Un bel uppercut que ce film anglais du touche-à-tout David McKenzie ! Investissant le terrain archi-balisé du film de prison (un sous-genre cinématographique à lui seul), il filme à au plus près ce microcosme si particulier qui fonctionne et s’organise comme une société à part entière où chacun joue un rôle bien défini. Cela avait rarement été montré sur grand écran avec autan d’acuité. On sent que le metteur en scène s’est fortement documenté avant de se lancer dans ce projet. Frontières sexuelles abolies, rapports de force et de domination, économie souterraine, trafic en tous genres, lois parallèles, tous ces faits sont auscultés sans que l’on ait l’impression d’être devant un documentaire et que cela nuise à l’aspect fictionnel. Et quel aspect ! Sous couvert de l’arrivée d’un mineur transféré de son centre de détention à une prison pour adultes où se trouve son père, c’est une histoire d’amour et de haine déchirante entre un fils et son père qu’il nous est donné de voir. Deux hommes qui n’ont pas eu l’occasion de se dire qu’ils s’aiment et dont les insultes, la violence et la vulgarité sont leur seule façon de se le prouver. Tout le sel du film vient de cette relation et permet de le sortir des sentiers battus du film carcéral. Cela n’empêche que tout le reste est diablement réussi : constamment sous tension dans les scènes de cellules, plus apaisé et réflexif lorsqu’on on se trouve dans la salle de cours, le film gagne à tous les coups et évite tout manichéisme. Et l’interprétation des deux acteurs principaux jour également à la pleine réussite de ce film choc : Jack O’Connell est impressionnant de violence et d’impulsivité sous ces airs d’ange tandis que Ben Mendelshon confirme que sa tête n’a pas fini de hanter les personnages de truands. Une éclatante réussite qui vous met K.O.
Ce film vous laisse monstrueusement seul. Seul, car si il suit les principes des films de prison - violence, isolement, relation, réinsertion - Les Poings contre les murs va au delà et vous met face à des turpitudes bien plus ancrées du monde contemporain. À l'image des velléités que notre société connais, Eric - dont la violence n'est que la suite logique de ses relations avec l'Homme - a envie de se réinsérer, Mckenzie pose la question de savoir si il est alors possible de réintégrer un individus exclus dans un monde ou l'individualisme règne. Un tel travail n'aurais pu être possible sans un grand Jack O'Connell et un Rupert Friend excellent dans son rôle d’éducateur dégoûté non pas par la prison mais bien par le système carcérale dont la violence est invisible mais que le film retransmet à la perfection. Le scénario coûte, à mon sens, quelques points à ce film, il ouvre des portes, notamment sur les raisons de l'incarcération d'un individus, ou sur les relations entre détenus et gardiens mais vous laisse légèrement sur votre faim.
EXCELLENT ! PUISSANT ! Enfin un vrai film de mecs en taule, dans un univers crasseux où règne la violent la défense se son territoire. Oui les prisonniers sont des sacrés lascars mais y a plus vicelards les chefs, les caïds de ce milieu fermé. La psychologie l'histoire entre ce père et son fils est bien résumée à la fin les sentiments sont longs à obtenir alors la séparation physique doit être respectée entre ces deux êtres pour se retrouver. Bullhead et Matthias Schoenaerts m'avait énormément submergée par son talent artistique sa présence, Jack O’Connell est de la même trempe, même puissance dans son jeu incarnant à la perfection son rôle. Film gros coup de poings. Sensibles s'abstenir
Un film qui porte bien son titre et vous laisse le souffle court. David Mackenzie plonge le spectateur au sein de l'univers carcéral avec violence pour finir par nous émouvoir avec cette relation père-fils. D'un réalisme fort et incarné par des comédiens habités (mention spéciale à Jack O'Connel et Ben Mendelsohn) il renouvelle le genre du film de prison avec une tension continue, une rage rentrée, et une émotion sourde à fleur de peau. Une vraie belle découverte.
Starred Up est le second long métrage de David Mackenzie que je vois aujourd'hui après le magnifique Comancheria de cet après-midi. Celui-ci possède quelque points de comparaisons notamment sur son rendu visuel, là encore très minimaliste, proximité des lieux, des personnages et de son sujet. Pourtant, je n'ai pas forcément accroché avec le film dans sa globalité. La faute à un manque de subtilité et à une manie incessante de passer en force y compris lors de passages sensé être un tantinet plus délicats. Le constat s'applique au casting, à ces têtes d'affiches surtout ! Jack O'Connell révélation de Skins fonce à toute allure et se caricature, même si parfois il trouve le bon dosage. Je suis en revanche bien plus critique en ce qui concerne Ben Mendelsohn, j'ai toujours un peu de mal avec cette acteur il faut le reconnaître et ce n'est pas avec se long métrage que les choses vont s'arranger. Un peu déçu dans l'ensemble, tant pis ...
Vu au Festival de Beaune, c'est vraiment un bon film : tendu, fort, dur mais nuancé... J'ai beaucoup aimé et on en sort même un peu ému ! Un film de prison réussi, on pense bien sûr aussitôt à Un prophète d'Audiard, et ça tient franchement bien la comparaison. Bref, à voir ! Et le jeune comédien principal est juste excellent.
Un film terrible, qui terrasse, "coup de poing" dans tous les sens du terme, d'une froideur détachée et paradoxalement pleine d'espoir. Il n'y a que le cinéma anglais pour réaliser de tels films.
je ne savais pas trop à quoi m'attendre, je ne connais ni les comédiens, ni le réal. Rien de rien. J'y suis allée car l'affiche est belle et j'ai lu une bonne critrique. Film extraordinaire sur la prison, une claque, j'en revient pas. Le comédien principal est dingue. Excellent.
Exceptionnel !!! J'en suis ressortie vraiment chamboulée. C'est un film très fort et je dois dire que j'avais déjà été très impressionnée par Jack O'Connell (II) dans Eden Lake. A voir absolument !