A Most Violent Year
Note moyenne
3,8
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379 critiques spectateurs

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22 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 janvier 2015
L'impression de voir un très bon Sidney Lumet des années 80 type "Contre-Enquête"... Un film de pure mise en scène, et c'est assez rare dans le "film de genre" pour le signaler, je n'ai ressenti ça peut-être que devant "the Ghost Writer" de Polanski...
La direction d'acteurs est parfaite, et Jessica Chastain l'est tout autant en platine bourgeoise mal rangée des camions. Même Oscar Isaac, peu convaincant pendant les premières minutes, monte en puissance, jusqu'à cette fabuleuse scène finale, où spoiler: il comble le trou dans la cuve avec son mouchoir, la cuve qui saigne du pétrole, pendant que son "ami" agonise au sol
... C'est pas de la pure mise en scène, ça ?
Deux scènes de poursuite simplement bluffantes, dignes du meilleur Friedkin (toujours les années 80 : To Live and Die in L.A., par exemple), une vision de NYC assez originale (jamais Manhattan en tout cas), une attention toute particulière à la garde-robe (le manteau beige !)...
Une fausse impression de faux rythme pendant tout le film, des lumières blèmes, une musique pas haletante du tout (mais c'est bien), bref : moi j'aime bien !!
Matching P.
Matching P.

17 abonnés 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2015
C'est un film de J.C. Chandor, dont nous avions déjà apprécié Margin Call. Il s'agit d'un polar classique avec toutes les références et clichés du genre, comme la table ronde des chefs mafiosi, ou Oscar Isaac en Al Pacino avec ce regard perçant dans "Le Parrain". Tous les personnages sont italiens ou latinos, bien sûr ! Le scénario semble d'abord très simple, mais au fur et à mesure que l'on avance dans le film, on se rend compte de sa qualité, de l'extrême finesse, du soin du détail et de son efficacité ; de plus le casting est impeccable.

Le titre parle de la violence qui régnait dans la ville de New Yok à cette époque, mais elle est peu présente à l'écran. Au contraire, c'est un film basé sur des dialogues sans toutefois être ennuyeux.

C'est aussi un film sur un couple dont la relation évolue. La femme fait partie intégrante de l'action, elle est très belle, mais ce n'est pas une potiche. Jessica Chastain, qui incarna dans "Zero Dark Thirty" la femme qui avait réussi à localiser Ben Laden, est ici transformée en vamp blonde et rappele Kim Basinger dans "L.A. Confidential".

Comme dans tout bon thriller, il y a du suspense. Le suspense de l'action, mais aussi un suspense moral. La moralité sera-telle sauve ? Le héros qui a pris goût à un train de vie plutôt aisé restera-t-il l'homme d'affaires aux mains propres ? Sa naïveté dans un tel environnement peut d'ailleurs surprendre. C'est là que réside tout l'intérêt du film, il quitte le cliché du polar simpliste avec le bon et le méchant pour nuancer les propos. N'oublions pas le contexte politique. Nous n'en dirons pas plus, juste que dans un moment extrêmement dramatique, notre héros n'oublie pas de boucher le trou de la citerne...ceux qui auront vu le film comprendront...

Quelques toutes petites critiques entre nous : Dans le New York de 1981 il y avait encore les Twin Towers, dans le film on ne les voit pas..., et le frère du héros n'a pas vraiment pas le type latin comme son grand frère.
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2015
(...) A Most Violent Year montre en fait le basculement d’un personnage confrontés aux dessous de l’American Dream (...) La réussite du film de J.C. Chandor repose en grande partie sur le couple Abel-Anne (...) Anne, fille d’un de ces « gangsters » du capitalisme, n’a pas toute la rigueur morale d’Abel et semble prête à emprunter les chemins « faciles » que ce dernier se refuse justement à emprunter (...) Progressivement, Anne parvient à faire fléchir l’incorruptible Abel (...) A Most Violent Year s’inscrit ainsi dans la lignée de Margin Call (2011), premier film du réalisateur, comme critique acerbe d’un capitalisme agressif où domine la loi du plus fort (...) un film qui marque, sans doute, la naissance d'un futur grand du cinéma américain.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2015
J.C. Chandor est LE réalisateur américain qu'il faut suivre. Margin Call et le passage au crible de la finance post crise des subprimes. All is Lost et la décadence peu fortuite d'un Robert Redford au sommet de son art. Maintenant A Most Violent Year, peinture, et le mot est rigoureusement choisi, d'une Amérique faiblarde en quête d'un sursaut. Une mise en scène à chaque fois flamboyante. Un chef opérateur déniché à la bonne école. Mais ces trois films, ont en commun une écriture. Trois histoires utopiques cadencées, rigoureuses, qui font signe d'un gars exigeant qui sait ce qu'il veut. Aucun personnage n'a de certitudes, tous ont une faille, ce qui va dans la bonhomie ambiante.
Patrick M.
Patrick M.

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2015
Une fois de plus, J. C. Chandor réalise un très bon film, avec un soin particulier à restituer le contexte de New York du début des années 80. Sa mise en scène est, je n'ai pas peur de l'écrire, hitchcockienne: une porte qui s’ouvre et on a peur, une ombre qui passe et on frémit. Avec très peu de violence, une photographie peut-être un peu trop sombre, il nous restitue, pendant plus de deux heures, un suspense constant, dans un climat lourd et malsain. On s'interroge, on doute en permanence de l'honnêteté et de l'intégrité du héros, de sa femme, du procureur... Et puis, c'est un film sur ... une question morale: peut-on être "propre" lorsqu'on est capitaliste ?
moonboots
moonboots

73 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2015
Abel Morales cherche à développer son business dans le contexte du New York City du début des années 80 gangréné par la corruption. A Most Violent Year prend à revers, c'est un polar comme il s'en faisait dans les années 70, tout en retenue et qui fait monter la tension avec peu de moyens malgré ce que le titre pourrait amener à croire. Les ambiances et les acteurs sont impeccables, ça manque simplement un peu de magie pour l'emporter.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 décembre 2015
Un propos original et fort. Une esthétique superbe grâce à cette colorimétrie dans les bruns. Un personnage impeccable, qui sait se maitriser, qui respecte ses principes. En somme un bel humain !
Mais le film pêche par sa lenteur et une impression que le film ne décolle pas véritablement m'a habité.
crachou94
crachou94

25 abonnés 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2015
Un très bon thriller américain, avec des images inhabituelles du New York des années 80, dans lequel la volonté de réussir honnêtement du personnage principal est mise à l'épreuve, Jessica Chastaing est magnifique.
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2015
En fait le problème est dans le titre. A most violent year. J'ai donc été cueilli à froid, n'ayant rien lu, rien vu concernant ce film. Je me suis fié bêtement aux note d'Allocine ! Entendons nous ce n'est pas un mauvais film mais j'ai attendu pendant 2 heures que le film devient a most violent film ... j'ai pensé que ce serait à la moitié. 1 heure guimauve et 1 heure violente. Puis dans la dernière demi heure ... puis j'ai pensé à un rebondissement ultime. Mais rien ... un très bel exercice de lumière, de mise en scène, de jeu d'acteur peut être mais je me suis ennuyé à attendre et ce n'est jamais venu. Au moins Bergman ne donnait pas de fausse promesse dans ses titres !!
AlanSunderland
AlanSunderland

32 abonnés 37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2015
A Most Violent Year dispose d'une réalisation soignée et offre des scènes magnifiques avec NewYork en arrière plan. Dommage que le film, en dépit d'acteurs convaincants et d'un bon scénario, comporte de nombreuses longueurs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 janvier 2015
Néoclassique, sobre, une photo et un casting magnifique, ce film est comme une question de Julien Lepers dans Questions pour un champion: ça a l'air compliqué alors que c'est ultra simple. Le traitement du scénario est suffisamment ouvert pour permettre plusieurs interprétations sur la véritable activité du personnage principal (Oscar Isaac, énorme charisme).
llafaye
llafaye

7 abonnés 170 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2015
Un contexte new-yorkais méconnu et d'autant plus dans les années 80. On est pris par ce thriller dont la VO est plutôt compréhensible ce qui est agréable. Excellente diction des acteurs qui son parfaits.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 janvier 2015
Un film qui a de la classe

Pour commencer, je vous souhaite une Bonne Année et vous présente pour 2015 mes meilleurs vœux de réussite et surtout je souhaite que 2015 soit une grande année de cinéma. A ce propos, quoi de mieux pour commencer l’année que le 3 ème film du brillant J.C.Chandor. Ce dernier est un des 4 cinéastes, qui selon moi, va régner sur Hollywood dans les 10 prochaines années (ceux que je cite à la fin de mon article sur Whiplash). Ancien réalisateur de clips publicitaires, il décide en 2011 de changer radicalement de voie en réalisant son premier long métrage « Margin Call » un drame dans les coulisses de la bourse new-yorkaise « pré 2008 », qui fut un véritable coup de maître (tellement qu’Oliver Stone a surement dû manger la bobine de « Wall Street 2 »). Après un second film, « All Is lost » qui a divisé beaucoup de monde, a-t-il réussi un nouveau de coup maitre avec « A Most Violent Year »? Décryptage.

Histoire: New York - 1981. L'année la plus violente qu'ait connue la ville. Le film retrace pendant une courte période, l’histoire d’Abel Morales, un ancien émigré qui possède une entreprise de distribution de fioul, qui fonctionne très bien. Symbole du rêve américain, il a pour ambition d’acheter un nouvel entrepôt pour pouvoir agrandir son entreprise. Mais Abel va rencontrer de multiples difficultés notamment ses chauffeurs qui se font voler leur cargaison, ainsi que le nouveau procureur qui l’a dans le collimateur. Cet homme qui se dit être un honnête businessman va devoir se sortir de cette spirale infernale avant de tout perdre mais à quel prix.

En lisant ce synopsis et en regardant la bande d’annonce, on a l’impression que « A Most Violent Year» est un mélange entre polar et film de gangsters, mais en réalité, il s’agit plus d’un mélange entre drame et thriller psychologique. À l’instar d’un Sidney Lunet, Chandor montre plus une violence psychologique qu’une violence physique (un peu comme une prise d’otage); après bien sûr, il y a une part de violence physique dans le film mais elle est moindre comparée au dommage matériel (argent, enquête judiciaire, etc.; après je ne vais pas tout spoiler) que subit Abel ainsi que sa société.

Ce qui intéresse le réalisateur c’est de montrer la violence du monde des affaires et surtout comment peut-on survivre dans ce monde et écraser ses concurrents tout en restant honnête? C’est cela l’enjeu majeur du film et Chandor le traite quasiment de la même façon que Margin Call, donc attendez-vous plus a voir des réunions entre différents concurrents que des vendettas armes au poing.

Pourtant, l’ensemble n’en reste pas moins passionnant, car le cinéaste arrive à nous immerger dans cet univers avec une certaine classe. Déjà, la mise en scène est vraiment excellente, une ambiance immersive et extrêmement bien travaillée, notamment grâce a une photographie clair-obscur sublime.

Ensuite, les acteurs sont parfaits, notamment le duo Isaac-Chastain qui forme un couple shakespearien sublime (notamment l’affiliation du personnage d’Anna à lady McBeth me semble évidente).

Ensuite, le scénario est extrêmement bien construit car en plus de confirmer ses talents indéniables de scénariste, Chandor commence à devenir un dialoguiste hors pair, certains de ses dialogues ont une musicalité vraiment intéressante (je pense notamment à la scène de la perquisition).

Enfin, j’ai adoré l’approche du film qui d’une part me fait penser un peu à ce qu’avait Martin Scorcèse avec «Les affranchis», c’est-à-dire montrer la dimension à la fois hypocrite et à la fois respectueuse de cet univers, de cet esprit:«je t’aime bien mais c’est le business», et d’autre part de montrer une vision un peu brutale et pervertie du rêve américain .

Après le film n’est pas totalement parfait, la faute à l’avant dernière scène que je trouve personnellement très théâtrale et je pense que le réalisateur aurait pu arriver à faire passer la même idée tout en étant un peu plus fin.

Malgré cela, « A Most Violent Year » reste un excellent film qui vaut réellement le détour et qui confirme que J.C. Chandor a le potentiel pour devenir l’un des meilleurs cinéastes américains de ces 20 ou 30 prochaines années.
Xavier d
Xavier d

12 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2015
Très bonne réalisation, excellents acteurs. Mais un scénario assez plat et un rythme lent qui font que le film paraît assez long.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 janvier 2015
A Most Violent Year = A Most Boring Film.
Scénario très linéaire, à peu près aussi lisse que la coupe de cheveux de son personnage principale, interprété par Oscar Isaac. Le titre se voulait provoquant : "A Most Violent Year". Pourtant, tout ce que J.C. Chandor trouve pour nous faire ressentir la violence qui frappait NYC à cette époque, c'est nous donner à entendre quelques faits divers à la radio. Où est-elle cette violence dont on parle ? À Manhattan, dans cette ville qui sert que de décor et de toile de fond à une intrigue mal enracinée ? Comme on s'ennuie devant ce patron d'entreprise trop intègre et trop naïf, et on en vient même rapidement à se demander comment ce self made man si propre sur lui a bien pu se frayer un chemin dans cet environnement mafieux. Le personnage interprété par Jessica Chastain n'est plus abouti. Il manque cruellement de profondeur. Comme ce film.
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