Les Aventures de Robin des Bois
Note moyenne
3,8
4047 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

114 critiques spectateurs

5
43 critiques
4
33 critiques
3
31 critiques
2
6 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2015
C’est l’histoire maintes fois reprises par le cinéma de Robin de Locksley tout acquis à la cause du roi Richard Cœur de Lion ; roi qu’il compte bien voir revenir sur le trône.
Blockbuster et film le plus cher de son époque, il est la version romantique destinée au grand public de l’histoire officielle. Mais tout comme aujourd’hui, l’objectif était de faire des entrées. C’est donc un film d’aventures et plus particulièrement de cap et d’épée ; genre qui va perdurer jusqu’au milieu des 60’s. Un petit côté désuet, les scènes romantiques sont quelques peu lourdingues. Par contre, le Robin des Bois joué par Errol Flynn et mis en scène par Michael Curtiz reste le personnage charmant, malicieux, charismatique, athlétique, virevoltant et drôle de la mémoire collective. Maintes fois copiés, par Disney par exemple, mais rarement égalé. La présence d’Errol Flynn allié au mouvement de la caméra de Curtiz offre des scènes d’action encore très belles à voir 80 ans après. Tout est magnifiquement chorégraphié ; et puis, sans cesse renouvelé. Malgré le grand nombre de scène d’action, aucune ne se ressemble ; impressionnant. Et puis la grande expertise de Curtiz (147 films au compteur) lui permet d’exploiter un procédé nouveau, le Technicolor, avec talent.
A voir en famille pour montrer aux enfants un visage humain à Robin en lieu et place d’un renard mais aussi pour l’action… eux seront moins critiques sur la platitude romantique du blockbuster de l’époque.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2014
Un film qui pourtant son âge (1938) est toujours un plaisir à regarder . Un charme un peu désuet peut être mais un très beau casting et un beau Technicolor .
GrandSephiroth
GrandSephiroth

69 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 décembre 2018
Film culte de l’âge d’or d’Hollywood, Les Aventures de Robin des Bois fait partie des premiers films où a été utilisé le Technicolor, avant Le magicien d’Or et Autant en emporte le vent. Réalisé par Michael Curtiz (Capitaine Blood, La charge de la brigade légère, Le prince et le pauvre, Casablanca) et William Keighley, il fait partie des adaptations de Robin des Bois les plus emblématiques de l’histoire du cinéma. Michael Curtiz a d’ailleurs mis en scène de nombreux acteurs habitués à ses films, à commencer par un Robin interprété par Errol Flynn, présent dans les trois premiers films cités du réalisateur. On trouve aussi Olivia de Havilland (Capitaine Blood, Autant en emporte le vent) dans le rôle de Lady Marian, Basil Rathbone (Capitaine Blood, Roméo et Juliette, Le fils de Frankenstein, Sherlock Holmes) pour Guy de Gisbourne, Claude Rains (Le prince et le pauvre, Casablanca, Le fantôme de l’opéra) pour le Prince Jean, et même Alan Hale pour Petit Jean, lui qui avait déjà participé au Robin des Bois de 1922, bien avant Le prince et le pauvre.

Le scénario suit un déroulement classique que l’on découvre dans plusieurs adaptations. En 1191, le roi Richard Cœur de Lion est fait prisonnier alors en pleine croisade. Son frère le Prince Jean, plutôt que payer une rançon, prend sa place sur le trône d’Angleterre et impose un gouvernement impitoyable envers les pauvres, épaulé par son bras droit Guy de Gisbourne, principal antagoniste du film. Et c’est évidemment le jeune Robin de Locksley qui va organiser une révolte, qu’il annonce d’ailleurs officiellement alors qu’il est invité à un banquet au château du roi avec une détermination sans pareille, laissant place à une des meilleures scènes de combat à l’épée du film. Dans la forêt de Sherwood, il est aidé par ses habituels alliés Frère Tuck, Will l’Écarlate, et surtout Petit Jean suite à un affrontement assez comique sur le petit pont au-dessus du ruisseau dans lequel Robin tombe avant d’éclater de rire.

Malgré les années, le film se regarde aisément et alterne avec efficacité les séquences comiques, sérieuses et romantiques. On se plaît à voir Lady Marian en totale admiration devant Robin, au point de manger un morceau de viande comme il le fait avec les mains, et de se laisser approcher et embrasser tandis qu’il s’introduit clandestinement par la fenêtre de sa chambre. Errol Flynn arbore un Robin charismatique, et tout aussi agaçant qu’habile dans sa manière de s’imposer dans toutes sortes de situations. On voit les talents d’archer lors du tournoi où il tranche une flèche en deux en visant pile au centre de la cible, et ses réelles capacités d’escrimeur durant le combat final dans le château, pendant lequel spoiler: il achève Guy de Gisbourne sur son propre terrain
. Avec de nombreux moments cultes ( spoiler: dont le mariage final avec le retour du roi Richard
), Les Aventures de Robin des Bois sut s’imposer comme un grand classique du film de capes et d’épées des années 1930 !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 novembre 2019
Noble héros de Nottingham, défendant les opprimés de l'injustice sociale subie dans son comté, croulant sous le poids des impôts décrété par l'usurpateur, qui s'est emparé du trône laissé vacant par Richard cœur de Lion.
Parti faire la croisade et fait prisonnier sous le coup d'une rançon de souveraineté autrichienne, c'est la loi tyrannique de son shérif, au pays anglo-saxon et allié normand.

C'est le célèbre imminent voleur de riche, des seigneurs et du clergé, l'or et l'argent en une fortune amassée redistribués aux pauvres, un film équilibré de consistance comme l'homme en habit vert.
D'un haut rang et d'une grande classe honneur, Robin de Locksley dit des bois audacieux effronté n'a pas froid aux yeux face à l'arbitraire autorité royale non reconnue en toute légalité.

La figure de proue médiévale des rebelles archers appellent à la révolte populaire dans la fiction moderne pour une plus juste cause, c'est un chef-d'œuvre coloré à la légende culte et d'autre vivante du classique d'Hollywood perdureront.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2009
Curieuse coïncidence pour Errol Flynn qui, cinq ans après avoir débuté au cinéma, hérite du rôle de Robin de Locksley (dont il est le descendant !!). Un rôle à sa mesure, l’un de ses plus beaux et qui le lui rendra bien.
Les Aventures de Robin des Bois (1938) est le premier blockbuster produit par la Warner, doté d’un budget astronomique (pour l’époque, mais risible aujourd’hui), l’œuvre de Michael Curtiz & William Keighley, n’en reste pas moins l’une des meilleures adaptations les plus réussies. Beauté des décors (qu’ils soient en extérieurs, comme en intérieurs), le Technicolor offre là les plus belles couleurs pour un film épique, aux côté du célèbre tandem incarné par Errol Flynn & Olivia de Havilland.
Ce Robin des Bois passionne, par son côté fougueux et plein d’humour, une histoire captivante, de multiples personnages et de l’aventure à foison, cette seconde adaptation est une bien belle réussite !
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2012
Même si "Les aventures de Robin des Bois" est loin d'être le meilleur film retracant l'histoire du célèbre hors-la-loi, il demeure tout de même sympathique. Néanmoins, cela ne va pas plus loin. Errol Flynn peine à convaincre dans le rôle de Robin et les costumes "kitch" de l'époque font aujourd'hui sourire: collants de mise, tenues "flashy", plume colorée sur des chapeaux fantaisies. Les combats d'épées valent toutefois le détour.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juin 2011
Un film d'aventures très classique, le côté manichéen est poussif mais on se plaît encore à voir ses décors qui font un peu rêver, et ce héros à la belle gueule qui sauve la veuve et l'orphelin. On suit le complot du prince Jean et ce film de 1938 tout de même est très bien avec le Technicolor. Pour les fans de ce genre, moi j'ai passer un bon moment.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 janvier 2009
Un des plus grands films d'aventures et de cape et d'épée de l'histoire. Errol Flynn bondissant, Olivia de Havilland tout en charme et d'élégance. Michael Curtiz aux commandes pour un film qui rassemble humour, duel, romantisme avec décors et costumes superbes. Il s'agit en plus d'une adaptation fidèle. Intemporel et superbe de bout en bout, chef d'oeuvre absolu, largement sa place dans n'importe quel top100 (moi il est carrément l'un des 20 meilleurs films de tous les temps).
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2011
Ce film d'aventures représente bien la quintessence du cinéma hollywoodien de la belle époque, tout est soigné et l'ensemble est rempli de charme par le léger coup de vieux qu'il a pris. Le Technicolor est flamboyant, les décors très bien faits, la mise en scène est irréprochable, l'histoire comporte son lot de rebondissements, de rires et de frissons et les acteurs communiquent tous leur plaisir de jouer. Ici, aucun personnage n'est nuancé, les gentils sont très gentils et les méchants très méchants et le trio que forme Basil Rathbone, Claude Rains et Melville Cooper est excellent, chaque acteur étant parfait dans son registre. Et il y a le bondissant Errol Flynn, le seul homme sur terre qui portait bien le collant et son charisme éblouissant.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2013
Errol Flynn est resté le plus célèbre des Robin des Bois. Quand Michael Curtiz, est appelé à la rescousse sur le tournage qui s'éternise (William Keighley a entamé le tournage) , le duo a déjà deux succès à son actif outre le fait que Curtiz est un réalisateur reconnu pour sa capacité à diriger les acteurs dans des grandes fresques. Le technicolor trichrome qui donne un aspect si particulier aux métrages par ses couleurs saturées rend ici tout son éclat. Les costumes de Milo Anderson et les décors Carl Jules Weyl confèrent avec le temps un côté kitsch luxueux au film qui fait des "Aventures de Robin des bois" un exemple unique dans le genre cape et d'épée. Cette vue parfois naïve de l'histoire rappelle les images d'Epinal quand héros et grands hommes remplissaient l'imaginaire de tous les enfants nés avant 1965 et principalement celui des petits garçons. Malgré cet aspect un peu daté le film reste étonnement et paradoxalement très actuel grâce au montage très nerveux de Ralph Dawson. C'est sans doute ce qui le distingue des autres films de l'époque , lui permettant de traverser sans dommage les décennies. S'ajoute à cela un casting grandiose où chaque acteur est parfait dans son rôle. Errol Flynn bien sûr qui compense une certaine rigidité par un abattage de tous les instants, Basil Rathbone parfait en Charles de Gisbourne (rôle repris dix ans plus tard dans la "Tour de Londres" de Lee Rowland) , Olivia de Havilland ravissante à souhait qui n'a que d'yeux pour le bel Errol qu'elle côtoiera à l'écran à de nombreuses reprises et aussi le très polyvalent Claude Rains qui livre en Prince Jean une de ses meilleures prestations, mariant avec bonheur la plus extrême onctuosité avec la cruauté la plus brutale. Concernant tous les seconds rôles, ils complètent parfaitement ce casting royal avec une mention pour Alan Hale qui sera trois fois Petit Jean à l'écran et pour Melville Cooper en acolyte poltron de Gisbourne. Le tout est porté par la musique enjouée de Erich Wolfgang Korngold. Quand tout le monde est à l'unisson, le chef d'oeuvre n'est pas loin. Cette osmose parfaite de tous les ingrédients explique que toutes les reprises honorables qui ont vu le jour depuis nous ramènent toujours au film magique de Curtiz et au collant vert d'Errol Flynn. Si vous ne l'avez pas encore vu dépêchez-vous de vous procurer la très belle édition DVD de la Warner, remplie de bonus explicatifs sur la genèse et la construction du film.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2016
J'ai toujours peur de voir des classiques, soi disant supérieur aux nouvelle moutures sur le même thème. Comparé à sa version de 92 avec K. Costner, celui ci lui est largement inférieur dans sa représentation du Moyen Age, avec ses costumes bariolés et sa reconstitution bien trop proprette, sans parler des duels, exécutés par des escrimeurs alors que la façon de se battre à l'époque était bien loin de l'escrime (la faute à des épées bien plus lourdes). Mis à part ces détails, on retrouve la reconstitution hollywoodienne dans toute sa splendeur : monumentale, occupant l'écran, fastueuse le tout sublimé par un Technicolor magnifique. Le scénario est assez classique, bien rythmé et devant la caméra, E. Flynn, même s'il ne manque assurément pas de panache et de présence physique, ne fait pas une démonstration incroyable de ses talents d'acteur, la faute à un rôle monolithique (comme tous les autres d'ailleurs). La musique est bien sûr omniprésente, accompagnant toutes les actions, les surlignant parfois un peu trop. Mise en scène gigantesque, costumes soignés, décors fastueux, dialogues impeccables, le film vieilli assez bien et reste un classique du genre de par son panache. D'autres critiques sur
alouet29
alouet29

94 abonnés 1 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2018
Dans la multitude de version de l'histoire de Robin des bois, on trouve bravoure et défense du plus faible à tous les étages et la version des années 30 est sans doute l'une des plus abouties : casting efficace, décors somptueux, musique et dialogues au cordeau.
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2015
Le « Robin des bois » de Michael Curtiz et de William Keighley est un grand film qui marque l’histoire du cinéma. Plus de soixante-quinze ans après sa sortie, il n’a pas pris une ride. Il suscite même beaucoup d’admiration. Déjà parce qu’il fait tout simplement moderne pour son temps. Le film est tourné entièrement en Technicolor, prouvant la volonté des studios de réaliser une œuvre ambitieuse. Le résultat est admirable, les couleurs sont jolies, les verts de la forêt de Sherwood idéalement mis en couleurs. Il y a de plus un grand soin porté aux costumes et aux décors. L’immersion dans l’histoire se fait ainsi facilement, et permet de gommer l’âge avancé de l’œuvre. Le héros joué par la star Errol Flynn est sympathique, grâce à un caractère pétillant à mi-chemin entre le bon vivant et le voleur arrogant. En bref, « Les aventures de Robin des Bois » est un film d’aventures agréable, un bon divertissement.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juin 2020
Un chef d'oeuvre. La meilleure adaptation de Robin des bois portée à l'écran. Errol Flynn incarne très bien le prince des voleurs.
Chevalier du cinéma
Chevalier du cinéma

282 abonnés 338 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2024
Film culte du cinéma de cape et d’épée qui a bercé mon enfance de tout jeune cinéphile, Les Aventures de Robin des Bois de Michael Curtiz et William Keighley est pour moi un film juste inoubliable car m’ayant permis de me passionner pour ce personnage mais aussi pour cette période moyenâgeuse qui m’inspira de nombreuses histoires avec les jouet de mon enfance, notamment en reconstituant des batailles et des combats de chevaliers. Parti pour les croisades, le roi Richard Cœur-de-Lion est fait prisonnier par Leopold d’Autriche qui demande une rançon. Plutôt que de payer, le prince Jean, frère du roi, s’installe sur le trône d’Angleterre, aidé de son bras droit, l’infâme Charles de Gisbourne. Robin de Locksley, jeune seigneur saxon et archer de grande valeur, refuse de reconnaître l’usurpateur normand et organise dans la forêt de Sherwood la résistance pour lutter contre le prince Jean et sauver le roi Richard. Sorti le 14 mai 1938, Les Aventures de Robin des Bois est depuis ce jour le film le plus emblématique du célèbre archer d’Angleterre et occupa une place importante dans l’évolution de l’industrie du cinéma. Il faut en effet savoir que le film de Curtiz et Keighley fut l’un des tous premiers « blockbusters » du cinéma car ces Aventures de Robin des Bois furent à l’époque le film plus cher jamais produit par la Warner Bros pour un budget avoisinant les 1 900 000 dollars, ce qui était pour l’époque une somme astronomique ! Et pire, le film failli mal finir à cause des dépassements de budget conséquents, qui atteindra au final les deux millions de dollars ce qui correspond aujourd’hui à un budget de trente millions, et par les délais difficile à respecter. Et il faut aussi signaler que ce film de 1938 est un des premiers à sortir en couleur grâce au procédé du Technicolor qui était seulement utilisé pour les comédies musicales de l’époque. En sortant un film d’aventure dans ce format, la Warner visait à proposer un film plus ambitieux que le reste des productions du moment. Et une fois dans les salles de cinéma, Les Aventures de Robin des Bois furent un grand succès commercial et le film ressortira même en 1948 pour être encore un succès. Il fut par ailleurs nominé dans la catégorie de Meilleur film à la cérémonie des Oscars de 1939 et reçus trois statuettes : Meilleure direction artistique, Meilleur montage et Meilleure musique. Mais maintenant venons-en au film si vous le voulez bien. Découvert lorsque j’étais tout petit sur une cassette VHS enregistrée, je crois que Les Aventures de Robin des Bois était un des films que je me repassais le plus avec les James Bond version Sean Connery et Roger Moore. Il a tout simplement contribué, et sans que je le sache, à l’amour que je porte pour le cinéma aujourd’hui. Comment ne pas être impressionné lorsqu’on est tout petit par ces décors pleins de couleurs, les combats d’épées, les concours de tirs à l’arc et autres embuscades tendues par Robin des Bois et ses hommes dans la forêt de Sherwood ? J’ai tout de suite été emporté par ce film car il possède une histoire passionnante de bout en bout car reprenant cette légende de Robin des Bois et nous retrouvons ainsi tous ses éléments principaux : la forêt de Sherwood, Lady Marianne, Petit Jean, frère Tuck, le prince Jean, les batailles, l’arc et les flèches ou encore ce côté romanesque. Le film est très dynamique grâce à ses multiples morceaux de bravoures comme la bataille finale dans le château et le superbe duel à l’épée opposant Robin à Charles de Gisbourne, la meilleure scène d’action du film et je trouve les chorégraphies du combat très bien orchestrés par les acteurs et les cascadeurs pour l’époque. Et certaines scènes restent encore aujourd’hui magiques comme tous les moments de rencontre qui réunissent des personnages pour la première fois dans l’histoire comme cette belle scène de combat de bâton entre Robin et Petit Jean ou le duel comique entre notre prince des voleurs et frère Tuck. Et quand je n’étais qu’un tout jeune passionné de cinéma qui ne le savait même pas encore et qui voyait les grandes scènes de festin, et bien celles-ci me donnaient toujours une sensation de faim et c’est encore le cas aujourd’hui car quand vous voyez ces grands repas dans la forêt de Sherwood où les hommes s’empilent des sangliers et des poulets grillés au feu, il n’y a rien de mieux pour vous mettre l’appétit à la bouche ! Le film de Michael Curtiz et William Keighley était pour l’époque une totale réussite artistique, mais aujourd’hui et chez certains spectateurs, ce côté kitch avec les costumes moulants, les décors en carton-pâte et les couleurs très flashy ne passeront plus. Personnellement cela ne m’a pas dérangé, à cause du souvenir de ce film mais j’aime aussi cette ambiance de film de cape et d’épée à l’ancienne, et il faut quand même remettre le film dans son contexte de sortie, il date de 1938, il a donc aujourd’hui 76 ans d’où cet aspect qui est aujourd’hui pour nous spectateurs vivant en plein début de XXIème siècle, très dépassé. Mais cela n’empêche pas Les Aventures de Robin des Bois d’être selon moi un film culte du cinéma où tout est parfait, du scénario à la musique, qui est, elle, de son côté, peut-être trop présente mais c’est l’époque qui voulait sas doute ça, en passant par la mise en scène et aussi et surtout par les acteurs. Car cette adaptation de la légende de Robin des Bois ne serait rien sans son interprète principal qui a donc permis de hisser ce film parmi les meilleurs du genre et à peut-être même contribué à en faire de lui la meilleure adaptation de cette incroyable légende, j’ai nommé : le grand Errol Flynn. Armé de son arc, vêtu de son chapeau inoubliable, portant magnifiquement la moustache et la barbiche et le tout accompagné de ses collants verts moulant juste mythique, l’acteur américain trouvait en ce film l’un de ses rôles les plus mémorables au cinéma. Souvent parodié avec les fameux collants verts comme par exemple dans OSS 117 : Rio ne répond plus de Michel Hazanavicius où Jean Dujardin les portes très bien, Errol Flynn est sans doute LE visage cinématographique de Robin des Bois par excellence : charismatique, plein de panache, pétillant, courageux et déterminé, jamais Robin des Bois n’aura été aussi bien interprété au cinéma, mais n’oublions tout de même pas les prestations de Kevin Costner et de Russell Crowe toutes les deux excellentes car apportant plus de crédibilité, de noirceur et de réalisme au personnage. Reposant sur les épaules de la star qu’est Errol Flynn, le film de Curtiz fait également intervenir une autre légende du Septième Art qu’est Olivia de Havilland dans le rôle de Lady Marianne et qui tournait son quatrième film en la compagnie d’Errol Flynn et les deux acteurs tourneront ensemble encore quatre autres films de plus après Les Aventures de Robin des Bois. Le couple fait des étincelles à l’écran et apporte cette touche de lyrisme et de sentiments pour que le long-métrage remplisse parfaitement son cahier des charges de film de cape et d’épée. Avec de parfaits méchants superbement interprétés par Basil Rathbone et Claude Rains, ces Aventures de Robin des Bois constituent le parfait film d’aventure à l’ancienne de l’âge d’or d’Hollywood, à voir et à revoir ne serait-ce que pour Errol Flynn et ses joyeux compagnons de Sherwood qui mènent la vie dur au prince Jean. Un film culte de mon enfance et aussi du Septième Art que je vous recommande chaudement chers lecteurs et lectrices.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse