Quelques moments de vie de jeunes et d'animateurs au sein d'un foyer. Une bande son agréable, beaucoup de dialogues et de bons acteurs. Malheureusement, la réalisation est beaucoup trop soft et ne sait pas exploiter ni même creuser ses personnages pour les rendre intéressants. Elle ne film que quelques moments de vie et beaucoup trop de dialogues conventionnels et franchement ennuyeux.
Ce film indépendant sorti de nulle part et qui a écumé avec succès différents festivals internationaux avant de parvenir chez nous est le genre de petite pépite que l’on ne voit pas venir. Attention, rien de transcendant sur le fond comme sur la forme, ni de thématiquement révolutionnaire pour le septième art, juste un drame social réussi par sa simplicité et sa modestie revendiquée. A ne jamais vouloir en faire trop, le réalisateur Destin Cretton marque tous les points pour son premier film que l’on soupçonne d’être autobiographique ou alors très bien documenté tant ce qui se passe à l’écran semble empreint de véracité ; parfois même à la limite du documentaire. Et cela on le doit beaucoup aux acteurs, adolescents ou éducateurs, dominés par la prestation parfaite de Brie Larson que l’on risque de revoir souvent sur les écrans tant elle est dans le vrai. On la voit se confronter à son propre passé par l’arrivée d’une nouvelle adolescente au foyer Short Term 12 (titre original du film) qui permet un effet miroir et une catharsis émotionnelle qui dramatise le film, le faisant passer de simple exploration d’un foyer de jeunes en difficulté à un portrait de jeune femme blessée. La bonne idée est également de se focaliser sur deux ou trois adolescents plutôt que de survoler le cas d’une dizaine d’entre eux. Un beau petit film touchant dont la douceur des images et de la musique tranche avec la réalité sociale dure de ce qui est filmé.
Il y a à l'évidence quelque chose dans States of Grace qui attire potentiellement le cynisme. Une interprétation hyper-sensible de l'actrice Brie Larson, un sentimentalisme parfois un peu trop tape-à-l'oeil (exemple : la demande en mariage), des personnages un peu bisounours, un air général de "performance pour Sundance", des effets pas toujours discrets. La suite ici :
« States of Grace » est un joli drame tournant autour d'un centre de rééducation pour jeunes en difficulté. Le film est fort en émotion sans jamais tombé dans la mièvrerie ou le sensationnalisme. L'ambiance est d'ailleurs assez intimiste et les nombreux silences qui ponctuent certaines scènes ajoute à leur intensité. Cependant, il n'y a guère de folie dans le scénario et la mise en scène de Destin Daniel Cretton qui restent convenu et auraient été le petit plus pour en faire une œuvre véritablement mémorable. Le sujet est toutefois assez maîtrisé et juste pour captiver le spectateur et lui faire ressentir les difficultés personnelles de chacun des protagonistes qu'ils soient enfants ou adultes.
Très beau film sur un sujet trop peu traité aujourd'hui, voire tabou : l'encadrement psychologique des enfants maltraités, battus voire violés par leurs parents... Émouvant, prenant au cœur avec toute la sincérité dont fait preuve le réalisateur, lui-même ancien surveillant de ce milieu d'encadrement, marqué par ce qu'il y a vécu (des scènes du film sont reprises à l'identique de son expérience), mais aussi avec la justesse incroyable des jeunes acteurs, et bien sûr la sympathie immédiate des acteurs "moins jeunes" (adorable équipe). On commence en découvrant l'équipe de surveillants qui blaguent (comme ils peuvent) sur leur métier, pour le dédramatiser, mais l'on découvre par la suite qu'il est impossible de ne pas ramener ses problèmes à la maison lorsque ces derniers touchent des sujets aussi émouvants que des enfants suicidaires. On s'attache vite aux jeunes qui entrent (et tentent de s'enfuir), et le final réserve quelques émotions encore bien senties. Seul le rythme en première partie (après l'ouverture "sportive") a tendance à pécher, ce qui peut laisser décrocher (mais cela serait bien dommage, avec un tel contenu !). Les vedettes Brie Larson et Rami Malek sont tout à fait à leur place et touchants, respectivement dans le rôle de la "cheffe" de service et du nouveau venu qui enchaîne les bourdes (assez drôles à voir, dans l'ambiance très tragique). La bonne humeur qu'affiche States of Grace est un traitement inattendu d'un sujet aussi grave, et s'alterne parfaitement avec des scènes plus dures, telles les tentatives de suicides chez les enfants (terribles à voir, un hoquet nous en échappe). Un très bon film qui manie à la perfection le sourire et les larmes.
En 2014, le réalisateur US Destin Daniel Cretton (« Shang-Chi et la légende des dix anneaux ») tourne « States of Grace », un film sensible et profondément ancré dans notre réalité. Le scénario, intelligent et bien écrit, nous immerge profondément au cœur d'un foyer pour adolescents en difficultés. On y fait la connaissance de Grace, sa jeune directrice loyale et sincère et tous les membres de son équipe, plus ou moins expérimentés, mais qui rivalisent d'empathie pour leurs pensionnaires. L'alchimie s'installe dès les premières minutes... et les relations qui se construisent, peu à peu, entre les jeunes et leurs « éducateurs » s'imposent bien vite comme une évidence. Le train-train du foyer se trouve cependant bouleversé par l'arrivée d'une adolescente un peu rebelle et qui refuse de communiquer avec les autres. Le film prend alors une tournure plus dramatique, au fur et à mesure que l'on découvre les petits secrets cachés derrière chaque personnalité. Évidemment, la qualité de l'interprétation est la véritable pierre angulaire de cette œuvre bouleversante et tous les acteurs (jeunes et moins jeunes) font preuve d'un incroyable charisme. On se retrouve tellement « embarqué » dans ce flot d'émotions intenses qu'on ne voit pas le temps passer et on ressort, un peu « groguis », de cette expérience pour le moins touchante. Un grand film, tout simplement !
Premier long-métrage (fictionnel) de Destin Cretton, “States of Grace” nous immerge dans le quotidien d’un centre pour adolescents en difficultés. Ce genre de thématique prête le flanc au sentimentalisme lourd accompagné de musique mièvre, or, fort de son expérience dans cet environnement (il a travaillé dans un centre de ce type) le réalisateur nous conte avec beaucoup de pudeur la souffrance de ces jeunes souvent abandonnés ou maltraités par leurs propres familles. Cretton réussi le délicat dosage entre humour et scènes plus touchantes où les ados et les adultes révèlent leurs failles. Il se centre particulièrement autour du personnage de Grace,spoiler: elle-même abusée dans son enfance, et qui s’implique très fortement dans sa mission au point de mettre ne péril sa relation avec son petit-ami. Film indé américain “States of Grace” (dont le vrai titre est “Short term 12”, pourquoi remplacé un titre en anglais par un autre titre en anglais...?), n’est pas le premier film sur l’enfance martyrisée, mais il le fait avec sensibilité et humour sans pour autant tomber sans le sentimentalisme bisounours et permet de suivre pendant une heure quarante cette histoire avec beaucoup d’empathie. Je le conseille sans hésitation.
Malgré ce que j'ai pu penser de ce drame, la première chose que je voulais souligner, c'est que les acteurs et surtout les plus jeunes sont d'un naturel rare. On peut dire que c'est l'un des forces de "States of Grace". Mais il faut avouer que je n'ai pas été vraiment subjugué du début à la fin car il manque pas mal de choses, à mon sens, pour dire que c'est un excellent long métrage. On ressent toujours ce côté morale (qui comme d'habitude nous vient des États-Unis, ça devient une habitude), un peu trop de moments émotionnels également, une bande originale pas assez variée, etc ... Cependant, le temps pas assez vite malgré le fait que ce ne soit pas un genre action, j'ai bien apprécié la fraternité qui régnait dans cet institut et que l'on puisse voir les bons comme les mauvais moments. En fait, je m'attendais à mieux car sur Allociné, quand les critiques sont unanimes que ce soit pour la presse ou les spectateurs, le résultat doit être exceptionnel normalement. Pour moi, ça n'a pas été le cas mais j'ai quand même passé un bon moment. 12/20.
D’une authenticité incontestable, ce deuxième film de Denis Cretton est d’une très grande facture. Une intrigue très émouvante, une pléiade de jeunes acteurs tous plus vrais que nature, il touche avec délicatesse, non dépourvue de poésie, un univers lourd. Celui en rapport avec la gestion des jeunes « à problèmes » dans les centres de « ré-éducation ». La délicatesse de Cretton, manque cependant de précision et d’impartialité. Le message véhiculé par l’histoire semble être que l’éducateur gagnerait à se laisser porter par son propre vécu pour mieux comprendre et aider le ou la jeune. Or, d’innombrables expériences, débouchant parfois sur des affaires célèbres (affaire Doutreau, entre autres), indiquent que le vécu personnel de l’adulte peut éclairer son regard, il peut aussi parfois l’induire en erreur. Une autre chose que l’on peut également regretter à propos du film : la bêtise des traducteurs du titre français. La traduction la plus judicieuse était la plus simple : « les états de Grâce » !
4,2 sur Allocine, 8/10 pour IMDB, carrément 98% selon RT, on peut dire que je m'attendais à voir un monstre. Brisons net le suspense, j'ai été déçu. Attention States of Grace n'est pas un mauvais film mais il peine à combler les attentes. Le plus gros problème est sa longueur : 1H30 ! en si peu de temps il est impossible de creuser suffisamment ses personnages, de leur donner une identité qui aille au-delà de leur traumatisme. spoiler: Est-ce que Marucs est davantage qu'un rappeur black frappé par sa mère, Luis l'asiat clown de la bande adepte des grasses mat' ou Sammy, le rouquin sous médoc ? Non et c'est pour cela que cela cloche. Malgré les interprétations remarquables, tout est trop superficiel et trop léger. Superficiel comme la trame qui manque de profondeur et d'originalité. Et léger comme le souffle qui l'habite. Je vois bien ce qui plait dans States of Grace, il souffre du syndrome Intouchables. On prend un vrai sujet, puissant : la problématique de l'éducation dans les foyers et on lui offre une réponse reconfortante totalement déconnectée de la réalité mais tellement optimiste. Short Terms c'est un peu comment concilier le mélo avec le feel-good movie, un Dog Pound à la sauce Disney. Au final Destin Cretton signe un petit film réussi mais mineur. J'ai hâte de le revoir avec plus d'ambition et de moyen.
Il y a bien quelques tics propres au cinéma indépendant américain. Mais ils ne pèsent pas bien lourds : avec un cœur gros comme ça, le film propose une multitude d'émotions, de la comédie au drame, et avec une finesse d'écriture jamais remise en cause. Un beau film tout simplement !
A travers un personnage trituré superbement interprété le spectateur est plongé dans un monde difficile mais reflétant une réalité. Cette réalité touche car le réalisateur a su ne pas tomber dans la mièvrerie même si certaines relations sont accentuées pour dérouler l'histoire. Tout est amené avec simplicité et grâce et les acteurs sont très bons. A découvrir.
Short term 12 possède une réelle grâce, au moins celui de ses personnages, et celui d'évoquer un sujet sensible et pas si courant. Mais en refusant l'angle du réalisme social pour l'émotion, il ne parvient pas ni à élever le débat, ni à éviter la facilité et les bons sentiments qui donnerait à tout le monde envie de devenir travailleur social...
A mi-chemin entre drame indé et documentaire, le film bénéficie d'une interprétation superbe et émouvante mais la mise en scène ne résiste pas à tous les clichés.
Bien qu'un peu embarrassé par une protagoniste (la belle Brie Larson) envahissante qui dévie le film de son portrait d'un centre pour ados défavorisés, STATES OF GRACE reste un film sympa, emballé avec la parfaite panoplie du film indé américain pas déplaisant.