La French
Note moyenne
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872 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 avril 2015
Très bon film avec des acteurs de talent, ne portant pas forcement Jean Dujardin dans mon coeur je dois quand même reconnaître qu'il tient ce role particulièrement bien. Une musique décoiffante ( si on aime cette periode bien sur ) et le scénario vous tient en haleine pendant tout le film. Bref a voir absolument si vous aimez ce genre de film
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 avril 2015
Cédric Jimenez réalisateur, scénariste producteur relativement inexpérimenté porte avec "La French", la modeste ambition de réussir une fusion improbable entre trois films chacun emblématique d'un certain cinéma de leur époque. Le "Borsalino" de Jacques Deray (1969) pour l'ambiance marseillaise (Jimenez est lui-même marseillais), le "French connection" de William Friedkin (1971) pour le sujet traité vu sous son versant français et le "Heat" de Michael Mann(1995) pour son esthétique et sa confrontation à distance de deux stars. Inutile donc de préciser que le film est lourdement référentiel. Pourquoi pas si le réalisateur parvient à faire monter la mayonnaise ? Jean Dujardin étant aujourd'hui l'acteur "bankable" du cinéma français, il devient presque incontournable pour ce genre de projet, ayant décidé comme avant lui José Garcia d'entamer une carrière de séducteur ténébreux au charme et au courage sans limite. Le film étant construit autour d'un affrontement, il ne faut pas attendre bien longtemps pour voir se faufiler au casting Gilles Lellouche le meilleur pote dans le métier de Dujardin. Commercialement le coup est presque assuré d'être gagnant. Est-ce pour autant une réussite ? Vu les ambitions affichées du film et ses modèles clairement cités, on frise souvent le ridicule à force d'application scolaire et d'une volonté souvent risible de mettre en avant la star du film qu'il faut bien remercier d'avoir accepter de se lancer dans l'aventure. C'est une multitude de gros plans racoleurs dans le plus pur style des polars américains des années 1980, le savoir-faire en moins qui nous sont imposés du juge Michel (Jean Dujardin) dont les états d'âmes sont mis complaisamment en avant dans l'espoir de nous convaincre de la profondeur du jeu de Jean Dujardin, pâle copie franchouillarde d'Al Pacino et de Robert de Niro que l'acteur quand il n'oublie pas d'être comique parodie si bien. Les deux acteurs du fameux "Heat" de Michael Mann deviennent bien involontairement les symboles du manque d'inspiration et de personnalité de Jimenez qui comble du pathétique nous impose une réplique assez fantomatique sur les hauteurs de Marseille de la rencontre devenue mythique entre les deux monstres sacrés du nouvel Hollywood au restaurant Kate Mantilini de Bervely Hills. Pour ajouter à la confusion, Jimenez a pondu avec sa compagne Audrey Diwan un scénario alambiqué et foutraque auquel on ne comprend pas grand chose et qui bien involontairement garde presque complet le mystère de la longévité de la French Connection jusqu'à son démantèlement. On l'aura compris cette entreprise est tombée entre les mains d'un jeune réalisateur trop appliqué à vouloir rentabiliser son budget (17 millions d'euros) qui nous livre un film sans âme où Gilles Lellouche qui heureusement pour lui n'a pas eu le droit à la caméra caressante du réalisateur, sera le seul à sortir son épingle du jeu, campant un Zampa passablement inquiétant. Jimenez aurait dû se convaincre que l'on ne filme pas la Canebière comme New York et se souvenir des prestations que livrait en son temps Jean-Louis Trintignant, magistral dans ce type de rôle. Mais Jean Dujardin qui nous avait déjà offert un "Möbius" insupportable et prétentieux comme son réalisateur Eric Rochant n'est pas encore redescendu des nuages où l'ont porté son Oscar à Hollywood. Devant jouer les utilités quand il officie dans la cité des Anges ("Le loup de Wall Street", "Monument men") il entend sans doute être magnifié dans son propre pays. Espérons qu'il n'attendra pas d'avoir perdu définitivement la main avant de reprendre son talent comique inimitable. A quand le troisième épisode d'OSS 117, s'il vous plaît monsieur Dujardin? De Funès avait sans doute raison quand il ne voulait pas s'aventurer ailleurs que dans son domaine de prédilection, rares étant les Bourvil ou Fernandel. En attendant si vous voulez voir le film de référence sur la French Connection, il y a toujours le formidable film de William Friedkin cité plus haut qui sera encore là quand "La French" sera complètement tombé dans les oubliettes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 avril 2015
Entre calanques, eaux turquoise, soleil du Sud et labos clandestins, le mistral ne parvient pas à dissiper l’odeur de poudre et de mort. Caméra à l’épaule, on sent la clope, la sueur, la mer. On boit la Vittel de Zampa. Tout transpire avec justesse : l’amour, la vie, la mort, la trahison,…
Librement inspiré des faits réels, à l’ombre de la Bonne Mère, nous sommes témoin d’un duel au sommet entre le juge Michel, obstiné, courageux, inconscient du danger et Gaëtan Zampa, dit Tany, le parrain prudent et soupçonneux. Ces personnages clés sont remarquablement interprétés par le duo Dujardin/Lellouche.
Entre soupe au pistou et Kennedy Airport, on s’embarque dans une histoire à peine croyable de filatures illégales, de collusion entre politiciens et ripoux et de règlements de compte.
La DEA américaine est sur les dents. Tout repose alors sur les épaules du juge Michel, juge des mineurs promu au grand banditisme.
Une immersion parfaitement mesurée et réussie dans les arcanes du milieu marseillais et de la justice des années 70. Bravo !
Wolverine1992
Wolverine1992

138 abonnés 405 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2015
"La French", réalisé par Cédric Jimenez, avec le duo de choc formé par Jean Dujardin et Gilles Lellouche, est un très bon polar sombre, stylisé et parfaitement maîtrisé.

Régulièrement affichés comme les meilleurs amis dans tous leurs longs métrages, cette fois Jean Dujardin et Gilles Lellouche sont ennemis. Ces deux acteurs font, à mes yeux, une grosse partie du charme du film, ils savent passer sans difficultés de la comédie à la tragédie. Dujardin est d’ailleurs exceptionnel dans ce rôle dramatique. Quant à Gilles Lellouche, il a su comme à chaque fois s’immerger totalement dans son rôle. Dans les seconds rôles on trouve des membres de la bande du duo. Mélanie Doutey joue la femme de Zampa et Eric Collado l'un des membres de la French. On remarquera surtout Benoit Magimel dans un autre rôle de complice et Guillaume Gouix dans celui d'un des rares policiers digne de confiance. Enfin, Céline Salette incarne la femme du Juge Michel pour faire jouer la corde sensible du coté intime de sa vie. Un rôle un peu cliché qui est forcement la part la plus romancée de l'intrigue.

On a d’un point de vue cinématographique de superbes plans-séquences, des travellings, des cadres et des plans maîtrisés qui mettent en avant le ressenti du personnage et les scènes. Le montage est de qualité et au niveau visuel, ce film est très agréable à regarder. Le rythme, notamment la musique est très bien choisie, la bande originale du film nous met dès le début dans l’ambiance. Les moments de doute, de dépression, d’incompréhension qui traversent les différents protagonistes sont renforcés par la bande sonore.

Avec son deuxième long-métrage après "Aux yeux de tous" et son utilisation ambitieuse des caméras de surveillance, le réalisateur Cédric Jimenez signe une œuvre bien plus classique et grand public, sans ennui malgré un rythme plutôt lent. Les codes du genre sont respectés comme les trahisons, les morts violentes, la dénonciation de la corruption ou de la compromission des policiers. La reconstitution d’époque est réaliste, jusqu’aux détails dans les décors, les costumes, les moustaches et coupes de cheveux. Marseille est filmée de façon solaire, jusque dans les séquences les plus noires.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 1 octobre 2020
J'aime Lellouche, j'aime Dujardin, mais alors là on est vraiment dans le genre film au mètre, avec articulation dramatique bien caricaturale (le juge qui s'engage suite à la mort d'une jeune junkie... l'acting de Dujardin, sur ce coup là, vaut bien la "mort" de Marion Cotillard dans Batman). Certainement un des plus mauvais choix pour ces acteurs, notamment Lellouche qui n'arrive pas à nous faire croire à son personnage. Il n'y a guère qui Magimel qui s'en sort. Magistralement même.
À ÉVITER.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 avril 2015
Très bon film, tiré de l'histoire réel avec bien entendu une part un peu "extravagante" qui sert à donner du piment au film, n'étant pas un documentaire.
En tout cas c'est un très bon film qui se laisse regarder pendant ses 02h15.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2015
Même si le casting est alléchant (Magimel est bluffant en voyou), même si la reconstitution des années 70 est soignée, même si le scénario est passionnant de par son contexte factuel, il manque tout de même une sacrée connaissance approfondie du sujet et la trame possède bien top de contre-vérités et d'approximation pour en faire un film abouti.
Un exemple et pas des moindres, à aucun moment il n'est mentionné que Gaëtan Zanca a fait partie du service d'ordre de sécurité de Gaston Defferre. Ce qui est un comble.
Lorsque l'on prétend s'attaquer à des faits historiques, aussi librement adaptés soit-il, il mérite vis à vis du spectateurs un minimum de véracité, si ce n'est un peu d'honnêteté... Pas un mauvais film mais pas un très bon non plus.
gandalf001
gandalf001

20 abonnés 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2015
Ce film relate l'histoire vraie du Juge Michel et la filière d'exportation de drogue appelée "French Connection". Les années 70 sont bien reconstituées et le côté historique du film est enrichissant.
"La french" permet à Jean Dujardin de montrer son talent d'acteur en dehors de la comédie.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2015
En totale harmonie avec ses références, peut-être un peu trop, Cédric Jimenez, qui livre là son deuxième long-métrage, parvient à combler le public francophone, voire même un cercle plus large, avec un polar haut-de-gamme retraçant librement le combat et la chute du juge Pierre Michel. Le magistrat, confronté à la French Connection, pègre marseillaise exportatrice de grosses quantités d’héroïne aux Etats-Unis, notamment, se démarque comme étant le justicier exemplaire, l’audacieux homme de loi pourchassant le malin, un ersatz de la mafia sicilienne, modèle parmi les plus éloquents de ce type d’association. Le combat deviendrait-il un sacrifice? Cédric Jimenez, au surplus ou en dépit de s’inspirer librement de faits réels, fait de sa French un polar classieux, un film de gangsters à deux facettes, une version française des grands polars américains, soignant au possible ses effets visuels, ses dialogues et le ton rétro de son long-métrage. Nous revoilà dans les années 70, à Marseille, bien aidés que nous sommes par une somptueuse photographie.

Pour finir de rendre attrayant son film, le jeune metteur en scène s’offre les services de deux comédiens renommés. Dès lors, Jean Dujardin prend le costume du juge et Gilles Lellouche celui du parrain mafieux. Les deux acteurs savent bien entendu jouer, incontestablement. Chacun offre une partition sans tâche, dans la mesure de leurs compétences respectives. Si ces présences au casting sont prometteuses, il s’avère pourtant rapidement que la stature des deux comédiens handicape malheureusement tous les travaux d’immersion consentit par le metteur en scène et la production. Oui, au lieu de découvrir des personnages crédibles et indépendants, nous sommes face à des trombines que nous ne connaissons que trop bien. Nous connaissons aussi leurs timbres de voix, leurs postures, leurs défauts d’interprétation. Si Jean Dujardin s’en sort mieux que son compère, c’est sans doute du fait d’un rôle plus traditionnel, simplement. Lellouche, dans la peau d’un boss de la mafia locale, s’évertue à mystifier son personnage en en faisant souvent des caisses. Aucun des deux acteurs n’est désagréable, mais tout de même, le film aurait tout aussi bien pu se tourner avec des acteurs moins reconnus.

Malgré ce défaut, certes pas nécessairement grave, le film se lit comme une odyssée mafieuse et judiciaire traditionnelle. Si le gangster en est au point culminant de sa carrière, le juge fait figure de nouveau venu dans la partie. Son obstination, sa témérité feront bientôt de lui une écharde plantée profondément dans le pied de l’organisation criminelle. Impliqué à 100% dans son investigation, au point de prendre part aux interventions policières, le personnage du juge devient à lui tout-seul un rempart face au crime. Ce postulat, sans doute édulcoré, convient parfaitement au format cinématographique déterminé par le metteur en scène. Soyons certains qu’en dépit d’un certain respect pour les faits, Cédric Jimenez démontre toutefois que le cinéma c’est avant tout du divertissement. Bien loin des biopics confondants de mièvrerie qui jalonnent les sorties annuelles, La French s’inscrit clairement dans le registre du polar fictionnel mais ancré dans les faits.

On apprécie finalement de découvrir un film français ayant l’audace du divertissement tout en restant sérieux quant au passé. Alors que beaucoup de scénaristes, metteurs en scène, auraient tentés de raconter la suite du combat du Juge Michel, Cédric Jimenez, lui, préfère simplement narrer son ascension puis sa chute. Les résultats de ses investigations n’intéressent que partiellement les auteurs de la French. Le tout est ici de montrer ce combat, de dresser un portrait d’un fragment d’époque, et c’est une réussite. Le budget fût conséquent, les moyens mis en œuvre appropriés et le choix du metteur en scène fût finalement salué. Que demander de plus d’un film bien au-dessus du tout-venant des productions françaises courantes. Espérons revoir Cédric Jimenez, aussi inspiré, dans un avenir proche. 15/20
Vincentime
Vincentime

8 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 avril 2015
Scénario vu et revu.
Film très lent servi par un assez bon Dujardin et par un Lellouche qui ne colle pas à son personnage. Rien de nouveau, nous avons affaire à un classique dans le genre (Mafia).
snakevincent69
snakevincent69

3 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2015
Très bon film français, Dujardin et Lelouche sont bons.
C'est maîtrisé, bien filmé, musclé, c'est très carré. Peut être un peu trop carré pour surclasser la concurrence américaine.
Tnerual Cheup
Tnerual Cheup

18 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mars 2015
Je ne m'étais pas autant régalé devant un polar Français depuis "36 quai des Orfèvres".
Comme quoi le cinéma français est performant quant il traite de sujet qui ont marqué le pays.
Jean Dujardin n'a plus rien a prouver : il est juste, drôle, parfait.
Gilles Lelouche est impeccable en mafiosi marseillais : sensible et cruel à la fois.
Ce film est rempli de message que chacun pourra décrypter de Son côté.
Pour ma part et sans m'étendre sur le sujet ce sera : "l'union fait la force"
Un pur régal!
Logi L
Logi L

35 abonnés 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2015
Un petit bijou ??
Dujardin et Lellouche sont excellents. On ne pouvait pas attendre une meilleure performance de leurs parts, car ils sont parfaits.
Il est très agréable de voir qu'un réalisateur comme Jiménez peut réaliser un film d'action à la hauteur des films US.
Certains plans montrent un Marseille d'une beauté inouïe.
Rare et peut être et peu chauvin mais depuis Mesrine, partie 1, je n'avais pas vu un aussi bon film de ce genre en France.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 avril 2015
Le film est très bien avec un tandem Lellouche/Dujardin qui marche toujours aussi bien. Seul bémol la fin que l'on devine assez vite..
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2015
Entre 1975 et 1981, le juge Michel a traqué le grand banditisme marseillais. A l'époque, la French Connection monopolisait le marché de la drogue au niveau mondial.
Le film retrace et explique le pouvoir et les méthodes des parrains de l'époque et leurs connections avec les autorités policiéres et politiques de Marseille. Jimenez parfaitement servi par Gilles Lelouch et Jean Dujardin (particuliérement bon une fois de plus) trace le portrait de deux hommes en duel permanent que la moral oppose mais assez semblables dans l'agressivite avec laquelle ils ménent leurs activites, dans leur attachement vitale à la famille et dans la solitude qui s'impose à eux. Les seconds rôles sont excellents et tout particulièrement Céline Sallette qui d'un regard exprime avec une vérité saisissante l'émotion du moment, et Guillaume Gouix qui marque toujours dans ses interventions. Le film est rythmé, à l'occasion haletant. Il dose équitablement la part historique, policiére, psychologique et émotionnelle. La mise en scène mixte aussi les genres évitant tout maniérisme. Une réussite du genre.
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