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Uncertainregard
142 abonnés
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4,0
Publiée le 4 juillet 2014
Beaucoup moins d’humour dans ce 2ième volume. On s’éloigne des jeux d’enfant pour s’intéresser en profondeur à la souffrance, au mal être d’une telle hypersexualité. La mise en scène est toujours extraordinaire mais le rythme change, plus lent et on sent que LVT appuie là où ça fait mal créant toujours plus de malaise. Le jeune couple ne fut qu’une brève illusion et la maternité n’aura donc pas comblé ce vide insatiable entre ses cuisses. Après l’extraordinaire prestation de Stacy Martin, c’est au tour de Charlotte Gainsbourg de se mettre à nue et de subir les idées saugrenues de Lars Von Trier bien décidé à la faire souffrir pour en tirer le meilleur. Le moment le plus déroutant est sans nul doute la longue séquence de sadomasochisme perpétrée par le terrifiant Jamie Bell qui manie les cordes et la cravache à la hauteur de son talent. Ca m’a rappelé « Romance » de Breillat qui d’ailleurs est bien la seule avec LVT à explorer le sexe également de cette manière. L’ambiance est pesante, moins de musique bien qu’il place judicieusement les plus connus des plus grands classiques pour nous laisser respirer en de rares occasions. Les conversations avec Stellan Skarsgard sont plus axées sur la religion et la philosophie. Tout s’écoule jusqu’au dernier chapitre qui est assez surprenant du point de vu du scénario car je n’aurais jamais imaginé voir Joe se faire embaucher comme recouvreuse de créance( ?). Je trouve que ça colle pas trop dans l’histoire, c’est moins crédible… Bref il n’empêche que ça nous entraine dans une nouvelle séquence assez perturbante avec la très mignonne Mia Goth qui va devenir son bras droit et la raison de cette monstrueuse confession qui au final porte cette nouvelle œuvre de l’immense Lars Von Trier tout près du rang de chef d’œuvre à tel point qu’on se demande bien ce qu’il va pouvoir nous trouver pour atteindre ce niveau…
La suite de Nymphomaniac est un peu meilleure, puisque la comparaison se fait cette fois ci avec des sujets de politique, de religion et de vie, et pas simplement avec la pêche à la mouche. On va plus loin dans la profondeur des personnages, notamment avec la révélation sur la sexualité du gars. Néanmoins le film reste toujours un peu longuet et son demande toujours quel est son but, pourquoi est ce qu’on nous a montré tout ça. La fin quant à elle est très peu crédible. Bref, des scènes hot, et pas grand-chose (une sorte de 50 shades of Grey pour adulte).
On pense à l'ouvrage de Cioran "De l'inconvénient d'être né", proche de la philosophie misanthrope de Lars Von Trier. L'homme est condamné par sa naissance et Joe est l'esclave de ses désirs. (...) Pas de doute, avec Nymphomaniac, Lars Von Trier signe un des grands films de l'année et une pièce maîtresse de sa filmographie.
2ème volume dans la lignée du 1er. L'histoire continue et l’héroïne devient une adulte et spoiler: mère . Même critique à savoir des longueurs que dans le 1er volume. Le casting reste de qualité. Fin un peu décevante toutefois.
Déroutant, la suite de Lars Von trier n'en est pas moins originale esthétique et sublime. Assez violent mais indispensable, rien de tel cette année, un ovni dans l'offre cinématographique tellement formatée actuellement... Une grande réflexion pleine de digressions et des clins d'œil à la trilogie melancholia/Antéchrist et nymph(0)maniac volume 1 avec des emprunts et motifs de répétitions à la fois jouissifs et terrifiants... Un must
On retrouve le story telling à la Lars von Trier avec un montage parfois hasardeux. L'histoire, elle, oscille entre le pseudo intellectuel et une réelle interrogation sur l'humanité en général. La fin déçoit vraiment.
Voilà un film qui n'est pas que du divertissement ; Il nous retourne; nous fait reflechir ; repugne. Injustices; incomprehension; L' humain, les hommes, une maladie. C'est cru et difficile.
On poursuit le récit de Joe, et on a fait le tour de la chose ou à peu près. Nous n'irons pas jusqu'à acquiescer aux idées de von Trier, lesquelles sont ici quelque peu survolées et mériteraient un aller plus profond. Mais cela nécessiterait un film plus que long. Nous retiendrons des deux parties que l'addiction n'a rien d'enviable. 10 amants dans la journée, on veut bien mais ça fait 10 heures d'occupation. On travaille quand ? La réponse est dans le film, en faisant un régime sec. Et finalement ceux qui persévèrent à classer cette oeuvre dans la catégorie érotisme, ont tout faux. C'est comme si un mec de 400 kilos était présenté comme un gourmet de génie. Non seulement l'érotisme est absent, mais la vie de l"héroïne, si on peut l'appeler ainsi, est un enfer. Pour elle et pour les autres. La nymphomanie est une maladie sexuellement intransmissible mais qui bénéficie d'un préjugé favorable dans la société, même si les gens regardent les sujets atteints d'une manière torve. Remarquons que certains voient dans cette histoire un épisode plus ou moins féministe, mais il leur faudra expliquer en quoi une maladie pourrait devenir un porte-drapeau du mouvement. Nous n'aurons pas tout dit sur cette oeuvre qui appelle au débat. Rien que pour provoquer ce dernier, la réussite est complète. A suivre ?
Après une première partie qui m'avait laissé franchement dubitatif, et des teasers plutôt aguicheurs au générique de fin, j'ai finalement décidé de franchir le pas et d'aller la voir la suite de cette branlette intellectuelle et cinématographique. C'est encore pire que le premier volet, bavard, esthétiquement hideux et la "morale philosophique" distillée au fil de ces deux longues heures est franchement douteuse. Et puis je me suis demandé si Lars Von Trier, sous couvent d'une oeuvre pseudo subversive, ne s'était pas bien foutu de notre gueule. La dernière scène du film me porte à pencher vers cette option, pas franchement glorieuse pour un metteur en scène de cette trempe
LVT continue à nous surprendre pendant ce deuxième film. La division en deux volets affaiblit le film mais en même temps les deux sont dans des ambiances bien différentes donc ce choix est intéressant. Plus sombre que le premier, une fin bien trouvée, bref bon film.
J'ai trouvé le 1 un peu longuet par moment. le 2 est beaucoup moins sexuel et beaucoup plus violent, du coup on a moins l'impression de regarder un porno et il se passe en fin quelque chose. Je l'ai préféré au 1 indéniablement, pour son coté encore plus malsain. L'oeuvre en 2 parties prend alors tout son sens car il faut bien avoir ressenti le 1, pour apprécier la noirceur du 2. Nymphomaniac devient alors une vraie réussite sensorielle et malsaine. Çà change a coté des sempiternel blockbusters US ou tout le monde il est gentil sauf le gros vilain...
Artificiellement détaché de sa première partie, qui laissait espérer un éclaircissement du discours de Lars von Trier, le volume 2 de Nymphomaniac laisse encore davantage sur sa faim. Moins référentiel aux diverses formes de l'art mais pas moins torturé et cynique, ce segment se fourvoie quelque peu dans des explications psychanalytiques qui enfument l'esprit et alourdissent la "thèse" du cinéaste. Nymphomaniac est avant tout l'oeuvre d'un misanthrope, qui utilise le thème de la sexualité féminine pour marquer au feutre sa vision très noire de l'humanité. L'humour est quasi absent de cette deuxième partie qui possède cependant quelques rares moments de poésie, oasis dans une dissertation lourde et confuse. Beaucoup d'insistance sur les pratiques sadomasochistes dans ce volume 2 au cours duquel le duo Gainsbourg/Skarsgard fonctionne cependant très bien. On passera sous silence la pirouette finale aussi incongrue que décevante mais il fallait bien que von Trier justifie sa réputation de vilain petit canard. Que restera t-il, au fond, de ce diptyque ? Quelques éclairs de grand cinéma dans un vaste fourre-tout provocateur et embrouillé.
Après un premier volet qui parlait de sexe avec une certaine poésie, ce deuxième volume de "Nymphomaniac" aborde les choses d'un ton plus lourd et plus brutal. Dans l'histoire racontée par Joe, Stacy Martin fait place à Charlotte Gainsbourg à la recherche d'expériences nouvelles, quitte à tomber dans la violence. Toujours rythmé par les débats entre Joe et Seligman sur la vie de celle-ci, le film reste toujours fascinant par ses scènes et la manière dont elles sont filmées, que ce soit avec noirceur ou avec humour. Mais alors que la poésie s'efface, le film devient moins agréable à voir et des longueurs se font ressentir, commençant à nous fatiguer un peu sans pour autant nous perdre. Car malgré tout, on reste accrochés à "Nymphomaniac" de bout en bout, se demandant bien ce qu'il va se passer ensuite, jusqu'à la fin, surprenante mais excellente.
Finalement que sait-on de ce Seligman auquel, et Joe, et nous accordons une confiance aveugle. Dès le début de cette deuxième partie, Lars nous ouvre les yeux, on ne le connait pas. Toutefois, son intelligence et son calme fait qu’on peut tout lui avouer. L’habit ne fait pas le moine ? Pourtant Joe est une nympho-maniaque et le revendique sans faux airs. Elle a d’ailleurs prit de l’âge dans ce deuxième opus et est en quête d’expériences nouvelles. En effet, le sexe de son mari ne lui suffit plus. Mais à vrai dire, plus grand-chose ne la satisfait. C’est à ce moment que Lars von Trier nous provoque avec des images de violence à la limite du supportable. Chaque coup que reçoit Charlotte Gainsbourg semble si réel que le spectateur ne pourra rester insensible. Le réalisateur joue avec nos nerfs avec les deux blacks qui se bataillent pour revendiquer tel trou de Joe comme s’il s’agissait d’un bétail. Il joue avec nos nerfs en provoquant l’érection d’un pédophile qui pensait ne pas l’être jusqu’à présent. Il joue avec nos nerfs avec le personnage de K, classe et pleins de mystères, qui pourtant effectue des tâches scandaleusement ignobles en pratiquant la violence sur des femmes. Le CSA a d’ailleurs remonté les bretelles du réalisateur en interdisant aux moins de 16 son premier volume au lieu de 12 un mois plus tôt, et aux moins de 18 au lieu de 16 cet opus. Nymphomaniac n’est pas le porno sans raisonnement qui a tant fait parler de lui. Lars von Trier réalise avec ses acteurs fétiches, un film d’une beauté incomparable qui traite d’un sujet de mal-être et de désespoir. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44