Film de science-fiction réalisé par Ridley Scott, Seul Sur Mars est un très bon film malgré ses quelques petits défauts. L'histoire se déroule en 2035 et nous fait suivre l'équipage de la mission de la NASA Ares III, qui est à l’œuvre sur le sol de Mars lorsque survient une tempête d'une grosse intensité les obligeants à vite remonter dans leur fusée afin de fuir. Seulement, alors que les astronautes se replient vers leur engin, l'un d'entre eux, Mark Watney, est frappé par une antenne. Happé par le vent, il disparaît. Après quelques recherche du commandant Lewis, il est laissé pour mort. Mais, le lendemain, Mark, qui n'est que blessé, se réveil et découvre qu'il est seul sur la planète rouge. Disposant de ressources en nourriture limitées et ne pouvant pas communiquer avec l'agence spatiale américaine, il doit survivre par ses seuls moyens, en espérant pouvoir tenir grâce à sa formation de botaniste jusqu'à ce que la prochaine mission habitée sur Mars prévue dans quatre ans lui permette de s'extraire de ce sol situé à quatre-vingt millions de kilomètres de la planète Terre. Ce scénario, adapté du roman du même titre de l'auteur Andy Weir, s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée de deux heures et quart. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue nous immergeant dès ses premiers instants dans le vif du sujet. S'ensuit un véritable chemin de croix pour cet astronaute isolé qui, malgré la situation désespéré, va garder espoir et se montrer optimiste en tentant de survivre grâce à ses talents de bricoleur et à ses nombreuses connaissances. Puis, au fil des minutes et des mois passés là-bas pour Mark, le récit évolue et change de dimension avec cette communication rétablie entre les deux planètes, permettant à l'homme seul d'être entouré par des cerveaux là pour l'aider, perdant toutefois au passage le côté isolé. Chaque problème doit ainsi être résolu, mais cette boucle ne semble jamais prendre fin tant à chaque nouvelle idée de nouveaux apparaissent. Tout cet aspect scientifique est vraiment intéressant malgré le fait qu'Hollywood oblige, tout cela n'est pas vraiment possible dans la réalité. Cas cela ne tienne, car nous sommes pris par le drame qui se joue afin de sauver la vie d'un homme à la faveur de scènes intenses. D'autres éléments dans l'écriture du scénario sont un peu dérangeants, mais il n'entachent pas pour autant ce grand spectacle à l'enjeu majeur. Le ton se veut sérieux mais il comporte également quelques petites touches d'humour pas forcément bienvenues. Il aurait été préférable que le ton reste dans la dramaturgie tout du long sans jamais en dévier. L'ensemble est porté par des personnages appréciables, même s'ils manquent de développement, à commencer par le principal concerné interprété par un Matt Damon convaincant. Il est entouré par une distribution comportant également Jessica Chastain, Kristen Wiig, Jeff Daniels, Sebastian Stan, Kate Mara, Sean Bean, Michael Peña, Aksel Hennie, Chiwetel Ejiofor, Mackenzie Davis, Benedict Wong ou encore Donald Glover. Tous ces individus entretiennent des rapports d'entraide et de soutien qui procurent de belles émotions, notamment tristes. Des échanges soutenus par des dialogues mettant en avant la matière grise et les compétences de chacun mais qui restent compréhensible pour le commun des mortels. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut qualitative. Sa mise en scène nous fait parfaitement ressentir l'action et les décisions lourdes à prendre. De plus, elle évolue entre Mars, la Terre et l'espace avec le vaisseau Hermes situé entre les deux planètes, permettant ainsi de profiter d'environnements variés. La reconstitution de Mars est d'ailleurs franchement crédible et sa couleur ocre en met plein la rétine. Les effets spéciaux sont eux à la hauteur. Ce visuel techniquement parfait est accompagné par une bande originale en demi-teinte. Si les compositions signées Harry Gregson-Williams sont épiques et collent parfaitement aux situations et aux images, elles se font trop entendre. Mais cela est compréhensible car elles sont évidement présentes pour combler le silence imposé par une planète habité par un seul humain, même si ce dernier s'exprime beaucoup à voix haute. Mais le véritable problème de cette bande originale provient des titres disco entendus à plusieurs reprises durant la mésaventure spatiale. Ces morceaux, bien qu'expliqués par le récit, sont trop en décalage avec l'univers et nous font en sortir. Reste une fin hélas pas à la hauteur du reste de la narration. Elle aurait dû être beaucoup plus épique et poignante mais elle est trop vite expédiée. En conclusion, Seul Sur Mars est un long-métrage méritant d'être visionné tant son sujet est captivant malgré ses tares lui empêchant de prétendre à être aussi iconique que d'autres œuvres du même genre.