132 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
23 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
9 critiques
3
6 critiques
2
5 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
loulou451
149 abonnés
1 503 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 12 novembre 2011
Pas le meilleur film de Lang en Amérique, mais un bon remake toutefois de la Bête humaine, de Renoir. Au petit jeu du triangle amoureux Glenn Ford, Gloria Grahame, et Broderick, ce dernier emporte largement la palme et prouve qu'il pouvait être bien mieux qu'un faire-valoir pour les deux premiers. Certes, Gloria Grahame joue une garce exquise, mais l'intrigue, à force d'être édulcorée, perd de sa force psychologique. Dommage. Les puristes préfèreront se jeter sur le chef-d’œuvre... de Zola !
Fritz Lang, après Renoir, adapte "La bête humaine" de Zola et en tire un excellent film noir où sommeille en chaque personne une bête sauvage prête à céder à toutes pulsions sexuelles ou meurtrières. Le scénario est bien écrit et admirablement mis en scène avec une très belle photographie. Et puis Glenn Ford, Gloria Grahame et Broderick Crawford sont tous les trois excellents.
Le scénario est bien trop faiblement remanié pour sortir des rails du roman et du film la bête humaine sans casse. Néanmoins si on fait abstraction de ça on dira que le film reste correct.
En noir et blanc. Dans un cadre ferroviaire remarquablement filmé, un drame au scénario bien construit autour d’un couple manipulateur qui rappelle « La bête humaine » de Zola. Mise en scène impeccable.
j'ai adoré ce film, encore plus que sa version française "la bête humaine", je trouve que l'histoire est plus réaliste ainsi, et je préfère les acteurs américains
remake de la bête humaine fritz lang nous embarque dans ce film noir avec maestria Glen Ford est impeccable en amant manipulé et mention spéciale a gloria Grahame en vamp manipulatrice
Zola auteur de série noire? Cela peut surprendre mais c'est bien en polar que s'est transformée "La bête humaine" dans le film de Fritz Lang. En réalité, il s'agit moins ici d'une adaptation originale de Zola que le remake du beau film de Jean Renoir. Un remake d'un tout autre esprit, donc. Car, là où Renoir tournait un drame humain populaire et tragique, Lang reproduit une de ces intrigues vénéneuses chères au cinéma de genre américain, avec femme fatale (encore que fatale à elle seule) et manipulations sur fond de jazz et d'existences provinciales. Dans son genre, le film de Lang est un classique, sobre, concis et efficace. Une réussite pourrait-on dire s'il ne subissait la comparaison avec l'œuvre de Renoir. Les personnages de Lang sont des stéréotypes de la série noire et, en tant que tels, ils sont peu surprenants et reflètent parfois le prosaïsme le moins intéressant du drame sentimental hollywoodien. Ils n'atteignent jamais la sincérité et la profondeur des personnages de Renoir. Ainsi, Glenn Ford, un peu fade dans le rôle de Gabin-Lantier, ne dépasse-t-il pas la simple fonction d'amant manipulé dont on ne perçoit même pas le désir, un comble si on se réfère au titre du film, si ce n'est dans quelques allusions prudemment imagées. Tel qu'il est abordé, le sujet originel fait figure de drame simpliste, banal peut-être, dont le ton et la situation semblent finalement plus proches du "Facteur sonne toujours deux fois" que de "La bête humaine" façon Renoir. C'est dire aussi si on s'est éloigné ici de Zola.