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    Macbeth
    note moyenne
    2,9
    1569 notes dont 179 critiques
    répartition des 179 critiques par note
    14 critiques
    44 critiques
    55 critiques
    39 critiques
    20 critiques
    7 critiques
    Votre avis sur Macbeth ?

    179 critiques spectateurs

    Anthony R.
    Anthony R.

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    2,5
    Publiée le 28 novembre 2015
    Difficile de résumer l'impression que m'a laissé ce film. D'un côté, on a des acteurs très bons (Fassebender extraordinaire), une fidélité indubitable à l’œuvre originale, et une direction artistique inspirée, avec des plans parfois magnifiques. Pourtant, malgré tous ces bons ingrédients, la mayonnaise ne prend pas. La fidélité à la pièce de Shakespeare, si elle peut être saluée, est également plombante par moments, le film n'arrivant pas à trouver le bon équilibre entre la pièce de théâtre d'origine et l'oeuvre cinématographique qu'il est, cinéma et théâtre ayant leurs propres contraintes. Et, plus globalement, le film est longuet et manque de souffle. Sûrement à cause de la mise en scène, qui abuse des effets de ralenti et qui privilégie la beauté plastique des plans, comme de véritables tableaux, que leur accord entre eux, conférant à l'ensemble une certaine platitude, un manque de dynamisme et, parfois, de cohérence. Avec un montage plus resserré, ce film aurait pu être génial. Dommage.
    Pemphredoo
    Pemphredoo

    Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 7 critiques

    1,0
    Publiée le 23 novembre 2015
    Très difficile de noter ce film car il faudrait tout distinguer : la mise en scène, la prise de vue, la musique, les jeux d'acteurs, le parti pris et chacun obtiendrait une note allant de 1 à 5 étoile.

    Commençons par le casting : excellent. Michael Fassbender est un Macbeth à la fois attachant et froid, il incarne à merveille le personnage shakespearien qui sombre dans la folie. Quant à Marion Cotillard, elle témoigne une fois encore de son talent d'actrice. Elle fait une lady Macbeth sublime : elle a à la fois le port majestueux et la froideur de la tentatrice avide de pouvoir, et la justesse du jeu de la femme dépassée par la réalité de ce qu'elle a initié, qui perd le contrôle et sombre peu dans une folie. Cependant les acteurs sont sous utilisés. La mise en scène ne permet pas aux rôles d'être transcendés. La scène où Lady Macbeth se lave les mains qu'elle imagine pleine de sang aurait pu être extraordinairement jouée par Marion Cotillard mais le choix de la mise en scène statique de la femme qui pleure empêche de donner tout son sens à ce passage clé du passage de la raison à la démence, de cette image de Ponce Pilate, de cette lutte entre le désir et la conscience morale. Bref, c'est un gâchis car le potentiel est là. Idem pour le fameux soliloque de l'acte V "tomorrow, and tomorrow".

    Ensuite le choix des prises de vue : gros plans et ralentis. Le choix est très intéressant car il illustre ce qui caractérise la tragédie d'après la poétique d'Aristote, à savoir le destin, rouleau incompressible qui vient s'abattre sur le héros et qui appliquera quoi qu'il arrive une issue funeste. Dans ce sens, le choix de l'imagerie est magnifique et tout à fait adapté à la pièce. Mais quelle lenteur ! Quel ennui ! Au début on voit bien le désespoir, l'envie, la jalousie, la colère, bref toutes les expressions si bien jouées, mais à la fin force est de constater qu'on ne peut plus se concentrer sur tout ça et qu'on finit par se dire "tiens il a un bouton dans le cou" au lieu de percevoir la douleur.

    Pour ce qui est de la musique, elle est magnifique et s'harmonise avec le décors des vallées irlandaises. Mais si elle est grandiose, elle est aussi lente et monotone, comme les paysages d'ailleurs. Pourtant l'Irlande est loin d'être monotone, l'Irlande ce n'est pas que la pluie et la grisaille qu'on nous montre, l'Irlande c'est aussi des couleurs, des rayons de soleils, des arcs en ciel, des verts sublimes comme on en voit nulle part ailleurs. Et je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la musique de Verdi qui rythme cette tragédie en alternant des musiques triste et gaies, des chants de guerre, des chœurs de paix, des dissonances et des airs de folie, des violons et des tambours, bref : du Shakespeare. Chez Shakespeare ce qui est formidable c'est qu'une tragédie n'est jamais que triste, on rit. Cette vie pleine de bruit et de fureur qui ne signifie rien est tantôt risible tantôt digne de larmes. Dans ce film tout est noir, c'est un parti pris, un point de vue.

    Ce qui m'amène au dernier point de la critique : le parti pris. Le réalisateur quitte la tragédie avec ce fameux destin et remplace le choix du dramaturge de voir son héros subir implacablement le destin prédit par les oracles (ici les sorcières) par un conception moderne qui oscille entre déterminisme et individualisme méthodologique. A ce niveau là le film est passionnant à analyser mais on se demande pourquoi, s'il veut aborder ce sujet, le réalisateur à choisit Macbeth et non le crime de Lord Arthur Saville (par exemple).

    En bref, j'ai commencé à m'ennuyer, puis en adoptant un point de vue esthétique et analyse comparée, j'ai beaucoup aimé cette œuvre. Pourtant je lui mets une note basse parce que c'est trop long et pénible. Même si le texte ne s'arrête jamais d'être récité, l'auteur invente des choses qui ne sont pas dans la pièce (une petite fille parmi les 3 sorcières, la mort d'un enfant du couple Macbeth, etc.) et qui n'ont pas lieu d'être car ils n'apportent rien. La rédemption des héros, même dans notre époque moderne où jouer sur la corde maternelle est de bon goût, se fait dans leur naufrage dans la folie.
    Les gens autour de moi s'ennuyaient et je les comprends, lorsqu'on vient voir un film, on n'a pas envie de faire l'analyse que je viens de faire, on vient pour la catharsis, d'autant plus quand il s'agit d'une tragédie. Or ici, c'est une œuvre d'art que l'on nous présente et non une pièce, et aussi amateur d'art que l'on soit, on n'a pas nécessairement envie de passer 2h à l'admirer ou à l'analyser.
    trineor
    trineor

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    4,5
    Publiée le 27 novembre 2015
    Je ne sais pas si grand monde l'aura vu venir, celui-là.
    À vrai dire j'ai un peu de mal à trouver par où commencer pour décrire à quel point ce que j'ai vu est puissant et beau... parce que l'esthétique crépusculaire, les comédiens habités ou encore la majesté de la musique, ça, à la rigueur, les premières images le laissaient déjà bien présager, et c'est une chose ; mais l'intensité, cette espèce de souffle halluciné, l'audace dans la réinterprétation de Shakespeare ou la noirceur absolue dans la représentation que le film donne de l'époque, du pouvoir et de la folie : c'est là qu'il est, le chef-d'œuvre.

    Pourtant le traitement du premier acte a commencé par me faire peur.
    Le film s'ouvre dans le silence... juste la splendeur froide de l'Écosse, l'enterrement d'un enfant, les trois Parques au loin qui toisent Macbeth. Jusque là, l'épure : c'est magnifique, c'est sobre ; dès les premiers plans on comprend que Kurzel sait filmer l'émotion à l'os, sans fioriture ; en quelques images à peine il y a quelque chose d'indicible qui se dégage, quelque chose de vrai ; d'emblée cette brume, la pâleur de la photographie ou le va-et-vient entre l'immensité immuable du paysage et l'intimité filmée caméra à l'épaule... on a l'impression d'être chez Winding Refn, ça revendique clairement l'empreinte d'un Valhalla Rising - moins lent, mais pas moins hanté.

    Puis viennent les premiers ralentis avec la scène de bataille, et là je me dis : « Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Pourquoi le raccord est aussi maladroit ? Pourquoi tu te laisses aller à des plans poseurs alors que tu viens de faire tout le contraire juste avant ça ? » En plus, je comprends ce que Kurzel essaie de faire : le ralenti joue sur des valeurs de plan très amples, le temps réel au contraire sur des plans proches et nerveux... en fait, il veut montrer la scène à deux échelles : celle des hommes pris dans la mêlée, et celle de la nature où tout n'est plus que le drame perpétuel des masses sans conscience qui s'entrechoquent aveuglément. Par un choix de mise en scène, donc, il est en train de montrer déjà quelque chose de la nature sous-terraine des forces qui gouvernent à la fatalité - et la fatalité, comme on sait, c'est l'essence de la tragédie. Ce n'est quand même pas rien comme ambition, d'élaborer un style visuel qui en soi ait à voir avec l'essence de la tragédie.

    Il n'empêche que le procédé paraît un peu décalé, un peu clinquant, sans doute trop démonstratif d'un point de vue formel. Surtout passée la bataille : le ralenti à l'arrivée du roi Duncan, franchement, est-ce que ce n'était pas un peu superflu ? Et ce cheval noir qui cambre et qui hennit dans la nuit au moment du régicide ? Et tous ces autres inserts violents lors des scènes de délire ? Et le choix même d'incorporer des scènes de délire si tôt dans le film ? Celui de faire dès le premier quart d'heure monologuer Macbeth avec des cadavres ? Tout ça, est-ce que ce n'est pas sursignifier un peu la morbidité de la pièce, et préluder avant même que le crime n'ait été commis à la folie dont Shakespeare, lui, fait une conséquence du crime ?

    Sauf que, ce que je n'avais pas saisi au premier acte, c'est que le film a ses propres intentions et qu'elles ne sont pas celles de la pièce. Que partout il incise, tord et trahit Shakespeare... et qu'en fin de compte je m'en moque éperdument, parce qu'il le fait avec une cohérence de propos et de style absolue, parce qu'il articule l'intelligence de sa relecture avec une gradation émotionnelle simplement phénoménale, et que partout, à vrai dire, il augmente et il magnifie Shakespeare. (Que je le précise : je pèse l'apparente énormité de ce que je viens d'écrire.

    Là où la pièce montrait la folie naître et prendre forme, le film pose Macbeth fou dès le premier instant : hanté de toute part, conscient de l'irrémissible absurdité de l'existence, se sachant d'avance condamné et poursuivant son destin animé par l'ambition moins que par une irrésistible pulsion de mort ; et ça n'est pas moindre que le personnage d'origine, c'est magnifique : parce que là où la pièce n'a jamais parlé que de l'essence du crime, le film se met à parler de l'essence criminelle de la nature. Macbeth est fou parce que l'époque est folle ! Macbeth tue parce que le monde où il est jeté est sauvage et qu'on ne s'y sauve qu'en acquérant d'abord le pouvoir, aussi sûrement que par la suite le pouvoir acquis attire sur soi le meurtre. Il n'y a qu'à voir la façon dont Kurzel - saisissant par les moyens propres à l'image cinématographique un vertige que le théâtre n'aurait jamais pu rendre - représente les hommes : égarés, dérisoires, engloutis dans des paysages disproportionnés et poursuivant en état de guerre permanent des chimères de couronne au beau milieu d'une nature vierge où il n'y a personne sur qui régner.

    Tout le propos shakespearien sur la responsabilité morale ou la puissance justicière du destin cède place à une fresque de la fatalité universelle. Il n'y a qu'à regarder l'épaisseur sans échappée du brouillard blême, qu'à écouter le glas de la musique : aucune porte ici ne mène au salut. La mort même du tyran ne ressemble qu'à une nouvelle enjambée de la tyrannie, quand une marée d'hommes passe son corps en mugissant le nom du vainqueur comme ils avaient plus tôt mugi le sien, ou quand un enfant à son tour destiné au régicide clôt le film ramassant l'épée et courant vers un horizon rouge sang au milieu de la plaine incendiée.


    spoiler:
    Le fait même que Macbeth, entendant s'annoncer l'oracle de sa défaite, cesse de se battre et accueille le poignard - révision majeure s'il en est - teinte ses derniers mots d'une noirceur inouïe : « And damned be him that first cries, “Hold, enough !” » Placés comme les plaçait la pièce dans la bouche d'un homme qui s'apprêtait à se battre, ces mots sonnaient comme un cri de guerre ; placés comme les place Kurzel dans la bouche de qui vient de se laisser tuer, ils deviennent une accusation métaphysique portée contre le monde, parce qu'il est acharné, qu'il méprise la bonté et condamne la faiblesse. Dans le même instant, d'ailleurs, on réalise que Macbeth est en train de se maudire lui-même, car à l'intonation éperdue qu'il y met, c'est bien lui qui du fond de l'âme crie : “Hold, enough !”

    Je ne saurais pas comment dire autrement : jamais une adaptation de Macbeth n'avait touché à quelque chose d'aussi insondable et désespéré ; jamais aucune n'avait rendu le Mal si implacable, si triomphant.

    Et encore, je n'ai pas parlé de Lady Macbeth.
    L'intention de la pièce a toujours été de montrer les deux formes du malheur auxquelles le criminel se voue par son crime : la folie de Macbeth s'il se rend capable de revendiquer le crime, la honte de Lady Macbeth s'il ne peut en soutenir le poids. Le schéma, de ce point de vue, n'était que très conventionnel : l'homme d'abord en proie aux protestations de sa conscience, puis pris à l'ivresse du pouvoir ; la femme d'abord envieuse, tentatrice, puis pliant sous la culpabilité jusqu'à rompre. Et tout, au fond, avait déjà été dit et joué sur ce couple... mais jamais la disposition pensée par Kurzel n'avait, à ma connaissance, été proposée à ce jour : ici, c'est lui qui est livré aux passions, et c'est elle qui suscite l'adhésion rationnelle du spectateur lorsqu'elle tente de refréner la cruauté des exécutions.

    En évacuant les séquences de somnambulisme, préférant la jeter au pied d'un bûcher à contempler la frénésie sanguinaire où elle a précipité son époux, le film réhabilite une Lady Macbeth lucide, d'autant plus puissamment déchirée... et qui, ce faisant, bouleverse à nouveau l'une des lignes emblématiques de la pièce : « Yet who would have thought the old man to have had so much blood in him ? » s'horrifiait la Lady Macbeth de Shakespeare, qui ne parvenait à laver ses mains du sang de Duncan ; mais dès lors que Kurzel fait le choix de ne pas représenter ces lavages compulsifs et de confronter activement Lady Macbeth à la cruauté de son époux, tout le sang du "vieil homme" qui continue à s'épandre devient celui des innocents qu'elle n'a pu faire épargner et dont, indirectement, le meurtre du roi l'accable.
    spoiler:
    Et peut-être ne parlerai-je que pour moi, mais une femme qui décide de se tuer parce qu'elle ne peut supporter les crimes de son homme, cela me semble bien plus terriblement tragique qu'une femme qui se tue dans un accès d'hystérie nocturne parce qu'elle ne peut supporter son propre crime.



    Le plus stupéfiant dans tout cela, c'est que des changements si majeurs aient pu être imprimés à l'histoire par le seul pouvoir de l'image, sans inventer un mot qui ne soit de la plume de Shakespeare. Le texte est repris en l'état, quoiqu'il ne soit pas intégralement respecté puisque des entailles expurgent un peu partout de la pièce les répliques qui auraient desservi la relecture ou l'ambiance voulues par Kurzel ; mais la langue est celle du poète - ce qui pour une production de cette envergure, dans le paysage actuel, semble déjà relever de l'audace en soi si l'on en croit ceux que cela semble ennuyer mortellement d'entendre du Shakespeare dans le texte... pas une ligne donc qui soit ajoutée, rien que la didascalie que le film ignore pour emporter la pièce complètement ailleurs. Et se tenir comme ça pendant deux heures sur une espèce de crête impossible entre le mépris et l'admiration d'un tel matériau de départ, c'est juste éblouissant.

    Une dernière chose dont je voudrais parler.
    Fassbender est dans le rôle de sa vie, ça ne fait presque aucun doute ; il est Macbeth de chaque fibre de son être, osant au diapason du film une interprétation totale, sans retenue ; c'est simple, on croirait un possédé. Il faut entendre son rire, il faut voir le roulement d'yeux de dément lorsqu'il prononce : « Oh, full of scorpions is my mind, dear wife ! » - du grand art. À ce moment je pensais avoir vu toucher à quelque chose d'indépassable... puis sans qu'on sache d'où peut tomber un truc aussi prodigieux, vient le dernier monologue de Lady Macbeth : et là tu as Cotillard, face caméra avec ses yeux bleus immenses, qui te sort d'une traite une prise juste indescriptible... qui te joue cette scène jouée mille fois comme personne ne l'avait jamais jouée.

    De quoi finir sur les rotules émotionnellement.
    Sublime, juste sublime.
    Thomas B
    Thomas B

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    2,0
    Publiée le 17 novembre 2015
    Vraiment très déçu par ce film... Je m'attendais à beaucoup surtout du jeu d'acteur qui m'a été décris comme exceptionnelle. Il est très bien certes, mais il n'a rien de "'hors du commun", j'avais l'impression qu'ils récitaient plutôt que de jouer à certains moment. Visuellement, le film est très beau, belles images, belle photographie, beaux costumes et beau design. Beaucoup de dialogue/monologue qui ne font pas avancer l'histoire, à croire qu'ils ont simplement essayer de nous lire le livre plutôt que de faire une adaptation. Les liens entre les actions et l'alchimie entre les personnages sont parfois difficile à percevoir. Peut-être serait-il beaucoup mieux au théâtre ? J'ai également été déçu par la réalisation, beaucoup d'arrêt ou ralentissement dans certaines scènes, beaucoup de moment de coupure pour nous montrer des scènes de nature (comme Terrence Malick). D'ailleurs ça copie un peu le style de Malick bien que je pense que ce n'était pas nécessaire.
    Cine vu
    Cine vu

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    2,0
    Publiée le 23 novembre 2015
    Shakespeare ne prend pas le Taxi

    Presque tout dans Shakespeare est « rempli de bruit et de fureur » (Hamlet).

    Lors, la tentation est grande d’en faire trop, le 7e art a livré par le passé quelques jolies -voire magnifiques!- réussites sous les mises en scène de Kenneth Branagh (Shakespeare était son biberon) ou Orson Welles, qui est même parvenu à Wellessisé le grand William.

    Ici, le film souffre du parti-pris du réalisateur, celui d’un style ralenti, elliptique, rendant parfois le tout abscons.

    L’interprétation, elle, est enfermée dans un récitatif (l’impression qu’ils jouent tous en voix off!) qui nuit à tous les comédiens et à la vie même de l’histoire.

    Shakespeare c’est superbement écrit (quand c’est bien traduit: cf Desplat) mais absolument vigoureusement vivant!

    Marion Cotillard est transparente de fadeur, ce qui relève de la gageure tant Lady MacBeth est l’un des plus puissants personnages féminins du répertoire Shakespearien. Le ravagé Fassbender l’est trop.

    Reste l’image, et le cinéma c’est d’abord l’image, là Justin Kurzel se rattrape.
    Profitant à plein de ces décors naturels: landes brumeuses, falaises envoûtantes…
    Il nous donne à voir à travers une photo magnifique, des plans très beaux, parfois très forts, dans un cadre toujours juste. Les costumes aussi sont remarquables.

    Las, de ne pas avoir su/pu s’imprégner de cette histoire de poison (les mots) de trahison (les actes) et d’hallucinations (de la folie), le metteur en scène nous livre une belle enveloppe vide. »
    Marvelll
    Marvelll

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    2,0
    Publiée le 13 novembre 2015
    Sans exagérer, Macbeth est un des plus beaux films que je n’ai jamais vu au cinéma. Le nombre de plans à couper le souffle est insolent. Malheureusement, la narration et le style (les répliques n’ont pas été modernisées et conservent le phrasé de William Shakespeare) ruinent tout l’effort donnant lieu à un film soporifique. En bref, regardez les quinze premières minutes du film, partez faire autre chose et revenez pour les quinze dernières.
    LALALALALERE
    LALALALALERE

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    0,5
    Publiée le 19 novembre 2015
    Le cinéaste ne sait pas raconter une histoire, il est amoureux de ses plans, l'action n'avance pas, le rôle de Lady Macbeth n'a plus aucune profondeur... Un ratage complet. Un ennui mortel.
    John P
    John P

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    2,0
    Publiée le 20 novembre 2015
    Déçu. Le film est raconté au lieu d'être vécu. pour beaucoup de plans fixe la caméra a la tremblotte ce qui est très énervant. De beaux paysages certes mais ça ne suffit pas pour faire un bon film.
    Caine78
    Caine78

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    2,0
    Publiée le 2 décembre 2015
    Au moins ne pourra t-on pas reprocher à Justin Kurzel de manquer de personnalité. A ce titre, les expérimentations visuelles du bonhomme font parfois leur effet, notamment son travail sur le rouge et le jaune, donnant parfois au film une puissance et une allure hypnotique du plus bel effet. Dommage, en revanche, qu'il se laisse aller à plusieurs reprises aux effets suresthétisants, notamment à travers des ralentis bien dispensables rappelant presque ceux de « 300 ». Pour le reste, on connaît l'histoire, dont cette adaptation s'avère une transposition fidèle : il y a donc parfois un certain panache et une noirceur certaine, la plume de Shakespeare amenant forcément quelques répliques et réflexions brillantes... Malgré tout, je reste peu convaincu par ce refus de moderniser l'auteur au XXIème siècle : le théâtre reste le théâtre, le cinéma le cinéma. Alors je le redis : au moins dans la forme Kurzel s'est donné la peine de rendre tout cela un tant soit peu attrayant, mais ce qui est sans doute un régal sur scène ne l'est pas forcément sur grand écran, d'autant que la reconstitution est pour le moins minimaliste, aussi beau soit les paysages d'Ecosse... Heureusement, Michael Fassbender est un Macbeth de haute tenue, plutôt bien entouré par un casting anglais où seule notre Marion Cotillard fait assez tâche dans un rôle mythique visiblement trop grand pour elle. Et la fin, hallucinogène au possible, nous laisse sur une impression à peu près positive : je me suis moins ennuyé que prévu, et la démarche du réalisateur a de quoi être saluée à plusieurs égards, mais il serait peut-être temps de donner une bonne fois pour toutes un coup de jeune à l'auteur de « Roméo et Juliette » dans les salles obscures.
    Requiemovies
    Requiemovies

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    2,5
    Publiée le 22 novembre 2015
    La violence de la pièce est parfaitement reconstituée si tant est qu’elle le devait être dans cet esthétisme prononcé, marqué et hors des cadres habituels.
    Après « Les crimes de Snowtown », déjà remarqué à Cannes, l’australien Justin Kurzel s’attaque à un des monuments shakespearien. On peut trouver son approche originale et esthétisante, en outre, il est évident qu’il se prive d’une approche plus classique qui aurait permis au récit, pourtant très connu, une lecture moins hachée, et parfois soporifique.
    Michael Fassbender tire bien sûr son épingle du jeu, en interprétant le baron d’Ecosse le plus connu. Torturé à souhait, le personnage se noie cependant dans une dramaturgie ici illisible et dans laquelle le spectateur peine grandement à voir le jour.
    La noirceur de fond et de forme de l’ensemble pèse sur « Macbeth » et la radicalité de traitement du réalisateur nous laisse dubitatif. Tantôt hypnotisé par son savoir-faire dans sa mise en scène, qu’on retrouve à nouveau après son premier long, auréolé d’une photo vraiment très belle. Malheureusement le reste n’y est pas et ce n’est pas Marion Cotillard qui viendra y changer grand-chose quand lors de ses nombreuses apparitions la comédienne se caricature une nouvelle fois dans son versant mélo pleurnichard, version déprime agonisante, versant névrose, belle compilation (redite comme dans beaucoup de films) ; les yeux dans le vide…ça change.
    « Macbeth » n’est donc pas l’œuvre espérée, le monstre cinématographique qu’on était en droit d’attendre d’un tel réalisateur, suite à son premier film choc, mais plutôt un glaive en bois frappant le joug d’un roi bien seul en un certain royaume.
    tdeleau
    tdeleau

    Suivre son activité 68 abonnés Lire ses 491 critiques

    2,0
    Publiée le 17 novembre 2015
    Allergique au théâtre ou à Shakespeare, fuyez Macbeth. Après Orson Welles et Roman Polanski qui avaient déjà porté sur grand écran la pièce de théâtre, Justin Kurzel dit avoir voulu moderniser cette histoire “pleine de bruit et de fureur”*. Mais on a bien dû mal à percevoir ce qui a pu être réactualisé ici. Si le cinéaste australien évite le piège de la réalisation poussiéreuse, mieux vaut (re)voir le Roméo et Juliette de Baz Luhrmann pour une oeuvre shakespearienne remise au goût du jour. Comme chez Kurzel, le texte du dramaturge britannique avait été conservé mais la mise en scène plus dynamique nous tenait davantage en éveil.
    Macbeth est un film très inégal. Si certains passages sont d’un ennui mortel (trop de répliques grandiloquentes), d’autres sont au contraire extrêmement...

    Venez lire la suite de ma critique sur mon site ScreenReview !
    La séance de Benjamin
    La séance de Benjamin

    Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 234 critiques

    2,5
    Publiée le 21 novembre 2015
    VO - Je ne sais vraiment pas quoi en penser, ni quelle note donner, d'où le 2,5. Le jeu des acteurs, la photographie, la réalisation, tout ça est juste impressionnant. La bataille finale est vraiment hallucinante de beauté dans l'ambiance créée. Par contre, je ne pense pas que le fait de garder la structure et le style des dialogues issus de la pièce de théâtre. Ça en devient incompréhensible et très compliqué à suivre même avec les sous-titres. Une réactualisation de l'histoire avec des dialogues normaux aurait été mieux je pense. J'ai trouvé Marion Cotillard, pour la première fois, correcte dans son rôle. Peut-être que le fait de pouvoir "réciter " son texte, plus que de jouer l'aide un peu. Ça sent quand même au minimum les nominations aux Oscars. Je l'espère du moins parce que c'est le but recherché même si c'est non-avoué.
    ATON2512
    ATON2512

    Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 826 critiques

    2,0
    Publiée le 23 novembre 2015
    Le film avait beaucoup d'atouts . Tourné en partie en Écosse . De beaux extérieurs donc . Un beau casting avec en Lady (Macbeth) la belle Marion Cotillard et Michael Fassbender . Pour autant l'une certes distante n'est pas assez mystérieuse . Et malgré sa présence à l'écran pas assez sanguinaire comme il l'est dans la pièce originelle de Sir Shakespeare . Mais ce qui est le plus dommageable, outre la grande liberté par rapport à l'écrit est la lourdeur de la mise en scène . Musique et scènes à la grandiloquence limite quand à son esthétique. Et souvent ennuyeuse !
    Jo R
    Jo R

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 104 critiques

    2,5
    Publiée le 20 novembre 2015
    Faut il être illuminé pour apprécier un tel film?
    On se rapproche de 300 dans la façon de filmer ça à la limite c'est plaisant mais sinon...
    C'est pas dynamique, les dialogues sont à la limite de l'insupportable.
    On est beaucoup trop dans la poésie.
    Quel dommage moi qui attendait de cette histoire autre chose que de la déception et de la lassitude tout au long du film.
    Fate D.
    Fate D.

    Suivre son activité 140 abonnés Lire ses 2 critiques

    1,0
    Publiée le 30 novembre 2015
    visuellement magnifique. mais concrètement le pire de tous les films. pire reinterpretation de Mac Beth. ....
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