Loin des hommes
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annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2015
Beaucoup comparent ce film à un western et ils n'ont pas tort... Des décors magnifiques, peu de dialogues, des scènes d'action sobres et rapides, tout concourt à donner à ce film un statut particulier, d'autant plus que ses deux acteurs principaux sont irréprochables.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 février 2019
Ce film me disait quelque chose, des scènes qui me revient, je l’avais déjà-vu au cinéma que j’en ai oublié et l’eu rayé de ma liste cinémathèque. C’est ennuyeusement longue comme mise en scène, il n’y a rien d’intéressant dans ce scénario, un instituteur pépère des années 50 précédent les événements historiques dans ce bled algérien à apprendre la leçon à ses petits chérubins bergers locaux l’histoire de la France coloniale, il viendra à sa porte ramenée ce prisonnier criminel de sang familial. Un berbère du désert poussiéreux frais de nulle part, l’objectif est de l’emmener au poste de gendarmerie d’un bout à l’autre en un laps de temps, le parcours difficile semé d’embûche où l’on ne voit pas l’heure passée. Des activités guerrières anti-gouvernementales post seconde guerre mondiale traversent le sable, la montagne et la grotte, une planque illusoire avant le démantèlement de force dissuasive. Sous le coup du sans émotion pour cette paire de voyageur itinérant malgré eux aux prises des rebelles puis plus loin, questionne pertinemment la présence des troupes françaises, une même administration comme pour l’Indochine. L’interprétation du français d’origine étrangère, pied-noir solitaire installé en Algérie, un département à l’époque vaut la chandelle, le polyglotte fait parler son talent, la biographie de l’acteur danois ancestral. Anglais, arabe, français dont le quota est établi et espagnol, une vielle connaissance devenue coquine, c’est finement bien joué les dialogues apprises par cœur, il faut décortiquer cet accent exotique avec la complicité du paysan accusé. La bande son originale lancinante rappelle des sonorités familières, de la musique de film déjà entendu, le musicien compositeur sollicité n’est pas un mystère.
jaggg
jaggg

23 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2015
Magnifique, sobre, pudique (pour un sujet pourtant si sensible et d'actualité). Des paysages à couper le souffle. Des personnages tous en proie à des conflits cornéliens, entre racines et convictions. Les 2 acteurs principaux campent leur personnage tout en retenue, Viggo Mortensen qui nous épate en jouant en français ET en arabe, ainsi que l'excellent Reda Kateb, déjà apprécié dans Hippocrate, dont on savoure ici l'accent ... du terroir : on découvre au fil du film ce qui les a amenés là où ils sont maintenant, et comment ils sont devenus ce qu'ils sont. Sur fond de guerre, ce film parle surtout d'amitié, de fidélité et d'honneur.

Dommage que ce film soit si peu distribué, il mérite vraiment une plus large audience.
Michel C.

372 abonnés 1 817 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2018
Film un peu difficile ...lent...et un peu trop ton sur ton avec les évènements récents. Pourtant les deux acteurs principaux : Reda Kateb ( Mohamed) et Viggo Mortensen (Daru) sont très justes. Un adorable accent pour le premier. Beaucoup d'émotions pour son dernier jour de classe ayant pour sujet "L'Atlas" !!! Le tout est un peu lent et vous risquez l'ennui, le film durant près de 2h !! **
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2015
Adaptation de l’Hôte, d’Albert Camus, rien que ça, Loin de Hommes, de David Oelhoffen est de ces films qui ne laissent pas de souvenirs impérissables mais qui ont le mérite d’offrir quelques instants de singulière beauté, artistique d’abord, puis d’humanité. Plongeons donc sans apriori dans les pas de deux individus que tout oppose, en 1954, dans l’Atlas algérien, alors que la guerre d’indépendance gronde et que la condition d’homme libre est mise à l’épreuve. Le premier des deux larrons est instituteur de campagne, exilé occidental, esseulé mais satisfait de sa condition d’hôte dans un pays qui n’est en rien le sien. Le second est un paysan autochtone, accusé du meurtre de l’un des siens, éconduit par le colonisateur vers la justice et traqué par sa tribu pour vengeance. L’un dans l’autre, la destinée du deuxième, Mohamed, n’est qu’un chemin tortueux vers une quelconque forme de justice, à laquelle il ne semble pouvoir échapper. Leur rencontre se bâtit sur l’instabilité politique du pays, le professeur étant forcé, de par son statut de colon servile, d’escorter le paysan vers ses juges français.

Rien n’est alors foncièrement évident, le contexte étant particulier. La condition même du personnage de Viggo Mortensen est d’ailleurs très déroutante, celui-ci n’étant ni natif du coin ni français, sorte d’ermite égaré chez autrui mais forcé de s’impliquer dans les combines à la fois de l’envahisseur, entre guillemets, et les indigènes indépendantistes. La complémentarité improbable entre les deux hommes devient le centre premier du long métrage, par petite touche de reconnaissance, d’amitié et de découverte. A ce titre, l’effroi que suscite le sort du condamné au professeur n’a d’égal que l’incompréhension de l’algérien pour le mode de vie de son partenaire occidental. Difficile de l’exprimer plus clairement, sachant bien entendu que le film est une tentative parfois un peu veine d’adapter la nouvelle d’un écrivain prestigieux mais pas franchement sis dans le cercle des auteurs les plus simples d’accès.

Si Reda Kateb est tout simplement excellent, le contraire nous aurait étonné, à savoir touchant, naturel et charismatique, la présence au casting de l’acteur dano-américain, Viggo Mortensen, est-elle bien plus surprenante. Enfin, à première vue. En effet, le comédien ne cache pas sa passion pour la littérature classique, française, en outre, maîtrisant au surplus la langue de Molière, du moins suffisamment pour tourner un tel film, avec toutes les difficultés qui en découlent. L’acteur s’en sort par ailleurs très bien en langue arabe, même en espagnol. Bref, le comédien démontre qu’il n’est jamais réticent à l’effort, se lançant ici dans une aventure artistique hautement méritante alors que d’autres, du même statut que lui, profite du système pour en faire le moins possible. L’acteur est un Monsieur, avec un grand M. Un gaillard instruit, intéressé et polyvalent, n’ayant peur ni de l’inconnu ni de ne satisfaire qu’une petite partie de son public sur un simple coup de tête. De la célèbre trilogie de Peter Jackson à Loin des hommes, il y a un gouffre considérable. Mais c’est sans doute pour cela que nous apprécions tant l’ami Viggo, doué partout et surtout, ici, d’un naturel impeccable.

Film ne s’adressant pas vraiment au grand public, Loin des hommes est une œuvre honnête, respectueuse et difficilement critiquable sur le plan artistique. Pour qui aime Camus, la métaphore, la philosophie ou encore les belles images, le film est un immanquable. Pour les autres, inutile de vous y attardez. En effet, malgré toutes les bonnes intentions d’une équipe pleinement investie, il est parfois difficile de tirer ici suffisamment de plaisir pour que le film nous reste en mémoire. Je considère donc, pour ma part, Loin des hommes comme un exercice de style, un film qui ne divertit jamais vraiment mais qui offre à l’intellect une nouvelle façon de découvrir les hommes. 12/20
NoPopCorn
NoPopCorn

33 abonnés 286 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2015
Une belle aventure humaine sur fond de western !
L'ambiance du film Loin des hommes est digne de genre western, pour nous offrir une très belle aventure humaine portée par l'excellent duo Viggo Mortensen/Reda Kateb!
Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 janvier 2015
Algérie, novembre 1954. Daru est instituteur dans une petite école perchée sur les hauts plateaux de l’Atlas. Sa classe n’accueille plus que des enfants algériens auxquels il apprend la géographie de la France ! Un jour, on lui confie un encombrant protégé, Mohamed, qui a tué son cousin. IL est chargé de l’escorter jusqu’aux autorités villageoises, à une journée de marche à travers la montagne aride et caillouteuse.
Les deux hommes, d’abord méfiants, partagent des moments d’intimité et une solidarité obligée. Pour bâtir une amitié, y’a pas mieux que de faire la route ensemble… Même semée d’embûches. Car l’hiver 54 dans les Aurès est justement marqué par les premiers affrontements sanglants entre indépendantistes et soldats français. Daru et Mohamed sont menacés par les deux camps, mais hésitent à choisir le leur.
Ralentie par leurs dilemmes, l’aventure traîne un peu et la marche se fait longue. Ca vire au western humaniste entre compagnons d’infortune. Et puis les deux personnages intriguent. Pourquoi Reda Kateb est-il tout au long du film accablé par son destin au point d’apparaître si falot ? Et quand Vigo Mortensen, acteur américano-latino-danois incarne un instituteur d’origine espagnole chargé d’apprendre le français aux petits algériens, ça fait drôle.
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2014
(...) Le réalisateur filme une violence sourde, jamais obscène,qui se retourne contre toute une civilisation à travers deux personnages : un pacifiste et un homme déchu (...) Le film, au-delà des choix politiques, est une rencontre, un long échange de regards (...) Après un premier film (Nos retrouvailles) sur la paternité, David Oelhoffen nous sert un film sur la fraternité (...) La liberté que veut transmettre Daru ne s'acquiert pas aussi facilement que dans les livres et c'est cela que montre David Oelhoffen, ce long chemin vers la lumière, sans rédemption (...)
David B.
David B.

55 abonnés 595 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 octobre 2015
Les paysages sont somptueux, la photographie léchée mais la réalisation manque de peps, et rend le tout long et ennuyeux !! Les silences invitent plus à la lassitude et l'impatience qu'à la contemplation... Ai-je vu le même film que ceux qui en font l'éloge ?
Jack K.
Jack K.

17 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2015
Enfin un bon moment de cinéma. Excellente réalisation au service d'une adaptation d'une oeuvre d'Albert Camus. Les 3 vedettes du film Viggo, Reda et le sud marocain où cela a été tourné sont magnifiques.
Emotion et ravissement !
defleppard

487 abonnés 3 700 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 avril 2015
Sur la longueur, quelque peu ennuyeux à l'image de ces montagnes rocailleuses. 1 étoile et demie.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

162 abonnés 2 385 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 avril 2016
LA MARCHE. Loin du paradis. Un into the wild tout entouré de cailloux, c'est un charmant petit trou où trainent au milieu de l'Atlas Viggo et Reda. C'est flou politiquement et long légalement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 janvier 2015
Magnifique film à l'atmosphère envoutante. La musique, la photographie et la mise en scène nous emportent dans cette histoire d'amitié sur fond politique, et l'histoire résonne étrangement avec l'actualité. A voir aussi pour les 2 comédiens qui portent ce film magistralement.
Jonathan M
Jonathan M

166 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2015
Loin des Hommes et plein dans les yeux. Quand l'image y est belle, il faut le dire. Décor, qui plus est le troisième chaînon de ce drame aux contours plaisant mais au coeur maigre. Le projet s'essouffle par un rythme platonique et deux interprètes qui s'effacent dans un scénario qui manque de mise en abîme.
Hotinhere

797 abonnés 5 502 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2026
Sous fond de début de Guerre d’Algérie, un western humaniste et contemplatif mais manquant d’intensité sur le périple dans les sublimes paysages de l’Atlas algérien, de deux hommes que tout oppose, porté par l’interprétation impeccable du duo Mortensen/Kateb.
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