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Claire D
9 abonnés
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3,0
Publiée le 19 novembre 2014
quelques moments cruels de vérité, les 2 actrices principales s' en sortent plutot bien mais la scène finale n' est pas du tout crédible et la crise qui en decoule assez nulle. Dommage
De Platon a Nitch . a passion est bien décrite ... d'un laïcisme flagrant de mères qui de laissent leurs gamines ... Mélange des années 70 et de ce années modernes . cela m'etonne plus d'une jeune appauvrie .. mais en tout cas la passion est là...
Mélanie Laurent, pour son deuxième long métrage (le premier "les adoptés") adapte librement le roman éponyme d'Anne-Sophie Brasme (2001). Film trop lent qui tourne trop longuement autour du pot pour ne délivrer qu'à la fin le pourquoi du comment, mais il est trop tard. A travers cette fausse apparence de gens paumés, en fin de compte, il ne se passe pas grand chose. Entre désir homosexuel et duel pervers des deux actrices principales (Joséphine Japy et Lou de Laâge), on ne sait pas sur quoi s'appuyer. Les personnages de ce drame approximatif, sont parfois même, pas crédibles. On retiendra juste une belle façon de filmer...
D'abord c'est un film de filles, pour filles et avec des filles, les hommes en sont absents ou bien juste aperçus. La mise en train est trop longue, la mise en scène très "snob "avec des lumières toujours sombres, des dialogues à travers les portes, des travellings inutiles. La manipulatrice est superbe, mais la victime trop fade, on a du mal à y croire. la deuxième partie sauve le film de la médiocrité, de justesse, avec une fin que l'on ne pressent que dans les derniers instants.
Respire, le deuxième long-métrage de Mélanie Laurent, a enthousiasmé la Semaine de la Critique à Cannes 2014.
Le découvrant aujourd'hui, je ne peux m'empêcher d'être un peu décu. Si la description du monde des adolescentes y est très réussie, la progression du film m'a semblé un peu mécanique.
C'est au final l'interprétation de la jeune Joséphine Japy qui sauve le film. La fascination, les élans sincères, puis l'enfermement sont joués à la perfection par la jeune comédienne. Lou de Laâge, dans le rôle de la vamp allumeuse m'a semblé au contraire jouer faux plusieurs fois. Dans ce film de femmes, Isabelle Carré est une nouvelle fois prodigieuse.
Sans révéler trop de choses du film, cette histoire de pervers narcissique paraît avoir été racontée mille fois (dans des milieux, et avec des âges et des sexes différents). Il faut un vrai talent de réalisatrice à Mélanie Laurent pour susciter ici l'intérêt, à travers un montage nerveux, une certaine concision dans les enchaînements et une mise en scène très expressive, parfois à la limite de la démonstration de force, à l'image de ce travelling immense lorsqu'on découvre la vérité sur Sarah.
A l'heure ou j'écris cette critique, une majorité de trois et quatre étoiles pour les spectateurs. Mais alors qu'est-ce que je viens faire là avec ma note minable ? Le pire c'est que je ne vais pas trop savoir l'expliquer. Ce film est censé aviver les émotions. Eh bien moi je n'en ressenti aucune d'émotion ! Dès les dix premières minutes, je me suis lassé. Je ne peux même pas dire que j'ai eu du mal à suivre... car il n'y avait rien à suivre. Un manque total de rythme. Aucun rebond. Rien à quoi s'accrocher. Si ! Les jolis minois des deux actrices principales. Allez une étoile, elles le méritent bien. Mais pour le reste, qu'est-ce que c'est que ce film à la noix ? Et en plus on nous gâche Isabelle Carré !
Un remake de "Thirteen" à la française, avec une fin un peu plus melo dramatique. Un film qui nous parle de passion amicale sans rien apporter de nouveau. Du déjà vu, un film beau ne suffit pas à pour être bon.
Extraordinaire film au scénario lourd, pesant mais fascinant, une interprétation irréprochable qui met en valeur la relation entre les deux protagonistes principales. cette histoire pessimiste de manipulation, nous touche nous captive et nous oblige à ressentir le désarroi de Charlie.
Comme on est en novembre, on ne risque pas de se tromper en disant qu'on a vu le film le plus con de l'année. C'est interminable, on assiste à 50 repas qui meublent le film, on entend 50 éclats de rire dont on n'entrevoit pas la raison; lorsqu'on a aimé "la vie d'Adèle, on retrouve ici la même atmosphère sado maso entre deux adolescentes dans une sous version et lorsqu'on n'a pas aime la vie d'Adèle, on assiste à un sous sous film qui reprend sensiblement les mêmes thèmes en plus raté. Faut il vraiment encourager une actrice plutôt bonne interprète au demeurant à se lancer dans la réalisation? Vaste question à laquelle le film apporte une réponse décourageante.
Un deuxième long métrage très réussi. Appuyé d'un roman, cette histoire ne laissera personne indifférent. Amitié naissante, passionnelle, puis venimeuse, malsaine, harcèlement moral, peur, haine... Voici la relation complexe et tendue entre Charlie, jeune femme timide et naïve et Sarah, manipulatrice et narcissique. La réalisation est bien mise en scène, on développe nous aussi cette espèce de haine envers Sarah et son envie d'aider Charlie. Peut être que certaines personnes tiendront encore plus à cœur ce film, quand on voit l'augmentation des harcèlements moraux à l'école, où bien ceux qui sont déjà passés par là dans le passé. La fin dramatique s'arrête je pense au bon moment, même si l'on a quand même envie d'en savoir encore plus. Le duo d'actrices marche à merveille et les personnages secondaires apportent aussi une touche à l'histoire de ces jeunes filles et à l'histoire en général. Ce film m'a fait un peu pensé à « Thirteen » , en moins trash mais beaucoup plus dur psychologiquement. Un très bon drame.
Mélanie Laurent est vraiment douée, qu’on le veuille ou non… Après « Les Adoptés », son premier film en tant que réalisatrice qui n’échappait pas à quelques défauts, elle nous revient avec ce « Respire » qui vous prend aux tripes plus les minutes passent. L’histoire de cette passion amicale qui dégénère entre deux lycéennes est à couper le souffle. Une histoire qui commence comme pourrait en commencer beaucoup et partout : dans une classe de terminale, la nouvelle Sarah va devenir la meilleure amie de Charlie, elles ne vont plus se quitter. Mais d’un coup, après un détail, elle va devenir peu à peu son bourreau. La jeune actrice/réalisatrice parvient à capter toutes ces petites choses de l’adolescence, tous ces petits riens, ces petits détails qui agrémentent la vie des jeunes avant leur passage à l’étape supérieure. De cette base déjà réussie, elle va passer rapidement et à raison sur les quelques jours heureux de leur amitié pour filmer de façon méticuleuse mais limpide la façon dont la relation entre ces deux filles va devenir de plus en plus nocive, surtout pour Charlie, la soumise bien sûr. Et plus cela devient vénéneux, plus on prend pitié pour Charlie, plus la tension monte en nous pour ne plus nous lâcher jusqu’à un final radical. Et même si on adopte le point de vue de cette dernière, Sarah n’est pas pour autant diabolisée (grâce à une scène qui donne tout son sens à son comportement) et on ressent tout aussi bien son mal être à elle aussi. Les deux actrices sont époustouflantes à tel point que l’on ne peut en préférer une à l’autre. Joséphine Japy et Lou de Lâage ont un bel avenir dans le cinéma français si elles continuent sur cette lancée. Mais, parallèlement à cela, Mélanie Laurent n’oublie pas de soigner ses images. Que ce soit la douce lumière d’un séjour d’automne en bord de mer ou un formidable plan-séquence dévoilant la vraie nature du quotidien de Sarah, sa caméra est toujours posée là où il faut et comme il faut. Les relations entre les deux filles paraissent tellement précises, presque vécues, que l’on se demande s’il n’y a pas une part autobiographique dans ce scénario. Une petite histoire d’amitié banale dans un lycée qui donne un grand film sur la façon dont peuvent (mal) tourner les relations humaines.
Un univers, une texture, une poésie. Plus que du fictif, Mélanie Laurent nous montre un peu plus qu'elle a tout du grande. Actrice déjà, elle bouleverse. Réalisatrice, elle monte. Le travail de mise en scène est plus que louable, un étaux refermable anxiogène. Japy/de Laâge, c'est que du bonus pour le cinéma français. Si vous n'avez pas lu le livre et pas vu la bande annonce, petite claquounette garantie.
Pendant les 45 premières minutes, on se demande pourquoi on reste dans la salle. Mais la deuxième partie du film est si exceptionelle, qu'elle nous laisse sans voix. Un excellent film psychologique !!
Si le film peut diviser de part son histoire (relation fusionnelle de deux adolescente dont on devine le dénouement depuis le début) il y a de quoi en revanche être satisfait par son ambition visuelle et sonore, suffisamment rare dans le cinéma français pour être souligné. En effet on voit à l'écran la volonté de la réalisatrice de tirer vraiment son film vers le haut en travaillant le son et l'image (la lumière est très travaillée et la réalisation - quoi que trop scolaire par moment - efficace) pour créer une ambiance lourde, étouffante... cette impression qu'en apparence tout va bien alors qu'il y a un caillou dans votre chaussure. Et c'est justement ce caillou qui pourra en gêner plus d'un, ce malaise créé par le personnage de Sarah (Lou de Laâge, incroyable), véritable poison qui parait insaisissable jusqu'au moment ou enfin on réalise sa folie, sans que jamais elle ne soit visible tant tout se joue par petites touches perfides, calculs plus ou moins conscients (un mot, une phrase, une attitude...), véritable parasite qui va se nourrir de son hôte en la tuant à petit feu. Un film vraiment efficace donc, mais une histoire dérangeante qui en révulsera plus d'un.
Un bien joli duo de comédiennes. "Respire" arrive à tenir le spectateur captif et hypnotisé par la relation toxique des deux personnages. La fin est un peu déconcertante.