Jimmy's Hall
Note moyenne
3,7
1923 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

224 critiques spectateurs

5
15 critiques
4
74 critiques
3
93 critiques
2
35 critiques
1
5 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 juillet 2014
Un joli film du maître qui revient à ses anciens amours : communisme, église catholique frustrant le peuple, figure charismatique et histoire(s) d'affection subtile(s). La forme est sobre mais efficace.
Le discours du personnage principal sur sa charrette ne fait aucun doute sur ce que le film veut transmettre comme message : la mondialisation, la bourse, les expropriations, la capitalisme et leurs corollaires sont des pratiques inhumaines. Un film qui parle du passé pour mieux parler du présent.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 juillet 2014
Jimmy’s Hall...de Ken Loach. C’est l’histoire d’un mec qui revient. Dans son pays natal, l’Irlande, après un exil aux USA. Nous sommes dans les années 30, après la guerre civile qui opposa les britanniques aux irlandais. Jimmy ouvre un dancing, qui est en fait un lieu de liberté, d’expression, de loisirs, un endroit qui fait peur aux conservateurs, aux ecclésiastiques, et autres pisse-vinaigre qui vont lui mettre les bâtons dans les roues.
Ken Loach on connait, et on aime. Ici nous ne sommes pas dans le meilleur cru. On est loin de «Le vent se lève», «Lady Bird», ou «Raining Stones». Cependant, même si l’histoire manque sacrément de rythme et de peps, on se laisse aller à apprécier une bonne moitié du film, la seconde plus précisément quand les choses se corsent.
Le casting est impeccable, et les scènes entre les antagonistes fonctionnent à tel point que l’on a envie d’y prendre part : les dialogues font mouche, et les propos nous font bondir. On retrouve dans certaines scènes des éléments qui font penser à Capra, (la comédie en moins), tous les élans de solidarité, le côté seul contre tous.
Ken Loach semble dire qu’il s’agit là de son dernier film, et qu’il se consacrera désormais aux documentaires. En ce qui concerne Jimmy’s Hall, il est évident que l’on trouvera mieux dans la filmographie de Ken Loach, mais si ce film est son testament en matière de fiction, autant le recommander.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 juillet 2014
Jimmy's Hall réussi à nous transporter dans le contexte de l'époque, à provoquer de l'empathie pour ces pauvres diables qui se démènent pour essayer de proposer une existence meilleure à l'Irlande qu'ils aiment, tout en restant très pudique dans sa façon d'être filmé.
Un 1er Ken Loach qui m'amène à vouloir regarder les autres, malgré le contexte âpre et parfois désenchanté dans lequel il excelle.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 juillet 2014
Un film sympathique, qui se laisse regarder mais dont l'enjeu reste très local et ne prend pas l'ampleur que l'on espère. Le film a du mal à se mettre en place, avec une première partie présentant les personnages et leurs relations, qui sont malheureusement assez caricaturales. On a donc du mal a s'attacher aux différent protagonistes, malgré le charisme de l'acteur principal. Une fois que l'intrigue politique se développe le film devient plus intéressant. Mais chacun reste de son côté, les gentils sont très gentils et les méchants sont très bêtes... malgré tout ça ne vole pas bien haut, même si on ne s'ennuie pas et qu'on a droit à quelques moments plaisants.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 juillet 2014
Irlande 1932. Après dix ans d’exil américain, Jimmy revient dans sa verte Erin pour aider sa mère à la ferme. Très vite, il est sollicité pour rouvrir le Hall, un ancien dancing sur ses terres et le reconvertir en une sorte de foyer culturel. Mais les combats pour l’indépendance ont laissé des traces. Eglise catholique et propriétaires terriens vont s’opposer au retour d’un progressiste qui a osé ramener dans ses bagages un jazz libérateur et quelques idées d’avant-garde…
Même s’il n’a rien d’un révolutionnaire enflammé, Jimmy est perçu comme l’incarnation du diable communiste. « L’église n’écoute les gens, que quand elle les met à genoux » dénonce le mécréant, bientôt expulsé sans procès. Cette nouvelle charge de Ken Loach contre l’obscurantisme religieux et la cupidité des riches, s’inscrit dans le droit fil de sa filmo. A l’intolérance, l’injustice et l’individualisme, le cinéaste oppose encore une fois les valeurs de solidarité et d’humanisme.
Le réveil des consciences assigné à son héros - « nous devons reprendre le contrôle de nos vies » dit-il - n’évite pas le dogmatisme. Voire le manichéisme. Et sa façon de transformer son héros en victime est trop démonstrative pour être touchante. Un certain romantisme, dopé aux bons sentiments, empêche ce drame historique de nous tirer l’émotion. Il n’empêche, on retrouve le grand Ken Loach dans sa somptueuse peinture des campagnes. Et dans les scènes de danse celtique ou la fraternité collective emporte tout.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 juillet 2014
Huit ans après Le vent se lève, Ken Loach, le Guédiguian irlandais, complète sa vision de l’indépendance avec son dernier long métrage : Jimmy’s Hall, scénarisé par Paul Laverty. L’occasion pour lui de livrer une biographie succincte de James Gralton, leader du Revolutionary Workers Groups, et premier leader marxiste irlandais.

James Gralton (Barry Ward), que ses amis, et camarades, surnomment Jimmy, est un leader communiste qui a combattu pendant la guerre d’indépendance irlandaise, entre 1919 et 1921. À l’issue de la guerre, l’indépendance est proclamée mais les anciens privilèges coloniaux sont transférés de la couronne britannique vers l’Église et les grands propriétaires fonciers. Les communistes sont pourchassés, et James Gralton doit s’exiler aux États-Unis. Dix ans plus tard, en 1932, il rentre au pays, dans le conté de Leitrim, pour revoir sa mère. À la faveur d’un gouvernement de centre gauche incarné par le parti indépendantiste Fianna Fail, Gralton espère pouvoir vivre tranquillement parmi les siens. Sollicité par les habitants du conté, il rouvre un dancing abandonné, un lieu auquel il va donner une âme et un but : concilier lutte des classes et fêtes populaires. C’est le début des ennuis.

Ken Loach filme la Liberté comme on le fait rarement, dans son acceptation la plus juste, celle d’homme et de femme s’émancipant eux-mêmes des carcans ancestraux, et s’épanouissant dans l’allégresse de la communion festive. En parallèle, il montre également les parcours personnels des membres d’une même communauté que l’Histoire malmène. Si ce n’est l’Histoire, disons plutôt l’intervention d’éléments extérieurs. En effet, l’œuvre émancipatrice mis en mouvement par Gralton va subir le courroux des puissants propriétaires terriens, et de l’Église qui maintient son soutien à un ordre des choses quasi-féodale. Et par delà, le mal fait à la communauté, ce sont des vies qui seront brisées. À l’image de l’histoire d’amour d’Oonagh (Simone Kirby) et de Jimmy, rendue impossible par le bannissement de ce dernier. La scène où ils dansent tout les deux dans le dancing, seulement éclairés par la lumière de la lune, exprime toute la sensualité et la tendresse qu’ils ressentent l’un envers l’autre, tout en les baignant d’irréalité. À l’image, également, de la pauvre mère de Jimmy, qui finira ses jours seuls, et de Jimmy lui-même, qui mourra seul, à New-York d’un cancer, à l’âge de 59 ans. À l’image, enfin, de cette famille, à qui le châtelain local, O’Keefe (Brían F. O’Byrne), refuse le droit de vivre dignement, les jetant à la porte car ils ne peuvent plus honorer son loyer exorbitant. Les tenants du capital n’ont que faire des drames humains, il n’y a, dans leurs cœurs secs, que des lignes de comptes qui s’étalent à l’infini. une réalité bien présente aujourd’hui, nous n’avons fait que changer de maîtres.

Jimmy’s Hall convoque une réalité très importante de la lutte pour l’émancipation sociale. Celle-ci se doit d’être festive. C’est une culture que nous vivons encore, et dont James Gralton fut l’un des précurseurs. Il avait intériorisé et mis en pratique l’idée suivante, fondamentale : se battre pour l’abolition des classes, c’est se battre pour la vie, et la vie se doit encore plus d’être célébrée lorsque l’on est athée. Seulement, apprendre aux hommes à vivre libre, et à posséder leur corps, et leur esprit, autrement que par le travail harassant, à l’usine ou aux champs, n’est pas du goût des possédants. Un bon pauvre est un pauvre fatigué, incapable de réfléchir à sa condition, et priant une hypothétique aide divine pour sa survie. Dans Jimmy’s Hall, Ken Loach décrit une Irlande entre deux temps, déchirée entre une culture politique progressiste héritée de la décolonisation, et une bigoterie encore très forte, dont tire parti une église parmi les plus rétrograde d’Europe. Un des chefs d’accusation édicté par le père Sheridan (Jim Norton) n’est-il pas que Gralton ose jouer du jazz au dancing, cette musique « venue de l’Afrique la plus noire » ? En quelque sorte, Jimmy’s Hall nous rappelle que la culture est une graine dans un pot, et que de ce pot peuvent germer les plus belles aspirations de l’humanité. En opposition avec l’instruction, ici, celle de l’Église, qui s’oppose alors à Gralton car il dispense, au sein du dancing devenant université populaire, des enseignements.

À l’heure où sont tournés en ridicule les syndicats parce que le chaland ne comprend pas que l’on puisse manifester dans une ambiance festive, à l’heure où les politiques culturelles sont mises à mal, notamment par la chasse aux sorcière orchestrée contre les intermittents, à l’heure où, à l’exception de quelques collectifs, tel Jeudi noir, plus personne n’a le courage de s’opposer à l’infamie consistant à monopoliser la terre, Jimmy’s Hall est un rappel salutaire. Nous nous devons de conjuguer luttes politiques et fraternité populaire. Nous devons multiplier les lieux de rencontres et les événements festifs qui sont les seuls endroits où l’on peut conjuguer l’ambition d’une meilleure humanité, et la célébration de la vie. La révolution ne se fera que dans la liesse.

Venez lire nos autres critiques sur Une Graine dans Un Pot :
Flore A.
Flore A.

36 abonnés 518 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2014
Ken Loach signe un beau film, très inspiré qui critique tout en gardant un zeste de romantisme, l'intolérance et la bêtise de la peur de l'autre, du différent .... Les paysages sont magnifiques et les acteurs sont justes.
Mondocine
Mondocine

82 abonnés 293 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juillet 2014
Un Ken Loach mineur, témoin de la hargne disparue du cinéaste emblématique du cinéma britannique, remplacée par un académisme un brin poussiéreux. Sympathique, idéaliste, parfois un peu lourd et démonstratif aussi, ses qualités ne restent inscrites qu’en filigrane. La critique complète sur Mondociné.
zoupeurman
zoupeurman

13 abonnés 328 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2014
Un combat perdu d'avance, une histoire d'amour impossible, des liens amicaux et de solidarité indestructibles, de la politique, de la religion, un pays en deuil. Tout ça dans ce film, extraordinairement bien entremêlés. Le réalisateur nous livre un très beau film sans prétention et en toute simplicité. Le casting, atypique et inconnu, est la cerise sur le gâteau.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 septembre 2014
Peut-être pas encore au niveau de "Le vent se lève" (Que je n'est d’ailleurs pas vu, mais je fais confiance aux diverses critiques que j'ai entendu). "Jimmy's Hall reste extrêmement touchant, juste, simple et instructif, dans la veine des meilleurs Ken Loach. On y apprend beaucoup sur la situation des paysans irlandais au début du vingtième siècle ainsi que sur le despotisme de l'église et des gros propriétaires terriens.
Pauline_R
Pauline_R

195 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2014
Ce film n'est pas le meilleur de Ken Loach, loin de là. Il est certes formellement beau, généreux, mais il manque de puissance et de souffle, avec des personnages assez stéréotypés. Quelques seconds rôles sont touchants et parfois drôle mais le personnage principal est sans réel charisme et au final trop peu attachant.
guillebotis
guillebotis

4 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2021
Emouvant, authentique et sobre, ce film est une grande réussite. Il invite à revisiter l'histoire de l'Irlande, civilisation traumatisée par des siècles de servitude et d'oppression britanniques. Massacres de Cromwell, quasi-génocide par famine au milieu du 19ème siècle, et aujourd'hui la revanche d'une croissance économique qui a dépassé officiellement 25 % en 2015, les émigrés dispersés aux USA, Australie, Canada... peuvent être fiers de leur superbes racines.
Elisabeth G.
Elisabeth G.

217 abonnés 1 208 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2014
Un film léger et grave sur l'Irlande rurale des 30's prise entre traditions et modernité naissante.
Une critique plus détaillé et d'autres sur
Sally Ecran et toile
Sally Ecran et toile

72 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2014
Avec son film sorti en DVD en novembre dernier, Ken Loach nous entraîne dans la campagne irlandaise des années 30. Basé sur l’histoire vraie de Jimmy Gralton, nous nous immergeons dans une période méconnue où l’Eglise, auto proclamée seule détentrice de vérité, condamne la population avide de loisirs et de culture. Revenu des Etats-Unis où il s’est exilé dix ans plus tôt, Jimmy et une bande d’amis, décident de remettre sur pied le « Pearse-Connolly Hall », lieu d’instruction et de retrouvailles bon enfant où tout un chacun peut apprendre les arts picturaux et littéraires ou s’adonner à la danse lors de bals populaires. C’était sans compter sur le père Sheridan et les autorités du comté de Leitrim, qui mettront tout en œuvre pour fermer ce foyer de « débauche » et asservir la population locale à une pensée plus « pure » et moins communiste.

Excessivement bien réalisé, ce film nous offre une bouffée d’oxygène et présente une palette d’émotions réalistes. La révélation du film est sans conteste, Barry Ward, bien trop méconnu, et qui crève l’écran et nous convainc à le suivre dans ce combat pour la liberté et le droit de vivre. Jimmy’s Hall est un film émouvant, instructif et exaltant. A voir !
peter W.
peter W.

57 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 janvier 2017
Une belle réalisation, en revanche le film est assez pointu sur la situation complexe de l'irlande dans les années 30 et le réalisateur aurait pu donner plus d'informations sur le sujet étant donné que le déroulé de l'histoire n'est pas non plus débordant de rebondissements. Le réalisateur avec ce récit historique propose ainsi une petite piqûre de rappel intéressante.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse