Derniers Avis : La Prochaine fois je viserai le coeur - Page 26
La Prochaine fois je viserai le coeur
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AHEPBURN
112 abonnés
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3,5
Publiée le 16 novembre 2014
Canét abonné aux faits divers. C'est plus le portrait du tueur que l'enquête. Ana Girardot dans un rôle un peu niet mais bien joué. Jolie plastique. Bon film. Je recommande.
Un film troublant et déconcertant sur un personnage joué à merveille par Guillaume Canet . Nous prenons en plein fouet ce dysfonctionnement de personnalité sans qu'il y ait de réponse à nos questions comme ça l'a été dans l'enquête et dans le jugement. Est ce qu'il est donc utile qu'on s'intéresse à ce genre d'individu et qu'on en fasse un film...???
Énième reconstitution d’un fait divers meurtrier, comme on en voit beaucoup à la télévision, le retour sur la série de meurtre commis en 1978 par Alain Lamarre (à l’occasion renommé Franck) se démarque par son point de vue, centré sur la double identité du tueur, et par l’interprétation de Guillaume Canet. Alors que celui-ci a cumulé les rôles de gendre idéal pendant des années, lui accolant une image lisse et candide, il réussit, depuis quelques films à incarner un être froid et inquiétant. C’est exactement ce que Cédric Anger lui fait faire en lui offrant le rôle de cet homme qui alterne entre l’état de criminel sociopathe et celui de gendarme assidu. Peu soucieux de creuser sous la surface des faits, le scénario ne cherche pas à définir l’état psychiatrique du personnage. C’est donc avec un certain malaise que l’on reste tout du long à ne pas savoir clairement s’il s’agit d’un réel schizophrène ou s’il joue un double jeu pervers, mais toujours est-il que les côtés angoissant et malsain de l’homme sont indiscutables. Le tournage ayant eu lieu dans le Nord de la France avec une reconstitution peu flatteuse des années 70, la météo est continuellement pluvieuse et les décors sont tous sordides, donnant à l’ensemble du film une ambiance grisonnante et glauque quelque peu poussive. La prochaine fois je viserai le cœur s’éloigne donc, par son parti-pris fataliste et déstabilisant, des polars français traditionnels mais manque encore trop de finesse pour renouveler le genre.
Je comprends mal l'enthousiasme de B Murat dans Télérama..oui le jeu de Canet,le rendu de cette atmosphère froide, ténébreuse..c'est réussi..mais au final on en ressort plutôt accablé. On n'a même pas pu se passionner pour une enquête complètement escamotee par le scénario.Et la musique ! Non.
Pour utiliser une expression toute faite : parfois la réalité dépasse la fiction. Des faits réels donc, parfaitement matérialisés dans ce film qui instaure une ambiance anxiogène de la première à la dernière image. Guillaume Canet incarne à merveille ce tueur froid, impénétrable, incompréhensible.
Fait divers hallucinant qui m'avait scotché devant "Faîtes entrer l'accusé" tant la réalité paraissait irréaliste, mais pourtant tous les détails de cette histoire repris un à un dans le film sont authentiques (hormis l'histoire sentimentale avec la femme de ménage). Cependant contrairement à "Possessions" sur l'affaire du grand Bornant, le "faîtes entrer l'accusé" était peut-être mieux ne relatant que les faits suffisant à eux seuls. La psychologie étriquée du personnage ne rend pas aussi bien que l'on pouvait l'espérer surtout que la plupart des séquences solitaires de Guillaume Canet sortent plus de l'imagination que de la réalité.
Si le film manque parfois de rythme, le scénario véridique et les excellents acteurs rend le film terrifiant et poignant. Noir et sombre, juste incroyable.
Des gendarmes à moustache, des estafettes et le papier peint de tes grand-parents. Nous voilà plongés en plein milieu des 70's qui font encore rêver les américains. Le pari était osé pour le réalisateur Cédric Anger : raconter l'histoire oubliée du "tueur de l'Oise" qui a effrayé la Picardie il y a 40 ans. Le fait divers incroyable de l'enquêteur-tueur. Mais Alain Lamare ce n'est pas Mesrine, sa légende sordide reste encore à construire. C'est là que... (la suite sur ma page)
Avec ce film, nous Voila replongés dans l'atmosphère des années 70, mais une atmosphère lourde et pesante, tant le suspense est bien mené. Le jeu de Guillaume Canet porte la tension à son comble, traduisant à merveille les tourments de ce gendarme meurtrier perturbé qui a commis tous ces actes odieux à l'époque. Cela rappelle un peu Mesrine, et le jeu de Canet celui de Cassel. Avec toutefois une autre intrigue, un autre montage, mais tout autant de brio. Réussi!
Lu quelques critiques négatives qui regrettent que le rythme du scénario soit lent, sans beaucoup d'action. Oui certes. Mais c'était sans nul doute le meilleur moyen de scénariser cette terrible histoire de tueur en série pour en conserver et restituer toute la froideur criminelle. Aucune raison de tuer, aucune intrigue, aucun mobile. Rien que la maladie mentale qu'on devine sous l'uniforme. Une absence (relative) d'action qui du coup conserve et renforce toute la violence des actes criminels portés à l'écran. Une brillante interprétation de Guillaume Canet. On n'est pas vraiment dans le film policier ni encore moins dans le thriller puisqu'il n'y a guère d'investigations, qu'il n'y a pas de pistes multiples ni donc de rebondissements. Un portrait psychologique plutôt, laissant la part belle à la présentation des faits et du mal sans chercher à en tirer toutes les ficelles.Troublant.
"La Prochaine Fois Je Viserai le Coeur" est un excellent film policier qui ne mise pas sur un suspense à couper au couteau mais sur un suivi psychologique ultra puissant du personne principal. L'histoire basée sur des faits réels est absolument passionnante de noirceur, le rythme du film est idéal et le jeu de Guillaume Canet vraiment irréprochable. Un film à voir vraiment, et qui donne froid dans le dos.