Jimmy's Hall
Note moyenne
3,7
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224 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 juillet 2014
Je ne peux que recommander ce film à ceux qui ont l’âme irlandaise. Le film de Ken Loach sait très bien mettre en valeur cette culture celtique et une partie de son histoire, le début des années 30 subtilement retracé dans cette période où les irlandais, ne pouvant plus migrer à cause de la crise de 1929, étaient coincés dans un pays pauvre et traditionnaliste où toute forme de progressisme était rejetée par la puissante Eglise catholique. Si le film reste académique lorsqu'il retrace la culture irlandaise à travers la musique, la danse, la littérature (citation de Yeats) et le charme de ses paysages (une vraie promotion touristique), il arrive aisément à communiquer les émotions. On s’attache à ses personnages. On a envie de danser avec eux.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juillet 2014
Ken Loach est anglais malgré son engagement cinématographique en faveur de l'Irlande indépendante. Son film est plus un document qu'une fiction, du moins par la rigueur de sa forme et son académisme glacial, il n'aura du succès qu'auprès des puristes et des cinéphiles que l'austérité ne rebute pas. Aucune concession au cinéma commercial n'est faite ce qui donne à l'histoire d'amour une force exceptionnelle d'autant que Simone Kirby y est exemplaire, ses gros plans sont très émouvants. Nous sommes en 1932, l'indépendance est encore loin (1949), du chemin a été fait mais les mentalités demeurent : le catholicisme est écrasant, les grands propriétaires intransigeants et l'IRA ne se mêlera en rien de ce conflit local qui n'aurait du être qu'un minuscule incident. Ken Loach a aussi filmé les groupes avec beaucoup de réussite et de clarté au point d'en faire des entités bien distinctes, seule la mère de Jimmy aura un traitement particulier, elle fait penser aux mamans chez John Ford. Il ne faut pas voir de messages politiques dans ce beau film mais les conséquences de l'individualisme de chaque personnage qui protège ses acquis ou qui respecte ses convictions. Une leçon de cinéma utile et surtout une leçon de vie toujours d'actualité.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2014
Avec Le Vent se Lève, Ken Loach avait obtenu sa palme d'or. Avec Jimmy's Hall, il revient sur l'histoire de l'Irlande 10 ans après les faits du premier. Même si ce sont pas les mêmes personnages, nous retrouvons l'ambiance et les conflits. Ici est traité l'arrivée du communisme, symbolisé par une salle où l'entraide et le partage existent, qui effraie le gouvernement et surtout l'église. L'histoire est bien ficelée et nous transporte dans cette époque difficile pour l'Irlande d'entre deux guerres. Les dialogues sont bien trouvés et ouvrent la porte à des fous-rires malgré le contexte. La réalisation est fidèle à Ken Loach. Il a sa patte, c'est certain. Les images ne sont pas esthétiques mais savent capter la prestance et la force des acteurs et des paysages. Le casting, composé majoritairement d'inconnus, renforce le film. Barry Ward capte la caméra et se trouve être le bon choix pour incarner un leader. La musique est peut-être la seule petite fausse note du film car elle est assez inégale. Un nouveau Ken Loach qu'on retiendra, encore.
ISAO12
ISAO12

66 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2014
j'aime l'irlande et je déteste les anglais envahisseurs , fermez le ban
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 juillet 2014
Si je devais faire une seule critique à ce film de Ken Loach, c'est qu'il tombe un peu parfois dans les "bons sentiments" et une certaine facilité manichéenne, avec quelques personnages parfois caricaturaux. Il ne met certes pas mal à l'aise le militant. Mais avec cette "joie combative", il le galvanise assurément. Ce combat n'est pas recherché mais imposé : car l'ouverture du "hall" ne peut être neutre et prend immédiatement un sens politique. Peines et défaites alternent avec lueurs d'optimisme et courtes victoires. Ce lien entre la lutte anticapitaliste et antifasciste dans le cadre d'un contexte historique bien délimité, se fait sur fond de personnalités, de paysages, et d'une élévation artistique par ses musiques, ses danses, ses poèmes, qui donnent toute la beauté et la force à ce combat. Sans que ce long-métrage ne soit tout à fait un chef d’œuvre, il donne un grand plaisir, vous colle au fauteuil, et procure quelques émotions. Pas parfait, mais complet.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2014
Fidèle, contre vents et marées, à ses idéaux de gauche, Ken Loach nous est revenu, au dernier festival de Cannes, avec ce film qui fait, en quelque sorte, suite au "Vent se lève", sa Palme d'Or de 2006. Après avoir évoqué, dans ce film, la guerre d'indépendance irlandaise et la guerre civile qui lui succéda au début des années 1920, le cinéaste anglais se penche ici sur une période apparemment plus calme et plus paisible de l'histoire de l'Irlande, dix ans plus tard, au début des années 30.
C'est en 1932 exactement que revient dans son coin d'Irlande un nommé Jimmy Gralton, après un exil forcé d'une dizaine d'années aux Etats-Unis. Il n'a l'intention que de retrouver sa mère, peut-être aussi celle qu'il a aimée autrefois, et de mener une vie tranquille. Mais, dans cette campagne profonde de l'Irlande, beaucoup s'ennuient et sollicitent Jimmy afin qu'il rouvre la salle qu'il animait dans le passé et qui est à présent délabrée.
Après s'être fait quelque peu prier, Jimmy s'y résoudra. La salle, remise à neuf, servira aussi bien de lieu de rencontre, d'éducation, de sport que de salle à danser. Aussitôt, on s'y presse, qui pour parler des événements du monde et de l'Irlande, qui pour lire ou écouter des poèmes de Yeats, qui pour pratiquer la boxe ou d'autres activités. Et les soirs, il faut voir les foules qui s'y donnent rendez-vous, non seulement pour danser les danses locales, mais pour s'y déhancher au son des musiques de jazz que Jimmy n'a pas manqué de ramener de son exil à New-York.
Toute cette agitation, bien sûr, ne passe pas inaperçue et il y en a pour s'en inquiéter, à commencer par le Père Sheridan, le curé du lieu, et par les grands propriétaires terriens. Comment! Voilà des gens qui osent s'affranchir de l'autorité de l'Eglise! Comment! Voilà des gens qui ont l'audace de penser par eux-mêmes, de s'auto-éduquer et de revendiquer des droits! Comment! En voilà qui ont le culot de pratiquer des danses lascives au son d'une musique assourdissante! Au lieu des tristes mines qu'on voit à l'église, voilà les figures réjouies et les rires de ceux qui font la fête! Le contraste est saisissant en effet: d'un côté, le curé qui, du haut de sa chaire, fait régner la peur et menace les récalcitrants, allant même jusqu'à égrener leurs noms pour les désigner à la vindicte; de l'autre, des hommes et des femmes respirant l'air de la liberté, heureux d'échanger, de vivre, de fêter...
Ce tableau, qui pourrait paraître caricatural, Ken Loach et son scénariste ont su lui donner quelque nuance. Le Père Sheridan sait aussi, à l'occasion, reconnaître les qualités de son adversaire. Et surtout, il est accompagné d'un vicaire qu'on devine réticent et peu enclin à suivre tous les diktats du curé. Reste cependant un combat sans merci: l'Eglise et les riches, main dans la main, pour en finir, une fois pour toutes, avec ces "communistes" et avec ces "athées"!
Une des meilleures scènes du film nous montre l'audacieux Jimmy Gralton allant à la rencontre de son ennemi, le Père Sheridan, et dans le lieu même où ce dernier fait sentir le mieux son pouvoir: non seulement l'église mais, à l'intérieur de celle-ci, le confessionnal! Mais ce n'est pas pour confesser ses péchés que Jimmy s'y présente, c'est pour reprocher au curé son pharisaïsme!
N'a-t-il pas raison et ne devons-nous pas entendre, si nous sommes membres de l'Eglise, ce film comme une mise en garde? Gardons-nous bien de rêver à une Eglise puissante ou triomphante telle qu'elle sévissait il n'y a pas si longtemps en Irlande et ailleurs! Chassons toute nostalgie de nos coeurs et de nos pensées! Quand l'Eglise exerce trop de pouvoir, elle a vite fait d'être gangrenée par le pharisaïsme! Si Eglise il y a, que ce soit dans l'humilité, le service, la pauvreté et la joie.
Ce beau film de Ken Loach, injustement snobé au dernier festival de Cannes, nous y invite! Nous n'avons nul besoin de ministres tonitruant tristement dans leur chaire contre les soi-disant désordres du monde. Nous avons besoin de chrétiens courageux et joyeux allant à la rencontre de tous, y compris de ceux qu'on a vite fait de juger perdus! Jésus mangeait avec les pécheurs et on le lui reprochait. Le Père Sheridan, s'il n'avait pas été un ministre imbu de lui-même et sûr de son bon droit, s'il avait été un véritable disciple du Christ, serait allé manger, rire et même danser à la salle de Jimmy! 8/10
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2014
L'ultime Ken Loach ne dépaysera personne. Nous sommes en terre irlandaise dans les années 30, région toujours sous tension, se remettant mal d'une dernière guerre civile. On retrouve d'un côté les membres obtus et fermés du clergé alliés à la bourgeoisie et aux propriétaires terriens et de l'autre, un agitateur plutôt soft mais aux idées progressistes fermes et déterminées, qui crée dans un hangar une sorte de MJC avant l'heure, dans laquelle la population locale et travailleuse trouvera des moments de détente et de convivialité. Mais dès que le peuple se divertit et se cultive un brin, l'église catholique et la classe dominante voit cela d'un très mauvais oeil. L'instruction fait peur à ceux dont le souci de son prochain consiste uniquement à ce qu'il trime la tête basse et l'esprit embrumé de dogmes fumeux. Ce lieu deviendra à leurs yeux un nid de communistes et un suppôt de Satan. Le film raconte au travers du portrait du créateur de ce "Jimmy's hall" , Jimmy Gralton, la lutte qui éclatera sur ces terres grasses mais bien inhospitalières pour qui souhaite le bonheur de ses pairs.
Ken Loach a toujours été un cinéaste engagé, concerné et qui a creusé inlassablement le même sillon pour montrer qu'il est toujours possible de s'unir pour lutter contre un monde moins pourri. En retraçant cette histoire somme toute anecdotique dans l'histoire irlandaise, il démontre encore une fois son humanisme. Classique dans sa mise en scène, ne loupant aucune des scènes d'affrontement entre Jimmy Gralton et ses ennemis, Ken Loach peine toutefois un peu à rendre son film vraiment passionnant. Les idées généreuses sont là, les scènes presque comiques aussi (la mère servant le thé aux policiers). Cependant, je l'ai trouvé moins à l'aise à nous faire partager l'amour non consommé du héros avec la jolie Oonagh. Et malgré quelques scènes de danses enjouées, le film perd un peu en nervosité lorsqu'il s'aventure sur le terrain sentimental.
La fin sur le blog
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 juillet 2014
Ken Loach is back....and no lack of critiq against the traditional society...

Nous nous retrouvons plongés au coeur de la campagne irlandaise des années 30 avec une prédominance de la "bonne" pensée catholique.
Comme il sait si bien le faire, Ken Loach défend les opprimés, les originaux, les exclus et se fait le plus grand défenseur de la liberté (de penser, de danser et de créer...).
Ce n'est certes pas le meilleur des films de Ken Loach mais c'est un beau film qui fait réfléchir sur les carcans d'aujourd’hui.
crachou94
crachou94

25 abonnés 427 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2014
Un chef d'oeuvre, encore une peinture d'une certaine société comme dans la part des anges. L'Irlande républicaine des années 1930 et le poids d'une église catholique rétrograde est dépeinte avec force et réalisme, la musique est excellente.
Sloughi
Sloughi

17 abonnés 77 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2014
Le nouveau film de Ken Loach est un pur bonheur.
Il nous plonge au cœur de l'Irlande des années 30, dans un récit enlevé et humain, drôle et généreux, simple et émouvant.
On en sort heureux,, porté par une énergie et un appétit de vie communicatif.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 juillet 2014
Une histoire, un combat d'une certaine vision de la société (communauté, culturel, plus égalitaire) contre une autre société aristocratique servie par l'Eglise.
Un film qui fait du bien et qui fait réfléchir, aussi à notre société.
Michel C
Michel C

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2014
Bien mais un peu léger comme histoire. Ça manque de nuances
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 juillet 2014
Jimmy's hall nous entraine dans l'Irlande chahutée des années 20 et 30 : les éléments de décoration sont parfaits, le déroulé de l'histoire nous fait entrer dans le film sans trop de difficulté, les costumes sont appropriés, l'intrigue religio-politico-sociale attirante....et pourtant il manque ce degré de nouveauté dans le tournage, il y a comme un air de déjà-vu dans cette réalisation de Ken Loach dont l'engagement dans ce sujet complexe et encore trop vivant dans certaines sociétés actuelles n'est pas totalement assumé et porté.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2014
(...

Le film met intelligemment en avant le mariage de raison entre l'Eglise et le gouvernement, avec un ennemi commun et qui veulent éradiquer cette "maison de la culture" sacrilège pour les uns et nid de communistes pour les autres. Ken Loach montre Jimmy Gralton comme un activiste certes têtu et passionné, mais avant tout généreux, intègre et courageux (...)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 juillet 2014
Huit ans après Le vent se lève, Ken Loach, le Guédiguian irlandais, complète sa vision de l’indépendance avec son dernier long métrage : Jimmy’s Hall, scénarisé par Paul Laverty. L’occasion pour lui de livrer une biographie succincte de James Gralton, leader du Revolutionary Workers Groups, et premier leader marxiste irlandais.

James Gralton (Barry Ward), que ses amis, et camarades, surnomment Jimmy, est un leader communiste qui a combattu pendant la guerre d’indépendance irlandaise, entre 1919 et 1921. À l’issue de la guerre, l’indépendance est proclamée mais les anciens privilèges coloniaux sont transférés de la couronne britannique vers l’Église et les grands propriétaires fonciers. Les communistes sont pourchassés, et James Gralton doit s’exiler aux États-Unis. Dix ans plus tard, en 1932, il rentre au pays, dans le conté de Leitrim, pour revoir sa mère. À la faveur d’un gouvernement de centre gauche incarné par le parti indépendantiste Fianna Fail, Gralton espère pouvoir vivre tranquillement parmi les siens. Sollicité par les habitants du conté, il rouvre un dancing abandonné, un lieu auquel il va donner une âme et un but : concilier lutte des classes et fêtes populaires. C’est le début des ennuis.

Ken Loach filme la Liberté comme on le fait rarement, dans son acceptation la plus juste, celle d’homme et de femme s’émancipant eux-mêmes des carcans ancestraux, et s’épanouissant dans l’allégresse de la communion festive. En parallèle, il montre également les parcours personnels des membres d’une même communauté que l’Histoire malmène. Si ce n’est l’Histoire, disons plutôt l’intervention d’éléments extérieurs. En effet, l’œuvre émancipatrice mis en mouvement par Gralton va subir le courroux des puissants propriétaires terriens, et de l’Église qui maintient son soutien à un ordre des choses quasi-féodale. Et par delà, le mal fait à la communauté, ce sont des vies qui seront brisées. À l’image de l’histoire d’amour d’Oonagh (Simone Kirby) et de Jimmy, rendue impossible par le bannissement de ce dernier. La scène où ils dansent tout les deux dans le dancing, seulement éclairés par la lumière de la lune, exprime toute la sensualité et la tendresse qu’ils ressentent l’un envers l’autre, tout en les baignant d’irréalité. À l’image, également, de la pauvre mère de Jimmy, qui finira ses jours seuls, et de Jimmy lui-même, qui mourra seul, à New-York d’un cancer, à l’âge de 59 ans. À l’image, enfin, de cette famille, à qui le châtelain local, O’Keefe (Brían F. O’Byrne), refuse le droit de vivre dignement, les jetant à la porte car ils ne peuvent plus honorer son loyer exorbitant. Les tenants du capital n’ont que faire des drames humains, il n’y a, dans leurs cœurs secs, que des lignes de comptes qui s’étalent à l’infini. une réalité bien présente aujourd’hui, nous n’avons fait que changer de maîtres.

Jimmy’s Hall convoque une réalité très importante de la lutte pour l’émancipation sociale. Celle-ci se doit d’être festive. C’est une culture que nous vivons encore, et dont James Gralton fut l’un des précurseurs. Il avait intériorisé et mis en pratique l’idée suivante, fondamentale : se battre pour l’abolition des classes, c’est se battre pour la vie, et la vie se doit encore plus d’être célébrée lorsque l’on est athée. Seulement, apprendre aux hommes à vivre libre, et à posséder leur corps, et leur esprit, autrement que par le travail harassant, à l’usine ou aux champs, n’est pas du goût des possédants. Un bon pauvre est un pauvre fatigué, incapable de réfléchir à sa condition, et priant une hypothétique aide divine pour sa survie. Dans Jimmy’s Hall, Ken Loach décrit une Irlande entre deux temps, déchirée entre une culture politique progressiste héritée de la décolonisation, et une bigoterie encore très forte, dont tire parti une église parmi les plus rétrograde d’Europe. Un des chefs d’accusation édicté par le père Sheridan (Jim Norton) n’est-il pas que Gralton ose jouer du jazz au dancing, cette musique « venue de l’Afrique la plus noire » ? En quelque sorte, Jimmy’s Hall nous rappelle que la culture est une graine dans un pot, et que de ce pot peuvent germer les plus belles aspirations de l’humanité. En opposition avec l’instruction, ici, celle de l’Église, qui s’oppose alors à Gralton car il dispense, au sein du dancing devenant université populaire, des enseignements.

À l’heure où sont tournés en ridicule les syndicats parce que le chaland ne comprend pas que l’on puisse manifester dans une ambiance festive, à l’heure où les politiques culturelles sont mises à mal, notamment par la chasse aux sorcière orchestrée contre les intermittents, à l’heure où, à l’exception de quelques collectifs, tel Jeudi noir, plus personne n’a le courage de s’opposer à l’infamie consistant à monopoliser la terre, Jimmy’s Hall est un rappel salutaire. Nous nous devons de conjuguer luttes politiques et fraternité populaire. Nous devons multiplier les lieux de rencontres et les événements festifs qui sont les seuls endroits où l’on peut conjuguer l’ambition d’une meilleure humanité, et la célébration de la vie. La révolution ne se fera que dans la liesse.

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