Jimmy's Hall
Note moyenne
3,7
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224 critiques spectateurs

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Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2014
« Jimmy’s hall » est un film réussi, parce qu’il n’est pas seulement un film militant. Oui, bien-sur, le scénario ne laisse pas beaucoup d’ambigüité sur qui sont les gentils travailleurs et qui sont les méchants exploiteurs, certains personnages sont dénués de nuance et certaines scènes prêtent presque à sourire tellement le trait est grossi et voyant. Mais dans « Jimmy’s hall », il est moins question de lutte des classes que de la lutte entre l’austérité catholique et l’insouciance de l’art, que de la lutte entre l’ignorance et la culture. Vu en VOST (et l’accent de l’Irlande profonde, c’est quelque chose !), ce film a au final beaucoup de qualités, belle mise en scène, casting soigné (avec un Barry Ward tout à fait à son affaire, dans le genre révolutionnaire écorché vif et charmeur, on y résiste difficilement !), des personnages caricaturaux mais d’autres étonnamment nuancés (le jeune prêtre par exemple), filmé dans des paysages sauvages parfaitement mis en valeur. L’ambiance des années folles dans cette Irlande rurale fait l’effet d’un choc improbable de deux mondes ! La musique est omniprésente, forcément. Même si la musique de cette époque n’est pas tellement ma « cup of tea », je reconnais qu’elle est entrainante (mélange de folklore irlandais et de jazz américain) et donne une belle couleur au film. Ce film qui a le bon gout de quelques notes d’humour, discrètes mais qui font mouche. Le scénario, comme je l’ai dit, est un peu manichéen, en même temps on est chez Ken Loach, c’est de bonne guerre ! Le film dure presque deux heures et je n’ai pas vu passer le temps, malgré quelques longueurs indéniables et quelques scènes trop longues et à la limite superflues. Plus on avance dans le film et plus les enjeux politiques et historiques deviennent ardus à comprendre quand on ne connaît pas très bien l’histoire de l’Irlande au XXème siècle. C’est le principal reproche que je ferais au film de Ken Loach, à part les irlandais, je ne suis pas certaine que tout le monde aura les clefs pour comprendre toutes les subtilités du film. Les quelques explications données au début ne peuvent suffire à appréhender clairement le rôle de tous et comment tout s’imbrique : quel est le poids de l’Eglise catholique dans l’indépendance irlandaise et la guerre civile qui l’accompagna, et quelles sont ses relations avec l’IRA dont le nom est prononcé 10 fois sans qu’on comprenne clairement leur(s ?) position(s ?) ? Le poids du marxisme naissant dans une Irlande ultra catholique à la paix civile si fragile est finalement au centre du propos, mais c’est tellement compliqué que je suis sûre d’avoir raté quelque chose, sans que je sache vraiment quoi et dans quelle proportion. Je sais bien qu’il n’est pas facile de présenter clairement une situation complexe, mais du coup, on garde de ce film, en plus du plaisir qu’on a eu à le visionner, l’impression de ne pas avoir tout parfaitement compris et tout intégré. Mais bon… On ne va pas se plaindre de pouvoir voir, en salle, des films exigeants qui poussent à la connaissance et à la réflexion, ils ne sont pas si nombreux, surtout l’été !
officiel76
officiel76

56 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2014
on tourne un peu en rond avec les films de Ken Loach, et à force de toujours dénoncer les mêmes choses, le message finit pas perdre de son intensité. les drames sociaux ont fait place aux fresques sociales, moi ça me touche moins, mais ça reste du cinéma solide et bien fait...un tantine manichéen dans son discours et c'est dommage...
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2014
Comme souvent avec Ken Loach, j'aimerais aimer, mais l'histoire n'est pas suffisamment bien menée pour dépasser le téléfilm malgré toutes les bonne intentions didactiques.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juillet 2014
Ken Loach est de retour en Irlande. Nul doute que Jimmy's Hall est le plus faible des films consacrés au réalisateur à l'histoire du pays mais il n'est pas à dédaigner tout de même tant il porte la marque d'un cinéaste devenu un classique, à son corps défendant. Loach n'innove en rien dans son récit et reprend les recettes qui ont fait ce qu'il est devenu : un humanisme tempéré, une révolte constante contre les inégalités et les injustices du monde et un humour permanent. Est-ce son ton pessimiste ou désabusé ? Jimmy's Hall n'a pas la force de conviction attendue. Le sujet est certes moins âpre et frontal que Le vent se lève mais le réalisateur britannique semble plus paresseux dans sa mise en scène avec un scénario également moins tranchant qu'à l'habitude. Bien entendu, c'est loin d'être une honte dans la filmographie de Loach.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 janvier 2015
Très décevant. Le chef op à des lumières très laides. Je ne comprends pas l'engouement pour ce film.
Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2014
Inspiré d'une histoire vraie, ce drame historique signé Ken Loach dispose d'un scénario remarquablement bien écrit dénonçant l'injustice, une superbe reconstitution des décors et costumes et est interprété par un excellent casting.
Une belle réussite !
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2014
C'est l'histoire d'un retour sur sa terre natale. L'histoire d'un homme, Jimmy Gralton, fatigué par le conflit et les inégalités de sa société. Qu'importe les dix ans qui se sont écoulés sans qu'il revoit l'Irlande, jamais il ne baissera les bras pour défendre ses idéaux. Jimmy Gralton est Ken Loach, et Ken Loach est Jimmy Gralton. Malgré son âge avancé, le réalisateur continue son parcours socialiste avec Jimmy's Hall. En dépit d'une société répressive, ce personnage ouvre à nouveau une salle polyvalente destinée à la danse, le chant, la poésie. Ils n'ont tous deux pas peur de se faire des ennemis.

Ken Loach réussit aussi bien la grande histoire que la petite. Se prêtant pourtant fortement au drame et à l'injustice la plus totale, jamais ce récit ne fait preuve de pathétisme ou de démagogie mal placée. Idem pour cette histoire d'amour écrite en pointillée. Terrible et sacrificielle, cette relation met en exergue ce conflit sans fin entre traditionalistes (L’Église) et progressistes (la nouvelle génération).

Enveloppé de musiques s'harmonisant parfaitement avec l'ambiance de cette époque, ce scénario nous montre l'éternel combat d'un artiste qui n'a eu de cesse de défendre les plus démunis contre l'oppression. À presque quatre-vingts ans et malgré une conjoncture difficile, Loach croit plus que jamais en l'homme et en sa plus belle qualité : la solidarité, leitmotiv d'une œuvre commençant avec Pas de larmes pour Joy en 1967.

À l'écran, la force de ses personnages se voient quand ils sont plusieurs à l'intérieur d'un même cadre. La preuve avec la dernière image de Jimmy's Hall, préférant se focaliser sur le groupe uni que l'individu en exil. Monsieur Loach, ne vous arrêtez pas en si bon chemin, vous avez encore tant de valeurs à nous offrir.
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juillet 2014
(...) Ken Loach, reprend ici un thème qui lui est cher, celui de l’Irlande et son indépendance. Après le magnifique chef d’œuvre Le Vent se lève (Palme d’or 2006), c’est avec une vision plus légère et frivole, grâce au côté musical, que Jimmy’s Hall dépeint le combat de ces Irlandais pour la liberté.
(...) Très engagé, le fond du film dévoile cette guerre cachée entre deux générations, d’un côté les mœurs de l’Eglise catholique oppressive et de l’autre, les opinions progressistes et communistes apportés par Jimmy. Le discours gagne en intérêt politique dans les moments de débats sur la liberté entre Jimmy et ces jeunes.
(...) C’est une vision d’une réalité sociale et d’une lutte pour la liberté, certes profonde en émotions mais qui malheureusement perd le spectateur dans ses moments de flashbacks répétitifs. Nous expliquant le tragique de son départ en pleine guerre, ces scènes coupent et perturbent le récit. Le rythme déjà assez linéaire est aussi ralenti par des scènes de romances, visant à trop nous attendrir.
Tout au long, nos oreilles sont bercées par les chants et danses irlandaises réunissant la communauté lors des soirées dansantes. Le cabaret, devient le théâtre de partage et de convivialité, comme exutoire et espoir que le changement est possible. De même, le ton et les couleurs du film s’adoucissent aux premières apparitions du Jazz ; cette musique sensuelle et peu orthodoxe est un divertissement salvateur qui apaise le sentiment de rébellion qui sommeille en chacun. Au centre de l’image, le spectateur contemple cette nouvelle génération qui n’a pas connu la guerre et qui a avant tout soif de vie et de liberté (...)
David D.
David D.

8 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2014
du grand Ken Loach......a toute eposue, ken Loach montre le pouvoir de la religion sur les hommes...
Adri P
Adri P

12 abonnés 294 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juin 2015
La dure révolution face à la religion dans la campagne irlandaise a des moments de longueur, même si on peut le transposer à de nombreuses nations.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2014
Si le film se tient dans son ensemble, il n’est pas une perle absolue de réalisation. Ken Loach avait su dépeindre son Irlande bien mieux dans Un vent se lève (2006), Palme d’or à Cannes. Pour autant, on passe un bon moment avec certaines scènes très cocasses. On pense notamment au moment de la célébration de la messe, entrecoupée par des scènes se situant dans le « Hall », où le prêtre (Jim Norton) fait son sermon aux habitants du Comté.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2014
De très bons acteurs, des dialogues percutants, de très beaux paysages, des moments de musique et de danse de très belle facture, une mise en scène sans temps morts et sans longueurs.

C’est l’histoire du retour du charismatique Jimmy Gralton en Irlande en 1932 après dix ans d’exil à New York. Il cherche à remettre sur pied un dancing et des cours artistiques dans une salle désaffectée. Il va se heurter au clergé tout puissant en Irlande et déchaîner les foudres des fascistes et des riches propriétaires terriens. La situation se complique pour lui lorsqu’il s’implique dans une affaire politique liée à une expropriation. Ses projets ne seront pas retenus, seul ressort aux yeux de ses détracteurs son passé de communiste.

En filigrane, une histoire d’amour qui n’a jamais pu voir réellement le jour.

Je mettrais un bémol : le film est manichéiste, les méchants le sont beaucoup, et le gentil est trop gentil, il n’a pas de failles, pas de face sombre et est érigé par le cinéaste en victime.

Cela dit, j’aime comme d’habitude toujours beaucoup le ton et les images de Ken Loach, sa façon rude et vraie de raconter des histoires.
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2014
La réussite de la construction des personnages, de l’interprétation ou encore de la photographie est toutefois ternie par des imperfections de mise en scène. Avec toute la filmographie qu’il a bâtie, on sait d’avance quel camp Ken Loach soutiendra dans cette histoire : on aurait donc aimé que sa position dans cette histoire soit moins assénée - on y est déjà acquise.
« Jimmy’s Hall » manque peut-être aussi de développements. L’intrigue sentimentale ne convainc pas vraiment et peut même paraître plaquée – elle est en tout cas paresseuse. L’éveil et les autres conséquences apportées par la réouverture du Hall sont aussi bien rapidement esquissés. Ce qui intéresse et est dépeint avec talent par Ken Loach est la transformation, bien malgré lui, de ce simple ouvrier exilé en figure quasi révolutionnaire qui inspirera la jeunesse et marquera les consciences malgré, ou à cause de, la répression absurdement violente dont il a été victime. C’est dans ces scènes collectives qu’on retrouve Ken Loach à son meilleur.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2021
Heureusement qu'il y a encore des cinéastes engagés comme Ken Loach pour réveiller la mémoire d'un homme de bien comme ce Jimmy Gralton. Et pour rappeler l'existence de la lutte des classes en se plaçant résolument du côté des travailleurs. Pour affronter l'emprise de l'Église au service des riches.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2021
Un très bon film britannique de Ken Loach sur l'Irlande avec un bon casting d'acteurs irlandais talentueux.
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