20720 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
2 919 critiques spectateurs
5
1037 critiques
4
847 critiques
3
417 critiques
2
353 critiques
1
160 critiques
0
105 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Laurent S.
6 abonnés
130 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 22 mars 2026
Si la première partie du film est bien menée et retranscrit bien l'ambiance de la deuxième moitié des années 80 dans les classes populaires avec une mélancolie sous-jacente, la seconde partie qui se déroule 10 ans plus tard est bien plus ennuyeuse pour ne pas dire à certains moments soporifique malgré une belle distribution. Gilles Lellouche a semble t'il eu beaucoup d'hésitations pour monter ce film qui lui tient tant à cœur mais quelques séquences en moins et un rythme plus soutenu n'auraient pas été du gâchis dans la dernière heure, tant ça traine en longueur et ce malgré une belle distribution (Alain Chabat toujours parfait). On peut tout de même se poser des questions sur la cohérence du casting d'Adèle Exarchopoulos tant son aspect physique est radicalement différent de celui de Mallory Wanecque, à moins que ça ne soit l'inverse. Quant à Jean-Pascal Zadi qui reprend le rôle du meilleur pote avec une perruque, on dirait un sketch, mais celui-ci ne fait des apparitions que très secondaires.
Notons que si le film se déroule dans sa première partie dans les années 80 et la seconde à la fin des années 90, il ne donne pas de repères temporels ni de lieu précis et se permet même quelques entorses avec la réalité : ne cherchez pas trace ou souvenir d'une éclipse totale qui aurait été visible du Nord de la France dans les années 80 par exemple ;)
J’ai passé un super moment. Quelle belle histoire d’amour. J’aime rarement les films français, celui ci est juste trop beau on ne voit pas le temps passer!
La réalisation est particulièrement soignée (la photographie, les détails, les effets). Les personnages sont particulièrement attachants, à la fois crispants et attendrissants ; les dialogues font mouche. Le scénario, sans faire compliqué, tombe juste. Les musiques sont excellentes. Le tout nous offre des scènes excellentes. C'est vraiment un très bon film, et je comprend qu'il ait plu à ce point.
J’ai regardé L’Amour ouf avec un sentiment assez paradoxal. Le film est ambitieux, visuellement travaillé, et on sent une vraie volonté de raconter une grande histoire d’amour tragique sur plusieurs périodes de vie. Pourtant, malgré tout ce déploiement, je ne l’ai pas trouvé aussi “ouf” que son titre le promet.
Ce qui m’a le plus frappé, c’est le contraste entre les deux parties du film. La première, centrée sur la jeunesse des personnages, fonctionne très bien : elle est brute, sincère, pleine d’énergie. Les jeunes acteurs apportent une spontanéité et une intensité émotionnelle qui rendent l’histoire crédible et touchante.
En revanche, lorsque les personnages adultes arrivent à l’écran avec François Civil et Adèle Exarchopoulos, j’ai eu l’impression que quelque chose se perdait. Les deux sont pourtant d’excellents comédiens, mais ici leurs personnages semblent parfois plus figés, presque écrasés par la mise en scène et par l’ampleur dramatique que le film veut donner à leur relation. L’émotion devient plus démonstrative, moins naturelle que dans la première partie.
C’est d’ailleurs assez surprenant : les versions jeunes des personnages dégagent plus de vérité et d’alchimie que leurs versions adultes. Leur jeu est plus instinctif, plus vibrant, et on s’attache peut-être davantage à eux qu’aux stars censées porter la suite du récit.
Au final, L’Amour ouf reste un film spectaculaire et audacieux dans le paysage du cinéma français, mais il m’a laissé une sensation d’inégalité. Une première moitié très forte, portée par de jeunes acteurs impressionnants, puis une seconde partie qui, malgré son casting prestigieux et sa mise en scène ambitieuse, perd un peu de la magie initiale.
Lelouche lorgne sur Breton et Scorsese! Pas mal les références. Un beau début avec ses couleurs flashy et ses moments surréalistes. C'était prometteur. Ensuite Lelouche vise large et on s'y perd un peu. Une belle palette d'acteurs qui détournent l'attention et fait trop souvent oublier leur personnage. De beau moments, parfois intenses mais aussi excessifs et pas toujours crédibles. Pour le moins un beau film qu'il serait dommage de bouder. Grincheux, passer votre chemin. Greuh ! C'est long tout de même !
Eh bien franchement, une très, très bonne surprise. J ai accroché du début à la fin. La durée du film me freinait au départ , et finalement , je n' ai pas vu le temps passé. L'historie, les acteurs,la bande son, la lumière... Excellent film !
Film très bien,chef d’œuvre franchement l’histoire d’amour est top tout comme le film, il est long mais il se regarde tout seul et si vous ne l’avez pas encore vu foncez le voir
Je ne suis pas un grand défenseur du cinéma français. Je lui reproche souvent un certain académisme : un jeu trop contenu, une diction uniforme, une mise en scène qui reste sage là où elle pourrait être viscérale.
Et pourtant, L’Amour ouf m’a fait mentir. Sa première partie, centrée sur l’adolescence, m’a donné l’étrange sensation d’être plongé dans le clip de Modjo - Lady (Hear Me Tonight) : cette lumière douce, presque suspendue, ce romantisme stylisé qui flirte avec la nostalgie des années 2000. Il y a quelque chose de flottant, d’insouciant, comme un souvenir qu’on regarderait à travers un filtre doré.
Puis le film se métamorphose. Les néons bleus et roses envahissent l’écran, la mise en scène devient plus sensorielle, presque hypnotique. Difficile de ne pas y voir une filiation esthétique avec Enter the Void de Gaspar Noé. Les corps, les regards, les silences prennent une dimension fiévreuse, presque hallucinée. Je l’ai regardé sur une semaine, au compte-goutte, pour en savourer chaque gorgée. Comme un film qu’on ne veut pas brusquer, qu’on préfère laisser infuser. Cette temporalité fragmentée a renforcé son pouvoir : chaque reprise replongeait dans une atmosphère dense, enveloppante. Tout n’est pas parfait. Mais l’audace visuelle, elle, est indéniable.
Et contre toute attente, moi qui suis souvent sévère avec le cinéma français, j’ai été happé.
Difficile de savoir quoi penser de ce film tant l'écart entre sa forme et son fond est vertigineux. Le casting est irréprochable, et l'argent investi se voit à l'écran, c'est indéniable. Ce sont d'ailleurs les seules raisons qui me retiennent de descendre encore la note. Mais une fois passé l'effet visuel, il reste un scénario qui peine à convaincre. Car justement, ce "visuel" finit lui aussi par trahir ses limites. Certains plans frisent l'esthétique du clip vidéo, trop léchés, trop dynamiques, comme si l'appétit de bien faire avait glissé vers l'envie d'en faire trop. On sent une réalisation qui s'emballe, qui cherche à sublimer par l'image ce qu'un scénario mal embarqué ne parvient pas à porter seul. L'énergie est là, mais elle tourne parfois à vide. Quant au fond, l'histoire tourne autour d'un homme qui rate sa vie… et d'une femme qui l'attend. Inlassablement. Avec une patience et une dévotion qui, en 2024, interrogent plus qu'elles n'émeuvent. On attendait une histoire d'amour à deux voix ; on se retrouve avec le récit d'un homme et sa périphérie féminine. Ce film a su se hisser au sommet du box-office français, et c'est là peut-être son tour de force le plus réussi : utiliser tous les atouts de la production et de la communication pour compenser le vide du propos. Le résultat est un objet séduisant, mais creux, beau à regarder, moins évident à ressentir.
C’est long, tellement long. Leur love story toxique aurait pu se résumer à deux heures sans perdre une seconde. Et pour quoi ? Un happy ending qui fait pschitt. Mallory Wanecque, quant à elle, transforme chaque réplique en calvaire auditif : oui, elle a été repérée dans la rue, mais ça ne transforme pas un acteur en acteur. Au final, le film ressemble à une fanfiction Wattpad mal ficelée : le bad boy au grand cœur, la petite fille sage… et nous, coincés dans cette mécanique narrative usée jusqu’à la corde.
Excellent film. Ponctue de souvenirs et références aux années 80-90 jusque dans les moindres détails… Une spéciale dédicace à Élodie Bouchez pour sa scène avec Jackie à la porte de son appartement. Quelle émotion… Bravo à Lellouche c’est un homme qui a vécu, ça se sent dans chacun de ses personnages
J'ai TOUT adoré ! L'un des meilleurs films francais que j'ai vu depuis plusieurs années. Il m'a donné envie de lire le livre pour voir comment Gilles Lellouch la réellement adapté.
J’ai souvent été déçue des films français, pour de multiples raisons (les silences, la lenteur au niveau du scénario et des plans, et les scènes de sexe inutiles). Mais concernant ce film, je suis agréablement surprise ! Une belle réalisation avec un étalonnage pointu. Un casting réussi également. Dans la première partie du film, lorsqu’ils sont jeunes, leur histoire d’amour nous transporte. Malheureusement, quand ils deviennent adultes, on accroche moins : les retrouvailles sont fades, le dialogue entre les deux n’est pas poussé. Mais encore une fois, une belle réalisation !