J’ai trouvé que ce thriller était complètement raté. C’est quoi ce scénario qu’on nous a pondu. Bien que le début soit une base assez cohérente, plus on avance, plus cela va devenir spéciale. Il se passe pas mal d’événement qui n’ont aucun sens. Au lieu de prendre le choix de la simplicité, les protagonistes vont toujours effectuer les actions les plus improbables possible qui ne feront qu’aggraver la situation. Tout ça dans le but bien entendu de faire augmenter la tension mais ça aura l’effet inverse. Au-delà de ces moments stupides, on aura des situations banales mises en avant par une musique qui surenchère jusqu’à devenir limite ridicule. J’ai même rigolé à un moment tellement ils en faisaient des tonnes pour un petit truc. Peut-être est-ce qu’ils ont essayé de se démarquer d’une trame ultra classique. C’est pourtant dommage car certes sur le fond il n’y a rien d’original mais le sujet est efficace. De plus, les actrices sont vraiment géniales. J’adore Chloë Moretz qui a un jeu très intense. Son association avec la froide Isabelle Huppert est redoutable. La Française excelle comme à son habitude. J’avoue tout de même que la voir parler en Anglais, cela fait un peu bizarre.
Intrigue bien ficelée, peut être un peu glauque sur la fin. Actrices remarquables, même les seconds rôles. Très bon moment, on ne s’ennuie pas un instant.
Il y a, dans Greta comme dans le récent Ma, ce même vertige de la solitude maternelle qui dit quelque chose de nos vies numériques, de nos histoires téléportées à distance par le biais du téléphone portable et qui sont manipulées par une femme comme allégorie d’un temps ancien sur le point de disparaître : une danseuse classique et pianiste esseulée sème des sacs à main dans les rames de métro dans l’espoir de remplacer son enfant, de répéter en réalité les sévices qu’elle lui fit endurer jadis. Le classicisme d’un côté, la modernité de l’autre, avec en apparence aucun point de contact : la jeunesse s’élève dans des tours, la vieillesse reste cantonnée au rez-de-chaussée et adopte des chiens malheureux dans les chenils du quartier. En creux se construit donc peu à peu une réflexion sur l’incapacité d’une femme à conserver le lien qui l’unit à la communauté tant humaine que familiale, et sur la lutte qu’elle est prête à accomplir pour garder auprès d’elle les réincarnations éphémères de son enfant. Pour donner vie et corps à ce traumatisme, Neil Jordan aborde son récit à la manière d’un conte, ce qui constitue sa plus grande qualité artistique – pensons à la sublime Compagnie des Loups –, et offre à Isabelle Huppert un rôle d’ogresse particulièrement réussi, dans la continuité de son rôle tenu dans le film d’Anne Fontaine, Blanche comme Neige. Alors certes le film enchaîne les situations téléphonées voire improbables – l’antagoniste semble douée d’un pouvoir de téléportation, tant ses apparitions et disparitions surprennent par leur incongruité –, certes il ne réinvente rien, ni la structure à clefs d’une trajectoire dont nous connaissons d’emblée tenants et aboutissants, ni la forme que les errances des protagonistes occasionnent en son sein, mais il a le mérite d’incarner une forme de malaise contemporain, celle de la distance qui sépare les êtres et qui déclenche, chez Greta, le besoin brutal de se voir comblé, redoublée ici par le décès de la mère de Frances, la jeune femme qui porte en son nom les origines du mal puisqu’on y entend la nationalité de son adversaire. Film joueur mais lourdaud, dont la démence meurtrière de son héroïne éponyme est assez mal travaillée, Greta fait résonner dès son titre la Gretel du conte, une Gretel inversée qui interroge néanmoins sur le degré de folie véritable d’un personnage déterminé à se raccorder au monde d’aujourd’hui, ainsi que sur les retranchements dans lesquels l’isolement peut conduire, aussi extrêmes puissent-ils être.
Dans le style thriller psychologique c'est assez bien réalisé ,on retrouve un joli rôle pour Isabelle Hupert. Il y a du suspens et une certaine tension surtout dans la deuxième partie. Quelques longueurs et des scènes qui pourraient heurter. Sans grande surprise
Lundi 17 juin 2019 : Même si "Greta" nous tient en haleine en demeurant terrifiant par moment, certaines scènes demeurent invraisemblables car le personnage joué par Isabelle Huppert semble intouchable ... Aussi je n'avais pas prévu ce dénouement.
Quel film ! Damn !! Bon on s’attend un peu à voir un début scénario comme ça mais comme il tourne, ça on ne s’y attends pas. Huppert est fantastique dedans. Film sous côté je trouve. A voir !!!
J'ai un avis mitigé, ce n'est pas un navet, mais j'attendais un peu plus de suspens ... les scenes sont trop prévisibles, du coup je n'ai pas detesté, mais ce n'est surement pas un chef d'oeuvre pour autant.
Film très bien réalisé, qui maintient en haleine. Les scènes sont un peu gores, faire très attention si on est sensible. C'est l'histoire d'une femme qui sème des sacs dans le métro pour se trouver une fille/proie pour combler son vide. L'héroïne va vite se retrouver embringuée dans une relation qui la dépasse.
Un film parfois stressant mais bien en dessous de ce à quoi je m'attendais. Le scénario ne fait pas toujours sens, la fin est très décevante. Il y a un très bon jeu d'acteur cependant.
J'ai bien aimé. Mais je mets une mauvaise note à cause de la propagande insidieuse contenue dans le film. Pourquoi nous explique t'on que Greta est finalement hongroise et pas française ? Et pourquoi hongroise ?
Greta de Neil Jordan est un thriller classique . Cependant je n'arrive pas a comprendre les mauvaises notes . Chloé Grace Moretz et Isabelle Huppert jouent divinement bien . Nous arrivons presque a avoir de la peine pour le personnage principal : Greta . Et de la compassion pour Frances , qui retrouve en elle sa défunte mère . Cependant spoiler: : avec du recul ça ressemble beaucoup à MISERY , infirmière psychopathe solitude etc .
Dommage, avec une si jolie mise en scène au charme rétro et une Isabelle Huppert plutôt bonne et finalement assez drôle en mamie psychopathe, de proposer un scénario aussi balisé que ça et donc sans surprise aucune. Tout est prévisible dans le déroulement du film, avec l’impression d’avoir déjà vu tout ça maintes et maintes fois dans des films d’horreur pour ado ou dans des choses comme Misery et JF partagerait appartement. Ceci dit, ça se laisse gentiment regarder, et au second degré ça passe encore mieux !
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3,0
Publiée le 16 mai 2019
Chloë Grace Moretz incarne Frances, une jeune femme qui trouve un sac dans un métro de New York et décide de se rendre à l'adresse inscrite sur la carte d'identité pour rendre le bien à son propriétaire qui se trouve être Greta, incarnée par Isabelle Huppert qui à l'image de son rôle dans "La Pianiste" joue le rôle d'une femme inquiétante et intrusive. Pas d'amour ici, mais une amitié oppressante dont Frances se serait bien passé. Avec ce film qu'il a également coécrit, Neil Jordan ne propose rien de nouveau. Une simple histoire de harcèlement avec une stalker complètement dérangée qui va se montrer de plus en plus intrusive. Sans exagérer, le scénario est digne de celui d'un téléfilm. L'histoire est prévisible en plus de manquer de consistance et de comporter des incohérences, mais malgré tout, le film fonctionne assez bien. La raison ? Le casting qui est impeccable notamment Isabelle Huppert qui est très convaincante dans son rôle même si certaines scènes frôlent le ridicule. Il n'y a pas grand-chose à dire de plus, c'est un film qui est sympathique grâce aux actrices, mais qui est facilement oubliable.
Le doublage de soi meme parait une bonne idee mais c'est souvent tres insupportable et c'est le cas ici. Pour le reste , c'est mitige , quelques scenes bien reussies , d'autres exagerees , rien de bien revolutionnaire mais pas rate non plus.