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jean-paul K.
17 abonnés
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2,0
Publiée le 9 janvier 2017
Heureusement quelques bons morceaux musicaux et une certaine ambiance de la nuit car le film en lui-même est complètement nul, un scénario bien pauvre et des acteurs peu convaincants.
Mis à part les séquences comiques avec les daft punk, vraiment drôles, ce film est particulièrement ennuyeux. Mais surtout, on s'en fiche complètement de ces bourgeois dépressifs. Dans les faits, ils sont en train de détourner et de s'approprier la puissance subversive de la musique électronique, de transformer une musique pratiquée collectivement, par contrebande, en musique de marché destinée aux clubs et aux films de Céline Sciamma... Mais tout ça, elle ne le raconte pas, parce qu'elle raconte l'histoire de son pauvre frère. Pitié.
La réalisatrice a écrit le scénario avec son frère Sven (dont le film s’inspire de sa période de disque jockey ou platiniste pour les puristes). Le titre fait référence à un fanzine des années 1990 consacré à la musique électronique. On y suit 2 amis, D.J. (duo nommé « Cheers ») qui fréquentent les nuits parisiennes (et croisent les « Daft Punk »). La 1ère partie est trop longue (le film dure 2 h 11 mn) et consiste en une succession de soirées musicales où les protagonistes boivent, inhalent de la cocaïne et font succéder les partenaires sexuels. La 2nde partie est plus intéressante avec leur chute : ils ont vieilli, sont toujours célibataires et sans argent mais les goûts musicaux ont changé.
Un hommage à la musique, à des gens, à une époque. Malheureusement c'est plat!!!! Pas de suspens, pas d'humour, pas d'aboutissant... C'est chiant. Un film oú on prend de la Poudre et oú on ne perçoit aucun symptomes; pas de speed, pas de marques... Pas bien.
Très décevant ce film sur la French touch, à travers le portrait d'un personnage tout sauf attachant. Trop long vu le sujet traité, "Eden" n'a pas le souffle qu'on pourrait espérer pour un film sur ce sujet. On suit donc les errances, galères, hauts et bas d'un jeune homme à travers son destin musical pour le moins chaotique. Ceci se résume aussi souvent à son rapport compliqué avec les femmes, et c'est là que ça se complique. La fin seule est réussie, notamment la conclusion, qui est tellement vraie.
Voici un projet qui se voulait ambitieux : porter à l'écran le vécu d'une génération qui a connu l'apogée de la French Touch, c'est à dire l'avènement de la musique électronique française.
Si je devais décrire cette expérience en un mot, ce serait celui-ci : ennui.
Pour démarrer, et c'est important à souligner, on ne rentre jamais dans les personnages : ceux-ci sont abandonnés dès les premières minutes à des scènettes clichées qui s'enchaînent mécaniquement et sans passion, frôlant parfois le fan service.
La production dans l'ensemble est faiblarde, le tout est filmé comme une mauvaise sitcom d'AB Prod. Pour l'originalité et la passion, on repassera. Je persiste et signe, les acteurs sont fades et sans relief, et cette mise en scène aseptisée auraient mieux convenu pour un docu sur les coulisses de l'ENA.
En somme on s'ennuie, et surtout, à aucun moment l'on ne ressent tout le feu cette époque bénie.
Quel dommage... Il y avait tant à faire.
Ps : un clin d'œil à ceux qui, comme moi, ont souffert de la représentation pathétique des Daft Punk... Aïe !
Le côté Klapisch émerge, mais le drame l'emporte, il aurait fallu un peu de rigolades deci-delà. Et comme souvent dans ces films "tranche de vie" (longue ici, puisque sur 20 ans), il n'y a pas de fil conducteur autre que celui de se laisser balloter d'événement en événement. A part ça, un excellent son de discothèque qui revient régulièrement, ainsi qu'une manière très réussie de filmer la spontanéité entre jeunes gens – deux choses qu'on voit trop rarement au cinéma, d'où la note favorable.
Bof c'était pas un film terrible, bien que la B.O soit pas trop mal le film est long et plutôt décousu, de plus, l'histoire est pas très passionnante... 2/5
J'attendais ce film avec impatience, et finalement, après l'avoir vu, je ne sais pas trop quoi penser. Je ne l'ai trouvé ni bon, ni mauvais.
Pour bien connaître ce milieu, et pour avoir vécu ses années de l'intérieur, je n'ai absolument pas retrouvé l'esprit joyeux, festif et de folie, mais aussi de créativité, qui régnait en club à cette période.
L'interprétation des acteurs est assez neutre dans l'ensemble, sans relief. Tout comme la façon de filmer de Mia Hansen-Løve. Et en général, il se dégage d'Eden, une froideur et une distance qui ne colle pas avec le thème et la période. Est-ce un choix artiste de l'auteure ? sans doute.
L'aspect "drogue" du film est plutôt réussit, traité avec beaucoup de justesse, sans excès. Le clin d'œil au Daft Punk est bien vu.
Même si le film traine en longueur par moment, je n'ai pas décroché. Preuve que le film reste prenant.
Le bande son est juste exceptionnelle quand, comme moi, on aime la house et le disco.
Ce qui es louable, et ce que j'ai aimé retrouvé par rapport au "père de mes enfants", c'est la fuite en avant du caractère principal. C'est vraiment le souhait de son cinéma, du moins cela en transpire, et cela crée une identité de mise en scène. J'aime beaucoup ce point. Sur ce film, je loue une passion plus que partagée pour le garage, qui reste le fond de l'histoire. L'itinéraire d'échec du jeune DJ, est très bien construite. Quitte à s'ambiancer, j'aurais aimer que le curseur soit poussé au maximum.
Film qui traîne en longueur sur des tranches de vie sans "vie" justement, qui donnent beaucoup de mal pour rentrer dans le film, comprendre le personnage et son histoire. Une déception !
Pour son cinquième long-métrage la réalisatrice Mia Hansen-Løve a écrit une chronique sur le développement de la scène électro en France au début des années 90. Pour cela elle s’est fait aider de son frère Sven Løve qui fut un des artisans de cet envol de ce genre musical et dont l’histoire du film retrace en partie et de façon romancée ces 20 ans en tant que D.J. Personnellement, je ne suis pas un fan de ce genre musical et je n'arrivais pas devant le film conquis d’avance, loin de là ! Alors, quand je dis que j’ai passé un très bon moment durant les deux heures de ce film, vous pouvez vraiment me croire. Le parcours de cette bande de potes centré autour du personnage de Paul D.J. passionné de mix et animateur de soirée est autant une chronique du mouvement électro en France que le parcourt d’un artiste passionné qui est aussi un jeune homme que ces expériences vont construire sous nos yeux. Parcours professionnel, amitiés au long-court, amours tumultueuses, le film raconte une jeunesse française à cette époque en n’occultant pas les côtés noirs de celle-ci : drogues, suicide, problème d’argent. La bande-son est absolument incroyable et offre un retour nostalgique sur les tubes incroyables de cette période où les festivals technos sont encore très underground et où les passionnés règnent en maîtres avant que l’industrie ne reprenne les rênes. Une chronique passionnante sur une jeunesse et un mouvement musical qui n’est pas sans rappeler dans l'enthousiasme et l’innocence de sa naissance les festivals rocks des années 70. Un film très touchant donc à voir sans hésitation.
Eden est un film fort en émotions. Parfois mélancolique, parfois euphorique, il retrace l'histoire de la french touch et d'une jeunesse qui peine à se trouver... Pour ceux qui aiment la house miouzik, regardez le diiiirecto!!
Eden est le portrait pessimiste de la génération talentueuse qui fit naître l'électro. A travers un groupe de personnage et son représentant alias l'acteur principal joué par Félix De Givry, l'oeuvre vous emporte après des débuts laborieux pour ne plus jamais vous lâcher. Une façon réaliste de parler d'une ancienne et d'une actuelle jeunesse qui se cherche de plus en plus, via ses réussites, puis ses déceptions. Comme quoi la vie d'un artiste n'est pas souvent ce que l'on croit, qu'il est très difficile de parvenir à ses fins, de confirmer, de toujours proposer quelque chose de nouveau pour rester au sommet. Eden et son froid réalisme sont là pour nous le rappeler, en creusant aussi son personnage à tous les niveaux, pas seulement professionnel, mais aussi via ses relations sentimentales et sa famille, victimes elles aussi de ses choix et ses envies.
Un film très intéressant qui aborde un sujet très original, la naissance de la musique électro et le début de l’avènement des DJ comme star, le tout en suivant sur une dizaine d’années, un duo de musiciens. Projet très ambitieux donc, mais qui n’est pas à la hauteur. Tout d’abord le choix du casting n’est pas très bon. Les acteurs jouent un peu mou, un peu en –dessous, on ne sent pas le vibrato, la passion de leur art, c’est assez fade. Même sensation pour toutes le scènes de soirée, de raves, de danse, les figurants jouent mollement, il ne se déchainent pas, ils bougent mal, on est pas du tout dans l’ambiance. C’est filmé froidement Est-ce un effet de stylisation voulut ? Pour ne pas coller au réel ? Se distancier de l’émotion ? Mais si ce n’est pas voulut alors c’est un vrai ratage, on est très loin de l’ambiance d’une soirée techno. Et pourtant d’autres réalisateurs ont su faire chauffer la pellicule pour créer une atmosphère Danse : Gaspar Noe ou Donzelli par exemple. Et puis l’histoire se perd beaucoup dans les méandres des sentiments naissant de ces jeunes hommes : découverte de l’amour, pas envie de s’engager. Le héros ne sait pas garder ses fiancées, il ne veut pas ne sait pas s’engager. Le tout en parallèle a leur difficulté à percer dans le milieu musical underground. Mais est-ce que cette dimension sentimentale apporte quelque chose au film, ? pas sûr. Cependant malgré ses imperfections le film reste attachant, le sujet est passionnant, la bande son est excellente , on voit passer les Daft Punk (des acteurs), à leur début, et rien que la description de cette métamorphose et cette explosion vaut le détour. Et en parallèle la chute irréversible de nos héros est bien décrite et leur échec nous attriste, il n’y a pas beaucoup d’élus dans ce milieu artistique, on le savait . Le succès tient à peu de chose. C’est aussi un des message du film .Les scènes à NY sont très sympas, parmi la bande d’acteurs bien faibles la seule qui sort du lot, et donne une vraie consistance à son rôle, est la jeune Pauline Etienne qui joue l’ingénue sentimentale amoureuse dès le premier jour de son « héros », musicien raté. Par contre superbes apparitions (trop courtes) de Laura Smet et Golshifteh Farahani , qui se partage les rôles des deux dernières amoureuses : la méchante amoureuse pour la première et la deuxième la gentille, enfin des actrices parfaites, très justes dans le ton, très Pro.. Un sentiment mitigé donc, pour une œuvre tellement originale, sur un sujet passionnant, pour lequel il faut donc être indulgent.