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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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4,0
Publiée le 12 décembre 2017
Troisième film de JC Chandor, et son meilleur jusque là, ce polar hivernal bénéficie d'un scénario fin et intelligent, tout sauf tape-à-l'œil, et d'une mise en scène élégante remarquablement portée par une photo qui évoque les meilleures œuvres américaines des années 70 et 80. Dans le New York de 1981, Abel Morales, quarantenaire ambitieux d'origine mexicaine, tente de développer son entreprise de transport de fuel sans (trop) tomber dans les plus ou moins grandes magouilles de ses concurrents. Confronté à une violence qui monte en flèche – ses chauffeurs de camion se font régulièrement braquer – et à la jalousie de beaucoup, il essaye envers et contre tout de ne pas dévier du chemin inspiré par son "American dream". Sur le thème de l'individu broyé par un système plus fort que lui, un long-métrage de première classe.
Le sujet choisi – la vie d’une entreprise de livraison de Fuel à New York dans les années 80 – fait un beau contexte à la limite entre l’entrepreneuriat traditionnel et celui de la maffia. Le spectateur suit la vie du héros avec ses difficultés et les décisions qu’il doit prendre. On s’y croirait ! On regrette seulement que le couple formé avec Jessica Chastain ne soit pas davantage mis en lumière.
Un film magistral, tout en finesse. L'interprétation d'Oscar Isaac transcende tout le film, donne du corps au scénario. La juxtaposition de cet immigré mexicain avec sa rage de réussir dans la légalité et l'honnêteté avec son épouse jouée par Jessica Chastain, une "WASP" sans scrupule est absolument géniale. A voir et à revoir, sans modération.
Jusqu'où un homme peut-il aller pour conserver son intégrité et son honnêteté? Déjà,pour une action censée se situer en 1981, au cours de cette "most violence year" du titre, on ne peut pas dire que la reconstitution d'époque saute aux yeux: Bagnoles,vêtements..on pourrait tout aussi bien se trouver dans le New York, d'aujourd'hui. Ensuite,comme le film lorgne un peu du côté du Parrain de Francis Ford Coppola et que le jeu de l'acteur principal,tout en sang froid et concentration,rappelle un peu celui d'Al Pacino- Michaël Coléone,on a l'impression de rester sur sa faim et que le film manque à la fois de cette passion et de cette tension qui font les grands films tragiques... C'est du bon travail,soigné, mais on s'intéresse assez peu aux personnages et les enjeux ne sont guère passionnants:Le film déroule une petite intrigue finalement assez tranquille-pour un peu, on friserait l'ennui,par moments. Ni excès d'indignité donc, mais ni excès d'honneur, rien qui justifie les trois étoiles que lui accordent les critiques cinéma et rien qui justifie qu'on crie au chef d'oeuvre...
J'ai largement préféré margin call l’œuvre de J.C Chandor, the most violent year reste une déception vu les critiques sur ce film qui sont bonnes pourtant . Commençons par les points positifs: le casting est très bon, la photographie est belle, la musique est sympa et ses personnages plutôt bien écrits .De plus, la réalisation, bien qu'un brin classique, est efficace. Mais voilà, comme "Margin Call", il y a des longueurs en milieu de film, qui viennent perturber tout le rythme du film, sans pour autant être excessives, mais quand même. De surcroît, je trouve la révélation finale un peu décevante et au final, une histoire qui s'avère en soit un peu déjà vue, malgré une vision de la violence nouvelle. Voilà, "A most violent year", n'est pour moi pas une perle du cinéma mais quand même une œuvre intéressante, qui à défaut d'être un tantinet longue, possède des acteurs de premier choix et une très belle esthétique.
Avec "A most violent year", J.C Chandor réalise en quelque sorte un anti-polar dans le sens où, contrairement à ce qu'annonce son titre, il met en scène peu de violence. Rivé aux yeux de son personnage principal (Oscar Isaac impeccable), homme d'affaires intègre devant résister aux tentatives d'organisations criminelles qui tentent de briser son business, le film suit une descente aux enfers vertigineuse dans le sens où longtemps la menace est inidentifiable. Dans une froideur qui lui sied à merveille, "A most violent year" réussit quelques scènes magistrales, dont l'une est une improbable course-poursuite sur un pont où à la fois les braqueurs, le braqué et la police se suivent. L'enthousiasme s’estompe pourtant dans un dernier quart d'heure trop évident, qui dévoile les dernières cartes attendues (le rôle de la femme) d'un scénario d'abord mystérieux mais qui finit par boucler de manière classique ses différents axes. Un film à voir tout de même.
Par une harmonieuse réalisation, des acteurs remarqués et remarquables dans leurs rôles, la photographie, l'environnement, l'histoire, une trame dramatique de l'époque intrigante, bien travaillé, touchante, j'en suis émue par la finalité.
A most violent year fait partie de ces films dont on attends rien mais qui savent séduire le spectateur. Sans être un immense film, Chandor réalise un très bon film doté d'une belle esthétique. Grace à des plans intéressants, un scénario bien mené et un casting judicieux, Chandor réalise un thriller captivant et s'impose comme l'un des réalisateurs les plus prometteurs de sa génération.
Extrêmement ennuyant. À aucun moment le film qui n'a aucun rythme, ne parvient à captiver le spectateur. On assiste juste à une accumulation de péripéties très antipathiques et très connues tirées des films de gangsters comme "ah ouais il ne me prête pas d'argent" ou encore "qui me vole ?"
La réalisation ne correspond pas au scénario. C'est un film lent, atmosphérique comme Traffic par exemple pour une simple histoire un peu légère de concurrence ponctuellement musclée entre des livreurs de fioul. De superbes images et une très belle réalisation, mais histoire légère, voire inintéressante. Ce déséquilibre entre scénario et réalisation est vraiment dommage. Il falait une vraie histoire de gangsters. Ce film est comme une oeuvre d'art à contempler, pas plus.
Et si parfois, le classicisme était la vraie modernité? Après le très théâtral et réussi "Margin Call", Chandor nous plonge dans les années 80 comme si nous y étions. Les années 80 de Reagan. Un monde de plus en plus violent ou il est question de business, de contrôle fiscaux. Rendre ça passionnant, c'est ce qu'il réussit, aidé par de magnifiques acteurs, et un savoir faire de mise en scène époustouflant de justesse et de sobriété. C'est selon moi le meilleur film de cette année avec "Inside Lewin Davis", qui, comme par hasard a aussi Oscar Isaac comme tête d'affiche.
Il est évident que ce film est de grande qualité de part son scénario bien réfléchir et intéressant mais aussi par sa volonté de retranscrire un cinéma d époque , une immersion dans un milieu mafieux des années 80 mais pas du côté voyou plus des entrepreneurs qui usent et abusent d un système capitalisme qui se met en place.
Oscar Isaac est absolument parfait dans ce film , toute en humilité en personne réfléchit et charismatique en patron d entreprise qu il veut faire prospérer.... Épauler par une Jessica chastain en épouse modèle mais à fleur de peau.... Mais je ne peux pas m empêcher de penser que ce film malgré son ambiance idéalement retranscrite se joue sur un faux rythme assumer je pense !! Mais je le trouve mal dose car trop lent et sans réel rebondissement, pourtant l attitude de Abel qui évolue tout au long du film face à ses problèmes , des décisions cruciales quitte à franchir des lignes met une tension naturelle, celle d un homme prêt à beaucoup de chose pour les siens pour sa réussite et son ambition et celle d un rêve américain qui se délite !