Après un premier volet qui était déjà très moyen, "Divergente 2 : l'insurrection" vient en rajouter une couche. Ne souhaitant développer aucun suspense trompeur auprès de vous, je tiens tout de suite à vous dire que je trouve ce nouvel épisode aussi plat que le précédent. Démarrant assez proche de la fin du premier volet, ce second opus n'a pas franchement fait mieux que ce dernier, même si certains éléments sont logiquement un peu différents. Là où le précédent était donc une découverte de l'univers et du fonctionnement de cette société, ce nouveau chapitre se dirige bien plus vers ce que la fin de ce dernier avait laissé entrevoir, à savoir vers un début de révolution. L'heure n'est alors plus à un ton calme et prônant l'immersion, car, ici, on est censé partir sur quelque chose de plus dynamique et porté vers l'affrontement. Malheureusement, rien qu'au niveau de cette promesse, le long-métrage se plante. Pourtant, sur le papier, nous retrouvons les qualités que j'avais déjà soulignées au sein du précédent. Par exemple, je trouve que le film est plutôt joli visuellement, avec une bonne utilisation des décors et des environnements. J'aime encore beaucoup parcourir cette ville semi-détruite, qui s'avère toujours assez crédible. Grâce à une enveloppe encore plus importante concernant le budget de ce second volet, les effets spéciaux sont également mieux finis et plus convaincants. Par conséquent, avec une base pareille, on est en droit de s'attendre à un ensemble particulièrement divertissant. Mais, comme je l'ai dit, cette approche est un peu ratée, le film ne pouvant échapper à plusieurs grosses longueurs. Si les scènes d'action remplissent encore plutôt bien leur rôle, celles-ci sont finalement assez peu présentes, le film préférant laisser de la place aux dialogues et aux déplacements de nos héros dans la ville. En soi, ce n'est pas foncièrement une mauvaise idée, sauf quand le contenu de tout cela est un peu trop léger. Contrairement au premier film, qui semblait en avoir beaucoup à dire et qui en oubliait donc la moitié, celui-ci ne présente finalement pas plus que ce que l'on attendait, au point que toute la première heure ne montre que nos personnages fuir devant l'adversité. Il faudra donc attendre la dernière demi-heure pour enfin voir un semblant de révolte, mais cela arrive bien trop tard. Si la promesse de voir un réel affrontement était donc alléchante, le résultat n'est qu'un développement vide et mal exécuté, avec seulement quelques scènes d'action par instants. Et effectivement, en plus d'être peu rempli, le scénario ne lésine pas sur les erreurs ou facilités d'écriture. Tout d'abord, je pense à des personnages comme Caleb ou Peter, qui sont utilisés par le scénario en fonction des besoins, ces derniers changeant de camp presque de manière aléatoire et sans explication. Ensuite, on peut penser à certains personnages secondaires qui deviennent encore plus inutiles que précédemment, je pense notamment à Christina à ce niveau. Et enfin, on peut penser à cette conclusion extrêmement prévisible et qui semble arriver un peu trop tard.
Clairement, cela fait depuis le début du premier film que l'on se doute que les réponses sont en dehors du mur, c'est donc vraiment traîner la patte de ne développer cette possibilité pourtant évidente qu'à la fin de ce deuxième long-métrage.
Par conséquent, si le tout reste regardable, grâce à une production conséquente, ce n'est franchement guère mieux que le premier volet. L'ensemble me paraît simplement vide et prévisible, la preuve que l'on est encore dans cette banalité du film d'adolescents déjà éprouvée avec le précédent. Pour conclure, un tout toujours aussi classique.