Avis : La Prochaine fois je viserai le coeur - Page 9
La Prochaine fois je viserai le coeur
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Daniel C.
172 abonnés
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4,0
Publiée le 19 novembre 2014
Cédric Anger prend le parti de suivre la dérive et les déambulations de cet être étrange, gendarme et meurtrier incarné avec brio par Guillaume Canet. Certaines descriptions psychopathologiques du pervers narcissique pourraient ici nous éclairer. La froideur du personnage lorsqu'il est engagé affectivement n'est pas sans rappeler la posture d'un Jean-Claude Roman. C'est la composante paranoïaque, qui semble parfois dominer le tableau avec cette haine clivée, l'admiration pour les reportages sur les militaires en mission commando, son ambivalence à l'égard de l'homosexualité. Mais, la composante hallucinatoire est parfois aussi présente, l'obsession pour la propreté mêlée à des moments d'incurie. L'accès impossible à une sexualité génitale, les conduites auto-punitives viennent compléter le tableau. Que la justice se soit montrée incompétente à juger les actes de cet homme parait la meilleure réponse pénale : cet homme relève du domaine de la maladie mentale dangereuse. La peine de mort était à l'époque encore en vigueur, la prononcer à son encontre aurait été inadapté, car même s'il peut sembler manipulateur parfois, démoniaque également, provocateur aussi lorsqu'il défie la police de le démasquer, moraliste quelquefois, cet homme n'est pas un délinquant. Il semble comme emporté par une mission divine à accomplir ou bien une conduite purificatrice. L'intérieur pour cet homme s'apparente au contenu d'une poubelle, témoignant ainsi qu'il se considère ou a été considéré comme un déchet, une ordure... En faire le héros du film est pour le moins audacieux. Saluons encore le charme de la délicieuse Ana Girardot, qu'on a pu apprécier dans son précédent film "Le beau monde". Sa présence mêlée de discrétion en fait un personnage féminin capable d'approcher cet homme.
Redoutable en tueur déséquilibré, Guillaume Canet livre une performance mémorable en incarnant un personnage malsain et imprévisible. Malheureusement, le film ne lui rend pas justice puisque Cédric Anger a préféré le vautrer dans un scénario digne d’un téléfilm.
Racontant les crimes d’un gendarme psychopathe enquêtant sur ses propres méfaits, « La prochaine fois je viserai le cœur » met la lumière sur des faits divers sinistres survenu dans les années 70.
Le film est sombre à souhait et les paysages agricoles désolés et brumeux de l’Oise font leur effet. Mais la faiblesse des dialogues et les comportements incohérents des personnages nous tirent de cette ambiance pour mieux nous plonger dans un contenu extrait d’M6.
Les intentions sont bonnes et le personnage dépeint par Canet est très franchement réussi, mais seul ce dernier parvient à tirer son épingle du jeu d’un film plutôt médiocre qui peine à nous embarquer.
bonne performance de Guillaume Canet, qui reussit même a nous faire entrer en empathie avec ce tueur psychopathe (tendance "attention ils vont t'attraper"). un scenario sans suspense (on connait le coupable des le debut) pas compensé par la mise en scene un peu plate et lente. je me suis un peu ennuyée.
La Prochaine Fois Je Viserai le Cœur est un polar glaçant comme une lame oubliée dans la neige, un film qui respire l’ennui rural et la folie contenue — et c’est précisément là qu’il frappe juste. Guillaume Canet, méconnaissable de froideur, incarne ce flic tueur avec une neutralité clinique qui file la gerbe et le vertige. Pas de suspense hollywoodien ici, juste la lente descente d’un homme vers un gouffre qu’il a creusé lui-même, la pelle dans une main, le flingue dans l’autre. Une œuvre malade, dérangeante, fascinée par le vide — comme un fait divers trop humain.
un bon film sinistre avec de bons interprètes... qui montre bien la complexité humaine , en particulier dans la folie où notre vision sociétale manichéenne est complètement mise à mal . L'être humain , ou ce qu'il en reste , a plus de facettes dont certaines qu'il ignore , que le formatage moderne tente de le décrire ; c'est encore plus complexe dans la folie où persistent des moments de lucidité et surtout d'adaptation aux rituels de notre société. L'Homme n'est pas tout bon ou tout mauvais , normal ou anormal , mais est toutes les nuances intermédiaires
Ce film est d'un vide, d'une platitude exaspérante... L'atmosphère est froide pas par les couleurs, mais par les dialogues qui ne font naitre aucun sentiment, aucune peur, rien, c'est juste mou et taciturne. On s'ennuie... > Le néant absolu ! spoiler: Et on passera sur certaines voitures qui n'existaient pas dans l'année où l'histoire est sensée se dérouler.
Rien que ce détail donne une idée du peu de sérieux que le réal' a mis dans ce film, ou de son incompétence... ou des deux. Même un débutant n'aurait pas fait ses erreurs. Quant à Canet, il fait juste du Canet, sans âme, sans personnalité. Il confond la distance du tueur né, avec sa fainéantise du jeu...
Une histoire vraie qui fait froid dans le dos et où Guillaume Canet interprète ce tueur à la personnalité torturée relativement correctement. Il y a néanmoins plusieurs scènes un peu grossières et on oubliera assez vite le film.
Epatant! Le film de Cédric Anger, que je ne connaissais que comme scénariste, est une réussite absolue, qui le place au niveau de David Fincher pour la maestria....
Une entrée en matière totalement angoissante, qui se situe juste sur ce fil qui sépare une mise en image géniale du chichiteux /prétentieux...... soutenue par une musique glauque à souhait.
Les plus anciens se souviennent de cette affaire. Gendarme modèle, fils et grand frère modèle, à deux doigts de devenir un fiancé modèle, amoureux de la forêt et de ses habitants, capable d'y rester la nuit pour voir passer, magique, une harde de cerfs.... et tueur. Un cas d'école de schizophrénie, jamais jugé, enfermé à jamais dans un asile psychiatrique -enfin, peut être, à moins que quelque psychiatre, le déclarant guéri, ne le remette dehors... Ce genre d'histoire où la réalité dépasse la fiction, parce qu'un personnage comme cela, aucun scénariste n'aurait oser l'inventer -ne le jugeant pas crédible!
Et il y a, évidemment, Guillaume Canet, aussi génial en gendarme un peu raide, un peu extrême que dans le off où nous le voyons craquer. Encore un, comme Mathieu Kassovitz (par charité chrétienne on ne parlera pas de Mélanie Laurent....) bien meilleur acteur que réalisateur. Le premier film de Canet était très bien; les suivants, d'une grande banalité; quant à Kassovitz, il n'a jamais réalisé que des bouses. Pourquoi ces gens là ne s'en tiennent ils pas au métier pour lequel ils sont faits?
Dans le rôle de celle dont il aurait pu être amoureux -s'il avait pu l'être-, Ana Girardot ressemble de plus en plus à son papa -en joli. C'est vrai, il a une tête de fille raté, Hippolyte..... Elle est excellente.
Guillaume Canet est juste incroyablement bon/parfait/[lâche l'affaire c'est le meilleur] pour interprèter le tueur de l'Oise, on s'y croirait, donc tu vas flipper dans ton canapé comme si Christophe Hondelatte venait chuchoter à ton oreille.
Que dire… Ce film est tout simplement un pur chef-d'œuvre. Guillaume Canet nous livre probablement le meilleur rôle de ça carrière. Cédric Anger arrive a faire crée une tension palpable, surtout quand Guillaume Canet s'apprête à tuer une femme. La photographie du film est remarquable. spoiler: Cette histoire d'amour impossible est vraiment très mystérieux avec cette femme très timide et du coup le tueur qui n'a pas de sentiment amoureux pour cette femme, ces vraiment intriquant. Les dialogues sont très intéressent, à aucun moment ils sont ridicules. C'est tellement dommage que le film soit sous-coté, je le trouve incroyable, l'un des meilleur Thriller que j'ai vu de m'a vie.