Jimmy's Hall
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224 critiques spectateurs

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Gérard Delteil
Gérard Delteil

258 abonnés 2 082 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2015
Film sympathique, certes, mais trop académique. A part le prêtre, qui compose un personnage ambigu, les caractères sont trop simplistes et manichéens. Ils n'apparaissent que comme des silhouettes. On a un peu l'impression de voir un livre d'images sur cette période de l'histoire de l'Irlande. Ken Loach est bien meilleur quand il met en scène la vie quotidienne des gens du peuple que lorsqu'il se lancer dans de grandes fresques démonstratives.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 juillet 2014
Pas grand chose de neuf sous le soleil (enfin, sous la brume irlandaise, plutôt) dans "Jimmy's Hall" : de l'humanisme, de l'humour, des injustices... bref, du Ken Loach pur jus, plaisant mais pas spécialement bouleversant non plus. Pourtant, je ne sais pas si c'est parce qu'il s'agit, comme il le proclame, de son dernier film mais il s'en dégage aussi comme un parfum de nostalgie, avec une pointe de renoncement. Le renoncement ou le découragement, c'est dans le destin de ce Jimmy Gralton (Barry Ward, gros, gros charisme), héros local, ordinaire, qui aurait pu devenir un martyr de la cause qu'il défend mais qui finalement n'aura laissé dans l'histoire de son pays -de son comté, même- qu'une petite empreinte posthume, 80 ans plus tard, à travers ce film, justement. La nostalgie, c'est dans le portrait de cette Irlande intemporelle qui pue à la fois l'authentique et la carte postale (les vertes contrées, les tourbières, les toits de chaume, les prénoms gaéliques, la musique celtique, la religion catholique... z'ont juste oublié les torrents de Guinness !) et dans l'évocation de cette époque où les classes laborieuses se réunissaient pour chanter, danser, lire, échanger leurs impressions et leurs points de vue sur la poésie ou la politique. Quand on voit aujourd'hui ces mêmes classes populaires désunies, confinées chez elles devant les programmes de téléréalité, pfff... Autrefois, les dominants s'appuyaient sur la force, la superstition religieuse ou l'ignorance des dominés pour asseoir leur pouvoir et prévenir la contestation. Les cons ! il leur suffisait juste d'inventer le concept des "Ch'tis" pour être peinards... Passons. La nostalgie, on la retrouve aussi dans les amours contrariées de Jimmy et Oonagh (Simone Kirby) même si ce n'est pas vraiment le segment le plus réussi du film : certes, leur scène de danse silencieuse est très belle mais son éclairage "clair-de-lune" un peu forcé m'a méchamment fait penser à "Dirty Dancing". Forcément, avec ça en tête, on apprécie moins... Par contre, on apprécie beaucoup plus le final slaptsick avec juste ce qu'il faut de course-poursuite et de flics ridiculisés, là aussi une autre forme de nostalgie. Mais ce sentiment général de nostalgie et de découragement, même s'il l'emporte au final, est contrebalancé par le militantisme du scénario, pas toujours maîtrisé. Le très engagé Paul Laverty nous fait son petit discours habituel (avec notamment une scène de parlotte participative confuse, dans la lignée de celles de "Land and Freedom", mais en beaucoup moins intéressante au niveau des enjeux) et s'évertue souvent à faire des parallèles rarement subtils, parfois justes, parfois maladroits, entre les années 30 et l'époque actuelle, notamment à travers la situation de la jeunesse. Là non plus, le film ne convainc pas plus que ça, le personnage de Marie O'Keefe (Aisling Franciosi, jolie mais un peu nunuche) sur lequel se focalise Ken Loach dès qu'il est question des jeunes, se contentant d'arborer un sourire niais et inexpressif en toutes circonstances. Autant dire qu'on est beaucoup plus enthousiaste et beaucoup plus convaincu devant le discours anticlérical du film que devant son discours anticapitaliste. Sans doute parce que là, le combat n'est pas forcément perdu d'avance.
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2014
Dans ce qui serait sa dernière fiction ( on ne l’espère pas !!) , Ken Loach livre une œuvre forte, intense, prenante…merveilleusement filmée notamment dans ces magnifiques paysages irlandais… basée sur une histoire vraie réécrite par son scénariste de toujours Paul Laverty, Ken Loach dresse le portrait d’un homme libre. Un franc tireur du côté des sans terre, mais pour qui le sens de la fête est indissociable de la lutte sociale. Le contexte historique de cet affrontement est complexe – au développement des idées communistes répondent des groupes fascisants, comme l’Association des Camarades de l’Armée. L’IRA que je croyais républicaine, n’est pas sans ambigüité dans ses rapports avec l’Eglise ni dans son jugement de Jimmy Gralton. J’ai du après le film me replonger dans l’histoire de cette période. Film éminemment engagé mais qui traite avec un salutaire sens de la nuance cette opposition idéologique entre progressistes et tenants d’un ordre social placé sous la prééminence de l’Église catholique d’Irlande. Cette emprise morale de l’Eglise on la retrouve dans The Magdalene Sisters ou Philoména dans une époque plus récente. Jimmy’s Hall est avant tout un beau film, inspiré et inspirant, traversé par une histoire d’amour et de fidélité, par l’idée de la justice et de l’émancipation des faibles face au pouvoir des possédants et à l’emprise morale de l’église.
fresh-BUZZ
fresh-BUZZ

45 abonnés 712 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2014
Jimmy’s Hall a la capacité de ne jamais lasser ou de souffrir de son statut de "film d’époque" grâce à un casting convaincant qui croient au projet et ça ce ressent forcément, mais si le film est réussi c’est aussi car Ken Loach a réussi a nous intéresser à ses personnages tout en fêlure et leur combat pour lequel on se prends instantanément de passion. Jimmy’s Hall divise et c’est compréhensible dans le sens où Loach ne prends jamais réellement partis (un peu quand même), mais il se contente de raconter la vie de Gralton, oui, mais il le fait avec une telle efficacité qu’on ne peut qu’adhérer.
LA SUITE DE CETTE CRITIQUE DANS LE LIEN CI-DESSOUS... *FreshBuzzCinéma*
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 juillet 2014
Si je devais faire une seule critique à ce film de Ken Loach, c'est qu'il tombe un peu parfois dans les "bons sentiments" et une certaine facilité manichéenne, avec quelques personnages parfois caricaturaux. Il ne met certes pas mal à l'aise le militant. Mais avec cette "joie combative", il le galvanise assurément. Ce combat n'est pas recherché mais imposé : car l'ouverture du "hall" ne peut être neutre et prend immédiatement un sens politique. Peines et défaites alternent avec lueurs d'optimisme et courtes victoires. Ce lien entre la lutte anticapitaliste et antifasciste dans le cadre d'un contexte historique bien délimité, se fait sur fond de personnalités, de paysages, et d'une élévation artistique par ses musiques, ses danses, ses poèmes, qui donnent toute la beauté et la force à ce combat. Sans que ce long-métrage ne soit tout à fait un chef d’œuvre, il donne un grand plaisir, vous colle au fauteuil, et procure quelques émotions. Pas parfait, mais complet.
Le cinéphile

795 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2014
Dernier film communiste en date d'un des plus grands réalisateurs anglais avant sa retraite définitive ( vraiment ? ), le long métrage raconte comment un homme s'oppose aux idées trop conservatrices de tout un village, idéologie imposé par un pasteur extrémiste! La réalisation de Loach à beau être très commune on ne s'ennuie jamais devant ses dires encore une fois très politiquement engagées! Son dernier long métrage ne révolutionnera rien, n'arrivera pas à convaincre ses opposants et ne fera que conforter ses spectateurs dans leur joie de le retrouver! Son dernier film apparaît peut être comme plus abordable pour le grand public, la réalisation plus facile, cinématographiquement simple et académiquement parfaite. Le seul défaut que l'on pourrait reprocher à son film est la perte de temps de la toute première partie, flash back inutile, répétitif et fatiguant!
Craoux
Craoux

39 abonnés 326 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2014
Rien que la magnifique et puissante scène du confessionnal - Jimmy fait vaciller les convictions obscurantistes du prêtre inféodé à la classe dominante - justifie à mes yeux de voir ce film ! C'est superbe cette ode à la liberté et à la dignité de l'Homme face à ceux qui se plaisaient à verrouiller la pensée (l'Eglise .. et ça continue en 2014 !) et à ceux qui avaient beaucoup à perdre par la remise en question de la pauvreté et de la pyramide sociale qu'imposait la classe aisée, à la fois propriétaire foncière, intrigante et dominante. Oui, ça m'a pris aux tripes. J'y ai cru à ce film, d'autant plus qu'il fait écho, par ce qu'il dénonce, avec notre époque moderne (l'Eglise continue d'imposer son ordre moral en restant proche, très proche, des grands intérêts des puissances économiques, l'Argent est Roi et l'Elite tire toutes les ficelles). Et tant pis pour les rares petites critiques que j'avais à formuler tellement le message est puissant et reste d'actualité (1/au début du film, j'ai tiqué sur la compréhension du sous titrage se voulant "explicatif" mais peu clair au final pour le profane .. à moins d'avoir révisé le contexte historique irlandais des années 1910 à 1930 ; 2/ les flash-backs autour de Jimmy, créant le Hall et le ressuscitant à 10 ans d'intervalle, ne sont pas - à mon avis - évidents à "capter" car les époques et les traits des protagonistes ne sont que très peu différenciables). Bravo Monsieur Ken Loach ... 4,5 sans hésiter.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 juillet 2014
Très bon film sur l'Irlande de 1930. Contexte historique bien re-constitué et un jeu d'acteur excellent. A voir absolument !
Myene
Myene

20 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2014
Pour moi c'est un bon cru ! Ken Loach nous entraîne dans un tourbillon lyrique et populaire qui a du souffle et nous fait découvrir un épisode spoiler: honteux
[méconnu post indépendance en Irlande, qui relativise nos représentations trop souvent édulcorées ou manichéennes ...
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2014
Ken Loach adore l’authenticité, aussi bien que l’histoire si particulière des îles britanniques et irlandaises. A sa patrie et à ses alentours, le cinéaste britannique aura consacré presque toute sa prolifique carrière. Il revient, pour ce qui est annoncé comme son dernier long-métrage, en terre d’Irlande, période de la grande Dépression, pour narrer le combat du communautarisme face au lobby des propriétaires terriens et des religieux catholiques. L’homme derrière cette mouvance se nomme Jimmy Gralton, figure de proue d’un mouvement qui assumera jusqu’au bout son ouverture vers une nouvelle nation. Confronté à l’église, à diverses fractions politiques ainsi qu’aux riches propriétaires du comté de Leitrim, la communauté doit se battre sans pour autant se résoudre aux bassesses de leurs adversaires. Un combat social et historiquement vérifiable qui passionne vraisemblablement le cinéaste, qui retrouve l’Irlande bouleversée, telle que décrite dans Le Vent se lève, film primé à Cannes.

Les pâturages luxuriants, les tanières paysannes et le prolétariat irlandais du début du siècle passé sont le terreau d’une nouvelle et brillante critique sociale de la part d’un metteur en scène qui aura somme toute alterné excellence et œuvres moyennes. Son Jimmy’s Hall, à l’identité authentique très prononcée n’est pas une œuvre majeure, à mon sens, dans la carrière de Loach, nettement plus inspiré, notamment, sur son récent La part des anges. Ici, le cinéaste semble se complaire au travers d’un fait social relativement mineur en égard à la complexité de la situation irlandaise au 20ème siècle et ne fait qu’un effort minime pour démarque ce long-métrage de l’ensemble de ses réalisations passées. En somme, si l’on reconnaît la pâte du metteur en scène, sans le moindre doute, dans la mise en scène et les propos développés dans Jimmy’s Hall, il apparait que le film n’est qu’un ersatz de tout ce que le bonhomme a pu faire durant sa carrière.

En dépit de son engagement social très prononcé, Ken Loach ne parvient que très peu souvent à nous impliquer dans son débat. Seules quelques scènes bavardes et astucieusement écrites viennent égayer notre visionnage, à l’exception peut-être, pour certains, de séquences musicales très vivantes et authentiques qui privilégient, logiquement, le folk irlandais et la musique Jazz américaine des années 30. En somme, Ken Loach signe ici un film à forte connotation politique, ne s’orientant que vers l’un des camps, celui qu’il considère ouvertement comme le bon, en obturant son regard sur les rivaux, souvent considérés comme d’illustres et sombres abrutis. A l’exception du père nommé Sheridan, farouche détracteur du mouvement communautaire de Gralton mais adversaire respectueux et intelligent, les opposants ne sont qu’une esquisse d’injustice, une pâle image de fond qui aurait mérité un traitement plus approfondi.

Chez Loach, on est bon ou on est mauvais. Il ne semble pas concevable, au vu de Jimmy’s Hall que l’un des partisans d’un quelconque camp puisse avoir été pragmatique et ouvert d’esprit. Le cinéaste aime tellement dénoncer les injustices qu’il omet parfois, comme ici, d’en montrer l’envers du décor. Pour autant, Jimmy’s Hall est un film positivement engagé et qui nous rappelle, en surplus, qu’en 1930, les îles britanniques n’étaient pas encore complètement sorties du moyen-âge. Quant aux images de Jimmy’s Hall, est sont fantastiques, qu’ils s’agissent des paysages verdoyants, de la qualité des costumes ou des décors intérieurs édifiants. Par ailleurs, si le casting de comprend pas de tête reconnue à l’international, soulignons que tous s’en tirent avec les honneurs, notamment dans le premier rôle, un Barry Ward que je brûle de mieux connaître. 12/20
LeMagduCiné
LeMagduCiné

72 abonnés 626 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 avril 2016
Le combat pour la liberté sur fond de musique irlandaise

Ken Loach, reprend ici un thème qui lui est cher, celui de l’Irlande et son indépendance. Après le magnifique chef d’œuvre Le Vent se lève (Palme d’or 2006), c’est avec une vision plus légère et frivole, grâce au côté musical, que Jimmy’s Hall dépeint le combat de ces Irlandais pour la liberté.

Un portrait historique d’un engagement politique

De manière documentaire, Jimmy’s Hall installe son décor dans la campagne irlandaise, verdoyante et brumeuse ; une image belle et lisse de plaines et paysages typiques. Cet arrière-plan brumeux est représentatif d’un pays en post-guerre civile, encore divisé et meurtri. Premier biopic sur la vie de ce militant peu connu, Jimmy Gralton, personnage remis en lumière, de manière touchante et romancé.
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2015
Ken Loach s’intéresse à nouveau après "Le Vent Se Lève" à l'histoire de l'Irlande, notamment à une période encore récente où le totalitarisme idéologique et culturel faisaient encore rage.
On reconnait de suite le style engagé et social du cinéaste, et s'avère être plus tranquille dans son traitement, loin de la violence du "Vent Se Lève".
Pour cela peut être qu'il ne restera pas parmi ses films les plus mémorables malgré les magnifiques de l'Irlande.
Olivier B.
Olivier B.

25 abonnés 105 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2014
Excellent moment en compagnie de Ken Loach, histoire très dure et révoltante bien sûr mais avec un tel scénario, ça ne pouvait que glisser tout seul !
Je me suis demandé pendant la projection pourquoi ce film n'avait pas eu l'audace d'être tourné en irlandais, ce qui aurait paru plus authentique ; en effet, je pense qu'en 1932, à peu près personne en Irlande ne devait parler la langue de Shakespeare... Cette langue est toujours usitée, certes, en seconde, mais tout de même !
dominique P.

909 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2014
Oui un bon film social émouvant et intéressant sur une histoire vraie.
Le pauvre monsieur qui avait des idées progressistes et voulait apporter un peu d'amusement dans son village a été forcé de partir de son pays par les autorités, tout cela à cause de propriétaires terriens très riches ayant peur du communisme et de l'église.
Joce2012
Joce2012

266 abonnés 763 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2014
Ce film est intéressant et fait passer un bon moment, c est un film sympathique et bien comme sont la majorité des films sur l Irlande
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