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Un visiteur
1,0
Publiée le 30 mars 2016
Un désastre. l'ennui sur grand écran, la dépression au fond du siège. Au lieu de faire une comédie romantique-à-fond-triste-mais-avec-un-rayon-de-soleil-à-la-fin, qui est la promesse de ce film, le résultat, mal équilibré, nous entraîne dans les méandres d'une histoire à tiroirs dont le contenu d'une banalité affligeante donne envie d'aller chercher une corde. j'ai eu l'impression d'avoir vu l'un des derniers rejetons attardés des comédies françaises des années 90/00 et de la Glorieuse Amélie. Un film en retard sur son époque, ses références et son rythme. Un film fade comme un resto-route.
Sans esbroufe, ni effets de manche, un film sympa, bien agréable, rafraîchissant qui malgré un scénario ténu s'avère in fine particulièrement réussi,De quoi s'agit-il? Des histoires de solitudes pesantes. Celles-ci par un heureux hasard seront agrémentées par des escapades maladroites cocasses et ou attendrissantes. Ainsi, à partir de situations toutes simples (filatures plus ou moins bancales) les auteure et réalisateur arrivent à nous captiver du début jusqu'à ... la dernière image .
C'est un premier film du réalisateur Julien Rappeneau. J'y suis allé par hasard, ou plutôt par intuition, et je me suis fait prendre par l'histoire: Comme dans une rencontre amoureuse qui est par définition "magique et imprévue". Et le film c'est ça: Des rencontres qui se feront ... ou pas. Merci Julien Rappeneau! Merci pour votre sensibilité, votre intelligence de coeur et votre empathie
Beaucoup aimé ce film Des personnages doux, en souffrance été reconstruction Un scénario original une construction temporelle qui suscite l'intérêt Belles images belle musique Un plaisir
J'ai beaucoup aimé ce film. un moment de détente, avec des moment où on se dit "Euh, c'est bizarre la quand même"... Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est le manque de technologie dans le film. Elle était présente pour le strict minimum qui pouvait nous assurer qu'on était bien dans notre décennie, et l'ordinateur qui apparaît pour faire une recherche. Sinon l'appareil photo est à pellicule, pas vraiment de texto, la lettre "anonyme" à la fin est faite à l'ancienne avec des écritures de magasine. Très rafraîchissant. Ce film m'a beaucoup rappelé "ensemble c'est tout" avec 3 destins qui s'imbriquent les uns aux autres pour se sauver mutuellement. A voir
Je suis allé voir ce film sans en attendre grand chose(une énième comédie romantique)mais j'ai passé un tres bon moment.Le trio d'acteurs est top,les seconds rôles sont parfaits(mention spéciale à Anémone et Sara Giraudeau).L'intrigue est intéressante et réserve quelques surprises.La scéne finale est excellente.Bref je recommande ce film.
Encore un coup de coeur cette année, cette fois pour ce très beau film de Julien Rappeneau.
Le film, en trois parties, brosse le portrait de chacun des 3 personnages principaux de l'histoire, et dévoile l'intrigue au fur et à mesure.
La galerie de portrait s'étend aux seconds rôles, parfois drôles.
Destins croisés et histoire touchante, originale, au déroulement imprévisible, qui donne de la lumière aux protagonistes pourtant a priori ternes et cabosssés par la vie.
Fils de Jean-Paul Rappeneau jusque là scénariste ("36 quai des orfèvres", "Cloclo", "Zulu", "Faubourg 36"), Julien Rappeneau passe à la réalisation avec "Rosalie Blum", adaptation de la bande-dessinée éponyme de Camille Jourdy. L'occasion de nous plonger dans le quotidien de trois personnages solitaires et un peu paumés qui voient leurs vies un peu bousculées par un jeu de filature assez sympathique. Sympathique et touchant sont d'ailleurs les mots qui définissent le mieux ce film enrobé par de jolis sentiments, adoptant un ton un peu décalé pour mieux charmer, à l'image du "Fabuleux destin d'Amélie Poulain". Mais Julien Rappeneau n'est pas Jean-Pierre Jeunet et l'imagerie convoquée est ici beaucoup moins séduisante avec une réalisation simple mais manquant parfois de vitalité. Heureusement les acteurs n'en manquent pas et livrent des prestations touchantes, rendant leurs personnages attachants. Rendu célèbre par "Bref", Kyan Khojandi continue de jouer le trentenaire un peu paumé avec bonhomie, Noémie Lvovsky surprend par sa bienveillance naturelle et Alice Isaaz ne cesse de charmer. Un petit moment de bonheur fort joli, suffisamment bien troussé pour que l'on passe un bon moment.
Un film finement ficelé qui met de bonne humeur, des moments drôles, des acteurs formidables qui nous prennent à un jeu curieux, des regards croisés qui ne sont pas lourdingues, une vraie réussite!
Rosalie Blum est un film de Julien Rappeneau en 3 parties, s’attachant aux trois personnages principaux : Vincent, Aude et Rosalie. La première partie porte sur Vincent (Kyan Khojandi), sa rencontre avec Rosalie (Noémie Lvovsky), qui va être suivie partout pour d’obscure raison par le timide Vincent (il faudra attendre la fin pour avoir une explication capillotractée à ce comportement singulier), peut-être pour mettre un peu de piquant à sa vie morne, coincé entre sa mère envahissante (Anémone assez drôle) et son métier de coiffeur. Si je n’ai pas trop accroché à cette première partie, j’ai particulièrement apprécié la seconde sur le personnage d’Aude (la pétillante Alice Isaaz), qui est selon moi la partie la plus drôle et sympathique, la troisième partie sur Rosalie contenant le dénouement de cette histoire. Si le film de Rappeneau met du temps à se lancer, il parvient ensuite à susciter un réel intérêt et donner le sourire, comme à ces 3 solitaires en souffrance dont il conte l’histoire, nous faisant passer un agréable moment.
Un film plaisant et sensible difficile à cataloguer dans le cinéma français.
Découpé en 3 actes mêlants différents registres (conte, aventure, drame), on suit un trio attachant qui est au point mort dans la vie. Trop accrochés à leur passé, ils vont ensemble retrouver goût à la vie dans une aventure drôle, touchante et ainsi recouvrer une liberté perdue.
En revanche, malgré un scénario sans faille, le film est trop prévisible.
La distribution est parfaite et réunit Kyan Khojandi, (héros de « Bref »), Anemone, Noémie Lvovsky et surtout Alice Isaak découverte dans le bon « la crème de la crème » qui fait de l’ombre à tout le monde en jouant cette femme flemmarde, perdue et qui ne cherche qu’à s’évader. Elle bénéficie d’un deuxième acte plus abouti et plus intelligent.
Les seconds rôles Philippe Rebbott et Sara Girardeau trop rare au cinéma apportent une belle touche comique au film.
Julien Rappeneau signe un premier long-métrage bien écrit avec une réalisation classique, mais qui étonne par sa simplicité et son intelligence (ancien scénariste de Cloclo, 36 quai des Orfèvres).
Dans la famille Rappeneau, je demande le fils. Tout le monde connaît Jean-Paul Rappeneau et ses films qui dessinent, depuis cinquante ans, une filmographie aussi laconique qu’élégante : Les Mariés de l’an II (1971), Le Sauvage (1975), Cyrano de Bergerac (1990). Pas facile de faire carrière au cinéma quand son père y occupe une place si prestigieuse. Julien s’y emploie pourtant. Scénariste reconnu (Largo Winch, Cloclo, Zulu), il passe pour la première fois derrière la caméra.
Ce qui frappe dans Rosalie Blum, c’est précisément la qualité du scénario. L’histoire est successivement filmée à travers les yeux des trois principaux protagonistes : Vincent, la trentaine, étouffé par sa vieille mère, écrasé d’ennui par une vie sans surprise ; Rosalie Blum, une épicière solitaire que Vincent décide d’espionner ; Aude, la nièce de Rosalie, qui, à la demande de sa tante, se met à son tour à espionner Vincent pour découvrir ses motifs.
N’exagérons pas ! Rosalie Blum n’est pas Rashomon, le chef-d’œuvre indépassable de Kurosawa qui a inventé la narration non linéaire au cinéma. Il n’en reste pas moins un divertissement intelligent, emblématique d’un cinéma français au cordeau, bien écrit, bien filmé, bien joué (mention particulière à Sara Giraudeau dans le rôle stéréotypé de la copine frappadingue). Bon sang ne saurait mentir.
Petit film sympathique et amusant, en mode comédie romantique, qui utilise avec maestria la technique de double point de vue. Bon, à part ça il y a pas de quoi faire un tapage....
Pour son premier passage derrière la caméra, le scénariste à succès Julien RAPPENEAU adapte efficacement la bande dessinée de Camille JOURDY, qui croise les destins de trois personnages fantasques et attachants. C'est la renversante Noémie LVOVSKY qui interprète le rôle principal auquel elle confère une humanité et un humour qui n'appartient qu'à elle. L'interprète de Vincent (Kyan KHOJANDI) et Alice ISSAZ lui donnent magnifiquement la réplique pour un résultat plein de tendresse.