Voici un très beau drame, poignant, concernant le milieu de la prison et l'incarcération, mais aussi sur la relation entre un père et son fils. Et c'est ça qui donne la petite touche en plus de l'histoire. Jack O'Connel, que j'ai connu dans la série Skins, nous éblouit à la fois par sa férocité et par son envie de s'en sortir. Ben Mendelsohn est également épatant, dans le rôle d'un père borné, exaspérant mais touchant. Le réalisme est fort, la dureté est présente, mais l'émotion ne manque pas. Une très belle surprise à découvrir.
Puissant et magnifiquement interprété . J O'Connell est bluffant de vérité dans le rôle de ce jeune délinquant certes d'une rare violence mais dont on comprendra peu à peu les origines d'une telle colère même contre lui même . À la limite du documentaire tant l'univers carcéral est filmé du dedans comme si vécu de l'intérieur .
Excellent, violent, réalité des prisons Anglaises... hyper bien joué, assourdissant de vérité, est ce possible une telle haine ? No hope, impossible à décrire, aller voir ce film.
Une vraie réussite dans le genre déjà bien exploré du film de prison. Sans retrouver toutefois la force et l'originalité du Prophète d'Audiard ou l'atmosphère angoissante de Hunger (Steve McQueen). On est ici à l'école britannique du cinéma, réalisme et jeu serré, pas de scène lacrymogène ou trop sentimentale, montage intelligent, image propre. Mackenzie impressionne dans sa maîtrise de ce qu'on pourrait considérer comme un exercice de style avec toutes ses figures imposées, du maton sadique à la correction sanglante. On découvre avec intérêt un Jack O'Connell, le héros, qui occupe la quasi intégralité du film tel une boule de nerfs et de violence.
Comme dans la plupart des films sur l'univers carcéral, le plaisir repose sur les personnages et l'atmosphère. On retrouve ici un jeune délinquant 'surclassé' chez les grands pour sa dangerosité, très bien interprété par Jack O'Connell. l'originalité du film tient surtout du fait que son père se trouve lui aussi dans cette prison, et c'est cette relation père-fils atypique qui va se développer pendant le film et en faire un bon film, jusqu'à un film des plus tendus. Malheureusement, le long de cette histoire, plusieurs moments un peu trop 'tout va s'arranger', notamment avec le personnage du maton psychologue, ou des accès de colère que l'on a du mal à comprendre, ou d'autres clichés de ce genre de films viennent un peu gâcher le déroulement. Mais cela reste un film fort qui nous fait cramponner notre siège
Un acteur Jack o connell vraiment très bon dans ce rôle , une atmosphère oppressante réussie, un univers noir, cependant je trouve que ça sent le déjà vu et que l'on apprend au final pas grand chose
Une vraie réussite. La relation père-fils, thème nouveau dans les films de zonzon, est ici traitée avec néoréalisme, humour quand il le faut, distance avec les histoires avec les autres prisonniers. Un film étouffant comme il le faut. Le "mobile" de l'incarcération a par contre déjà été traité dans un film ricain. Le jeune acteur est absolument saisissant, comme tous les autres d'ailleurs. Vive le cinéma britannique !
Ce film d'une force impressionnante, nous happe du début à la fin grâce à un scénario d'une redoutable efficacité et aux acteurs époustouflants. Du grand cinéma à voir impérativement.
Ce film est magistralement mis en scène. Les acteurs sont formidables. Au-delà des questions de prison, ce film parle d'humanité et de paternité sans angélisme ni manichéisme.
Un film "coup de poing" sur l'univers carcéral qui donne un nouveau souffle au genre. Sans jamais tomber dans les clichés, cette oeuvre originale vous marquera à jamais. Jack O' Connell crève l'écran et prouve qu'il est une star montante. La relation qu'il entretient avec son père (L'excellent Ben Mendelsohn) est émouvante. On ne s'ennuie pas un instant, la tension est palpable et continue. Certaines scènes sont dures et criantes de réalisme. La fin est déchirante. Chef-d'oeuvre.
Parmi la quantité de films se déroulant en milieu carcéral, "Les Poings contre les murs" sort assurément du lot. Certes, le long métrage reprend certains codes du genre mais évite une approche manichéenne trop exagérée et présente même quelques surprises scénaristiques (comme la relation du père et du fils dans la même prison). L'atmosphère quant à elle est sombre et violente mais sans s'enfoncer dans un pessimiste sans issue. Je le recommande.
La dernière claque administrée par le cinéma britannique était Le géant égoïste. Les poings contre les murs, dans un registre différent, quoique toujours marqué par la volonté de réalisme, en est une nouvelle et cinglante, presque du niveau du Prophète d'Audiard, la mise en scène de ce dernier restant cependant supérieure à celle de David Mackenzie. Un film de prison à nouveau mais diablement bien écrit, sec comme un coup de trique, imprévisible dans ses débordements de rage et de violence. Son héros est incontrôlable, n'a rien à perdre si ce n'est la vie, entre quatre murs. Le film décrit avec minutie les strates hiérarchiques, les compromis, les discussions qui résonnent comme des gifles, une vie commune où les règles sont définies avec précision et malheur à celui qui y déroge On étouffe dans Les poings contre les murs comme dans une cocotte minute toujours prête à exploser. Les relation père/fils avec ces deux hommes enfermés est de plus en plus poignante, elle atteint des niveaux d'intensité invraisemblables sans jamais céder à une quelconque facilité. A la fin, tout continue ou commence. Le spectateur, lui, a besoin d'air frais. Ce film est terrible et d'une tension à peine supportable.