi fou. Basé sur ces deux acteurs, le film sublime entre le poème par les monologues en langages soutenus et le rêve grace à une réalisation très soignée au style omniprésent. Un départ longuet mais au reste enivrant. Pas accessible à tous les publics, Macbeth reste un grand film.
Macbeth, c’est un film que j’avais pas mal envie de voir quand j’avais vu le trailer, ça avait l’air visuellement grandiose et la presse avait l’air d’accord sur ce point. Jusqu’à ce que ma prof d’anglais nous spoile toute l’histoire, je ne savais pas grand-chose de Macbeth. Mais elle nous a tout spoilé pour nous montrer ensuite cette dernière version avec Michael Fassbender et Marion Cotillard. On connaissait tout de l’histoire de Macbeth, on savait donc tous ce qui allait se passer… quel ennuie monumental ça a été… En fait, c’est le genre de film où certains iront crier au génie tellement la mise en scène est travaillée. Sauf que pour le reste, c’est pas du tout travaillé. Et là, on va m’incendier mais je me sens obliger de comparer ce film à The Revenant. Pour moi, ce Macbeth, c’est The Revenant. C’est un film qui mise tout sur son visuel, et qui néglige comme pas possible le scénario. Et le scénario est tellement vide qu’au final, on s’ennuie puissance mille. C’est dommage quand même de s’ennuyer avec une histoire pourtant aussi passionnante et écrite par Shakespeare. Mais le film est tellement dans la contemplation qu’il en devient même grisant. C’est typiquement le genre de film qui se veut très beau, très immersif du genre « regarde ma lumière comment c’est trop beau, et puis t’as vu mon cadrage tellement il est dans la mise en valeur des décors, oh je suis virtuose ! ». Oui, c’est vrai qu’avoir un film où 60% du décors c’est du brouillard, c’est virtuose. C’est joli au début, c’est fatiguant à la fin. Et concernant les acteurs… c’est pas fou. Fassbender est un bon acteur que j’aime plutôt bien, mais on ne peut pas non plus dire qu’il est particulièrement bon ici. Quant à Cotillard… j’ai jamais voulu dire du mal d’elle. Beaucoup de gens la trouve niaise, qu’elle véhicule aucune émotion et à chaque fois, je cherchais le moindre argument qui pourrait contredire ces gens… mais là, elle est niaise. C’est-à-dire, Cotillard joue souvent les femmes manipulatrices, mais même dans ce rôle elle est très passive. Elle n’est pas intéressante. Ce qui m’agace tout particulièrement aussi, c’est le fait qu’il y a beaucoup de choses dites sous silence. Quand on pourrait avoir un moment fort, genre une exécution histoire de relancer un peu l’intrigue, on ne le montre pas, on voit juste des gens annoncer ce qui s’est passé. Et ça renforce le néant total de ce film. Déjà qu’on s’ennuie grave là en plus ils insistent ! Et même lors du final où à priori, ça explose, c’est censé être le grand moment de vérité avec plein de révélations avec de grandes émotions, on s’ennuie. On ne sent aucune évolution, on reste constamment dans cette contemplation des prises de vue sans réel objectif et ça m’a achevé. On aurait pu avoir un final intense. On aurait pu avoir un film puissant. Mais il n’en est rien. On s’ennuie, et c’est tous ce qu’on retient de ce film.
Un film beaucoup trop théâtral, avec des monologues à n'en plus finir, et pratiquement aucune émotion, les jeux sont vraiment à l'économie et comme toujours, un film qui met sur sa pochette des critiques élogieuses ne vaut que rarement la peine d'être regardé, mais quand en plus il est sélectionné par le festival de Cannes, alors là... On s'ennuie, mais alors d'un bout à l'autre, même les scènes de combat sont molles et sans saveur, sauf peut-être la dernière, mais le reste est grotesque et plat. Je comprends que les dialogues essaient d'avoir une certaine hauteur, mais faire deux paragraphes pour dire que le Roi est mort, c'est quand même vachement pompeux et inutile. Enfin bref, encore un film qui s'adresse à une "élite" cinématographique, comme ces tableaux affreux qu'on expose comme chefs d'œuvres alors qu'il ne plaisent qu'à une poignée de gens partiaux.