Jimmy's Hall
Note moyenne
3,7
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224 critiques spectateurs

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riverainpsy
riverainpsy

45 abonnés 433 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2018
Si le film n'insiste pas assez sur le profond militantisme du Jimmy historique , il se pose ici en amoureux des Irlandais , dans leurs courages , leurs luttes et leurs paradoxes . Jim Norton livre une composition remarquable du prêtre Sheridan . Et la reconstitution est remarquable .
Au delà du contexte des années 30 , c'est évidemment une réflexion sur le politiquement correct actuel ; les gesticulations unitaires sur fond de terrorisme destinées à masquer la réalité socio-économique ; les médias aux ordres qui étouffent peu à peu le débat d'idée et même la culture tout court , la seule qui vaille , l'autodidacte . Un film loachien, pas formellement le meilleur ; mais toujours bienfaisant et bienvenue .
Stephenballade

456 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2017
Ce que dit le journal « Le Parisien » est juste : "Ken Loach signe un beau film, assez classique, avec ce qu’il faut d’injustices et de romantisme". Sauf que son propos manque de force pour emporter l’adhésion de tous. Oui le romantisme est là. Oui les injustices sont dénoncées. Tout cela est mis en scène dans une ambiance vieillotte, dotée d’un discret parfum de naphtaline, et dont les volutes poussiéreux n’ont aucun mal à immerger le spectateur dans l’Irlande profonde de l’été 1932. En dépit d’un casting pas très relevé, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de "Jimmy’s Hall" un grand film. Le fait est que dans ce sens-là, le spectateur peut être déçu que ça ne soit pas un chef-d’œuvre. Pour autant, ce n’est pas un mauvais film, loin de là. Ma note est là pour en témoigner. Au contraire, il se révèle intéressant, et même assez prenant, suffisamment en tout cas pour venir à bout des 109 minutes d’un seul coup d’un seul. Cependant, ne vous attendez pas à vivre des émotions fortes comme c’est souvent le cas quand on nous parle de combats peu ordinaires menés par des gens ordinaires. Je parle de ces émotions qui rendent un film totalement inoubliable. Certes certaines séquences vous feront sourire, d’autres vous inspireront un certain dégoût. Par contre, il y a de fortes chances pour que vous vous surpreniez à battre le tempo du pied sur les musiques irlandaises, tant elles sont enjouées et entraînantes. Un style qui plait, au point de voir des spectacles dédiés opérer de véritables tournées. La première partie est la plus joyeuse, grâce au retour de Jimmy Gralton (Barry Ward) au pays après 10 ans d’exil aux Etats-Unis. Chers lecteurs, chères lectrices, chers et chers et chères abonnés, vous devez savoir que Jimmy Gralton n’est pas un personnage de fiction. Oui, il a réellement existé. En effet, Ken Loach s’est appuyé sur la pièce "Jimmy Gralton’s Dancehall", laquelle revient sur la vie mouvementée d’un activiste communiste irlandais. En regardant ce film, le fait qu’il soit un activiste rouge n’est que pure anecdote pour développer en partie les différents qu’il aura avec ceux qui sont censés être ses compatriotes. Une anecdote qui a toutefois son importance pour le contexte politique du pays du moment, mais surtout parce qu’elle offre du même coup une bonne excuse pour les actes de certains, des actes qui constituent la partie apparente de l’iceberg, un iceberg synonyme de bêtise humaine. Cet aspect politico-social est malgré tout en liaison étroite avec le vrai fond du film. Car le vrai fond réside dans la musique et tout ce qui va avec : la danse, le chant, et… tout ce qu’elle peut représenter. Impossible de ne pas penser à "Footloose", de Herbert Ross (1984) car le combat est le même : imposer la musique dans une petite bourgade rurale tenue de main de fer par le curé de la paroisse, j’ai nommé le curé Sheridan (Jim Norton). Sauf que le propos est enrichi par le fait que ce n’est pas tant la musique irlandaise qui est condamnée, non. Enfin un petit peu quand même, puisque l’homme d’église préfère retrouver ses ouailles dans la nef de son église. Enfin quand je dis "son église", c’est une façon de parler, hein ! parce que ce n’est pas vraiment la sienne. Bref ! Le vrai problème vient du fait que l’Irlande, sortie voilà 10 ans d’une guerre civile, bénéficie d’un nouveau gouvernement sur lequel reposent tous les espoirs possibles et imaginables de la population. Sauf que certains citoyens sont bien décidés à imposer le conservationnisme à tout prix, quel qu’en soit le moyen, aussi peu avouable soit-il. La musique venant d’un autre continent n’est rien d’autre qu’un faux argument pour ceux qui prônent la défense et la sauvegarde des traditions irlandaises. C’est en réalité le modeste établissement dans lequel on peut jouer de la musique, chanter, danser, et plus encore qui est montré du doigt, car alors considéré comme un lieu de dépravation où le satanisme peut se payer facilement un droit d’entrée. Malgré cette diabolisation intentée par certains, le spectateur adhèrera à la cause de cet irlandais affublé de ses admirateurs parmi lesquels la jeune Marie (Aisling Franciosi) ou ses parents (en particulier sa mère, interprétée par une très touchante Aileen Henry). Il se prendra aussi à détester certains personnages tels que le Père Sheridan ou le père de Marie, à tel point qu’on se surprend même à espérer que ce dernier se fasse crever à un moment ou un autre. Il n’empêche que j’aurai aimé qu'Alice Gralton bénéficie d’un rôle plus fort, de même que celui du jeune vicaire Seamus (Andrew Scott, dont le rôle m’a sensiblement rappelé celui que Mathieu Kassovitz a tenu dans "Amen." de Costa-Gravas en 2002). C’est également le cas de Oonagh (Simone Kirby), parce qu’on sait bien que les tourments d’un amour contrarié la torturent bien plus que ce qui nous est montré à l’écran. Aussi j’ose affirmer que « Jimmy’s Hall » aurait mérité une rallonge d’une bonne vingtaine de minutes pour développer ces points. Ou alors il aurait fallu que le point de vue soit beaucoup plus intimiste, et moins… observateur. En effet, l’histoire parait complète, mais manque paradoxalement de profondeur. Par exemple, le spectateur sait qu’elle se passe dans l’Irlande profonde, mais ne profite que très peu des joyaux paysagers de ce pays que sont les collines chatoyantes de verdure (en fait, elles ne sont montrées presque distraitement qu’en tout début de film) ; Ken Loach a su capter les douleurs d’un amour resté en suspens, avec une bien jolie interprétation des deux acteurs, quoiqu’un peu trop sage mais c’est pareil, le sujet parait survolé ; et puis il y a ce caractère bien trempé de ces diables d’irlandais bien connu de tous, mais il n’en est montré pour ainsi dire qu’un échantillon. Oui la réalisation est propre, car Ken Loach n’a omis à mon avis aucun des points importants ayant construit la vie mouvementée de Jimmy Gralton. Le film est bon, mais il réside un goût d’inachevé, tout comme fut le projet de Jimmy Gralton, finalement…
Alain D.

744 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2017
Une excellente réalisation de Ken Loach pour ce film social comme sait les faire ce réalisateur britannique de talent. Il réussi toujours à rendre passionnants les sujets qu'il aborde. La mise en scène, parfaitement maitrisée, nous délivre encore une fois un drame de grande intensité, aux personnages attachants, et à la fraternité émouvante. Comme pour "Moi, Daniel Blake" (2016 - 4.5*) et "La Part des Anges" (2012 - 4*) le très bon scénario est signé par Paul Laverty.
Le film possède encore bien d'autres atouts : une superbe photographie, de belles insertions musicales (Jazz des années 30 et musiques traditionnelles Irlandaises) et enfin une affiche de grande classe. Simone Kirby est gracieuse et émouvante dans le rôle d'Oonagh et Jim Norton impressionnat en père Sheridan. Quant à Barry Ward, il se révèle bouleversant dans le rôle principal de Jimmy Gralton.
peter W.
peter W.

57 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 janvier 2017
Une belle réalisation, en revanche le film est assez pointu sur la situation complexe de l'irlande dans les années 30 et le réalisateur aurait pu donner plus d'informations sur le sujet étant donné que le déroulé de l'histoire n'est pas non plus débordant de rebondissements. Le réalisateur avec ce récit historique propose ainsi une petite piqûre de rappel intéressante.
Cinéphiles 44

1 682 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 octobre 2016
Sans lire le scénario, voir un film réalisé par Ken Loach est un gage de qualité. Mais c’est généralement aussi un film qui ne nous surprendra pas et qui sera pompé par un univers irlandais à n’en plus finir. Jimmy’s Hall n’échappe donc pas du tout à la règle. Son casting convenable se bat pour faire exister un dancing tandis que l’Eglise en fait l’admonestation. La mise en scène est classique comme tout le reste. Soit Kean Loach doit prendre sa retraite pour ne laisser de lui que les meilleurs souvenirs, soit il est passé à côté de son film et on lui pardonne.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Guillaume Fremont
Guillaume Fremont

29 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2016
Un très bon Ken Loach, des acteurs bien choisi, un scénario ficelé à la perfection et puis des decors magnifiques ! Bravo Mister Loach
Art_Cinéma
Art_Cinéma

9 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juillet 2016
Il n'y a pas à discuter, Ken Loach sait réaliser un film. Des plans magnifiques, des séquences qui se succèdent avec une grande fluidité, une histoire qui abordent plusieurs thèmes (liberté, l'église, IRA, communisme) tout en gardant une certaine cohésion d'ensemble. Des acteurs qui jouent bien, tous! Petit hic, Ken loach nous livre ici une film très politisé en affirmant sa position à gauche de manière maladroite voir grossière sur certaines séquences... spoiler: (hommes désireux de respecter la tradition Irelandaise montrés comme des fascites en puissance, une église incapable d'entendre quoi que ce soit en dehors de la trinité, etc...).
Loin de moi l'idée de vouloir nier une vérité historique, j'aimerais qu'on ne rentre pas dans un manichéisme absolu à chaque fois que ces questions sont abordées. Un très bon moment tout de même.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 avril 2016
Un film assez ennuyeux et académique, qui peine à emporter le spectateur. On peine à comprendre ce qu'il faisait à Cannes. Cela devait être le dernier film de Ken Loach, mais, apparemment, il n'en est rien.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

72 abonnés 626 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 avril 2016
Le combat pour la liberté sur fond de musique irlandaise

Ken Loach, reprend ici un thème qui lui est cher, celui de l’Irlande et son indépendance. Après le magnifique chef d’œuvre Le Vent se lève (Palme d’or 2006), c’est avec une vision plus légère et frivole, grâce au côté musical, que Jimmy’s Hall dépeint le combat de ces Irlandais pour la liberté.

Un portrait historique d’un engagement politique

De manière documentaire, Jimmy’s Hall installe son décor dans la campagne irlandaise, verdoyante et brumeuse ; une image belle et lisse de plaines et paysages typiques. Cet arrière-plan brumeux est représentatif d’un pays en post-guerre civile, encore divisé et meurtri. Premier biopic sur la vie de ce militant peu connu, Jimmy Gralton, personnage remis en lumière, de manière touchante et romancé.
missalila
missalila

11 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2015
Petit film qui se suit bien : on rentre dans ce pan de l'histoire Irlandaise méconnue et dans cette ambiance de village où religion et liberté ne font pas bon ménage. Les acteurs sont très bons et on passe un bon moment. A voir.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 septembre 2015
Film consacré à la lutte entre classes en Irlande. Très bien tourné malgré certaines lenteurs. Les acteurs sont justes, les décors naturels sont magnifiques et la bande son très sympa.
Xavi_de_Paris

367 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2015
On prend les mêmes et on recommence. C'est ce qu'on se dit chaque fois que Ken Loach sort un film avec un cadre historique. Une réalisation épurée, ce qui représente sa patte, une histoire engagée, représentant la lutte pour la liberté contre la tyrannie (encore les irlandais face aux britanniques), et une scène clé de débat au milieu entre divers protagonistes du film. La formule est certifiée, mais efficace encore une fois. Ne connaissant pas du tout le personnage de Jimmy Gralton, j'ai vite été pris dans l'histoire, qui raconte un destin assez hors norme. Le réalisateur britannique essaie une fois de plus de susciter l'émotion, de faire réagir, et ça marche.
elbandito

394 abonnés 994 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 juillet 2015
Le combat d’un libre-penseur revenu d’Amérique dans l’Irlande catholique des années vingt. Ou comment l’amour de la danse et de la musique suscite une réaction rétrograde de la population locale rurale, sous le joug de l’obscurantisme religieux. On a connu Ken Loach plus inspiré dans la narration d’une histoire et le choix de ses acteurs car ici, seul le personnage de Jimmy Gralton, interprété par Barry Ward, est charismatique. Bien que très utile et méconnu, ce récit romantique a du mal à capter l’attention du spectateur.
OCollus
OCollus

67 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2015
Le film a un peu lent a démarrer. Comme tous les films de Ken Loach, c’est un film politisé, cette histoire vraie démontre comment les intérêts politico-religieux dans une société en crise font de la pauvreté un atout majeur pour ceux qui veulent en profiter. Sur fond d’après guerre civil Anglo-Irlandaise de fin de dépression Américaine et d’arrivée de 2eme guerre mondiale, un élan de liberté s’empare de la jeunesse de la campagne irlandaise ou la lutte des classes reste présente. Le sujet est aujourd’hui toujours d’actualité, l’extrémisme politique, religieux et les intérêts patronaux contre ceux du peuple et surtout le désir de liberté bafoué par l’ordre et la morale.
kevinsolstice
kevinsolstice

85 abonnés 1 932 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juin 2015
Un biopic relativement fidèle à la réalité dans lequel l'humour (léger) trouve parfaitement sa place. On suit avec enthousiasme cet épisode majeur de la vie de James Gralton, sur fond de folklore irlandais et de bouleversement politique.
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