A Most Violent Year
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Ditcinema
Ditcinema

3 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2015
Un film qui vous tient au suspens jusqu'au bout formidablement bien jouer par l'acteur principale ainsi que les autre acteur
A ne pas louper
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 janvier 2015
Repéré il y a trois ans pour son thriller financier Margin Call, J. C. Chandor met cette fois le capitalisme en porte-à-faux avec un autre pilier de l’identité américaine : La criminalité. Entre le rêve américain utopique dans lequel s’obstine à vivre Abel Morales, un immigré hispanique idéaliste, et la violence des attaques à mains armées que subissent ses employés, c’est bien vers une peinture désenchantée de son pays que le film veut nous emporter. Situé au début des années 80 et usant d’une mise en scène et d’une photographie directement inspirés des maitres du film noir de l’époque (le New-York désenchanté tel que le voyaient Scorcese et Lumet et le clair-obscur de Gordon Willis), A most violent year a, sur le papier, tout pour satisfaire, au moins, les nostalgiques de l’époque. D’un tel postulat de départ, on a l’habitude de s’attendre à suivre le personnage dans son ascension (Scarface et Le parrain 2 en sont les meilleurs exemples) ou dans son déclin (comme c’était déjà le cas dans Margin Call), mais ici Chandor fait le pari de nous dépeindre le maintien de son héros. En plus de ces enjeux peu captivants, on peut aisément reprocher au scénario de ne pas bien amener ni développer tous ses personnages. Si le couple au centre du récit fonctionne parfaitement, et que leurs dialogues sont bien écrits, Albert Brooks et David Oyelowo sont sous-exploités. C’est aussi le cas du beau-père qui n’est qu’évoqué alors que, en tant qu’ancien gangster ayant su tirer profit du système par des moyens que refuse Abel, il aurait été un antagoniste au point de vue très profitable au propos. Le manque à gagner en suspense et en rythme dans le développement de l’histoire nous laisse attendre des fulgurances de la part des acteurs et des scènes mémorables. Les unes comme les autres se font rares, et ce malgré le jeu irréprochable de Jessica Chastain et d’Oscar Isaac (qui, pour l’occasion, est filmé avec une lumière claire-obscure strictement identique à celle d’Inside Lewis Davis), à qui on peut regretter qu’il ne leur en soit pas demandé davantage. Quelques passages en revanche, dont l’accident de voiture et surtout la course-poursuite, réussissent à rendre l’action un peu plus galvanisante que les longues scènes dialoguées qui jalonnent ce film qui ne tient pas ses promesses.
tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2015
Le rêve américain. L'année la plus violente en question est celle de 1981, alors qu'un immigré tente de faire sa place dans le marché new-yorkais compétitif du pétrole. Malgré toutes ses bonnes volontés, notre héros qui porte bien son nom - Abel Morales - devra peu à peu enfreindre ses principes... Le cinéaste J.C. Chandor change de registre. Son scénario s'avère fascinant mais il aura fallu laisser la place à un rythme très lent. Pourtant, un grand soin a été apporté aux ambiances et à l'atmosphère à savoir la noirceur. Cette dernière semble être sur tous les plans. La musique omniprésente, mélodique et pleine de tension d'Alex Ebert, cela renforce A Most Violent Year. Et, un autre point fort de ce film est aussi son casting, très élégant. Oscar Isaac rappelle qu'il peut faire partie des grands. Il trouve un grand rôle avec cet être torturé. À ses côtés, Jessica Chastain est tout simplement sublime mais inquiétante en épouse et associée qui utilise tout ce qui est en son pouvoir pour arriver à ses fins. Le reste de la distribution comme David Oyelowo et Albert Brooks ne manque pas de gueule, pourtant ils sont assez inutiles et n'apporte pas grand chose au récit. Malgré qu'il soit boudé aux Oscars, on peut dire que A Most Violent Year est évidemment une fresque qui est à découvrir et qui ne manque pas de scènes fortes. Pas un grand film mais un bon film.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2015
Il ne faut pas se fier au nouveau titre du film de JC Chandor. "A Most Violent Year" se situe en effet à New York en 1981, l'année la plus violente qu'ait connue la ville, mais il n'est pas question d'un drame brutal ou d'un thriller sanglant, il est question d'un contexte. De l'aventure d'un homme qui voit tout se retourner contre lui et son entreprise, parfois même par des rivaux pas très honnêtes, le tout sous les yeux de sa femme. Mais le combat de Abel (Oscars Issac) vise son ambition, passer de petit à grand patron, il achète du pétrole pour en revendre, se définissant comme un bon capitaliste honnête, mais un procureur honnête s'attaque à lui, ses camions sont volés, sa maison espionnée par un rôdeur, pour lui c'est clair et net : quelqu'un veut sa peau. Mais qui ? Dès son premier long métrage JC Chandor s'inscrivait dans la longue liste des cinéastes à suivre, devant "Margin Call" on avait l'impression de regarder l'oeuvre d'un grand cinéaste, mais non, c'était un novice qui faisait son premier film, aujourd'hui à 40 ans le bougre retourne dans son cinéma classique certes, mais pour mieux le réinventer. Dans "A Most Violent Year" il maitrise le tout d'une façon presque aussi bluffante, il dessine un personnage à la psychologie creusée, mais avec ses gestes, sa posture, bien droite et élégante devant ses ennemis, la précision avec laquelle il est mis en scène est incroyable, et va de même pour les décors, ambiance rétro des années 80 totalement fabuleuse, jamais un défaut ne vient nous souffler que nous sommes à une autre époque, les lieux sinistres comme le métro s'opposent directement à l'appartement luxueux qu'habite le couple. Se maintenant à la marge de son propre titre "A Most Violent Year" évoque également un théâtre filmé, très très bavard mais filtrant très bien son suspens, Chandor semble s'inspirer de tout, on reconnait cette atmosphère ludique à la Mankiewicz et cet expressionnisme faisant penser à Fritz Lang, Jessica Chastain lookée en blonde est impressionnante, s'isolant dans un personnage tirant un peu trop sur la cigarette et prête à tout. Malheureusement ce diable de Chandor véhicule une idée très classique du cinéma, en bien comme en mal, proposant une construction basée sur le parcoure l'opposant parallèlement à l'american dream, Chandor déçoit d'ailleurs tristement, appelant des clichés éculés (le bon vieux final), il dose son idée plutôt classique de la perfection assez maladroitement, la rendant limite redondante et inexplicable dans un manque d'inventivité assez conséquent.

Bilan :
Sorte d'idéal du film assez moyen bon, "A Most Violent Year" manque surtout cruellement d'action pour se soucier d'une esthétique parfaite mais qui provoque toujours un ras de bol, trop discret, trop pompeux, on sauvera la sublime bande originale, les acteurs qui donnent tout et New York vue plus que jamais comme un théâtre poisseux.
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