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Pascal C.
32 abonnés
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4,5
Publiée le 17 février 2015
Du grand, du beau cinéma plein de références. Une histoire forte, des personnages attachants et fort bien approchés. Le "rêve américain" revisité et démystifié. Le scénario est haletant et ne vous lâche plus. Le meilleur du cinéma américain, un peu à la façon des frères Cohen. Superbe !
Polar noir, le film peint le contraste entre le rêve américain du personnage et la réalité du milieu de la pègre. Le scénario, très intéressant, se concentre uniquement sur une histoire, il débute ainsi avec le début de cette histoire et se termine par sa fin, ce qui peut expliquer une petite sensation d’inachevé et donc une légère déception pour la fin. Il développe de grands thèmes comme la conquête, la réussite, la violence et la morale. Les personnages sont très complexes et très bien travaillés, ils progressent dans un univers corrompu à toutes les échelles. L’interprétation des acteurs est magistrale. Ils sont intelligents, fascinants et interprètent avec beaucoup de talent le scénario. On ressent vraiment une très belle symbiose entre Oscar Isaac et Jessica Chastain, une nouvelle fois bluffante. Oscar Isaac est parfait et très brillant. Quant à Jessica Chastain, elle propose une interprétation inédite, très précise et envoutante, elle se place ainsi parmi les meilleures interprétations de l’année. Elle joue très bien la complexité de son personnages et ses différentes facettes, développant avec brio l’ambiguïté de cette femme. Remarquable! La réalsiation est réfléchie et propose de beaux plans, de magnifiques cadrages. Le rythme est calme et délibérément lent, c’est très rare qu’un rythme délibérément lent soit prenant, ici c’est presque le cas, ce qui est plutôt bien. Le réalisateur arrive à ne pas nous ennuyer, et avec ce rythme, c’est preuve d’un talent immense. Mais le rythme est bien trop uniforme sur la durée malheureusement. Heureusement ce rythme sera quelques minutes remis à la hausse par une scène d’action remarquable qu’est une poursuite formidable. La musique du film est convaincante même si ce n’est pas une nouveauté. L’univers du film est bien travaillé et l’atmosphère est réussie, proposant une image de grande qualité. Elle plonge le spectateur dans le stress et permet une immersion totale. Un film riche, plein de qualités, le premier étant une interprétation magistrale de la part de deux acteurs très intelligents et fascinants. Thriller élégant, sobre et bien maîtrisé, la réussite provient aussi de l’immersion totale du spectateur, permise grâce à une technique bien travaillée. Critique entière en lien sans spoiler.
A most violent year c'est un film énigmatique. Enigmatique parce que j'en entends le plus grand bien et pourtant, moi, je n'ai rien vu frémir. Rien. Oui, la lumière, la photo, tout ça, tout ça, c'est bien. C'est bon. Mais ça reste de la technique. A vrai dire un peu inutile si le film ne vibre pas, ne fut-ce qu'un tout petit peu. Je l'ai regardé se débattre ce personnage d'Abel, je l'ai vu hurler pour sauvegarder sa droiture mais j'ai trouvé ça un peu vain, j'ai trouvé ça un peu engoncé comme combat pour une année ultra-violente. J'ai trouvé un peu sclérosé toutes ces histoires de mazout de chauffage, j'ai trouvé un peu carré les personnages de Chastain ou d'Isaac, à peine ébauché, dans leur grande villa, éclairés par des lampes vintage, derrière un bureau et une mallette de billets. Mais au fond, ce qui m'a le plus gêné c'est cette impression de disque rayé, tu sais, quand tu entends trente fois le même passage, les mêmes accords, sans fin, cette impression de stagner, de ne rien offrir d'autre que ce qu'on a déjà vu. Le film stagne et moi aussi.
manque confondant d' originalité pour ce film qui nous plonge dans des années ou tous les coups étaient permis, ou presque pour parvenir à ses fins, surtout aux états unis...mais cette année est si particulière? je ne pense pas. les acteurs sont bons voire très bons, la reconstitution réussie (les cuves de fioul occultant les ex- twin towers...) mais la conviction scénaristique n' est pas là et on a vraiment l' impression de visionner un film dont l' histoire a déjà été traitée cent fois, dommage.
Le troisième film de Chandor reste une œuvre originale et intéressante qui offre un rôle de composition passionnant pour Isaac! L'histoire peu passionnante et le rythme lent et parfois ennuyeux est rattrapé par des envolées et des fulgurances exceptionnelles qu'elles soient scenaristiques, dialoguistes ou de mise en scène. "A most violent year" n'est pas la claque escompté mais reste une sincère satisfaction.
Dès le départ les titres sur l'écran soulignent que l'histoire se passe début des années quatre vingt; on entend une chanson tirée du premier album de Marvin Gaye (nb. celle-ci est sortie dans les années septante). Aucune idée selon moi sur le poids ni l'influence que les années quatre vingt sont censes jouer sur toute ce film ou ses personnages. Tout cela pour dire que selon moi le réalisateur du film ne semble pas vraiment entrer dans le monde intime des personnages qu'il a crées. Tout cela reste un peu sur la surface... ..Néanmoins cela reste un bon film.
Après l'excellent Margin call, celui ci est un très bon western industriel. Là où le cinéma français, gorgé de subventions, aurait été lourdement pédago , Chandor grace au scénario, à une excellente mise en scène et de splendides horribles décors fait nettement mieux. Il ne cherche pas à nous rééduquer mais à faire du cinéma.
Encensé par une grande partie de la critique, "A Most Violent Year" n’a pourtant pas grand-chose d’enthousiasmant. Il souffre surtout d’un scénario sans relief, centré sur un personnage auquel on ne croit jamais vraiment. Oscar Isaac joue un Al Pacino du "Parrain" à la petite semaine, en tentant d’incarner un patron intègre au milieu de la mafia des margoulins qui maquereautent la distribution de fuel domestique à New York. On lui fait tout, le pauvre : une enquête du procureur sur ses pratiques financières (pleines d’acrobaties, mais il n’y est pour rien, juré craché, c’est sa femme qui a juste pris quelques libertés…), ses camions se font voler leur cargaison, ses employés pètent les plombs, sa banque le lâche au pire moment… Et lui reste droit dans ses bottes, bon boss accroché à ses valeurs, bon père qui protège sa famille. Et au final, il triomphera de tous les obstacles. Une icône du rêve américain peinte avec une telle naïveté, une telle absence de complexité dans le dessin d’un personnage, voir ça en 2014, c’est tout de même très étonnant. Et même si Jessica Chastain est, comme toujours, remarquable, on est très loin de la tension glacée des films de James Gray, modèle quasi-revendiqué du réalisateur. Surcoté.
N'ayons pas peur des mots. J. C. Chandor a 41, et il s'agit là de son troisième film ; les deux premiers, Margin Call et All is Lost, étaient de très belles réussites, et si il parvenait à confirmer avec A Most Violent Year, il entrait pour de bon dans la cour des grands. A chaque fois, le jeune réalisateur s'attaque à un thème différent et à des atmosphères différentes, et il réussit coup sur coup à nous émerveiller, tout en gardant une justesse qui est désormais associée à son nom. Ce troisième film ne déçoit pas, bien au contraire. C'est au polar sociétal et mafieux que JC s'attaque ici, et il nous livre un film à mi-chemin entre ce qu'aurait fait Scorsese et James Gray. Tout se passe dans le New York des années 80, avant le grand nettoyage de la ville par Rudy Giuliani, quand de nombreux quartiers étaient infréquentables et où la loi peinait à se faire appliquer. L'ambiance du film est absolument dingue de réalisme. On se croirait vraiment à cette époque, dans la grosse pomme, et la mise en scène ainsi que les décors sont totalement immersifs. J'en viens à l'histoire, qui se concentre sur un homme d'affaire joué par Oscar Isaac, à la tête d'une compagnie de livraison pétrolière. D'un côté, il doit gérer l'achat d'un emplacement qui lui permettrait de se développer de telle façon qu'il serait un grand industriel incontournable de la ville et de l'autre, il doit gérer les nombreux tracas du quotidien, causés par des jaloux concurrents ou juste des personnes dans le besoin qui ont choisi la voix de l’illégalité pour parvenir à leur fin. Les acteurs sont phénoménaux, que ça soit Isaac ou Jessica Chastain, qui est je pense la meilleure actrice au monde. Cet homme d'affaire va être attaqué de toute part, que ce soit directement, ou par des choix de vie ou des valeurs qui diffèrent des siennes, et à chaque fois il gardera son intégrité. Toute la ville semble être pourrie, et ses proches eux-mêmes ne sont pas nets, mais sa volonté de réussir sans tricher surpasse tout. C'est beau, c'est immersif et c'est poignant. Chandor est, assurément un très grand réalisateur qu'il faudra suivre dans ce siècle qui commence.
A la tête de A most violent year, nous avons J.C. Chandor qui comme à son habitude signe à la fois le scénario et la réalisation. Si on ne sera pas forcément scotché par son scénario finalement assez banal, on est davantage captivé par cette nouvelle performance d’Oscar Isaac. Il est tout simplement impeccable dans sa panoplie complète du parfait gangster mais qui met (presque) toujours un point d’honneur à rester dans le droit chemin. Quant à Jessica Chastain elle s’impose avec son caractère affirmé et on en vient à regretter que ce personnage n’ait pas bénéficié d’un peu plus de présence à l’écran. Par contre si vous vous attendez à une succession de règlements de comptes, vous faites fausse route car ici on privilégie la psychologie à l’action.
Encore une fois, un film très bien écrit de la part de J.C. Chandor, auteur de Margin Call. La force du film réside dans son personnage principal, relativement atypique dans le cinéma de genre. La thématique du rêve américain est elle souvent traitée au cinéma, mais ici l'histoire et le jeu des acteurs donnent une couleur unique à ce film. Concernant la réalisation, le bilan est plus mitigé selon moi. La photo du film n'est pas toujours adaptée, avec des plans clairement sous exposés. Dommage car cela dessert une production artistique de haute volée (des décors et des costumes très réussis qui ancrent parfaitement le film dans son époque). Pour autant, c'est un film puissant qui met en place une tension permanente. Les rebondissements y sont nombreux mais ne vous attendez pas à y voir des fusillades toutes les 5 minutes. La violence est à trouver ailleurs.
La situation n'est pas simple quand on est le dernier film de l'année. Sortir le 31 décembre, c'est courir le risque de passer inaperçu, noyé entre le champagne et le foie gras. A most Violent Year est le troisième long métrage de JC Chandor, réalisateur salué dès son premier film, Margin Call et qui avait pris des risques avec le second , All is lost : un seul acteur (Robert Redford) et aucun dialogue.
Il signe là un film à l'ambiance vintage sur le monde cruel des affaires, l'injustice et la corruption. Le titre, finalement, ne renvoie qu'au contexte dans lequel se déroule l'histoire d'Abel Morales. La Musique d'Alex Ebert est sublime et les décors ultra soignés. La neige qui recouvre un New York industriel et inhospitalier est plutôt rare sur nos écrans. Le rêve américain en prend un sacré coup. Le glamour se résume au long trench blanc de Jessica Chastain - nommée d'ailleurs au Golden Globes pour sa performance - et à l'impeccable coiffure d'Oscar Isaac (que l'on verra beaucoup en 2015, notamment dans les prochains Star Wars et X-Men).
Le voir le jour même de sa sortie n'aurait pas fait changé mon top 10 d'un iota. Si le travail est soigné, le film est ennuyeux. Je ne trouve pas d'autre mot. Sur 1h50 que dure A Most Violent Year, mon intérêt n'a été capté qu'en de très rares occasions, notamment lors d'une course poursuite très réussie qui s'achève dans le métro de New York. Le reste n'était que lenteur et étirements inutiles.
En Bref : 9/20. Admirer le style 80' c'est bien 5 minutes. Si vous y allez, évitez la séance de 22h.
Le film est assez déroutant car il n'est pas celui auquel on s'attend. N'allez pas y voir un film de maffieux au suspens haletant et vous attendre à croiser Al Pacino au coin d'une rue, le film est centré sur la personnalité du héros qu'on a du mal cerné jusqu'à la fin grâce à la formidable interprétation d'Oscar Isaac accompagné de l'excellente Jessica Chastain. Un film étonnant au titre trompeur, très beau.