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Un visiteur
1,5
Publiée le 29 octobre 2016
Dans le milieu des affaires du pétrole, dans les années 80, un entrepreneur prend des risques pour développer son activité. Malheureusement, tout semble aller contre lui : la concurrence, la justice, et même la banque. Les chauffeurs de camion de livraison de carburants se font agresser, la famille de l'entrepreneur est menacée. Malgré un script qui aurait pu être intéressant, il ne se passe rien, à part la seule agression de chauffeur au tout début. Le déroulement sombre dans l'ennui et au bout d'une heure, on se demande toujours ce qui va se passer, l'intrigue tourne en rond et manque sérieusement de ressort. Zéro suspense, zéro action, acteurs moyens manquant de conviction, rythme mou, scénario inconsistant, bref, un titre ronfleur pour deux heures de désolation et une énorme déception aux antipodes des multiples louanges enchanteresses.
Situé dans le New York des années 1980, A Most violent year met en scène un homme essayant de faire ce qui lui parait juste. Mais le besoin d'argent ("I need the money" est le leitmotiv du film) se met en travers de son chemin et l'oblige à faire des compromis avec ses principes. Voir ma critique sur mon blog où je parle aussi de Margin call et All is lost, les deux autres films de Chandor :
A Most Violent Year est un film d’enquête, de mafia, de loi du plus fort, de communauté juive et de crise pétrolière. Avec ça, on aurait pu avoir peur que ce polar nous embrouille trop les pinceaux. Mais Oscar Isaacs et Jessica Chastain sont au sommet de leur forme et nous permette de comprendre avec simplicité une histoire vertigineuse de tension. Les combats de corruptions sont saisissants et on pense parfois au Parrain. Mais ces références louables viennent gâcher un peu le décor. En effet, si tout est réussi, le film manque d’identité et on ne peut s’empêcher de penser à ce qu’on à déjà vu. Hommages ou plagias, J. C. Chandor nous percute mais nous laisse sur notre fin. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
A most violent year s'inspire du style et de l'esthétisme des films de gangsters (très belle reconstitution du New York des années 80; magnifique cinématographie notamment dans les plans d'intérieur à l'éclairage minimal dignes du Parrain; un personnage central latino dont la maîtrise de soi, l'autorité naturelle et l'ambition débordante rappellent celles d'un chef de mafia façon Pacino ou De Niro; et à ses côtés une femme dont la coiffure et le sex-appeal semblent un clin d'œil à la Michelle Pfeiffer de Scarface) pour au contraire dresser le portrait d'un chef d'entreprise bien décidé à garder le droit chemin malgré un milieu, une époque et un entourage et des circonstances qui lui rendent la tâche presque impossible. Pour une fois, on ne nous sert pas l'histoire d'un patron sans scrupule prêt à tout pour parvenir à ses fins. A most violent year utilise donc les clichés d'un genre cinématographique pour mieux s'en éloigner. Le patron réussira-t-il à maintenir sa ligne de conduite et à réunir les fonds nécessaires pour conclure le contrat immobilier dont il a toujours rêvé? C'est un peu mince comme trame et le rythme est un peu lent. C'est justement à la fois l'originalité du film et là où il peut décevoir : le scénario s'intéresse au combat moral d'un homme tiraillé entre sa conception de soi et ses rêves de gloire, mais il ne se passe finalement pas grand chose, malgré une tension crescendo très réussie qui donne l'impression du contraire. Le personnage d'Abel, en outre, est beaucoup trop dans le self-control perpétuel pour que ses tourments intérieurs servent de ressort scénaristique. Reste qu'au niveau de la réalisation et du jeu des acteurs, il n'y a rien à redire, c'est un film magnifique.
pour le positif : les acteurs sont bons et l'époque du film semble crédible pour le mauvais : qu'est ce qu'on s'ennuie ! Le film n'avance pas et est linéaire au possible sans aucune surprise véritable.
Comment parler de ce film sans parler de sa photographie sublime qui nous donne une une impression chaleureuse, son casting qui nous transporte littéralement en 1981. Malgré une histoire relativement plate, on retrouve tout de même une sorte d'attachement a cette histoire et ses personnages (malgré la relation ambiguë entre le personnage joué par Oscar Isaac et l'autre personnage qui est interprété par Jessica Chastain). On ressent aussi une forte empathie envers Abel Morales (Oscar Isaac) et ses mésaventures qu'il gère avec une poigne de fer. On remarquera aussi les quelques citations qui nous donne presque une leçon de vie (Quand on a peur de sauter, c'est exactement à ce moment-là qu'il faut sauter, autrement vous rester là à ne rien faire toute votre vie). Seul regret la musique est quasiment inexistante...très malheureusement... En bref ce film somptueusement réalisé mérite un détour !
Quand un rêve Américain tourne peu à peu au cauchemar. Film brillant et intelligent, l'atmosphère si particulière du New-York du début des années 80 est magnifiquement retranscrite, au niveau des décors mais aussi au niveau de la corruption, Scorsese n'aurait pas fait mieux. Porté également par deux des meilleurs acteurs du moment.
Oscar Isaac tient ce film sur ces épaules sans vaciller. La complexité de l'époque est bien retranscrite dans le film et on est pris rapidement dans l'histoire de cet entrepreneur et de ces galères.
Encore un très bon film de J.C.Chandor qui commence à avoir un parcours des plus remarquables tant par sa qualité que sa diversité. Très bonne idée que de nous montrer cette période particulière de l'Amérique où la concurrence fait rage dans la distribution des produits pétroliers. Oscar Isaac est une fois encore impressionnant pour incarner cet homme d'affaire suffisamment ambitieux et obstiné pour affronter les coups bas de ses adversaires sans broncher et surtout sans se réduire à faire de même. Il reste intègre ce qui pousse à l'admiration sur la fin qui est le point d'orgue de la mise en scène de J.C.Chandor dans un superbe affrontement devant le silo de ce terminale de livraison...
Excellent film sur le negoce américain des années 80 subtil melange de pègre, de fraude pour un homme qui tache d'etre honnête au milieu d'un monde ou cela paraît impossible.
Film assez peu connu, et un peu passé sous silence, A most Violent Year est une belle réussite, servi par un superbe casting. Comment réussir dans le business, sans enfreindre les lois et dépasser les limites autorisées, telles sont les bases de ce film qui nous tient vraiment en haleine à partir de l'épisode de la fusillade. Oscar Isaac en patron modèle parti de rien, aux mœurs loyaux est vraiment bluffant. Je l'ai trouvé convaincant et d'une bonne crédibilité. On a presque envie de venir travailler avec lui. Jessica Chastain est toujours aussi sublime, et est un parfait complément à Oscar Isaac. L'épilogue est intéressant et vient apporter les réponses et un regard froid sur la réussite en affaire. Vraiment à découvrir.
belle peinture du New-York des années 1980, image soignée, "A most violent year" prend son temps et installe une atmosphère lourde, fouillée dans les détails des petites magouilles pour s'approprier les marchés de pétrole sur la ville. Oscar Isaac incarne un immigré ambitieux qui cherche à s'agrandir tout en évitant les pièges que lui tendent ses concurrents dans un scénario digne de Scorsese. Une partition subtile, complexe et magistrale, une réussite absolue!
Ce film est excellent, Oscar Isaac et Jessica Chastaing font un duo remarquable. L'histoire est prenante mais heureusement pas aussi violente que le titre du film. J.C Chandor signe un film qui a beaucoup de classe et qui est une réussite.
Bons acteurs, bon scénario, quelques longueurs parfois mais l'ensemble est intéressant. On redécouvre le New-York des années 1980 et ses travers. Mention spéciale aux décors