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JoeyTai
25 abonnés
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3,0
Publiée le 3 juillet 2019
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la façon dont le réalisateur a voulu faire passer son message n'est pas très fine. Tout est bon pour prouver que la non-violence est la réponse à tout, y compris et même surtout face à la menace. Après que son employé se soit fait rosser, Abel Morales refuse toute idée de défense et renvoie l'employé dans la gueule du loup. Nouvelle attaque évidemment, mais cette fois l'agent était armé et ne s'est pas pris des coups de crosse dans la figure. Cela donne l'occasion à Morales de traiter son ex-employé de personne stupide et lâche... Mais l'entrepreneur lui se sort de toutes les situations les mains dans les poches ou presque. C'est manichéen et quelque peu grossier... Le film aurait très facilement pu être raccourci d'une bonne demi-heure, ce qui lui aurait donné plus de rythme. La seule scène d'action efficace est la poursuite remarquablement mise en scène d'un camion par la voiture de Morales dans des tunnels étroits et poussiéreux. Parmi les autres points positifs, le film montre adroitement la justice américaine inefficace, avec des magistrats élus qui se préoccupent plus de plaire à l'opinion publique et à ceux qui la font qu'à faire appliquer le droit. Film Intéressant donc, mais un peu poussif.
film sur les années 80, tourné comme dans les années 70 avec des décors des années 70. se laisse voir, mais poussif quand même et scénario assez banal, peu d'originalité. petit pitch amusant juste à la fin.
"A Most Violent Year", film relatant l'histoire d'un homme d'affaire dans le business pétrolier dans le New York de 1981 en pleine crise, formidablement reconstitué et majestueusement réalisé par J.C Chandor. Auteur également d'un très bon scénario mettant en scène un Oscar Isaac, magistral dans son interprétation de businessman en quête de fortune et de rêve Américain, se voulant un homme droit et intègre, en se battant contre vents et marées pour ne pas tombé dans le piège de la corruption, et des pratiques plus ou moins douteuses du milieux. Jessica Chastain est formidable en épouse solidaire et en conseillère avisé, que Chandor met formidablement en lumière. Je terminerais avec cette citation : "derrière chaque grand homme il y a une femme".
Les variations sont importantes. J.C Chandor, très éclectique depuis ses débuts, provoque encore la surprise. Cette affaire mafieuse est élégante, bien que l'étalonnage trop appuyé sur le blanc chaud n'est pas des plus agréable. On retient surtout de belles performances d'acteurs et une maîtrise dans la composition de chaque séquence.
Un thriller sombre dans un New York gangrené par la corruption et la mafia le tout dans une réalisation aux forts accents de Martin Scorcese. Doté une esthétique rare et d'un jeu d'acteurs excellent, ce film est d'une grande qualité. Toutefois, il manque une scène culte ou une fin grandiose pour faire passer ce Most Violent Year à la postérité.
La dure vie d'un chef d'entreprise prêt à tout pour surmonter les difficultés, la tête haute! Le jeux d'acteur est parfait, l'intrigue et la tension pesante. On ne décroche jamais le fil de l'histoire. Bref: passionnant.
Je m'attendais à bien pire pour mon "premier" film MMXV..... Bref, une réalisation Chandor impeccable et très supportable coté "violence". Oscar Isaac (Abel Morales) est absolument convaincant dans ce rôle de gentil immigré qui fait tout depuis 20 ans pour s'en sortir dans un NYC eigthy. A ses côtés une maîtresse femme (sans jeu de mots) en Jessica Chastain (Anna Morales), qui a de la ressource ( financière) j'entends !!!! **
J’attendais une pépite au regard des critiques Presse dithyrambiques. Le résultat n’est pas à la hauteur de mes attentes : l’ensemble manque de punch et souffre la (les) comparaison(s). Oscar Isaac dans la version hispanique de Mickael Corleone est à la peine
En 1981, la ville de New York n'est pas encore passée par l'opération "mains propres" que mènera Rudolph W. Giuliani de 1994 à 2001, pendant son mandat de maire. La corruption, le banditisme, les tensions communautaires et le chômage minent alors les quartiers populaires de la ville. Difficile dans un tel contexte pour un émigré hispanique de tenter de faire prospérer son entreprise de livraison de fuel sans se salir les mains. Si en plus, le dit émigré réussit quelque peu et ambitionne d'accroître son business, les intimidations ne tardent pas à s'intensifier. C'est exactement le thème qu'a choisi J.C Chandor pour son troisième film qui vient après les très remarqués "Margin Call" (2011) qui traitait de la crise financière de 2008 et "All is Lost" (2013) qui sondait les capacités de résistance d'un marin expérimenté et âgé (Robert Redford) perdu en plein océan sur son voilier de plaisance. Ici c'est le fameux rêve américain qui dans un contexte assez chaotique ne semble plus pouvoir être porté que par un de ceux qui ont franchi la frontière pour cette seule promesse. Ce patron pris dans la tourmente c'est Abel Morales, magnifiquement interprété par un Oscar Isaac très convaincant qui a sans doute beaucoup regardé les mimiques et la gestuelle d'Al Pacino pour les plaquer à son jeu plus en retenue. J.C Chandor un peu idéaliste dresse le portrait d'un homme qui démontre que des principes de vie solidement ancrés peuvent permettre de ne jamais trop dévier du droit chemin qui au fond reste la meilleure boussole qui mène au miroir où l'on peut se regarder sans jamais détourner le regard. Attitude d'autant plus difficile à tenir que l'entourage proche de Moralès dont sa femme (Jessica Chastain) comptable de la société mais aussi fille d'un ancien parrain du milieu l'enjoint à riposter en utilisant les mêmes méthodes expéditives que ses concurrents. Alors que depuis plusieurs mois ses livreurs sont attaqués et leur fuel subtilisé et qu'une enquête fiscale le rattrape, les banques sont en train de le lâcher pour le financement du rachat d'entrepôts destinés à l'expansion de sa société. La caméra de Chandor ne quitte pratiquement jamais un Moralès avançant le plus souvent en aveugle face au précipice qui menace de s'ouvrir sous ses pieds chaque jour un peu plus. Il était facile pour le jeune réalisateur de suivre la piste du thriller classique en amenant progressivement son héros à une riposte vengeresse, tous les ingrédients utiles ayant été posés par ses soins dès le départ. Il a préféré observer Moralès marcher sur le mince fil tendu entre la voie de la légalité et celle plus expéditive dictée par les instincts carnassiers qui sommeillent en chacun de nous. Oscar Isaac qui a été proposé à Chandor par Jessica Chastain après la défection de Javier Bardem initialement prévu pour le rôle, offre à son réalisateur la prestation la plus juste qui soit, mélange complexe entre sang froid inébranlable, violence contenue, doute permanent, empathie, humilité et détermination sans faille. C'est en effet bien le même homme qui réconforte son livreur braqué à l'hôpital puis lui refuse peu de temps après une reconversion, le renvoyant sur la route transi de peur. L'homme est fait de contradictions nées le plus souvent de sentiments opposés qui s'affrontent. Maintenir un cap n'est certes jamais facile mais cela reste la meilleure façon de ne pas se perdre. C'est ce à quoi nous invite à réfléchir J.C Chandor. La trajectoire du migrant voulant rester accroché à son rêve s'inscrit dans un New York dont il a fallu reconstituer l'aspect apocalyptique de l'époque et que Bradford Young (le chef opérateur) filme dans des teintes laiteuses certes dénuées de réalisme (certains critiques l'ont reproché à Chandor) mais tout à fait représentatives de la tonalité de l'intrigue et du brouillard dans lequel avance Moralès. A ses côtés Jessica Chastain dans un rôle discret offre un contre-point tout à fait intéressant. Le pas de côté de J.C Chandor a quelquefois été incompris et mal interprété même si la critique a été globalement assez unanime à saluer le talent d'un réalisateur qui tente de retenir les leçons de ses aînés pour y puiser les moyens de son originalité.
Un film qui va à 10 à l'heure, on a largement le temps de décrocher avant que rien d'important ne se passe, la faute à une réalisation molle, une histoire aux ficelles tellement grosses que ça devient absurde et à un acteur principal sans charisme, la présence de Jessica Chastain n'apporte rien de mieux,
J'ai été déçu par ce film dont l'esthétique m'avait invité au visionnage, mais dont l'intrigue se révèle quant à elle plutôt creuse. Les acteurs jouent bien, mais sont largement sous-exploités (excepté les deux héros, aucun autre personnage n'a de personnalité propre). De plus le titre n'a aucun sens; notamment car l'action se déroule plutôt sur un mois, le temps de la transaction qui fait office de prétexte au scénario. J'aurais opté pour �Conforme sur tous les plans aux pratiques de la profession� (une réplique que vous aurez l'occasion d'entendre dans le film et qui, bien que vide sens, nous renseigne suffisamment sur la pauvreté de toute cette histoire). Cependant j'aime bien cette réplique, c'est même ce que j'ai le mieux aimé dans le film car c'est une parfaite illustration du pouvoir qu'on les mots de parfois maquiller une situation insupportable.
Superbe film avec de très bons jeux d'acteurs et des paroles bien réfléchies. Les plans sont parfois surprenants mais toujours appréciés. Un peu long mais apprécié.
Un excellent thriller à situer au carrefour entre les films de Martin Scorsese et ceux de James Gray comme "Little Odessa" et "The yards" notamment pour sa peinture d'une New-York trouble, corrompue. Sur le thème déjà maintes fois débattu du rêve américain et de l'ascension d'un jeune couple ambitieux, bien loin du faste luxueux de "Scarface", le réalisateur J.C. Chandor en livre là une variation subtile, sublime axée essentiellement sur la vulnérabilité de ses personnages, sur leur dilemme entre droiture morale et malversations financières. Egalement une franche réussite que cette mise en scène basée sur la couleur à l'instar de l'ensemble de la filmographie de Michael Mann ou comme a pu le faire plus récemment Damien Chazelle avec "La la land", une photographie magnifique. Sans oublier les prestations impeccables d'Oscar Isaac et Jessica Chastain. Une grosse sensation que ce polar noir.
Un film très classique dans sa mise en scène mais surtout dans son propos qui se laisse néanmoins regarder grâce à la prestation convaincue des acteurs.
Soyons honnête : on s'y perd un peu dans ces histoires de vol de fuel, de détournement d'argent, de corruption, etc. mais on se laisse quand même prendre grâce à la maîtrise de la mise en scène de la part du réalisateur.