Respire
Note moyenne
3,8
3442 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

336 critiques spectateurs

5
32 critiques
4
150 critiques
3
95 critiques
2
37 critiques
1
16 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Fontaine Eric
Fontaine Eric

78 abonnés 93 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2014
Mélanie LAURENT a écrit un scénario d'après une oeuvre qui a la particularité d'entrer dans le détail comportemental d'une chronique d'adolescente. Le film a eu la chance de voir à l'écran l'admirable talent de Joséphine JAPY en binôme avec Lou de Lâage, le duo est réussi même si au demeurant les dialogues sont pas toujours précis et manque d'originalité.La fin glauque alourdie le film mais ne dénature pas l'ensemble de l'oeuvre !
Loskof

423 abonnés 688 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2014
Je voudrais aimer ce film plus que ça, et je le surnote un peu pour le récompenser (il vaut plus 2 selon moi)... Je voulais l'aimer car Mélanie Laurent s'inspire beaucoup de films que j'aime, 17 filles, la vie d'Adèle, en reprend beaucoup de codes. Et du coup ça donne un film vrai, qui sonne juste...
Sauf que Mélanie Laurent n'a pas fait plus, elle copie, certes pas trop mal, mais je n'y vois pas sa patte.
Elle copie des procédés qui sont vraiment dispensables comme le sacro saint cours de français où l'on lit un texte qui va présenter une situation du film... C'est possible de faire un truc plus lourd que ça?? Surtout que c'est bien beau de citer des grands auteurs, mais après il faut se mettre à leur niveau, proposer un truc qui égale le texte. Or Le film n'y arrive que trop rarement. Idem avec les scènes de danse, ça marche dans La Vie d'Adèle, dans Bande de Filles, mais là non, c'est coupé de tout le reste...
J'ai un énorme reproche à faire à ce film, c'est la longueur des scènes... Si on veut adopter un style vrai, si on veut faire croire que les personnages sont vrais, il faut faire durer les scènes... Or là tout est trop court, les scénettes de 2min n'arrêtent pas de s'enchainer, comment tu veux instaurer une ambiance, faire ressentir un truc si c'est trop court? Les dialogues dans la vie d'Adèle s'éternisent, il y a une ambiance, des silences. Là à chaque fois il y a une coupe bien trop brutale, pour enchaîner sur une autre scène avec un ton complètement différent. Du coup je ne sais pas si c'est parce que les scènes ne fonctionnaient pas dans la durée (et donc il a fallu les couper) ou parce que Mélanie Laurent ne sait pas filmer ça... Dans tous les cas c'est trop dommage. Quand je vois les scènes qui marchent ( spoiler: dans la caravane avec le baiser, le final avec le dialogue de Lou de Laâge
), on a une tension insoutenable, on est mal à l'aise, on est avec les personnages, et à chaque fois les scènes sont longues (même si encore trop courtes). Pour que je ressente le harcèlement subit, il faut me harceler, faut pousser la perversion au maximum, que ça devienne insoutenable par sa longueur, pas faire des ruptures de tons brutaux, couper la scène dès qu'elle devient intéressante.
De même, le film a trop tendance à en rajouter, à créer artificiellement des émotions. Il ne suffit pas de montrer des scènes où les personnages rient pour que l'on croit qu'ils sont heureux. Déjà parce qu'on ne partage pas ce rire (forcément on est spectateur, du coup on est un peu gêné devant ça) , et car le bonheur ne passe pas que par le rire (ça peut être un regard, un silence, etc). Et le film n'arrête pas de tomber dans ce travers, d'où le fait que je pense que Mélanie Laurent ne sait pas vraiment filmer l'émotion de ses personnages, ne sait pas la mettre en scène, du coup elle mélange un peu tout (scène de rire, scène de larme) pour pas que l'on soit gêné trop longtemps, pour que l'artificiel ne saute pas aux yeux.
Mais je suis vraiment trop déçu , parce que malgré tout je l'ai un peu aimé, entre Josephine Japy, incroyablement touchante et belle, Lou de Laâge qui exerce un magnétisme fou (et une grande sensualité), parce qu'on a des scènes incroyables (dans la caravane, l'érotisme qui se dégage de cette scène...), un sujet hyper intéressant (amitié amoureuse, perversion, harcèlement) pas trop mal traité. Mais au final j'aurais aimé qu'un autre réalisateur fasse ce film et/ou qu'il dure 3h parce qu'il y a tous les ingrédients pour avoir un chef d’œuvre, il ne manque qu'un bon cuisinier...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 octobre 2015
Très sceptique du début du film où je ne trouvais que les images belles, j'ai vite révisé mon jugement pour découvrir un film largement mieux que le fameux "Je vais bien, ne t'en fais pas" dont celui-ci est tout de même lié. Le harcèlement scolaire est un sujet tellement sérieux que l'on ne peut pas se permettre de le biaiser et je dirais qu'ici il est particulièrement bien amené et maîtrisé. J'approuve cette très belle fin qui m'a permis de relâcher tout le stress accumulé. Excellent !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 novembre 2014
"Respire" décrit extrêmement bien l'emprise exercée par l'autre !!! Tout démarre très bien sous forme de relation amicale peu à peu exclusive, puis insidieusement tout s'embrouille ... et c'est le piège qui se referme avec son lot de manipulations ,de situations inversées pour culpabiliser l'autre! On souffle le chaud et le froid en alternance et voilà, on s'égare jusqu'à se perdre complètement jusqu'à l'issue fatale pour se libérer et enfin.... RESPIRER ! Dramatique et à voir ( même si la situation du départ est un peu longue à installer,elle est nécessaire )
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 novembre 2014
« La passion devient nocive quand elle est excessive » : Charlie aurait dû écouter son prof de philo. C’est là, en cours, qu’elle a rencontré Sarah. La première, brune avec une tête de première de la classe, un peu oie blanche, introvertie et têtue. La seconde, blonde pulpeuse et sans complexe semble bien plus délurée. Deux jolies filles qui s’attirent parce que tout semble les opposer. Tout, sauf les problèmes familiaux qu’elles doivent endurer. L’amitié des deux ados a donc vite fait de franchir les grilles du lycée.
L’emprise de Sarah sur Charlie est de plus en plus forte et on s’attend à ce que cette passion atteigne une dimension charnelle, comme dans « La Vie d’Adèle » de Kechiche. Justement non, pour Mélanie Laurent, « le sujet ce n’est pas l’homosexualité, mais la perversion narcissique ». Et Charlie qui reproche à sa mère de se laisser avoir aux sentiments par son père ne se rend pas compte qu’elle-même succombe à sa camarade manipulatrice, aveuglée par son obsession d’aimer coûte que coûte.
En observatrice sensible d’un âge tendre et d’une époque épique, la jeune réalisatrice signe un second film parfaitement maitrisé. L’écriture est soignée, le ton juste et la tension dramatique soutenue. En témoignent quelques belles scènes de danse, de « bitures », ou de crise de nerfs. Les deux actrices, la brune Joséphine Japy et la blonde Lou de Laâge, sont plus vraies que nature. Et leur passion communicative jusqu’à l’excès.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 novembre 2014
Mélanie Laurent nous met une gifle ! Son second film prend à la fois aux tripes et à la gorge. La jeune réalisatrice signe un film maîtrisé et au ton très juste abordant le thème de l'adolescence et plus précisément de la violence psychologique à cet âge. Elle dissèque ce thème avec brio mais sans chercher à émouvoir exagérément. Elle cherche seulement à nous marquer et elle réussit. Ces jeunes actrices à qui elle a choisi de faire confiance sont lumineuses: Joséphyne Japy en victime d'une amitié empoisonnée et Lou de Laâge en bourreau au visage d'ange. Ce film est l'histoire d'un venin. Ce venin ruisselle des parents aux enfants. Ensuite, ces derniers se l’inoculent entre eux, petit à petit, dose après dose. Ce venin fait son effet et rien ne lui résiste. Le personnage de Joséphyne Japy en est la victime impuissante et son asthme n'est que le symbole de ce venin qu'elle ne parvient pas à rejeter, de cette amitié destructrice à laquelle elle ne parvient pas à mettre un terme. Le spectateur sait que l'inéluctable va se produire et il aimerait crier pour arrêter l'inévitable. Mais, Charly, le personnage de Jospéhyne Japy ne peut plus respirer et un jour... Une claque, un film vénéneux mais surtout magistral. Respire s'est le message de Mélanie Laurent et de ce film impitoyable pour que l'inéluctable n'est pas lieu.
ninilechat
ninilechat

86 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 novembre 2014
Charlie (Joséphine Japy) est une sérieuse élève de terminale. Certes, elle est asthmatique; certes, ses parents sont désunis: ils se disputent, se séparent, puis le père revient, et Charlie aimerait autant qu'il parte pour de bon, et qu'elle reste seule avec sa mère (Isabelle Carré). Mais, au final, elle vit bien sa petite vie, elle a de bons amis, en particulier une amie très chère (Roxane Duran).

Jusqu'au jour où, en cours d'année, débarque dans sa classe Sarah (l'épatante Lou de Laâge), une fille provoquante, séduisante et qui aime à se faire remarquer. Sarah rentre avec fracas dans la vie de Charlie, et elles deviennent les meilleures-amies, les inséparables, entretenant une amitié excessive et envahissante, presque ambigüe. Tout leur temps libre, elles le passent ensemble.

La première partie du film est consacrée aux jolis mois du duo: vacances aux bords de la mer, cours en classe, fêtes de jeunes, et même si tout cela est plutôt bien décrit et bien filmé, c'est extrêmement lassant, répétitif, inutile et pour tout dire, emmerdant. J'ai piqué un petit somme de de dix minutes -voila quelque chose qui ne m'arrive jamais au cinéma! mais il n'y a rien de plus ennuyeux que ces sempiternelles images de boums ou de sorties en boite qui encombrent les films dès qu'il s'agit d'histoires d'ado.

Peut être y a t-il un secret chez Sarah; peut être, sous cette aimable image de fêtarde extravertie, se cache t-il un profond déséquilibre. En tous cas, c'est une manipulatrice et Charlie sera jetée aussi vite qu'elle a été choisie. La seconde partie du film, c'est donc le désespoir de la jeune fille délaissée, harcelée, et nous avons très envie de lui donner des coups de pieds aux fesses pour qu'elle réagisse, hélas, nous voyons avec consternation cette seconde partie filer bon train vers le mélo le plus grotesque. Plouf! et nous voila convaincus: Respire (ah ah le bon jeu de mot entre les affres de l'asthmatique et l'étouffement moral par une personnalité envahissante) fait partie, hélas encore! de la catégorie des nanards graves.... Rien n'est crédible, et donc, rien n'est émouvant.

Ce bon thème, de la prise en otage d'une personnalité faible par une personnalité forte, que de fois aura t-il été traité dans la littérature ou au cinéma! Oui, c'est un sujet passionnant; faut il encore savoir le traiter.... Mélanie Laurent ferait bien d'oublier qu'elle se prend pour une réalisatrice, et retourner vers son métier initial d'actrice. Il est vrai qu'elle n'était pas non plus une actrice bien sensationnelle

Moralité: à fuir. Si vous voulez voir un FILM, un vrai.... sur les manipulatrices, retournez voir le grandiose Gone Girl....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 novembre 2014
Je suis une Charlie et ma soeur est une Sarah. J'ai tout de suite reconnu ce mode de fonctionnement, ces actes et cette souffrance. Ce film m'a bouleversé.
Caroline M.
Caroline M.

6 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2014
Mélanie Laurent est toujours aussi bluffante. Une histoire dure mais tellement touchante, portée par deux actrices jouant à merveille leur rôle. J'ai été touchée et émue par ce scénario. A voir absolument
benoitG80

3 605 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2014
"Respire" film de Mélanie Laurent, soulève des thèmes intéressants au sujet des relations humaines et ce point de vue avait tout pour m'attirer.
Après la découverte de sa réalisation, une curieuse impression m'a envahi, celui d'avoir presque assisté à deux films.
Un premier très stylisé et agréable, un peu longuet et convenu où les émotions et les sentiments sont assez dilués dans une mise en scène jouant sur quelques clichés, où du reste la relation Charlie/Sarah prend nécessairement forme et s'intensifie, tout en surfant trop sur des moments inutiles et superficiels...
Puis tout bascule très brutalement et là, avec une simple phrase et une situation crisique, on a vite compris qu'on rentre dans le vif du sujet et à pieds joints...
Tout devient alors, terriblement passionnant et fort, prenant et enfin intéressant, par l'évolution radicale de la relation de ces deux jeunes filles...
Et c'est bien à ce moment que le caractère et les intentions de chacune d'entre elles, vont réellement se dessiner comme si la première partie très légère se voulait en décalage complet avec la seconde, plus sombre et plus profonde, afin de donner un contraste maximum à cette histoire de jalousie et de manipulation.
Et l'étude de ces deux amies/ennemies va se révéler bien plus complexe que prévue dans la mesure où tout n'est pas dit et écrit à l'avance même si malgré les apparences, rien n'est vraiment évident !
Tout n'est pas noir et blanc comme cela semble être un moment le cas, et le vécu personnel de Sarah tout comme, à un moindre niveau, celui de Charlie, expliquent bien des choses au sujet de cette relation calculée et très ambigüe...
Charlie, réservée et fragile, silencieuse et secrète en totale fascination devant Sarah, être totalement opposé, perpétuelle comédienne en représentation, composant un être libéré et brillant au caractère trempé...
La suite ne sera pas si simple, car affirmer que Sarah manipule vraiment et fait souffrir Charlie, semble évident en nous sautant pleinement aux yeux, il apparait aussi que la position de la plus faible des deux, décuple également la détermination et la volonté de la plus forte, tel un effet de vases communicants, comme si l'attitude de Charlie poussait Sarah à agir dans le mauvais sens, encore et encore...
La discussion finale est d'ailleurs à ce sujet révélatrice de vérités qu'on soupçonnait déjà !
Pour ce faire, les deux actrices sont épatantes dans leur composition très différente, très opposée et aussi bien Joséphine Japy très en retenue, que Lou de Laâge s'en tirent très bien dans ces rôles difficiles et fouillés.
Un beau film que nous signe là Mélanie Laurent, à travers ce couple infernal dont l'approche, l'écriture et l'étude psychologique font l'objet d'un grand tact et de beaucoup de sensibilité, tout en sachant éviter les écueils de la simplification à outrance et du jugement trop rapide...
Ce titre "Respire" joue d'ailleurs avec bon nombre d'images et de symboles qui étayent cette histoire de long en large.
Archibald T.
Archibald T.

21 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2014
On reste quelque peu mitigé.

Un thème fort et intéressant mais

La première partie est agaçante car semble improbable; la seconde, plus intéressante, frôle la caricature et la parodie.

Au final, on est loin du film sublime vanté par beaucoup et certainement par un manque de maturité de la réalisateur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 novembre 2014
Magistral.
C'est tout votre corps qui répondra de ce chef-d'oeuvre : sueurs froides, respiration haletante, palpitations. Mélanie LAURENT a souvent dit dans ses interviews que le thème des relations perverses était très cinématographique, c'est le cas. Mais quelle difficulté énorme de retranscrire la complexité d'une telle relation! Tout y est : manipulation, humiliations, absence d'affect (sincère), et le plus délicat à mon sens à percevoir, et dans le cas de ce film extrêmement frappant et intelligemment conduit, les injonctions paradoxales, véritables prisons psychologiques qui enferment l'autre dans les tentacules du pervers alors qu'il serre.. et resserre...son étreinte mortelle jusqu'à annihiler les fondements mêmes de l'humain et sa dignité. Plus que de la maîtrise, la réalisatrice a la CONNAISSANCE de son sujet. Un travail sur le son exceptionnel mérite d'être noté. Il rend compte du non-sens, de quelque chose qui s'annule dans l'esprit. Un film important qui doit faire bouger les consciences pour mieux détecter ces personnes qui ont une structure de personnalité que rien ni personne ne pourra changer à moins d'une véritable envie de faire un travail psychologique personnel (ce qui va à l'encontre même de leur façon de penser). La seule solution face à eux : la fuite la plus radicale qui soit. Un film pour se protéger, prendre de la hauteur, et... respirer.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 novembre 2014
Sous quel angle critiquer ce film? Pour ma part, je m'en tiendrai à l'effet qu'il a eu sur moi, à savoir qu'effectivement il s'agit d'un film fort en émotions. Le message est passé, malgré un sujet dont il est difficile de faire le tour en un long-métrage d'1h30. Certes, quand on a connu ce type de relation toxique, on ne peut que se dire que tant d'autres choses auraient pu être approfondies (les relations que chacune des jeunes filles entretiennent avec leurs parents...). Les deux actrices principales jouent justes, et même si elles ne sont pas le reflet de la jeunesse d'aujourd'hui (leur téléphone portable n'est pas omniprésent, ce qui cinématographiquement n'est pas un mal...), on ne peux que s'identifier à elle tant elles mettent de la finesse dans leur jeu. Du coup, je conseil ce film à toutes celles et ceux qui s'intéresse à la psychologie en générale, ou aux rapports humains, plus simplement. Par contre, si vous voulez voir un film léger et distrayant, passez votre chemin...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 novembre 2014
Extrêmement bien joué, le film parle d'une histoire banale mais réussi à la sublimer grâce à une réalisation ingénieuse de Mélanie Laurent. Ambiance pesante garantie. Critique complète en cliquant sur le lien
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 novembre 2014
Drame à la limite du thriller. Ça fait réfléchir au harcèlement moral que peuvent subir les ados par des soit disant camarades. Bien filmé, bonne bande son et les actrices sont parfaites dans leur rôle.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse