A Most Violent Year
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382 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 janvier 2015
Un film qui a de la classe

Pour commencer, je vous souhaite une Bonne Année et vous présente pour 2015 mes meilleurs vœux de réussite et surtout je souhaite que 2015 soit une grande année de cinéma. A ce propos, quoi de mieux pour commencer l’année que le 3 ème film du brillant J.C.Chandor. Ce dernier est un des 4 cinéastes, qui selon moi, va régner sur Hollywood dans les 10 prochaines années (ceux que je cite à la fin de mon article sur Whiplash). Ancien réalisateur de clips publicitaires, il décide en 2011 de changer radicalement de voie en réalisant son premier long métrage « Margin Call » un drame dans les coulisses de la bourse new-yorkaise « pré 2008 », qui fut un véritable coup de maître (tellement qu’Oliver Stone a surement dû manger la bobine de « Wall Street 2 »). Après un second film, « All Is lost » qui a divisé beaucoup de monde, a-t-il réussi un nouveau de coup maitre avec « A Most Violent Year »? Décryptage.

Histoire: New York - 1981. L'année la plus violente qu'ait connue la ville. Le film retrace pendant une courte période, l’histoire d’Abel Morales, un ancien émigré qui possède une entreprise de distribution de fioul, qui fonctionne très bien. Symbole du rêve américain, il a pour ambition d’acheter un nouvel entrepôt pour pouvoir agrandir son entreprise. Mais Abel va rencontrer de multiples difficultés notamment ses chauffeurs qui se font voler leur cargaison, ainsi que le nouveau procureur qui l’a dans le collimateur. Cet homme qui se dit être un honnête businessman va devoir se sortir de cette spirale infernale avant de tout perdre mais à quel prix.

En lisant ce synopsis et en regardant la bande d’annonce, on a l’impression que « A Most Violent Year» est un mélange entre polar et film de gangsters, mais en réalité, il s’agit plus d’un mélange entre drame et thriller psychologique. À l’instar d’un Sidney Lunet, Chandor montre plus une violence psychologique qu’une violence physique (un peu comme une prise d’otage); après bien sûr, il y a une part de violence physique dans le film mais elle est moindre comparée au dommage matériel (argent, enquête judiciaire, etc.; après je ne vais pas tout spoiler) que subit Abel ainsi que sa société.

Ce qui intéresse le réalisateur c’est de montrer la violence du monde des affaires et surtout comment peut-on survivre dans ce monde et écraser ses concurrents tout en restant honnête? C’est cela l’enjeu majeur du film et Chandor le traite quasiment de la même façon que Margin Call, donc attendez-vous plus a voir des réunions entre différents concurrents que des vendettas armes au poing.

Pourtant, l’ensemble n’en reste pas moins passionnant, car le cinéaste arrive à nous immerger dans cet univers avec une certaine classe. Déjà, la mise en scène est vraiment excellente, une ambiance immersive et extrêmement bien travaillée, notamment grâce a une photographie clair-obscur sublime.

Ensuite, les acteurs sont parfaits, notamment le duo Isaac-Chastain qui forme un couple shakespearien sublime (notamment l’affiliation du personnage d’Anna à lady McBeth me semble évidente).

Ensuite, le scénario est extrêmement bien construit car en plus de confirmer ses talents indéniables de scénariste, Chandor commence à devenir un dialoguiste hors pair, certains de ses dialogues ont une musicalité vraiment intéressante (je pense notamment à la scène de la perquisition).

Enfin, j’ai adoré l’approche du film qui d’une part me fait penser un peu à ce qu’avait Martin Scorcèse avec «Les affranchis», c’est-à-dire montrer la dimension à la fois hypocrite et à la fois respectueuse de cet univers, de cet esprit:«je t’aime bien mais c’est le business», et d’autre part de montrer une vision un peu brutale et pervertie du rêve américain .

Après le film n’est pas totalement parfait, la faute à l’avant dernière scène que je trouve personnellement très théâtrale et je pense que le réalisateur aurait pu arriver à faire passer la même idée tout en étant un peu plus fin.

Malgré cela, « A Most Violent Year » reste un excellent film qui vaut réellement le détour et qui confirme que J.C. Chandor a le potentiel pour devenir l’un des meilleurs cinéastes américains de ces 20 ou 30 prochaines années.
Xavier d
Xavier d

13 abonnés 269 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2015
Très bonne réalisation, excellents acteurs. Mais un scénario assez plat et un rythme lent qui font que le film paraît assez long.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 janvier 2015
A Most Violent Year = A Most Boring Film.
Scénario très linéaire, à peu près aussi lisse que la coupe de cheveux de son personnage principale, interprété par Oscar Isaac. Le titre se voulait provoquant : "A Most Violent Year". Pourtant, tout ce que J.C. Chandor trouve pour nous faire ressentir la violence qui frappait NYC à cette époque, c'est nous donner à entendre quelques faits divers à la radio. Où est-elle cette violence dont on parle ? À Manhattan, dans cette ville qui sert que de décor et de toile de fond à une intrigue mal enracinée ? Comme on s'ennuie devant ce patron d'entreprise trop intègre et trop naïf, et on en vient même rapidement à se demander comment ce self made man si propre sur lui a bien pu se frayer un chemin dans cet environnement mafieux. Le personnage interprété par Jessica Chastain n'est plus abouti. Il manque cruellement de profondeur. Comme ce film.
VILLE.G
VILLE.G

83 abonnés 824 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2015
Intéressant mais pas prenant.
La tension existe mais on n'arrive pas à rentrer complètement dans les émotions.
Problème de"temps" et montage incertain? jeu des acteurs peu charismatiques?
Pas assez pour en ressortir conquis.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 janvier 2015
Une histoire bien montée, un univers captivant et un personnage au charisme démentiel, tout ce qu'il faut pour faire de ce drame/thriller un moment de pur plaisir !
felixaix
felixaix

3 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2015
superbe découverte bien mieux que "margin call". le scénario est inhabituelle, les acteurs excellents mais c'est surtout l'ambiance que l'on n'oubliera pas de si tôt.
la reconstituion du New York de 1981 avec des couleurs sépias, le cadrage de nombreux plans, l'importance du bruitage, la musique discrète... tout est génial et m'a fait pensé plus d'une fois à David Lynch (Blue Velvet et Mulholand Drive) le mystère en moins bien sûr !!
et aussi à "Fargo" des frères Coen la violence gratuite en moins.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 janvier 2015
Mené sur un faux rythme, au risque de nous faire subir quelques longueurs, ce polar est percutant et traite parfaitement son sujet : rester intègre et honnête dans le NYC violent et corrompu du début des années 1980.
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2015
Excellente réalisation dans la plus pure tradition des films de gangsters américains. Pas d'autre message à en attendre. Un bon moment assurément. LA violence n'est pas agressive, ça rend le film largement supportable pour une soirée de détente.
20centP
20centP

23 abonnés 235 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2015
Le film possède des atouts indéniables : réalisation, ambiance, interprétation, ... mais le scénario manque un peu de densité. En sortant du film, on peut avoir l'impression d'avoir assisté à un pilote très alléchant d'une série. Continuant de creuser la thématique de l'intégrité, JC Chandor parvient ici moins à capter un tournant comme il l'avait si bien réussi dans Margin Call. En dehors de cette réserve, le film est très réussi. Oscar Isaac campe un personnage attachant avec un look en décalé par rapport à son caractère. Jessica Chastain apporte le trouble et la sensualité avec beaucoup de réussite.
halou
halou

156 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2015
Le troisième film d'un réalisateur à suivre. Son "Margin Call" était remarquable, celui-ci est une pure réussite. Le milieu original décrit avec tant de réalisme et sans fioriture, une musique discrète sur des images sombres collant parfaitement à l'ambiance de l'époque, des acteurs impeccables, une mise en scène et un rythme maîtrisés, le film plonge avec intelligence dans un monde où les décisions ne sont pas simplement binaires.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 janvier 2015
J. C. Chandor serait-il un génie ? Son 3ème film est en tout cas génial, superbe. Difficile de faire mieux en terme d'histoire et de mise en scène. Encore une fois, le réal signe lui-même le scénario qui traite de la violence (dans le N. Y. des années 80, venant perturber la vie d'un homme d'affaires en fioul) et des "moyens" de l'affronter sous un jour incroyablement original, sans jamais vraiment la montrer à l'image. De même, l'interprétation, la musique (Alex Ebert, déjà compositeur de All is lost), la photographie, les costumes etc. vont dans le sens de l'excellence. Le tandem O. Isaac-J. Chastain fonctionne sublimement bien, on voit rarement de couple aussi "beau", aussi bien assorti. Chacun d'eux apporte une nouvelle pierre à une filmo de plus en plus solide. A voir absolument!!!
stanley
stanley

87 abonnés 771 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2015
A most violent year me semble un film bien surfait. J'avoue m'être ennuyé à Marghin Call, malgré d'évidentes qualités de mise en scène. Ici, l'ennui n'est pas manifeste et le film, bien que décevant, se laisse regarder grâce à ses qualités de photographie, musique et parfois de rythme (telle cette belle scène de poursuite dans un tunnel qui rend le cinéphile claustrophobe).J. C. Chandor a bien su rendre le New York dévasté de 1981. A noter aussi, la belle scène du court de tennis à l'intérieur de la villa, belle idée. Le problème est que le scénario n'est que répétition des mêmes concepts à travers de scènes réitérées servant un propos lourd et prévisible. On se demande si le cinéaste, en voulant recréer l'univers de 1981 n'a pas, en plus, copié les films de cette époque. On ne compte plus les références non cachées à Scorcese, Gray et surtout au Parrain 2 de Coppola, le héros faisant d'ailleurs une copie très gênante d'Al Pacino. Certaines scènes entre les chefs des compagnies, spoiler: l'attaque de la maison du héros ou l'ultime plan ("sauvez ma famille" dit un homme)
en sont la preuve. Paradoxalement, le film est sauvé par la douceur de son rythme créant une réelle nostalgie. Les acteurs, fussent ils talentueux, ne sont pas habités ni écrits. La sexy Jessica Chastaing n'est pas dirigée et Oscar Isaac n'est pas toujours très fin. Enfin, les dialogues m'ont semblé simplistes (le PDG préférant la façon d'arrive à un but que le but lui même). Un film seulement moyen.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 janvier 2015
très belle réalisation et prestation des acteurs, mais le film ennuie par quelques références un peu lourdes et sa narration
Freakin  Geek
Freakin Geek

284 abonnés 917 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2015
Dans la course aux Oscars 2015, A Most Violent Year fait déjà figure de grand favori avant même d'avoir conquit le public. Dans la lignée d'American Bluff, le réalisateur J.C. Chandor replonge dans le monde des affaires pour nous raconter le quotidien d'un immigré qui cherche à réaliser son rêve américain.

Pour son troisième long métrage, J.C. Chandor semble avoir sorti son manuel du parfait réalisateur. Doté d'un budget beaucoup plus confortable que celui de ses précédents films Margin Call et All Is Lost, A Most Violent Year est un flagrant hommage au grands réalisateurs de films de gangsters. Impossible de ne pas penser à Martin Scorsese ou James Gray devant le classicisme très académique de long métrage. Il n'y a jamais de mal à s'inspirer des plus grands surtout quand le résultat est franchement à la hauteur.

Autre chance de gagner un Oscar, l'histoire de A Most Violent Year est un scénario original écrit par J.C. Chandor. Curieusement le personnage imaginé par le réalisateur rappelle en plusieurs points Nicolas Sarkozy aussi bien dans sa mentalité, dans ses expressions et dans sa carrière où la frontière entre criminalité et légalité est vraiment fine. Les deux hommes sont en effet entourés de gens ayant trempé dans des affaires plutôt louche. Le réalisateur souligne d'ailleurs que le monde des affaires et celui de la politique sont similaires.

L'histoire de A Most Violent Year n'a rien d'extraordinaire en elle même mais se suit pour autant avec intérêt. On est à 100% derrière cet homme ambitieux à frémir pour lui à chaque galère et à se demander ce que lui réserve le réalisateur et scénariste. Pas le temps de s'ennuyer dans le film qui est ponctué par moments de scènes d'actions augmentant le suspense.

Progressivement Oscar Isaac a fait son chemin à Hollywood et atteint les sommets depuis environ cinq ans où ils commence à tenir la tête d'affiche. On découvre un nouvel acteur véritablement capable de se métamorphoser de films en films. Musicien Folk sans le sous dans Inside Llewyn Davis de Frères Cohen ou arnaqueur de touristes dans The Two Faces Of January et aujourd'hui homme d'affaire immigré qui tente de réussir à New York. L'acteur est exceptionnel dans le rôle d'Abel Morales, un homme droit et juste qui refuse la facilité de tomber à son tour dans le banditisme ambiant pour réussir.

Jessica Chastain frappe encore fort dans le rôle de la femme de cet homme d'affaire. Fille de gangster, on a souvent l'impression que c'est elle qui mène réellement les affaires. Albert Brooks qui avait joué avec Oscar Isaac dans Drive incarne leur avocat. Un rôle sérieux pour cet acteur plus connu pour avoir doublé le héros du Monde de Nemo et prêté sa voix à plusieurs personnages des Simpsons. Dernier rôle notable de ce long métrage David Oyelowo joue un procureur sur les basques d'Abel Morales.

Dire qu'aucun des acteurs à l'affiche de A Most Violent Year n'étaient le premier choix du réalisateur, on serait vraiment passer à coté d'un grand film. Toute cette histoire fonctionne beaucoup sur le travail exceptionnel du caméléon Oscar Isaac et de Jessica Chastain impeccable dans ce couple de nouveaux riches qui ne veulent rien lâcher. Nul doute que grâce à eux, le long métrage de J.C. Chandor deviendra vraiment le classique qu'il cherche à devenir et devrait sans peine faire parler de lui aux Oscars.
littleplayer77
littleplayer77

91 abonnés 948 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2015
De très bonnes critiques pour ce polar au style mafieux. New York - dans les années pré-Giuliani - gangrénée par la corruption ... Autant j'ai bien aimé l'ambiance, autant je n'ai pas spécialement accroché à l'histoire. A vrai dire, je m'attendais à ce que ce soit un peu plus punchy et que l'entrepreneur "droit dans ses bottes" sorte du droit chemin (sa femme, fille d'un mafieux, en fausse piste ...). Sentiment mitigé au final ...
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