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Charlotte28
207 abonnés
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4,0
Publiée le 12 avril 2024
Six contes magnifiquement travaillés par un visuel de type ombres chinoises qui confère magie et raffinement à la mise en abîme permettent de varier les schémas autour de narrations féériques qui jouent avec les codes de ces romances animées et les attendus thématiques ou psychologiques. Malgré la difficulté de conserver un niveau de qualité similaire d'une saynète à l'autre (à titre personnel Le Château de la Sorcière me touche particulièrement alors que le système répétitif de Prince et Princesse me lasse quelque peu) leur subtilité didactique convainc autant que leur illustration de la puissance créatrice de l'art. Délicat, original, merveilleux!
« Princes et Princesses » est une compilation de six contes tirés d’une série réalisée par Michel Ocelot. Ces contes d’une durée de dix minutes sont reliés par des petits intermèdes prenant place dans un théâtre où trois personnages interragissent. Les six histoires sont toutes sympathiques et typiques du style de Michel Ocelot avec son animation en 2D et en ombres chinoises. Destiné à tout public, le film est sympathique et agréable sans être surprenant non plus si on connait le style de Michel Ocelot. Note : 13/20
Alors là c'est la désillusion.. et oui car avec ma chérie, on a adoré 'Le pharaon, le sauvage & la princesse' alors on a voulu regarder un autre film de Michel Ocelot mais comment dire.. bah on n'a pas accroché du tout. En fait on a aimé le conte sur le figuier en Egypte et thats it faque ça fait pas lourd.. mais pire, les autres contes nous ont déplu, presque.. lunés et nous sommes affolés car on en a plusieurs à voir encore et on n'est plus trop emballés... ouille !
Le principe des ombres chinoises est la seule chose à retenir de ce dessin-animé très particulier de Michel Ocelot. Il nous propose de multiples histoires sans aucun intérêt. Les dialogues sont particulièrement mauvais. Le réalisateur, en tentant de s’éloigner le plus possible du cinéma d’animation américain, ne soigne que la beauté visuelle de son film et oublie totalement d’ajouter une intrigue réellement intéressante. La beauté des images reste l'atout principal des dessin-animé du réalisateur, c’est aussi le cas pour "Princes et princesses".
Le point de départ est simple : une fille, un garçon et un vieux projectionniste, se réunissent dans un cinéma désaffecté pour inventer des histoires dont les 2 jeunes sont acteurs et dont les costumes sont fabriqués par ordinateur (imprimante 3D avant l’heure !). A travers 6 histoires, on retrouve les codes des contes mais détournés avec malice et humour par Michel Ocelot, ainsi que son esthétisme (ici personnages sous forme de silhouettes) : 1. « La princesse des diamants » : au Moyen-Age, pour délivrer une princesse ensorcelée, il faut retrouver très rapidement les 111 diamants de son collier. 2. « Le garçon des figues » : un jeune fellah offre des figues qui murissent miraculeusement en hiver (une par jour), à la reine pharaon Hatchepsout [5e souveraine (1479-1457 avant J-C) de la XVIIIe dynastie] ; il doit éviter les pièges tendus par l’intendant, jaloux, du royaume. 3. « La sorcière » : au Moyen-âge, un roi propose la main de sa fille à quiconque forcera le château d’une sorcière. Belle illustration de l’importance du consentement et de l’inefficacité de la violence. 4. « Le manteau de la vieille dame » : au Japon, à l’époque Edo (XVIIe-XIXe s), un voleur qui veut dérober le manteau d’une vieille dame s’aperçoit qu’il a préjugé de sa force. 5. « La reine cruelle et le montreur de Fabulo » : dans un avenir lointain, une reine acceptera le prétendant qui échappera à la détection de son super-radar. 6. « Prince et princesse » : belle déconstruction avant-gardiste du mythique baiser entre un prince et une princesse où, à chaque baiser, chacun se transforme en animal (spoiler: crapaud, limace, papillon, mante religieuse, chabot, tortue, rhinocéros, teckel, éléphant, baleine, porc, vache ). Toujours aussi beau, poétique et dénué de toute mièvrerie.
Comme tous les artistes dignes de ce nom, Michel Ocelot a compris ce qui fait l'essence des belles œuvres d'art : leur sens. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? Que peu importe la forme, un riche et beau sujet est inépuisable. Et quel sujet plus intemporel que l'amour ? Quels héros plus antiques et modernes à la fois que l'homme et la femme, le couple : le prince et la princesse ? Peu importe la forme, certes, encore que... Mais si la forme est sublime, comment ne pas se réjouir de l'idée toute simple et pourtant géniale de reprendre un même thème, subtilement décliné à l'infini, telles les variations d'un Bach ou d'un Vivaldi ? « Princes et Princesses » c'est cela : des histoires toutes simples servies par un visuel épuré mais néanmoins de choix, à la manière des théâtres d'ombres chinoises. Un sujet intemporel, une forme intemporelle, et le tout d'une beauté... On y sent toute la sensibilité de Michel Ocelot, mélange harmonieux de poésie, d'audace et d'humour. Ça aurait pu confiner à l'exercice de style, c'est finalement éclatant, passionnant, et beau, tout simplement. Certes, c'est parfois maladroit, mais c'est ce qui rend ces dessins, ces héros en deux dimensions d'autant plus humains. Chaque conte se distingue par son originalité, une approche et une époque différentes. Chaque conte est construit avec le même soin et la même « patte Ocelot ». Oui Michel Ocelot est un grand monsieur de l'animation française et mondiale. Merci à lui !
En 2000, en plein tournant millénaire, John Lasseter (Pixar) sortait Toy Story 2 et Michel Ocelot livrait Princes et Princesses. Entre les deux œuvres, il y a pourtant un monde, une génération, quelques millions de dollars mais aussi quelques points communs si l'on cherche bien. Le petit théâtre de papier d'Ocelot réussit le tour de force de créer un film fort avec trois bouts de ficelle et une bonne dose de malice. Le film enchaîne six contes mettant en scène des princes et des princesses. Cucu ? Du tout ! C'est mignon, drôle, inventif, beau et la transition entre chaque conte est terriblement ingénieuse. Au fond, cet objet animé est un bel hommage aux conteurs et aux créateurs. Il dit combien le monde est plus beau quand on va chercher dans les rêves et combien l'on a besoin de la création artistique pour donner du sens et sortir de la morosité routinière ou de la routine morose. Il rappelle également la force du récit poétique quand il s'agit de délivrer un message. Alors oui, c'est un peu daté mais c'est peut-être ce qui apporte cette petite touche de charme en plus. En tout cas, en 2016, c'est reposant et stimulant.
J’ai beaucoup aimé Princes et Princesses. La dernière histoire m’a vraiment fait sourire, il y a un humour discret mais bien senti, qui surprend et amuse sans en faire trop.
Le style en ombres chinoises est particulier, mais ça fonctionne très bien. C’est sobre, poétique, presque magique par moments. On oublie vite la simplicité du trait, tant l’imagination prend le relais.
Ce qui m’a plu, c’est la variété des tons : certaines histoires sont tendres, d’autres plus absurdes ou décalées, mais toujours avec une forme d’élégance. On sent une vraie liberté dans la mise en scène, avec des idées pleines de malice.
C’est un film qui sort de l’ordinaire. Court, original, souvent drôle avec finesse, et visuellement très singulier. Une belle expérience si on aime les contes et les formats créatifs.
Un film qui fait rêver et qui déborde d'imagination comme toujours avec ce réalisateur, Michel Ocelot. Un beau film divisé en plusieurs histoires. Les dessins ont l'on trouve beaucoup de noir à cause des ombres chinoises sont fabuleux, les histoires très originales. Seul quelques histoires nous laissent un peu sur notre faim, et parfois c'est l'overdose de féérie et d'amour qui nous lassent et nous ennuie au bout de quelques temps. sinon c'est réussi!
Michel Ocelot, l'homme qui a bercé l'enfance des 90s/2000s avec ses Kirikou et Azur et Azmar, avait déjà créé de petites histoires en théâtre d'ombre lorsqu'il était encore inconnu. Après le succès de Kirikou, Ocelot peut ainsi sortir ses récits dont une partie a donné ce Princes et Princesses. 6 histoires certes simples voir un peu niaises et assez manichéennes, qui offrent pourtant un moment d'émerveillement unique. Ocelot prouve là aussi qu'il est à part dans le paysage de l'animation. Ce Princes et Princesses, par son romantisme, sa poésie et la beauté permanente de ses images et de ses dialogues que la BO magnifie, est un immanquable. Si je retire mon affect d'enfance sur Kirikou, ce film est aussi mon préféré du cinéaste.
Idéee séduisante, le dessin est très beau (magnifiques ombres chinoises), mais c'est tout ce qu'il y a en retenir, 6 contes de 10 minutes faut quand même pas se moquer du monde. Dommage ...
"Princes et princesse" : un chef d'oeuvre de Michel Ocelot. Durant 1h10 (durée du film), nous sommes entièrement plongés dans les quelques histoires contées, avec de superbes personnages, un doublage fantastique, des musiques sublimes et une narration unique. Ayant regardé ce film étant enfant, cela nous débloque des souvenirs et une nostalgie folle en le regardant à nouveau, et on l'apprécie alors encore plus ! Avec "Les contes de la nuit", du même style que "Princes et Princesses", je ne peut que vous encourager à regarder ces 2 merveilleux films, comme tous ceux de Michel Ocelot ! Un grand Merci pour ce chef d'oeuvre !
Un pur concentré de beauté, de charme, de poésie et de magie. Eblouissant de finesse, de douceur et de couleurs éclatantes, ce film d'animation est l'un des plus esthétique. Des contes très originaux, merveilleux, et des images extraordinaires. Les musiques sont époustouflantes. Michel ocelot signe une oeuvre majeure, fascinante et echanteresse, qui le place au rang des grands artistes.