La Prochaine fois je viserai le coeur
Note moyenne
3,2
4652 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

459 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
136 critiques
3
186 critiques
2
80 critiques
1
30 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 novembre 2014
Inspiré de faits réels, le film relate un fait divers qui s'est déroulé durant les années 1978 et 1979 dans l'Oise. Pour porter à l'écran cette histoire glauque, Cédric Anger s'est largement documenté sur l'auteur des faits via des procès-verbaux, articles de presse de l'époque, témoignages ou encore archives télévisées. Les résultats de ses recherches mélangés à son imagination, lui ont permis de délivrer un scénario macabre et saisissant.

L'ambiance du film "La prochaine fois je viserai le cœur" est extrêmement oppressante et fait froid dans le dos. Cette ambiance, aidée par des paysages brumeux et reculés, fait penser à la mini-série Southcliffe qui met également en scène un tueur en série qui choisit ses proies au hasard, à l'instar de Franck Neuhart (joué par Guillaume Canet), et montre des signes de schizophrénie et de démence mais de parfaite conscience de ses actes. Cependant, nous regrettons une certaine fainéantise dans le scénario qui ne fait que relater des faits objectivement et ne s'attache à montrer que la surface, sans aucune prise de risque. L'histoire du film et de la personnalité atypique de ce gendarme psychopathe était l'occasion pour creuser un peu plus la psychologie du personnage. Il faut également noter certaines longueurs qui cassent le rythme du film et qui plongent presque le spectateur dans l'ennui. Enfin, des éléments manquent pour permettre une compréhension optimale de l'issue du film.

Malgré cette paresse scénaristique et ces longueurs, nous ne pouvons pas parler du film sans souligner l'interprétation brillante de Guillaume Canet, qui porte véritablement le film sur ses épaules. Méconnaissable en tueur en série schizophrène, antipathique et nourrissant une haine pour l'espèce humaine, Guillaume Canet signe là un de ses meilleurs rôles. Le couple formé par Guillaume Canet et Ana Girardot met mal à l'aise et dérange mais nous déplorons tout de même un manque d'approfondissement de leur relation.
nicolas t.
nicolas t.

61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 novembre 2014
Super sujet pour un traitement très décevant.
Tout est glauque et va dans le même sens : la musique
les décors, la météo. A force de noirceur on s'ennuie très vite
et on regrette un bon Faites entrer l'accusé du dimanche soir.
Canet assure, tout en intériorité, mais hélas ça ne suffit pas.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2014
Après l'affaire Agnelet et le film de Téchiné cet été, Guillaume Canet replonge dans un fait divers des années 70. Je me souviens très bien de ce celui-ci aussi, je n'habitais pas très loin des lieux décrits dans le film à l'époque. Cédric Anger (Le tueur, L'avocat), d'ailleurs co-scénariste de L'homme qu'on aimait trop, réalise un film d'une grande sobriété qui fait froid dans le dos. Un scénario sombre et poisseux pour une ambiance moite et pesante, un univers constamment gris et pluvieux, tournée de nuit la plupart du temps. L'histoire n'est vue que du point de vue du tueur sans aucun parti pris, ni complaisance. On est au plus près de la folie et du quotidien de ce gendarme psychopathe magistralement interprété par un grand Guillaume Canet tout aussi sobre que terrifiant. A ces côtés, Ana Girardot impose avec talent un peu de douceur au milieu de toutes ces horreurs. Carton plein et sans faute donc pour le metteur en scène et son acteur qui nous offrent une histoire aussi glauque et effrayante que captivante. Un excellent polar noir.
svtlben
svtlben

31 abonnés 617 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2014
Pas mal, mais ce n'est pas le meilleur film avec G. Canet. Un peu long en debut, sur la fin on ne montre pas, comment il a été déjoué. J'ai aimé, mais sans plus.
adrienrio
adrienrio

12 abonnés 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 novembre 2014
J'ai trouvé ce film très long et complètement plat. J'aime voir ce genre d'histoire au cinéma d'habitude mais là je dois dire que je me suis ennuyé au plus haut point!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 novembre 2014
Film tiré de vrais évènements des années 70 ! C'est troublant d'assister à de tels faits relatés (le gendarme Alain Lamare)...Ce qui fait froid dans le dos, c'est qu'il y en a probablement autour de nous, et que tous ne sont pas pris !! Guillaume Canet (Franck) est implacable, glacial - scène où il s'entoure l'avant bras de fil barbelé est un exemple - et Ana Girardot (Sophie) lui donne une bonne réplique. A noter les décors et surtout les voitures des années 70 toujours plaisant....et un rôle parfaitement maitrisé par Guillaume Canet !!**
JEANRENE43
JEANRENE43

11 abonnés 154 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2014
Le plus délirant c'est de garder à l'esprit que ce n'est pas une fiction, qu'il s'agit d'un film tiré de faits réels. Aujourd'hui je suppose et j'espère que ce tueur serait démasqué en quelques heures. Ce film outre les drames, montre les limites de la gendarmerie et des investigations à cette époque. Guillaume CANET est excellent dans son rôle double de gendarme et de détraqué.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 novembre 2014
Déçu je suis. La bande annonce laissait espérer un film dérangeant mais au final on a un résultat assez banal. Bien qu'on soit quasiment en permanence avec le tueur, on n'a quasiment aucun élément pour cerner son comportement (c'est pas les deux hallucinations spoiler: avec les lombrics
qui suffisent).

Et une grosse incohérence, alors qu'il avait fait bien gaffe à pas laisser d'indices (collecter les douilles, essuyer ses empreintes, utiliser des voitures volées) et qu'il ne semblait pas du tout décidé à se faire prendre ( spoiler: passer des heures à respirer sous l'eau avec un roseau
) pourquoi il déplace la bagnole ? Pourquoi il met de nouvelles plaques ?
Marie L
Marie L

12 abonnés 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2014
Très bon film qui laisse entrevoir toutes les complexités et les noirceurs du personnage ... Une reproduction fascinante de la sombre vie de cet illuminé...!
Juliette B
Juliette B

15 abonnés 30 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2014
Un peu décue, un sujet pourtant fascinant à traiter . Trop lent , manque de rythme, on passe à coté des aspects importants de cette affaire et on s'attache à détails sans impact sur le scénario de fond , bref on s'ennuie malgré le jeu éblouissant de Canet . Le reste est mitigé .... dommage
chrischambers86

16 165 abonnés 13 126 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2014
Histoire tendue et particulièrement glaçante dans ses meilleurs moments qui brosse remarquablement le portrait intime d'un gendarme / psychopathe aux pulsions criminelles et imprèvisibles! Tournage serrè et petit budget! Une histoire aux couleurs sombres, basèe sur le fait divers authentique d'un tueur qui a sèvit dans l'Oise à la fin des annèes 70! Un avertissement dans la scène d'ouverture nous stipule que nous sommes bel et bien dans une oeuvre de fiction! il a donc fallu imaginer certaines choses pour trouver des rèponses car on n'a pas vraiment d'explications sur les motivations du tueur après la projection finie! Alain Lamare a ètè internè depuis dans un asile psychiatrique et reconnu non responsable de ses actes parce qu'on n'a jamais rèussi à comprendre qu'elle ètait la folie de cet homme qui parcourt les routes dèsertes du dèpartement de l'Oise en prenant des jeunes femmes pour cible! Dans un contre-emploi inattendu et plus vrai que vrai, Guillaume Canet est rèellement habitè par ce personnage fascinant et complexe! Au point que l'acteur, mèconnaissable, a vraiment quelque chose dans le visage avec ce regard vide que ça en devient flippant! il est dans le film tel qu'il est sur l'affiche : troublant! D'ailleurs, il faudra compter (en toute logique) sur Canet pour être un outsider sèrieux dans la quête du Cèsar du meilleur acteur 2015! De plus, les seconds rôles sont très bien dirigès et ont parfaitement rempli leurs fonctions premières, notamment Jean-Yves Berteloot et surtout la prometteuse Ana Girardot qui nous surprend par son jeu minimaliste! Sans oublier la mise en scène virtuose de Cèdric Anger qui vise au bon endroit où panoramiques et plans sèquences, travellings et mouvements de camèra se disputent la première place! Ce qui rend encore plus l'impact des images avec une musique malsaine et glauque à souhait, qui nous met bien dans l'ambiance du film! Globalement, "La prochaine fois je viserai le coeur" est donc d'un très bon niveau en atteignant pleinement son but! Une rèussite...
Jean Marc Dinaut
Jean Marc Dinaut

24 abonnés 314 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2014
A bord de voitures volées, il poursuit, il tue sans perversité voyante,( du moins dans le film ). sans cause apparente, maladroitement, sauvagement, des jeunes filles. Dans une froideur clinique, il tue sous l'influence de ses pulsions schizophrèniques, (héboïdophrénique) diront les spécialistes. Le plus troublant c'est que ce psychotique avéré est gendarme. De plus, il enquête sur ses propres crimes. L'intériorité pour le moins complexe de la personnalité de cet homme est incarné avec brio et génie par un G.Canet au fait de son talent. Faisant penser au glacial film de JP.Melville le Samouraï, dans une lumière bleutée, le héros du film se fige peu à peu dans un iceberg de tortures, d'impuissances, d'auto destruction, de douleurs.Ce qui provoque le malaise, c'est qu'il est capable dans son inhumanité d'aimer, comme toute le monde, la nature, ses collègues, sa femme de ménage (A.Girardot), ses parents, son frère.Très réelle exposition d'une affaire criminelle hors pair, ce film trace avec une grande acuité le portrait incompréhensible de ce meurtrier énigmatique.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2014
« La prochaine fois je viserai le cœur » a tout pour faire envie : un fait divers très croustillant, une affiche glaçante, un rôle titre tenu par un acteur chevronné, même un titre efficace (et très beau), difficile de ne pas avoir envie de voir ce que Cédric Anger a fait de ce sujet en or. Mais il faut être prévenu, son film est sec et austère comme un coup de trique. Ici, pas de fioritures, pas de superflu, pas de rebondissements ni de suspens à gogo. D’ailleurs, la scène d’ouverture, très réussie, donne le ton d’un film qui a clairement choisi de centrer son sujet non sur le fait divers en lui-même, mais sur la personnalité de Franck. Le film débute alors que les agressions ont déjà commencé mais que les meurtres, eux, n’ont pas encore été commis (car Franck est clairement dans l’escalade). La réalisation d’Anger est très intéressante, son film a une photographie très sombre, froide (comme un hiver dans l’Oise), avec très peu de couleurs et de fantaisie, comme pour mieux épouser la personnalité très perturbée de Franck, un homme qui ne semble prendre de plaisir à rien, même pas à tuer, n’éprouve d’empathie pour personne, insensible à autre chose que l’ordre et la propreté. La musique est intéressante et parfaitement utilisée, elle colle à l’action, elle l’accompagne sans jamais prendre le pas dessus. Guillaume Canet porte sur ses épaules un rôle terriblement difficile. Incarner la folie sans donner l’impression de caricaturer l’idée qu’on s’en fait, c’est carrément périlleux. Et il est incroyable de justesse dans tous les aspects de ce personnage si insaisissable, y compris les plus incompréhensibles. Parce que Franck n’est pas cynique, pervers ou manipulateur, il est fou, c’est évident (et d’ailleurs le vrai tueur de l’Oise a été déclaré irresponsable, souffrant d’une forme rare de schizophrénie, et interné depuis 1978 sans interruption), mais cela na saute aux yeux ni de ses parents, ni de son frère, ni de la jeune femme qui l’aime, ni (et c’est bien le problème) de ses collègues. Le film, complètement centré sur sa personnalité au détriment des autres aspects de ce fait divers, esquisse des pistes pour comprendre et nous, en tant que spectateur, on s’épuise à chercher aussi des explications. Mais c’est vain, et c’est assez épuisant nerveusement pour le spectateur, il n’y a rien à comprendre à une maladie mentale aussi mystérieuse que la schizophrénie, pas de cause, d’élément déclencheur, rien de tangible en tous cas. Est-il un homosexuel refoulé ? Est-il un impuissant qui déteste les femmes ? Est-il un homme fragile émotionnellement que seul l‘Ordre rassure ? Et qu’en est-il de ses rapports malsains avec l’hygiène, avec la douleur ? Cédric Anger sème ces petits cailloux et laisse le mystère de la maladie l’emporter au final. Forcément, c’est assez frustrant. Le problème de « La prochaine fois je viserai le cœur », c’est qu’à force de centrer son sujet sur Franck et sa psychose, il néglige d’autres aspects de ce faits divers qui auraient été très intéressants. L’enquête de police et de gendarmerie, qui amènera à découvrir l’inimaginable, aurait pu être plus développée par le scénario, mieux exploitée. On nourrit des regrets quant à cela surtout que c’est seulement à travers de deux scènes incroyables que cet aspect est vraiment traité. spoiler: La première montre Franck, bien sanglé dans son uniforme, au chevet d’une de ses victimes lui demandant d’un ton très doux si elle pourrait décrire son agresseur. On ne saura jamais si la jeune femme se tait parce qu’elle ne se souvient de rien ou parce qu’elle le reconnait sous son uniforme d’enquêteur ! La seconde scène c’est celle où Franck fait du porte-à-porte en montrant son propre portrait robot et que personne ne dit le reconnaitre, ce qui malheureusement parfaitement crédible mais ô combien surréaliste !
Et puis, il y a une autre petite lacune dans le film de Cédric Anger, c’est qu’il se termine trop tôt en quelque sorte. J’aurais bien aimé en savoir plus sur la façon dont la Gendarmerie Nationale s’est dépatouillé de cette bombe atomique qu’est l’affaire du tireur fou de l’Oise et comment elle géré le fait d’avoir laissé un gendarme enquêter pendant des mois sur des crimes qu’il avait commis lui-même sans jamais le soupçonner. C’est la Police Nationale qui a découvert le criminel et dans l’ambiance de guéguerre Police/Gendarmerie de l’époque, çà a fait un sacré barouf dans l’armée française ! Cédric Anger n’a pas voulu faire un polar, ni un brûlot, il a voulu filmer la folie meurtrière dans ce qu’elle a de plus incompréhensible pour le commun des mortels. C’est un point de vue qui se défend et qui ne manque pas d’intérêt, mais il y avait d’autres angles d’attaque possibles. Du coup, malgré ses qualités indéniables, « La prochaine fois de viserai le cœur » est un film frustrant : beaucoup de question, bien peu de réponses…
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 16 novembre 2014
Film sans aucun intérêt. Pas de scénario, pas d'enquête. Trop lent. Peu de dialogue.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2014
Basé sur un fait divers sordide, "La prochaine fois je viserai le cœur" nous raconte l'histoire de Franck qui entre 1978 et 1979 tua plusieurs femmes dans l'Oise. Franck est un type dérangé, un homme solitaire qui semble ne pas se comprendre entièrement. Parce qu'il est gendarme, Franck connaît la différence entre le bien et le mal et s'il s'en rend compte lorsqu'il abat brutalement ses victimes et lorsqu'il parle de lui-même comme un taré qu'il faudrait tuer. Seulement voilà, il semble céder à des pulsions violentes qui le pousse à tuer. L'immense qualité du film est qu'il ne prétend pas nous expliquer la psychologie de son personnage mais il contente de nous montrer ses faits et gestes avec une froideur qui correspond tout à fait à l'atmosphère pesante de l'Oise dans les années 70. Sans jamais verser dans le spectaculaire ou la facilité, "La prochaine fois je viserai le cœur" est porté par un Guillaume Canet saisissant dans la peau de ce meurtrier qui n'est pas complètement maître de lui.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse