Plus Trash, plus torride, avec plus de choses à dire ... mais toujours aussi lent et froid. Avec toujours ce dialogue incessant et sans intérêt entre les deux protagonistes principaux dans une chambre.
Deuxième partie du diptyque de Lars Van Trier qui peut se voir comme une version beaucoup plus hard du premier. Par moment éprouvant, on pense notamment à l’initiation du personnage principal au sadomasochisme ou encore à la scène d’avortement mais toujours aussi surprenant et provoquant. Charlotte Gainsbourg fait des éclats avec sa prestation intense et mémorable d’accro au sexe où l’actrice donne tant d’elle-même émotionnellement qu’elle vampirise la caméra.
J'avais trouvé la première partie plutôt pas mal, portée par la performance étonnante de Stacy Martin qui incarne Joe jeune, fausse oie blanche perverse. La suite s'annonçait intéressante, elle m'a au final fortement déçu et ennuyé. J'ai décidément du mal avec Lars Von Trier : tout chez lui est désespérance, noirceur, misanthropie. Dans cette seconde partie, c'est Charlotte Gainsbourg qui prend la relève de Stacy Martin, assez brusquement d'ailleurs après Stacy Martin, et sans souci de vraisemblance (puisqu'on passe de l'une à l'autre à l'issue d'une même scène, et les deux actrices n'incarnent donc pas vraiment deux âges différents, mais plutôt deux états d'esprit différent : à la légèreté insouciante de la première succède la violence autodestructrice et destructrice tout court de la seconde). Cette partie est donc assez sombre, violente, morbide. La scène finale, spoiler: particulièrement noire et grinçante, nous amènerait à désespérer de l'humanité. décidément, que je n'aime pas cette noirceur et ce mépris de l'humain ! Et puis l'idéologie douteuse que Lars Von Trier essaie, au cours du film, de nos refourguer (en tombant au passage dans l'autojustification de ses dérapages passés qui lui ont valu une large réprobation) est assez nauséabonde et douteuse... Je me suis ennuyé ferme.
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2,5
Publiée le 25 avril 2014
Le volume 1 était assez inégal pour ce volume 2 on retrouve bien sur Joe à la recherche de son plaisir perdu dans le volume 1, elle va tenter aussi de soigner sa "maladie" La bande d'annonce à la fin du 1 annonçant la suite était très cru et comme souvent tout se trouve dans la BA il y a peut être plus de scènes "porno" mais sinon c'est tout aussi soft que le précédent et même moins porté sur le sexe même si bien sur ça reste le thème principal du film. Au final ce 2e volet est comme le 1 sympa à voir mais sans plus.
Un résultat bancal derrière lequel on distingue des éclairs de génie mais trop rares pour convaincre pleinement. En conclusion, ces deux films m'ont fait penser aux vers de Stéphane Mallarmé : "La chair est triste, hélas, ... Et j'ai lu tous les livres..." A quand un retour du grand Lars Von Trier des "Breaking the Waves", "Les Idiots" et "Dogville" ?!
Encore plus radicale et sombre que le premier volet, cette partie marque l'apogée du style épuré de Lars von Trier. On espère maintenant voir rapidement le film sans ce découpage de producteurs et distributeurs, et avec le montage souhaité par l'auteur.
Avec le premier volet de "Nymphomaniax", Lars von Trier s'est refait une santé cinématographique c'est certain, retrouvant sa créativité disparue. Cependant, au cours du second volume, le cinéaste se fait rattraper par ses vieux démons. Il cède à l'obscénité facile à laquelle il avait su justement si bien échapper au préalable. Son inventivité, sa puissance métaphorique ou intellectuelle s'envolent au profit d'un racolage insipide. Trier enchaîne les situations, parfois sans savoir où il va, visiblement avec l'unique perspective du gore. Dans sa perte soudaine d'inspiration, il en vient même à recopier son très mauvais "Antichrist". On aurait pu aisément croire à une réelle renaissance ; on n'aura eu droit qu'à un battement de cil. C'est pas gagné !
Après le coup de génie du premier volet, cette suite était énormément attendu et Lars Von Trier sait comment nous surprendre. La légèreté du premier volet a laissé place à une oeuvre glauque ou la sexualité (comme dans bon nombre de films du cinéaste) est lié au châtiment. Le Volume 2 est un film détestable qui donne une image absolument répugnante de l'humanité jusque dans la dernière scène particulièrement insoutenable. Lars Von Trier, comme à son habitude, sur-symbolise tout et son film devient le parcours d'une martyre du sexe. Sadomasochisme, dégoût de soi, thérapie, le film suite les étapes d'une déchéance pretendu reconstrutrice. La sexualité est cru, violente, sale, dégradante. Il y a du Bataille dans ce film, autant par les résonnances christiques que par l'image du sexe féminin devenu oeil. Misogyne (sans doute), radical et torturé, le film ne peut laisser indifférent même si l'on y retrouve quelques traits d'humour bien cyniques et la reprise de l'une des scènes d'Antichrist comme clin d'oeil humoristique du plus mauvais goût. Ce Volume 2 porte un regard haineux sur une humanité hypocrite et dégénéré mais malgré ce trop plein de dégoût, le cinéaste réalise un sublime portrait de femme porté par une Charlotte Gainsbourg magistral. L'actrice va jusqu'au bout de ses limites et livre une fois de plus une performance exceptionnelle. Grand film malade très contestable mais Lars Von Trier a le mérite, une fois de plus d'aller au bout de ses obsessions et de son propos.
J'ai vu un film... qui m'a dérangé comme rarement, et bien plus que le n° 1 qui pouvait s'apparenter à une démarche initiatique de découverte d'une jeune fille dans la perversité et le sexe... Le tout agrémenté de dialogues et de mises en perspectives savoureuses, ou intéressantes... Mais là, on suit le parcours (la chute) d'une femme plus mure, déchirée, et je crois que rarement comédienne ne s'est mise autant en danger... Charlotte Gainsbourg, et de nombreux autres sont vraiment montrés sans fard et sans atours, avec une mise en scène qui porte une brutalité inouïe.. C'en est particulièrement choquant, sur de nombreuses scènes pilotées par le génial réalisateur Lars Von Trier qui nous met si mal à l'aise... J'ai quand même largement préféré certains de ces autres films que j'ai pu trouver bien plus intéressants.
Dans la continuité du premier volume, ce film à l'audace certain, reste toujours aussi passionnant tant visuellement qu'intellectuellement. A voir impérativement!
Autant le premier volet avait capté mon attention et parfois captivé mon intérêt, autant ce second volet me laisse un gout amer... Trop violent dans son ensemble... Je ne dois pas être assez ouvert d'esprit pour apprécier la mise en scène de Van Trier. Je lui accorderais quand même encore une fois son aspect direct et sans fioritures qui en font un réalisateur "à part" ainsi que l'originalité de sa conception quand par exemple il compare les amants avec les notes de musique.