Derniers Avis : La Prochaine fois je viserai le coeur - Page 6
La Prochaine fois je viserai le coeur
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Ema
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1,5
Publiée le 9 juillet 2019
Guillaume Canet tient le film à bout de bras, il est plutôt convaincant et rapidement détestable. Le parti pris était de dépeindre cet affaire du point de vue du coupable au prétexte que le point de vue des enquêteurs était dû déjà vu. Bah pourtant, cela aurait été bien plus intéressant et la révélation finale aurait permis au film de sauver sa fin. Ici, aucun profil psychologique n’est adressé. Nous assistons à des faits survolés, sans sens. Pas d’explications. Vous me direz, comme dans beaucoup de faits criminels, qui ne répondent pas souvent à une logique. Mais il s’agit ici d’un film. Et le but n’est pas de s’ennuyer. Les dialogues ne sauvent rien, ils sont ternes et ne rendent que le personnage central que plus détestable. Aucune profondeur n’est donné aux autres personnages. La mise en scène n’est pas très riche non plus.
J’ai adoré suivre le parcours d’un homme torturé aux allures simples et rassurant grâce à l’interprétation magistrale de Guillaume Canet. Il incarne son rôle avec force et donne tout le relief au film
Plutot pas mal. La prochaine fois je viserai le coeur est l'histoire d'un fait divers réel ou un gendarme est un serial killer. Quelques passages un peu longuets, mais au final assez distrayant. Pas mal.
Un thriller nerveux et tendu, qui une fois n'est pas coutume adopte le point de vue du tueur en faisait de lui le héros de la fiction. Guillaume Canet est très flippant, la réalisation est top et l'ambiance sombre fonctionne.
Guillaume Canet est glaçant dans la peau de ce tueur de jeunes femmes ayant semé la terreur dans la France profonde de la fin des années 70. Il aurait largement mérité un César pour sa prestation. Il y a des types charmants dont on est à mille lieues de penser que ce sont des meurtriers. C'est vrai, ce serait trop facile sinon. Je suis désolé mais chez lui on voit tout de suite qu'il n'est pas net. Alors, c'est un gendarme. Il porte un uniforme. Une arme. Il inspire le respect. Il est là pour protéger les gens. Normal qu'il soit au-dessus de tout soupçon. Et c'est pour cette raison que l'enquête piétinera. Les forces de l'ordre ne songeant pas qu'il puisse être l'un des leurs. Les moyens technologiques n'étaient pas les mêmes non plus par rapport à aujourd'hui. Mais bon, comme je le disais, son visage parle pour lui-même et c'est là où Canet est très fort. Lui, ne se définit pas comme fou car il sait ce qu'il fait. Il dit être maître de ses actes. S'il sera arrivé à longtemps, trop longtemps, caché sa double personnalité, sa dureté autant envers les autres qu'envers lui-même aurait dû mettre la puce à l'oreille. Il n'a aucun sens de l'humour. Aucun second degré. Aucune humanité ni pour ses collègues ni pour la fille avec qui il essaie de sortir (dont je ne vois pas ce qu'elle peut lui trouver) ni pour ses victimes évidemment. C'est un sociopathe, un psychopathe manipulateur, détestant tout le monde, extrêmement dangereux, n'ayant aucune pitié, aucun remords ni regrets. Comme si sa personnalité ne suffisait pas, Anger dresse un climat pesant (car le temps joue contre les policiers), lourd, gris comme le ciel d'un mois de novembre, sans le moindre rayon de soleil. Sa mise en scène épurée rappelle les polars de Melville. Ou ceux de Corneau à ses débuts. Un dernier détail. La peine de mort était encore en vigueur à cette époque. Et pourtant, elle ne le dissuadait en rien.
Tiré d'un fait divers survenu à la fin des années 70, "La prochaine fois je viserai le coeur" place le spectateur aux cotés d'un tueur. Ce dernier présente l'originalité d'être un gendarme. Le cinéaste Cédric Anger nous présente le meurtrier de la manière la plus neutre, la plus réaliste possible. Il ne cherche pas à en faire un monstre ni un saint (plus dure dans ce cas) mais bien à montrer le caractère ordinaire (du moins en apparence) du personnage. La psychologie du gendarme reste le principal intérêt de ce long métrage tout comme l'acteur qui l'interprète. Guillaume Canet nous livre une superbe prestation. C'est la réalisation qui ne s'avère pas à la hauteur avec un cruel manque de personnalité et d'audace. Dès lors, On ressent moins le choc de cette histoire mordbide et violente. Un peu plat mais jamais ennuyeux.
D’après le vrai fait divers qui sévit dans l’Oise à la fin de la décennie 70, les meurtres infâmes commis par un gendarme, la raison du pourquoi et comment l’enquête piétina, la dualité Police et gendarmerie présenta ses failles, un de ses membres à la personnalité instable eu accès aux dossiers, conduisant au ralentissement de l’investigation. C’est glaçant comme scénario catastrophe, un moyen de prévention après la reconnaissance des erreurs, notamment au niveau du recrutement pour contrer ces cas psychologiques.
Le côté glacial, délibéré, et la lenteur générale du film mettent quelque peu le spectateur de côté. On assiste donc froidement à un enchainement de crimes, à un semblant d'amourette, tout en n'apprenant à la finale pas grand chose sur ce tueur ou sur l'enquête elle-même. Et pour cause, le film est entièrement tourné du point de vue de ce psychopathe qui peine à exprimer quoi que ce soit, ne serait-ce même qu'un sourire. L'interprétation de Canet dans ce sens est donc impeccable, et il nous fait tenir jusqu'au bout afin de savoir enfin ce qui va lui arriver, mais on est un peu trop mis à l'écart pour s'impliquer réellement. C'est bon mais froid, bien trop froid...
Seul Guillaume Canet sauve l'ensemble, à la mise en scène longue et ennuyeuse, aux images d'une lenteur fatigante, et aux seconds rôles peut convaincants. Dommage, car il y avait de quoi faire.
Ce film est surement une très bonne reconstitution du fait divers survenu dans les années 1970... Malheureusement, il manque une intrigue, du suspens pour réellement s’accrocher à cette histoire et avoir des réponses sur ce personnage hors du commun. De plus, on a un peu de mal à comprendre comment Guillaume Canet se fait arrêter, l'enquête est complètement occultée au profit de la biographie du personnage central.
Entre mai 1978 et avril 1979, Alain Lamare participe, en tant que gendarme, à l’enquête sur les odieux crimes du "tueur de l’Oise" dont il s’avère le véritable coupable. La léthargie de « la prochaine fois je viserais le cœur » est compensée par la dimension psychologique et la noirceur du film de Cédric Anger, qui en devient glaçant au même titre que la méritante interprétation de Guillaume Canet.