La French
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 décembre 2014
La French est le plus gros budget de l’année en France, 21 millions d’euros, presque risible face au budget moyen d’un film de gangsters Hollywoodien, et le réalisateur a décidé de sortir le film en avant-première dans tous les cinémas autour de la cité phocéenne (dans le jargon technique on appelle ça faire un « Dany Boon »). C’était donc sans trop de conviction que je m’engouffrais dans la salle obscure. Après l’inévitable quart d’heure de pub pour le carreleur du coin le film commence : une moto suit une Rolls Royce sur la corniche dans un panorama de carte postale façon intro de Taxi 1. Elle s’arrête et son passager flingue le conducteur de la voiture. Noir. Titre. Images d’archives de journaux TV. Je regarde ma montre, me dis intérieurement que je déteste le cinéma français, encore 2h10 de film. Peuchère ça va être longuet.

Et puis, et puis… je me suis laissé aller de surprises en surprise. Pour commencer le duo Dujardin-Lellouche, non pas dans un classique jeu de gentil gendarme et méchant voleur et encore moins dans une bromance homogay à la Infidèles (film à sketch de 2012) mais dans une écriture vraiment pas mal et assez profonde des personnages opposant d’un côté le juge Pierre Michel, manipulateur, tricheur et autoritaire à l’animal parrain Zampa porté sur la fibre familiale. On comprend rapidement que ces deux affamés, des cadors chacun dans leur domaine, se haïssent mutuellement car ils sont au fond très proches. Dévoué corps et âme à la French, chacun de son coté de la loi. Ce côté meilleur ennemi hisse facilement leurs (très) rares scènes ensemble parmi les meilleures du film, mais cela se fait toutefois un peu au détriment de la crédibilité de l’histoire.

« Librement inspiré de faits réels » peut-être mais mise en scène résolument réaliste. On n’est pas à Hollywood où des agents du FBI aux physiques de mannequins arrêtent des mafieux en costard cravate après s’être battu sur un train, un avion, un minibus Volkswagen, etc. Ici on touche presque au biopic en suivant la vie de Pierre Michel de sa nomination en tant que juge du grand banditisme en 1977 à son assassinat en 1981.L’enquête du juge est plus que laborieuse, grappillant des indices où il peut avant qu’ils ne disparaissent, luttant contre l’inertie de ses supérieurs frileux de s’attaquer à Zampa quand ils ne sont pas déjà à sa solde. Le film prend le courageux parti de coller à la réalité d’une pénible procédure judiciaire plutôt que de basculer dans l’action à tout prix quitte à installer quelques longueurs qui, au final, sont plus que pardonnables.
Ce souci de l’immersion du spectateur se retrouve partout, du double menton naissant de Dujardin aux bistrots du vieux port en passant par les voitures et musiques, tout est fait pour faire revivre les années 70 ayant servie de théâtre à cette affaire. Si, étant né à Marseille, j’ai souri en voyant le jeu sur les plans ou la focale visant à cacher les ajouts architecturaux les plus récents de la ville, force est de constater que le travail pour recréer l’ambiance de l’époque est colossal. Le plus bluffant est peut-être l’attention portée aux décors et à l’éclairage qui donne un petit côté daté, vintage à l’image tout en conservant une manière de filmer résolument moderne. Caméra au poing pour suivre l’action, plan rapproché pour suivre le juge.

La caméra donc, à la fois rien d’exceptionnel mais une très grande maitrise sur l’ensemble du film. Toute la première partie qui voit le juge Michel batailler pour essayer de lancer sa lutte contre le crime est filmé en gros plan, la caméra semble en permanence être à une trentaine de centimètres du visage de Dujardin ce qui provoque un sentiment presque oppressant. Sentiment qui disparaît quand, se prenant au jeu, le juge obtient ses premières victoires et comme une bouffée d’air frais, l’histoire devient moins anxiogène, la caméra s’éloigne.

Voilà, j’ai aimé ce film. Même si Marseille semble coincé dans un éternel été, même si certains personnages sont un peu caricaturaux (bien que des énergumènes comme ça, j’en aie déjà croisé en ville), même si Dujardin n’est pas Belmondo et Gille Lellouche n’est pas Delon ou Marlon Brando, même si une scène montrant la préparation d’une prise d’héroïne est risible pour qui a celle de Pulp Fiction en tête (fallait pas mettre Bang Bang à la B.O si tu voulais pas te prendre une comparaison à Q.T dans les dents, film), La French est sans problème le meilleur policier made in France depuis le diptyque Mesrine (2008, déjà), et est pour moi sans problème LE film français de l’année.

Michel et Zampa apparaissent comme deux hommes de valeur (chacun selon une interprétation personnelle du terme) face aux pourris et à ceux qui ont su tourner leur veste au bon moment. Cela amène à une conclusion d’un cynisme noir presque désespéré qui m’a fait comprendre que la French n’est pas qu’un simple film policier, un téléfilm dopé aux hormones comme notre pays sait si bien les produire à la chaîne, mais un film de gangsters ambitieux qui s’est donné les moyens d’être ce qu’il est : une réussite.
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 décembre 2014
Une reconstitution réussie de l'époque, des personnages plutôt bien écrit et un scénario bien construit font qu'on est plongé dans l'histoire immédiatement. Mais pourtant difficile de passer outre une impression de déjà vu, tant l'histoire recycle des personnages/scènes que l'on connait par coeur et qui font qu'on reste un peu sur sa faim (d'autant que le jeu des acteurs est parfois en dent de scie, Dujardin en premier). Sympa donc, mais pas original (même si des efforts sont fait pour ne pas édulcorer les scènes et le cynisme ambiant), et malgré la qualité de l'ensemble, même si on ne s'ennuie pas, on ne peut s’empêcher de penser que ça manque franchement d'un peu de punch, la faute à une réalisation sans éclats. Pas désagréable donc, mais un peu plat au final.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2014
C’est peu surprenant et c’est peut-être le seul défaut du film : on est jamais surpris… On s’attendait à un grand moment de cinéma français et le quasiment novice Cédric Jimenez (l’expérimental « Aux yeux de tous ») nous offre sur un plateau un bon gros morceau de cinéma populaire au sens noble du terme. On s’attendait à du lourd et le réalisateur nous livre ce que l’on voulait voir. « La French » n’a jamais à rougir des meilleurs polars américains des années 70, 80 ou même 90, qu’ont popularisé les Scorsese, De Palma ou Mann. Ce film est comme un pont établi entre les films de ces cinéastes, une continuité ou plutôt un complément. A l’époque, John Frankenheimer tournait la « French Connection » dont il est question ici. Hommage avoué, tout comme cette scène, la meilleure du film, où le juge Michel et le bandit Zampa se recontrent sur les calanques. Elle fait directement référence à celle de De Niro et Pacino dans « Heat ». Mais Jimenez a sa propre voie et se sert de sa culture du genre pour emballer un film au scénario parfait et à l’imagerie volontairement vieillie qui donne un cachet bien particulier au film. La reconstitution est irréprochable et on notre intérêt ne se relâche de cette enquête, véritable bras de fer d’un juge intègre contre tout un pan de la pègre marseillaise aux ramifications mondiales. Jean Dujardin et Gilles Lellouche sont impeccables avec une mention particulière pour le premier, qui sait injecter une légère dose d’humour bienvenue. Tellement parfaits qu’on n’imagine personne d’autre qu’eux dans ces magnifiques rôles. Dommage que les seconds rôles féminins soient un peu sacrifiés. On a droit à du cinéma à l’ancienne, réinventé par un jeune cinéaste très doué et ce n’est pas si souvent ! Et lorsque résonnent les notes de la reprise du « Bang bang » de Nancy Sinatra par Sheila, approprié au possible, c’est la confirmation que l’on a une chose rare devant les yeux : un polar français en or massif !
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2014
Le réalisateur a reconstitué les années 70, atmosphère, costumes, photo, musique, … Le juge Michel est présenté dans ce film comme un héros, on le suit dans son combat contre les truands et sa vie personnelle. Le juge Michel avait pour objectif de « nettoyer » Marseille. C’était un homme déterminé et il n’a pas lâché une seule fois. Il a été jusqu’au bout. Il est incarné par Jean Dujardin. Jean Dujardin a du mal à se débarrasser de ses mimiques mais bon ca va quand même, il s’en sort pas mal. Même chose pour le caïd Zampa, on le voit à travers Marseille faire son « business », et puis sa vie privée. Zampa ne boit pas, ne consomme pas, il fait du business, tout cela uniquement pour de l’argent et le pouvoir sur Marseille. Gilles Lellouche incarne Zampa. A leurs côtés, Céline Sallette, Mélanie Doutey les épouses, Benoit Magimel en caïd, Guillaume Gouix en flic sont impeccables.

La french n’est pas qu’un polar c’est aussi le portrait de ces deux hommes, Le juge Michel et le caïd Zampa. L’atmosphère des Années 70 est agréable. Le réalisateur a eu la main lourde parfois sur le drame. Son récit est soigné. Un bémol, autant il a pris son temps tout au long du déroulement de l’histoire, autant la fin arrive brutalement.

La french est un bon polar français. Peu de surprises mais L’ensemble est plaisant et efficace
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2023
Réalisation efficace, et direction d'acteurs au diapason, tels sont les ingrédients d'un film de Jimenez réussi. Sans révolutionner le genre, La French parvient à maintenir une certaine tension et à nous emporter dans son histoire.
24titouille
24titouille

60 abonnés 1 061 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2024
Ce long métrage retrace le combat du juge Pierre Michel pour démanteler la French connection qui était la plaque tournante de production et d’export de l’héroïne dans le monde et plus spécifiquement aux Etats-Unis.
Malgré quelques libertés, le film est très rythmé et porté par d’excellents acteurs principaux ou secondaires. Le scénario est très fouillé et bien monté ce qui permet un peu de suspense au spectateur.
En somme nous sommes en face d’un très bon blockbuster inspiré de faits réels.
Une réussite.
benzinemag.net
benzinemag.net

41 abonnés 257 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 décembre 2014
Vu les moyens engagés, il aurait été fort surprenant que La French soit un grand film de genre. Ici tout paraît pesé, calibré, étudié pour que le succès soit au rendez-vous, avec un scénario assez linéaire et sans réelle surprise, avec en guise de décor une reconstitution soignée de Marseille des années 70 (et de tout son folklore habituel) dans laquelle les DS et autre 504 paraissent plus neuves que neuves. Au milieu de tout ça, les deux acteurs les plus « bankable » du moment, loin d’être convaincants et bien trop tendres pour ce type de rôle, incarnent deux personnages construits de manière assez habile et caricaturale à la fois, renvoyant à l’écran un profil bien trop lisse et prévisible pour séduire. En gros, malgré leurs différences, ils sont finalement très proches… une manière sans doute de ne pas écorner l’image des deux acteurs auprès du grand public.
Si tout ça se regarde sans déplaisir, comme un bon vieux polar du dimanche soir, on pourra quand même regretter le manque d’ambition de ce film, en tout cas bien moins audacieux que ne pouvait l’être, par exemple, dans un registre assez proche, le Mesrine de Richet.
La French est bon produit populaire mais qui n’est en rien comparable avec les films de Friedkin et de Franckeneimer du début des années 70 sur le même sujet.
JulienAllard
JulienAllard

39 abonnés 387 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2015
Une excellente reconstitution du Marseille des 70's et un polar palpitant servi par un grand Dujardin.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juin 2015
Après un premier film plutôt prometteur (« Aux yeux de tous »), Cédric Jimenez revient avec un projet nettement plus ambitieux (et coûteux) : la lutte ayant opposé le juge Michel à la French Connection dans le Marseille des années 70. Cela manque peut-être un peu d'inventivité et Gilles Lellouche n'a pas complètement les épaules pour incarner un baron de la drogue, mais sinon, rien à dire : c'est du travail de très grand professionnel, solide, efficace, avec une reconstitution plus vraie que nature et un rythme soutenu, permettant de ne jamais sortir de cette « guerre » toujours crédible et même parfois franchement prenante. Avec, en plus, un Jean Dujardin enfin retrouvé depuis « The Artist » et des seconds rôles globalement impeccables : un vrai bon polar à la française, de facture assez classique certes, mais fait avec talent, maîtrise et intensité : une réussite.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2017
On connait tous le "French connection" de William Friedkin de 1971 dont l'action se passait essentiellement outre-Atlantique. "La french" retrace le lutte véridique d'un magistrat (Jean Dujardin) contre un puissant mafieux de Marseille (Gilles Lellouche), important acteur de ce fameux réseau criminel ayant sévi durant les années 70. "La French" est donc un film de gangsters qui ne s'écarte pas trop de ses références américaines (Scorsese en tête) et propose en plus une touche francaise. Ce genre d'intrigue a fait ses preuves mais il manque juste d'une réalisation solide et audacieuse pour permettre à cette production hexagonale de rivaliser avec celles de ses ainées américaines. Effectivement, la mise en scène de Cédric Jimenez est bien trop classique et académique pour marquer les esprits. En somme, "La French" est un bon divertissement., un polar comme on aimerait en voir plus dans nos contrées.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2014
Mélangeant habilement polar et thriller. Cedric J. retrace avec brio les années 70 ou s'affronte deux personnages charismatique qui sont Jean Dujardin et Gilles L. . Qui brille par un très bon jeu d'acteurs, même si les émotions manquent un peu sur l'ensemble du film. On s'attache rapidement aux personnages et cela réhausse quand même un peu le film. Alternant entre fusillades, homicides relativement violent et j'en passe... Une histoire bien maitrisé ou l'on pourrait apparenter la production, comme un hommage au cinéma de Scorzeze^^ (le bon cinéma de gangsters, va t-on dire). On s'en bien, l'esprit de l'époque ou même si le départ pourra s'embler pour certains un peu laborieux. Démarre ensuite pour ne pas relacher au niveau de l'intrigue (on arrivera même à passer outre quelques légères longueures^^) et tenir le spectateur en haleine jusqu'a la fin sans que l'on ne puisse vraiment s'ennuyer. LEs amateurs du genre, aimeront sans doute le style, l'ensemble et passeront sur les quelques petites faiblesses que l'on peut voir. Une bonne surprise dans l'ensemble.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2015
Une belle reconstitution de Marseille des années 70 pour un très bon film de gangsters qui brille par l'opposition entre les très convaincants Gilles Lelouche et Jean Dujardin. Le film trouve un bel équilibre entre scènes d'action et scènes plus intimistes et, malgré quelques longueurs, n'est jamais ennuyeux.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2014
Ce que je craignais en entrant dans la salle de cinéma, c’était surtout de m’ennuyer rapidement de « lâcher » le film (qui dure près de 2h15 quand même !) au bout d’une heure. Je craignais d’être vite embrouillée dans les arcanes complexes du trafic de drogue et toute la machinerie de blanchiment qui va avec. Et j’avais un peu peur aussi de ne plus comprendre au bout d’un moment la logique des règlements de compte, des trahisons inhérentes à ce genre de film. Bref, je redoutais un polar tortueux à l’ancienne, violent et sentant le souffre jusqu’à l’écœurement. Et bien, j’avais tort, j’avais bien tort ! Le film de Cédric Jimenez bénéficie d’un scenario limpide, d’une narration très linéaire et qui ne perd jamais personne en route. Ca dure plus de 2h et pourtant, le film reste toujours sur le même rythme, à quelques très rares exceptions près. Honnêtement, il parvient à nous intéresser franchement et dans mon cas, ce n’étais pas gagné d’avance ! Il s’offre même le luxe d’un humour discret et bien dosé. C’est réalisé avec beaucoup de soin, les scènes les plus intenses étant particulièrement bien filmées. Il y a quelques scènes « caméra à l’épaule » un peu chaotiques (l’assaut de la villa, vers la fin) mais elles ne durent pas longtemps et c’est un choix de réalisation qui se défend tout à fait. L’habillage musical est très sympa aussi, mélange de composition originales de Guillaume Roussel efficaces et de chansons de l’époque (Blondie, Nancy Sinatra, Kim Wilde…). Quant à l’interprétation, je ne trouve absolument rien à y redire non plus. Jean Dujardin peut tout jouer, je l’ai déjà dit plein de fois et il le prouve à chaque film. Gilles Lellouche est très sobre et très juste dans un rôle qui aurait pu pourtant très vite le faire tomber dans la caricature. A côté, Guillaume Gouix (encore dans un rôle de flic !), Bernard Blancan, Gérard Meylan, Céline Salette et les autres sont parfaitement à leur affaire aussi. Je serais plus réservée sur le rôle tenu par Benoit Magimel. Je l’aime bien, Magimel, et j’avais de la peine pour lui : on lui a donné à jouer une caricature de truand qui fait presque plus rire que peur ! Chemise ouverte jusqu’au nombril, bedonnant, dent de requin autour du cou retenu par une grosse chaine en or, il parle avec les mains à la limite du cliché, son personnage est l’archétype du truand marseillais tel… tel que plus personne ne veut en voir au cinéma ! C’est le seul rôle du casting qui tombe dans l’exagération et le cliché. Le reste, même chez les flics marseillais qui ne sont pourtant pas à la fête, reste dans la limite du crédible. « La French » ne se contente pas de montrer par le menu l’obstination d’un juge intègre à démonter un système mafieux. Le film de Jimenez met en lumière la frilosité de la justice marseillaise, la compromission des politiques marseillais (et notamment de Gaston Deferre, maire de Marseille au début du film, Ministre de l’Intérieur et premier flic de France à la fin), la corruption de la police, l’implication des Corses, l’héritage du SAC dans tous le système mafieux marseillais. Alors il le fait par petites touche, l’air de rien, avec un certain cynisme aussi, sans trop en dire mais en en disant un peu quand même… Il ne va pas assez loin pour faire de son film un brûlot, Jimenez, çà n’est pas Costa-Gavras, il n’explique pas ce qu’était le SAC par exemple (et tout le monde ne le sais pas), il reste évasif sur l’entourage de Deferre. Mais bon, je peux comprendre sa démarche : il a conçu son film comme l’affrontement presque personnel de deux hommes presque comme un western, pour lui garder son intensité dramatique et sa lisibilité, c’est là encore un parti pris qui se défend. Il a même imaginé, pour rester dans cette ambiance western, une rencontre entre Michel et de Zampa au soleil couchant, qui n’a jamais eu lieu dans la réalité, et qui fait très « Duel au soleil » ! En résumé, pas grand-chose à reprocher au film de Cédric Jimenez, bien réalisé, bien écrit, bien interprété, tiercé gagnant !
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2015
C'est un bon dans son ensemble. Le duo d'acteurs est convaincant. L'histoire, basée sur des faits réels est intéressante. Le casting général est de qualité. Mon seul défaut vient du manque de rythme par moment. Cela entraîne un manque d'intensité dans le film et c'est dommage.
Citrouilleman
Citrouilleman

88 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2014
Une excellente reconstitution du Marseille des années 70, un savant dosage d'images d'archives, une interprétation au top. Cédric Jimenez ne tombe pas dans le piège du biopic et nous livre un polar bien ficelé où Gilles Lellouche se permet de voler la vedette à Jean Dujardin. Une très bonne surprise.
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