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AdriBrody
19 abonnés
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4,0
Publiée le 1 avril 2026
Presque 3 heures de film sans une longueur, c'est déjà une sacrée réussite. Un casting assez impressionnant et très bien choisi (Karim Leklou, Alain Chabat, Elodie Bouchez) qui rend les scènes plus que crédibles. Le tout dans une histoire d'amour impossible intéressante. L'image est belle du début à la fin avec un vrai travail et le duo François Civil-Adèle Exarchopoulos connait une vraie alchimie palpable. Son succès lui est clairement mérité.
Et vas-y que je te met l'équivalent de mon PEL à chaque plan parce que je veux qu'on dise que je suis un réalisateur de génie. Mais non mon gillou l'argent ne fait pas le bonheur du spectateur.
le film s’ouvre sur l’adolescence de Clothaire et Jacqueline et j’ai franchement craint devoir subir un enieme film sur les délinquants des banlieues. Maalgré ce mauvais feeling initial, je me laisse gagner progressivement par l’histoire, portée par une qualité d'images à couper le souffle, et une superbe bande sons. Les plans sont incroyables, je suis pris par l’énergie du film, je suis heureux de voir tous ces magnifiques acteurs, je suis heureux d’observer que le film va dans des directions surprenantes. C’est beau, c’est touchant, c’est enthousiasmant. Et je le répète : quel visuel!
Une très belle photographie, de très beaux plans soutenus par une jolie bande originale. Les acteurs jouent très bien et l'histoire est intéressante. Malgré tout, je trouve le format de 2h40 un peu trop long, et au premier visionnage je ne peux pas dire que c'est un coup de cœur.
Il s’agit d’une romance audacieuse, tiraillée par la brutalité de la violence phréatique. Ce film qui refuse de voir noir pour laisser percevoir l’espoir à travers le rouge du sang, raconte une vraie tragédie de vie par l’instinct et le destin de deux amants. Des amants dont l’histoire perce les époques, à travers lesquels le réalisateur nous transporte. Une synergie de détails inusités qui font de cet amour cruel un parfait océan de paradigmes.
Quiconque a connu l’intensité d’un premier amour au lycée y trouvera un écho. Le film dépeint une idylle aussi romantique que chaotique, portée par une vraie justesse émotionnelle. Malgré quelques longueurs, l’ensemble reste touchant et sincère. Un beau film.
L’Amour ouf repose sur une base solide : des acteurs très convaincants et une vraie intensité dans certaines scènes. Sur ce point, rien à redire, c’est clairement bien interprété.
Mais le film souffre d’un gros problème de rythme. C’est beaucoup trop long, ça s’étire inutilement, et on finit par décrocher là où l’émotion aurait dû monter. Je n’ai pas compris l’engouement général ni pourquoi certains ont été autant bouleversés.
Autre point qui m’a dérangé : cette impression que dans beaucoup de films français aujourd’hui, on impose systématiquement des accents de cité, même quand ce n’est pas toujours justifié. À force, ça donne un côté artificiel qui casse un peu l’immersion.
Si la première partie du film est bien menée et retranscrit bien l'ambiance de la deuxième moitié des années 80 dans les classes populaires avec une mélancolie sous-jacente, la seconde partie qui se déroule 10 ans plus tard est bien plus ennuyeuse pour ne pas dire à certains moments soporifique malgré une belle distribution. Gilles Lellouche a semble t'il eu beaucoup d'hésitations pour monter ce film qui lui tient tant à cœur mais quelques séquences en moins et un rythme plus soutenu n'auraient pas été du gâchis dans la dernière heure, tant ça traine en longueur et ce malgré une belle distribution (Alain Chabat toujours parfait). On peut tout de même se poser des questions sur la cohérence du casting d'Adèle Exarchopoulos tant son aspect physique est radicalement différent de celui de Mallory Wanecque, à moins que ça ne soit l'inverse. Quant à Jean-Pascal Zadi qui reprend le rôle du meilleur pote avec une perruque, on dirait un sketch, mais celui-ci ne fait des apparitions que très secondaires.
Notons que si le film se déroule dans sa première partie dans les années 80 et la seconde à la fin des années 90, il ne donne pas de repères temporels ni de lieu précis et se permet même quelques entorses avec la réalité : ne cherchez pas trace ou souvenir d'une éclipse totale qui aurait été visible du Nord de la France dans les années 80 par exemple ;)
J’ai passé un super moment. Quelle belle histoire d’amour. J’aime rarement les films français, celui ci est juste trop beau on ne voit pas le temps passer!
La réalisation est particulièrement soignée (la photographie, les détails, les effets). Les personnages sont particulièrement attachants, à la fois crispants et attendrissants ; les dialogues font mouche. Le scénario, sans faire compliqué, tombe juste. Les musiques sont excellentes. Le tout nous offre des scènes excellentes. C'est vraiment un très bon film, et je comprend qu'il ait plu à ce point.
J’ai regardé L’Amour ouf avec un sentiment assez paradoxal. Le film est ambitieux, visuellement travaillé, et on sent une vraie volonté de raconter une grande histoire d’amour tragique sur plusieurs périodes de vie. Pourtant, malgré tout ce déploiement, je ne l’ai pas trouvé aussi “ouf” que son titre le promet.
Ce qui m’a le plus frappé, c’est le contraste entre les deux parties du film. La première, centrée sur la jeunesse des personnages, fonctionne très bien : elle est brute, sincère, pleine d’énergie. Les jeunes acteurs apportent une spontanéité et une intensité émotionnelle qui rendent l’histoire crédible et touchante.
En revanche, lorsque les personnages adultes arrivent à l’écran avec François Civil et Adèle Exarchopoulos, j’ai eu l’impression que quelque chose se perdait. Les deux sont pourtant d’excellents comédiens, mais ici leurs personnages semblent parfois plus figés, presque écrasés par la mise en scène et par l’ampleur dramatique que le film veut donner à leur relation. L’émotion devient plus démonstrative, moins naturelle que dans la première partie.
C’est d’ailleurs assez surprenant : les versions jeunes des personnages dégagent plus de vérité et d’alchimie que leurs versions adultes. Leur jeu est plus instinctif, plus vibrant, et on s’attache peut-être davantage à eux qu’aux stars censées porter la suite du récit.
Au final, L’Amour ouf reste un film spectaculaire et audacieux dans le paysage du cinéma français, mais il m’a laissé une sensation d’inégalité. Une première moitié très forte, portée par de jeunes acteurs impressionnants, puis une seconde partie qui, malgré son casting prestigieux et sa mise en scène ambitieuse, perd un peu de la magie initiale.
Lelouche lorgne sur Breton et Scorsese! Pas mal les références. Un beau début avec ses couleurs flashy et ses moments surréalistes. C'était prometteur. Ensuite Lelouche vise large et on s'y perd un peu. Une belle palette d'acteurs qui détournent l'attention et fait trop souvent oublier leur personnage. De beau moments, parfois intenses mais aussi excessifs et pas toujours crédibles. Pour le moins un beau film qu'il serait dommage de bouder. Grincheux, passer votre chemin. Greuh ! C'est long tout de même !