Avec un succès mondial, la saga "Divergente", adaptée d’une série de romans pour adolescents du même nom, se poursuit dans "Divergente 2 : L’insurrection", seulement un an après un premier opus assez réussi. Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, celle des Érudits dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces… Facilités scénaristiques, incohérences et pauvreté de dialogues. Voilà de quoi résumer l’ensemble de "Divergente 2". Et cela dès l’arrivée très raccourcie de nos protagonistes au camp des Fraternels. Une faction un peu à l’écart du reste de la société, qui prône le bonheur, la non-violence et loge dans des champs. Soit un mélange de hippies et de mormons guidé par un leader, Johanna (Octavia Spencer), très vite mis de côté. Une simple étape donc pour Tris et ses amis puisque cette dernière est décidée, cette fois, à tuer Jeanine (Kate Winslet). Chose qu’elle pouvait faire à la fin du premier opus et nous éviter alors une telle suite. Dès cet instant "Divergente 2" enchaîne les contradictions en voulant mettre en avant les questionnements d’ordre moral et les remords de son héroïne. Si Tris est logiquement hantée par la mort de son ami Will (dont elle est responsable), le deuil de ses parents est quand à lui à peine effleuré. Une évolution du personnage pour le moins simpliste. Il en va de même avec le reste des personnages secondaires, dont la majorité est réduite au minimum (Christina et Marcus principalement), pour mettre davantage en avant la relation tendue, mais dans laquelle on ne se sent jamais impliqué, entre Quatre (Théo James, toujours aussi peu charismatique) et sa mère. Cette dernière, interprétée par Naomie Watts, semble d’ailleurs être aussi âgée que son fils, à moins que cela ne soit l’inverse… Seul Miles Teller (Peter) sort légèrement du lot pendant que Shailene Woodley (Tris), pourtant très bonne dans des rôles plus personnels ("Nos étoiles contraires"), reste dans de l’émotion artificielle. Dans cet ensemble très moyen la réalisation ne vient pas sauver "Divergente 2". Neil Burger, réalisateur du premier opus, laisse sa place à Robert Schwentke (réalisateur du très mauvais "R.I.P.D Brigade Fantôme"). Ce dernier se révèle plus que décevant dans sa direction des acteurs, qui offrent malgré eux des performances moyennes, et dans sa mise en scène instable. Des séquences de simulation (sorte de rêve dans lequel est plongée l’héroïne) trop longues et visuellement médiocres, des scènes d’action qui se contentent du service minimum et des moments d’amour bas de gamme et particulièrement mielleux se succèdent alors durant deux longues heures. Finalement "Divergente 2 : L’insurrection" garde la même recette qui lui permettra sûrement de convaincre son public adolescent et d’être un succès commercial. Le reste du public, lui, devrait vite se lasser, si ce n’est pas déjà le cas, d’un film sans personnalité, rythmé par des rebondissements dénués de surprises et d’originalité. Après les décors restent magnifiques visuellement, la mise en scène est parfois assez classieuse et les acteurs secondaires sont vraiment bons, comme Ansel Elgort qui joue cependant un personnage assez antipathique dans cette suite, faible et lâche. Une suite vraiment décevante en définitive