States of Grace
Note moyenne
4,1
2618 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

258 critiques spectateurs

5
36 critiques
4
126 critiques
3
60 critiques
2
23 critiques
1
8 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 juin 2014
Ecumant tous les cinémas de ma région pour voir ce film, j'ai finalement atterri dans le petite salle où j'étais allée voir Her. Pas de soucis en ce qui concerne les places, ce cinéma ne passant que 4films rigoureusement sélectionnés dans les grands festivals, peine à trouver sa clientèle. Face à la concurrence des grands cinémas aux alentours distribuant des blockbusters, ses salles sont rarement pleines (peut-être que l'absence de pop corn y est aussi pour quelque chose, enfin..). Et malgré l'unicité de lieu du film dans les 50km à la ronde, encore une fois la salle était (presque) vide.
Cette merveille méritait clairement plus de public.
States of Grace aborde des sujets lourds avec une légèreté accessible et touchante. On entre avec le nouveau moniteur dans ce foyer d'adolescents en difficulté. Destin Cresson nous met en garde : nous ne sommes pas leur père, ni leur psy. Autrement dit nous ne sommes pas dans cette salle pour les juger ou leur donner un conseil. Nous sommes aussi mal placés que Grace pour donner des conseils d'ailleurs. Grace est la chef du foyer ou peut-être au fond une personne du foyer tout court. On découvre son histoire en même temps que celle des autres enfants. Emouvante, sensible, et surtout incroyablement humaine, la très bonne Brie Larson nous offre le portait d'une des femmes les plus fortes vues au cinéma...peut-être l'une des plus fragiles aussi. La première scène où on l'aperçoit, seule, fait un énorme contraste avec ce que l'on a vu d'elle auparavant. Plus vulnérable et perdue, cette Grace détonne avec le personnage fort et convaincu des premières minutes. On entre alors dans un univers plein d'authenticité où deux mondes parallèles coexistent : celui du foyer et celui de Grace.
Celui du foyer nous permet de nous attacher à des mômes plus torturés que les uns que les autres. Mais Cresson ne va jamais dans la caricature. Il filme juste et reste simple, permettant une véritable émotion et un attachement instinctif à ces personnages. On déplore néanmoins que certains jeunes ne soient pas plus fouillés que ça. On aimerait connaître l'histoire de chacun mais voilà comme Grace nous avons nos préférences et nous nous attardons sur les plus difficiles. Par exemple, Marcus, avec sa casquette, nous est montré comme un type dur qui cherche la moindre occasion pour s'embrouiller. On lui demande ce qu'il veut pour son anniversaire et il nous répond qu'il veut se raser. Non pas de gâteaux, pas de bougies, il n'en a rien à foutre. Il veut se raser. Pourquoi ? Là, un nouveau Marcus se dévoile. Un enfant maltraité qui ne connaît rien du bonheur, de la tendresse et qui crève d'envi d'y goûter.
Tout comme Jayden. La jeune fille se protège sous une carapace elle-aussi. Eye liner, vêtements noires, pénis accrochés à son mur (très scientifiquement comme lui avait demandé Grace), écouteurs dans les oreilles et crayon à la main, elle se coupe du foyer. Ce foyer qui va vite lui apparaitre comme un refuge.
Encore une fois, le film nous montre que l'habit ne fait pas la moine. spoiler: Si cette gosse, au nom très féminin de Jayden, a ce comportement; ce n'est pas parce que son père ne peut pas s'occuper de lui. Au contraire, on découvre en même temps que Grace que son père lui porte bien trop d'attention. On est outré que le supérieur autorise Jayden à aller voir son père le week end. Il n'a pas de preuve. Pas grave, on va éclater la tronche de ce salaud. Grace alors prend le relai et va chez lui avec une batte de baseball. Sauf que là, on regrette un peu. Peut-être y a-t-il d'autres moyens non ? L'empoisonner par exemple ? Aucune preuve comme ça. Parce que la batte de baseball, ce n'est pas discret. Finalement on se contentera d'exploser sa voiture et d'accompagner Jayden chez le supérieur. Cette fille qui nous apparaissait complètement antipathique devient si attachant qu'on sourit bêtement devant cet happy ending.
Enfin le monde de Grace est presque aussi déprimant que celui de Jayden ou Marcus. La jeune femme se retrouve enceinte alors qu'elle est incapable de s'occuper d'elle-même. Incapable de se débarrasser de son passé. Incapable d'en parler. Même à son fiancé qui est l'homme le plus adorable qui existe. Il est d'ailleurs le premier à nous faire rire, à nous faire aimer Grace. Il apporte une vraie légèreté au film hypnotique de Larson.
C'est simple on ne détache pas les yeux de l'écran et les 1h30 passent crème. Larson a une maîtrise du temps excellente. Alors que le film pourrait facilement tombé dans l'ennui, les scènes s'enchaînent, ne nous laissant aucun répit. On découvre des morceaux de vies au fur et à mesure des minutes et la caméra toute en simplicité passe d'un univers à l'autre pour mieux nous émouvoir, encore. AUTHENTICITE, voilà la force de States of Grace. Que ça soit dans les acteurs, les cadrages, le scénario, les dialogues, les personnages. On voit que le réalisateur connaît son sujet et qu'il sait cadrer une équipe.
Il nous emporte avec lui et, 3h après, on ne s'en remet toujours pas. La générosité de l'équipe nous touche en plein coeur et on ne peut qu'être ému par ce film simple qui nous montre la vie dans ce qu'elle a de plus dure et de plus douce...
States of Grace est un énorme coup de cœur.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 749 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2014
Ai eu un peu de mal à entrer dans ce film...presque un documentaire , il faut dire que le jeune réalisateur a travaillé dans un centre pour adolescents perturbés pour payer ses études....l'histoire est simple...le quotidien d'un foyer semi-ouvert ...le film nous fait entrer dans un univers émotionnel où tout le monde est, quotidiennement, à fleur de peau, il y a des moments durs, un langage cru...les éducateurs sont à peine plus âgés que leurs adolescents, on découvre qu'eux mêmes ont connu des jeunesses aussi perturbées ...est-ce plausible cette jeunesse, voir cet amateurisme des encadrants, la mixité des pensionnaires, leurs pathologies différentes ? Tout cela est un peu lisse sinon mièvre parfois...
Ciné2909
Ciné2909

94 abonnés 1 670 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2014
Issu du cinéma américain indépendant, States of Grace entreprend d’évoquer la vie d’un foyer de jeunes en difficultés à travers le personnage incarné parfaitement par Brie Larson. Qu’il s’agisse de violences physiques, de blessures psychologiques ou encore de situations familiales compliquées, ce sont des personnes brisées par la vie en dépit de leur jeune âge qui se dévoilent devant nous. On sera notamment bouleversé par les performances de Kaitlyn Dever & Keith Stanfield tandis que le personnage de Rami Malek apporte un peu de légèreté dans ces histoires dramatiques. Le seul regret c’est un scénario trop linéaire ce qui n’empêche qu’il s’agit tout de même d’un Coup de cœur Ciné2909 !
Louis Morel
Louis Morel

62 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2014
Touchant et émouvant, toujours juste, "States of Grace" est un vrai bon film, avec de vrais personnages, de vraies situations, et de vraies histoires, portées par de vrais acteurs de talent (mention spéciale à la resplendissante Brie Larson !). En bref, un vrai bijou que personne n'avait vu venir !
Fabien S.

687 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2017
Un excellent film. Un bon drame sur un groupe de jeunes en difficultés. Brie Larson incarne Grâce, une éducatrice. John Galladger JR interprète Mason. Une bonne fiction dramatique sur l'adolescence et l'arrivée dans l'âge adulte.
I'm A Rocket Man

393 abonnés 3 820 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2017
Film social américain absolument bouleversant...Brie Larson est comme toujours impeccable, rayonnante et extrêmement juste...elle porte le film à elle toute seule et j'ai passé un excellent moment !! Suivre la vie de ces gamins paumés et désespérés m'a vraiment touché et on aimerait voir des films vrais et justes comme ça plus souvent !!
Jonathan M
Jonathan M

164 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mars 2015
"States of Grace" se veut conventionnel par son genre. Lumière avide, qui déjà pose les basent du néo-drame social. Un début prometteur, avec un écueil et un angle plutôt original. La suite l'est beaucoup moins. Oui, l'infirmation est passée, mais le sur-ligner en caractère gras nuit totalement au thème central. Et finalement, de ce qui est la personnage principale, on en tire aucune compassion.
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2014
Encensé aux quatre vents à la suite de ses apparitions dans divers festivals de cinéma indépendant, le premier film de Destin Cretton, intitulé chez nous States of Grace, s’affiche comme l’archétype du domaine social transposer sur les écrans. Incontestablement bâti sur les bases inébranlables du cinéma indépendant américain contemporain, States of Grace offre une vision mélancolique, sensible, des affres d’une jeunesse volée. A contrario de certains, ayant choisi la violence et les centres carcéraux pour disserter sur les maux des adolescents d’aujourd’hui, je pense là à Dog Pound ou encore Cold Water, Destin Cretton, fort de son expérience d’éducateur, livre un film quasi documentaire qui privilégie les sentiments aux actes. Oui, ici, la souffrance psychique est omniprésente, alors même que le cinéaste parvient à nuancer son mélodrame et les souffrances de ses protagonistes en offrant continuellement un ton bon enfant à son long-métrage, s’affichant dès lors comme attachant d’avantage que perturbant, poétique d’avantage qu’académique.

C’est sans doute cette finesse d’esprit qui valut au film de Destin Cretton toutes ses reconnaissances. Pour autant, et malgré ses connaissances indéniables dans le domaine, le cinéaste ne semble qu’effleurer un vaste sujet en additionnant les traumatismes, en particulier ceux de son actrice principale, éducatrice en chef souffrante de tous les maux du monde et incapable de se projeter dans l’avenir. Tout ici est nuancé, sis quelque part entre fatalisme, cruauté et joie de vivre, espoir de jours meilleurs. L’ambition du metteur en scène est certes noble, dressant un petit tableau délicat d’une période de vie de quelques enfants, éducateurs et autres bienveillants remparts à l’abandon de toutes valeurs sociales. Le centre, tel que filmé, s’apparente à un havre de paix, un petit nid douillet dans lequel éclate parfois les sanglots et les crises existentielles. Mais au contraire d’une certaine logique, il apparaît bien vite que les problèmes des enfants y étant internés ne sont relégués qu’au second plan, le cinéaste préférant creuser le passif douloureux de son héroïne.

Oui, c’est sans doute là le handicap de State of Grace, un film préférant somme toute disséquer les troubles d’une femme en charge d’une jeunesse qui ne sert que de décors ou d’appui permettant de rouvrir incessamment les cicatrices d’une éducatrice. On se demande alors, malgré toutes les bonnes intentions affichées, si la dame n’est pas masochiste. Indépendamment d’un tir sur cible légèrement manqué, le film est porté par un Brie Larson splendide d’authenticité. La jeune actrice, personnalité que l’on retrouvera pour sûr tout prochainement, incarne merveilleusement bien le bonheur que la souffrance, en résulte de très belles séquences à la fois sensibles et puissantes. Il apparaît alors que malgré l’application des nombreux seconds rôles, c’est bel et bien Brie Larson qui porte le film sur ses jeunes épaules, et ce même si son personnage s’égare souvent.

Destin Cretton pensait d’abord réaliser un documentaire sur le sujet. Il préféra donc la fiction. On l’en remercie. Pour autant, le cinéaste ne parvient pas toujours à convaincre, les deux pieds sans doute trop ancrés dans les fondations d’un cinéma indépendant qui préfère la nuance à la stricte réalité des choses. Si quelques séquences sont sensibles et sacrément touchantes, je pense en particulier à la narration de l’histoire de Nina la pieuvre, à pleurer, bon nombre d’illustrations de vie tombent à plat. On pourra alors reprocher au cinéaste, pourtant conscient de sa démarche, d’avoir profité d’un contexte qui avait tant à dire pour se concentrer sur une histoire personnelle somme toute commune. Dans tous les cas de figure, States of Grace, entre nous un très beau titre déniché par les distributeurs francophones, s’en sort haut la main puisque étant reconnu, finalement, comme la nouvelle bombe du ciné indépendant, même si cela n’est pas mon avis. 12/20
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 30 avril 2014
Un vrai joli film, plein de sincérité et de sensibilité et très bien interprété, notamment par Brie Larson qui trouve là son premier vrai grand rôle. Tout n’est pas parfait et l’ensemble sent un peu trop le cinéma indépendant américain mais il est quand même difficile de ne pas tomber sous le charme.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 septembre 2015
Un film sensible sur les difficultés des adolescents. Vraiment touchant et émouvant.
La réalisation est parfaite et les acteurs sont bons.
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2014
Le meilleur film du printemps : "States of Grace"
États de grâce mais aussi les états par lesquels Grace, l’héroïne, passe : polysémie un peu téléphonée qui augure mal d'un film autrement subtile.

Grace (Brie Larson, une valeur à suivre) dirige un foyer pour adolescents difficiles. Le film n'en sortira guère sinon pour quelques échappées belles à la recherche de locataires fugueurs.
L'arrivée d'une jeune pensionnaire lui rappelle douloureusement sa propre adolescence.

Les esprits cyniques trouveront dans ce film indépendant beaucoup (trop) de bons sentiments : des personnages archétypés réduits à un trait de caractère, un scénario convenu, un happy end attendu. Ils auront raison.
Mais les grands émotifs - dont je suis - se laisseront toucher par ce drame réaliste et sensible
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2016
Un petit bijou de portraits délicats et subtils…

Avec finesse, tact et sincérité, States of Grace nous plonge dans le quotidien d’un refuge pour adolescents hypersensibles en proie aux souffrances causés par les abus aussi bien mentaux que physiques. Un récit centré sur deux jeunes éducateurs dévoués, Mason (John Gallagher Jr.) et Grace (Brie Larson), une jeune femme fissurée cachant un secret douloureux… Une histoire où s’ancre des éléments sombres, durs comme la maltraitance de Jayden par son père et ses conséquences la scarification sans tomber dans le piège du pathos, du sordide où de la lourdeur.

Bien que l’on puisse assister à des scènes dures, le ton est allégé par des touches d’humours, notamment celui de l’un des éducateurs et la maladresse du nouvel employé un peu dépassé par les crises de ses adolescents déphasés. La force de States of Grace réside dans ce portrait d’ados blessés, désabusés criants leurs détresses comme le fait Marcus dans un rap empreint de rage. Une scène poignante, comme avec celle ou Jayden raconte à Grace, à travers un conte de fées dérangeant son histoire, apposant ainsi une gravité réelle à ce film Indé Us typique au style quasi-documentaire, sa musique singulière et sa photographie très lumineuse.

States of Grace regarde à travers les yeux de ses adolescents écorchés des tranches de vie avec une grande simplicité, réalisme tout en délivrant ses messages avec une grande douceur et une honnêteté certaine. Les personnages sont interprétés avec intensité, *Brie Larson (que l’on a pu voir notamment dans Don Jon, The Spectacular Now et la série United States of Tara.) nous offre une performance à la fois d’une grâce fragile et forte d’où le sentiment d’un film émotionnellement envoûtant.
Alisson G
Alisson G

25 abonnés 235 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juin 2014
J'attendais beaucoup de ce film. Peut-être trop. "States of Grace" est surtout à voir pour ses acteurs. Les maladresses scénaristique, la mise en scène un peu bancale, l’histoire qui tient plus du documentaire que du film émotionnel… tout cela manque de carrure, ça traîne un peu en longueur (surtout au début). Mais « States of Grace » est débordant d’optimisme, de tendresse, d’émotion et d’humour. Mention spéciale à la très émouvante scène de « Nina the Octopus »…
nathalie R
nathalie R

13 abonnés 227 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2014
Magnifique. Je m'attendais à un film dans le style des documentaires froid et moralisateur mais pas du tout. On passe du rire au larmes. C'est chaleureux, bourré d'humour et d'humanisme. Les acteurs sont excellents. Le scénario est bien construit. Un film à voir absolument
dominique P.

907 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2014
Film émouvant, sensible mais assez démoralisant dans l'ensemble.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse