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pelu
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2,0
Publiée le 2 septembre 2018
L intérêt du film réside autour du duo d acteurs qui porte ce film avec talent , mais je trouve que le film manque d accroche dans son scénario notamment dans son intensité il est plutôt linéaire et parfois il s enlisé un peu et l ennui pointe le voir de son nez. Pour autant le contexte est bien retranscris on ressent les tensions entre rebelles militaires contexte politique..et les décors de l Atlas sont tout aussi beau. Le film est de qualité et la fraternité et les idéaux entre les deux protagonistes est forte. Malheureusement il manque un peu de péripéties au scénario pour le rendre plus accrocheur
inspiré d'un texte d'Albert Camus, ce face à face entre deux hommes que tout oppose au départ, nous plonge dans thèmes chers à l'auteur: l'Algérie, la justice, la révolte, la solidarité... Entre cet instituteur ( joué par le toujours élégant Vigo Mortensen) et ce prisonnier ( impeccable et émouvant Reda Kateb, devenu incontournable dans le cinéma français) cette route censée menée le second vers son procès sera avant tout l'occasion de se découvrir et de faire des choix. L'un entre des bourreaux arabes et des bourreaux français, l'autre entre son idéal d'instituteur et la réalité géopolitique du contexte historique (l'insurrection pour l'indépendance de l'Algérie). Épuré, filmé dans les décors austères du désert où la végétation a déserté pour la pierre, le film se mérite, lent, rude,mais puissant. Et au bout, deux chemins, un choix, comme toujours chez Camus...
Alors que l'instabilité politique menace le pays, le rencontre de deux hommes que tout oppose. Avec ces deux personnages assez taiseux, le ton est sobre, presque trop. La demi-heure finale apporte de l'ampleur en intensifiant les dangers et en offrant les possibilités à ces hommes de se définir par leurs choix. Les chemins de l'Atlas servent joliment à ces métaphores. Convaincant.
Mettre deux acteurs de qualité ensemble, dans un même film, ne suffit pas à en faire un chef d'oeuvre. Reda Kateb et Viggo Mortensen ont beau tirer leur épingle du jeu, le scénario un peu pauvre et la réalisation trop peu originale font de "Loin des hommes" un film qui ne se démarque pas. Il y a certes quelques scènes qui pourraient être fortes en intensité, mais ça ne prend pas. Après, on connaît le refrain : il y a des extrémistes et des modérés des deux côtés. Hélas, on a vu beaucoup mieux sur le thème de l'Algérie française, la faute sans doute à un casting trop clinquant.
Un film philosophique peut être un peu trop lent à mon goût. Cela n'enlève pas le talent des acteurs qui sont impeccables. Viggo MORTENSEN que je ne connais pas tellement mais qui a une présence indéniable et l'excellent REKA KATEB qui n'arrête pas de nous bousculer dans ses choix de film. C'est un peu la force tranquille cet acteur il avance sans faire de bruit. De beaux paysages, une nature hostile avec deux hommes que tout oppose. Un western nord africain.
Encore un road movie entre deux hommes que tout oppose et qui, vont finalement finir par se comprendre... Oui mais le contexte, l'environnement sont différents et les deux interprètes le toujours très bon Viggo et celui qui confirme qu'il faudra compter sur lui ces prochaines années. Pas bien bavard mais le regard, la performance des deux acteurs en dit autant que des mots. Une histoire touchante au milieu de la Guerre d'Algérie. Une superbe photo, un scénario et une mise en scène plutôt simple, une interprétation de grande qualité et un dénouement émouvant qui marque font de ce film un bon moment de ciné que je recommande fortement.
Une mise en scène sublimée par la beauté froide des paysages, des dialogues cantonnés au strict minimum, des acteurs convaincants. "Loin des hommes" additionne les qualités, mais l'ensemble m'a laissé une sensation d'inachevé. Je me suis toujours senti spectateur, jamais pris d'émotions pour l'un ou l'autre des personnages.
Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas vraiment du réalisateur dont il sera principalement question dans cet avis. La mise en scène de Davis Oelhoffen, en effet, est excessivement sobre, bien que cela puisse autant stigmatiser une justesse tranquille qu'une propension à se cacher. Au moins, le jeune réalisateur oppose avec succès organique et minéral, posant ses personnages avec adresse dans l'Atlas algérien, théâtre d'un quasi-western. Ici, l'espace est quand même plutôt occupé par les acteurs que leur metteur en scène. Si Reda Kateb ne démérite pas, s'acquittant avec humilité et justesse de ce rôle ingrat, c'est de Viggo Mortensen que je me sens obligé de parler. Décidément, j'adore cet acteur. Si Camus (dont la nouvelle "L'Hôte" est ici adaptée) était un juste, Viggo semble s'efforcer de l'être, solidifiant toujours ses prestations d'une grande humanité, tout à fait à sa place dans ce récit qui prend presque la forme d'une étude de caractères. Admirateur de l'auteur de L'étranger et d'ailleurs producteur exécutif, l'acteur s'investit, comme toujours, à cent pour cent. En anglais, en français, en espagnol, en arabe, en russe ; l'interprète qui se refuse à être catalogué comme un éternel Aragorn transpire d'une vraie sensibilité qui rend ses personnages profondément tangibles. Dommage que quelques tics de jeu viennent parfois le trahir, sans pour autant effacer son mérite ni son talent. Et puis, qu'est ce que j'aime son intégrité, sa façon de refuser les blockbusters et autres projets plus visibles au profit de films qui lui parlent réellement. C'est cette dimension humaine portée par l'interprétation des acteurs, qui fait la sève d'un film un peu limité au-delà de ça, qui ne fait qu'effleurer la dimension philosophique qui lui tendait les bras. Mais qu'importe, Loin des hommes est un très bon moment, porté aussi par la bande-son discrète mais essentielle de Nick Cave et Warren Ellis. Beau et très humain.
Un très beau road movie crédible et puissant, porté magnifiquement par les deux acteurs. On ne s'ennuie pas une seule seconde et on frémit devant l'horreur algérienne, teintée d'un brin démagogique.
Pas de surprise, pas de déception. Je n'attendais rien de ce film. J'en ai tiré toutefois de très bonnes choses, et en grand nombre. Déjà pour la présence de Viggo Mortensen et celle de Reda Kateb que j'ai savouré de fond en comble, mais aussi par l'atmosphère que dégage "Loin des hommes". Malheureusement, le concept ne m'a pas captivé pour autant. L'ambiance est très lente et même si j'ai tendance à apprécier ce genre de contexte, ici, l'envie de dormir me montait assez souvent. Loin des hommes reste un bon film, parfaitement maîtrisé sur les qualités techniques et je ne peux pas lui reprocher ça.
Un scénario de western pour un film humaniste sur fond de début de guerre d'Algérie. Viggo Mortensen compose un personnage magnifique par sa dignité, son courage et son humanité. Reda Kateb est plus effacé mais se dévoile peu à peu. La situation impossible de ceux qui ne voulaient pas choisir leur camp dans cette guerre terrible est parfaitement montrée - ce fut celle de Camus, auteur du texte dont ce film est l'adaptation. L'alliance des plus modestes des Pieds noirs, ceux qui ne faisaient pas "suer le burnous" avec les Algériens qui ne supportaient plus le joug du colonialisme, aurait sans doute été possible, mais ce n'est pas le sujet. Les relations entre les protagonistes sonnent très justes. Le réalisateur ne sombre jamais dans le spectaculaire ou le mélo facile. Seule la séquence du bordel m'a un peu gêné. Sans doute, en 1954, ne voyait-on pas la prostitution comme on la voit aujourd'hui et on peut supposer que Camus en partageait la vision masculine dominante. Ca n'en était pas moins une situation avilissante et épouvantable, travestie ici en une sorte de métier d'assistante psycho-sexuelle. Dommage.
"Loin des hommes" est personnellement une déception car ce duo salivant que j'attendais tant n'a pas fait mouche. Effectivement, et malheureusement, le jeu d'acteur est principalement ce qui m'a déplu, loin d'être crédible et pas transcendant du tout (Viggo Mortensen, malgré son excellent français, ne paraît pas aussi souverain que d'habitude et perd peu à peu la face...). Les quelques péripéties ne font pas oublier la platitude de l'ensemble et l'ennui global ressenti. Malgré une fin assez touchante, je ne garde pas un souvenir mémorable d'un film que je trouve également beaucoup trop court.
Présenté au Festival de Venise l'an dernier, Loin des Hommes est une libre adaptation de la nouvelle de Camus , L'Hôte.Il met en scène Daru, ancien militaire haut gradé devenu instituteur dans une petite école de montagne. Elle est si isolée, c'est un minuscule point blanc perdu dans l'Atlas, magnifique et redoutable. La guerre d'Algérie s'insinue lentement dans les villes et c'est dans ce contexte d'incertitude et de violence que Mohamed est amené à l'école, les mains liées. Sur la magnifique bande son signée Nick Cave et Warren ellis, nous suivons les deux hommes qui partent à pieds à la rencontre de leur destin. "Loin des Hommes", c'est la distance physique qui les sépare des habitants des villes et villages, mais aussi l'absence de contact humain au premier sens du terme. Dans une scène d'une sensualité bouleversante, Daru va d'ailleurs se rendre compte à quel point il vivait reclus.
Mohamed et Daru semblent avoir si peu en commun, si ce n'est l'attachement à un pays au bord du gouffre et leur envie de ne pas choisir de camp. Oelhoffen signe la un magnifique western philosophique sur la solidarité, le courage et la liberté. Et il offre à ses deux acteurs principaux, Viggo Mortensen et Reda Kateb, des rôles mémorables. Loin des Hommes est un film visuellement très réussi, mais aussi d'une grande sensibilité et dont on brûle de parler tout de suite après le générique de fin.
Une dernière précision : si vous êtes un peu sensibles aux scènes d'adieux, prévoyez le (petit) paquet de mouchoirs et le mascara waterproof.
En Bref : 18/20. Acteurs : magnifiques (et pas seulement parce que c'est Viggo Mortensen!) Musique : magnifique. Film : bah...
Une ode à la raison et à la dignité humaine, filmée avec pudeur et sensibilité. Un western humaniste servi par la beauté mélancolique des paysages de l'Atlas, où se répercute l'écho de la guerre d'indépendance de l'Algérie. C'est âpre, posé, émouvant. Mortensen et Kateb sont excellents. Un moment fort de cinéma.
Brillament réalisé, ce Loin des Hommes a de quoi marquer les esprits. David Oelhoffen nous guide dans un road-trip époustouflant de beauté en réadaptant L’Hôte, une nouvelle d’Albert Camus. Filmé dans le Sahara, le désert aride est un personnage à part entière. La moindre pierre, la moindre poussière, le moindre arrière plan, nous donne le sentiment d’un terrain inaccessible où la mort est proche. Pourtant dans ce vide, s’y rencontrent Daru un professeur et Mohamed un prisonnier. Le duo prend son temps pour se connaître et se dévoiler. C’est ainsi qu’on découvre Reda Kated dans le plus beau rôle de sa carrière. Celui-ci nous fait frissonner de stupeur tellement sa prestance est à couper le souffle. Viggo Mortensen n’est pas en reste, sa simplicité d’adaptation en fait un personnage crédible et extrêmement sincère. Loin des Hommes est un film calme et vide, qui doit donc compter sur ces deux comparses et ce décor naturel pour intéresser le public. Les choix du cinéaste sont admirables, son long-métrage aussi. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44