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DenbroughX
63 abonnés
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4,5
Publiée le 27 février 2012
Woody Allen signe là un intelligent biopic sur un musicien qu'il affectionne, le très peu connu guitariste Emmet Ray, dont la personnalité et la musique n'a cessé de le fasciné dans sa jeunesse. Ainsi, se servant de témoignages interéssants et instructifs, qu'il met en place avec inventivité et savoir faire par le procédé d'aparté, (alternant astucieusement réalité et fiction), Woody Allen s'éloigne de la volonté de certain biopic s'obstinant à dresser un portrait détaillé de la vie de leur artiste. Ici, Woody Allen donne lieu à plusieurs interprétations libre, ce qui offre toujours une marge de vérité et donc, laisse constamment une part de mystère à l'oeuvre. Mais si Woody Allen laisse le doute plané sur les éléments de la vie d'Emmet Ray, il est beaucoup plus précis et minutieux sur ce qui est de la reconstitution de l'époque, qui reste tout à fait étonnante. Coté acteurs, Sean Penn est toujours impeccable et Uma Thurman est rayonnante. En somme, un film de Woody Allen très personnel et plutôt inspiré.
Sean Penn livre un très bonne performance en tant que "2eme plus grand guitariste du monde” , fan de passages de trains et surtout , adeptes de tirs aux rats dans les décharges !! Avec ce personnage d'artiste - frustré , rêveur , inadapté, mégalo, incertain , fou, lâche - Woody Allen a de quoi faire ! Sous la forme de documenteur , style qui réussit bien au réalisateur car il lui permet une narration tout aussi déliée que son protagoniste. Finalement une jolie fable sur l'engagement, les sacrifices qu'on doit faire au nom de son art et les regrets que ça peut impliquer. Belle reconstitution des décors de cette époque et belle photo pour ne rien gâcher !
En tant qu'inconditionnel fan de jazz, dont il parsème tous ses films, Woody Allen devait inévitablement finir par consacrer un film entier au sujet. Encore une fois l'action prend place dans l'Amérique des années 30, on y suit un exellent Sean Penn en magicien de la guitare angoissé. Un étrange personnage car si il se métamorphose en génie dès qu'il empoigne son instrument, il s'avère médiocre le reste du temps.
Une jolie BO pour un film interprété par l'excellent Sean Penn qui joue un personnage détestable, à nouveau sous la forme de faux-documentaire. Le contexte du film est respecté et l'histoire traitée avec simplicité et élégance.
Woody Allen souffre du génie d'un autre : Ingmar Bergman, son "Christ" cinématographique. Cette malédiction du "numéro 2", Woody la transcrit dans "Accords et Désaccords". C'est l'histoire d'un musicien qui se rêvait numéro 1 mais qui souffre de l'existence d'un autre guitariste, meilleur : Django Reinhardt. Sean Penn campe donc le rôle pourtant tout indiqué pour Allen : un talentueux autodidacte maniaco-dépressif. La liaison entre lui et le personnage est accentué quand on sait qu'Allen pratique aussi la musique et qu'il est un passionné des oeuvres musicales de l'époque décrite. L'acteur s'en tire en vérité incroyablement bien, et l'histoire aussi, toujours intéressante. Un thème cher au cinéaste pour un film remarquable, même si le puriste regrettera l'absence (pudique) de W.A. acteur.
Étant adepte de Woody A., j'ai été déçu par cet opus qui m'a semblé peu inspiré et fastidieux. Woody, sous prétexte d'amour du jazz, nous présente les frasques amoureuses d'un guitariste mégalomane avec son ton habituel d'humour ici assez prévisible sans pour autant livrer quoi que ce soit d'intéressant autour de son sujet. Réflexion sur la création? Non. Sur le génie? Pas davantage. Sur les relations amoureuses? Rien qu'il n'ait déjà dit et répété à maintes reprises. Ces lacunes scénaristiques empêchent au film de développer toute intrigue et le laissent tomber dans un rythme lent, pour ne pas dire soporifique. Seul l'univers récréé des années 30 et le style habituel du réalisateur peuvent éventuellement charmer, si on un cherche un film calme.
Un très bon divertissement, très drôle, notamment la scène à la station service où plusieurs scénarios différents sont envisagés, tous plus fous les uns que les autres. Mais… c’est tout ? A part à l’écran, en tant que « témoin », aucune trace de Woody Allen. Où sont les histoires de couples compliquées ? Emmet Ray, joué admirablement par Sean Penn (rien à dire de ce côté là, Sean Penn est vraiment un grand acteur), passe d’une fille (si jolie !) à l’autre, est rendu cocu, etc. etc.… Bref, ce film est TROP léger. Aucune dispute, les fameuses disputes de Woody, ultra drôles, fabriquées de bredouillements, d’arguments absurdes, rendant la chose VRAIE… A la fin du film, pour résumer, j’ai été assez déçu et surtout déçu d’avoir été déçu.
Sean Penn est toujours aussi excellent, la musique crée une ambiance particulièrement agréable, malheureusement ce Woody Allen décoit légèrement par son côté hermétique. D'ailleurs les intermèdes où des personnes parlent d'Emmet Ray sont assez mal négociés, ça coupe l'ambiance du film. L'ensemble est agréable mais ça ne restera pas dans les mémoires...
Woody Allen nous emmenne ici dans l'histoire délirante d'un guitariste de génie prétentieux au possible, drôle et émouvant. Il essaye de trouver l'amour mais son égo est surdimensionné. C'est drôle, c'est leger, c'est du Woody Allen et c'est parfait.
Un peu déçu lors du 2e visionnage de ce film qui pourtant a bien des qualités. Il ravira les fans de jazz évidemment tout en abordant la musique avec un certain humour : Emmet Ray est toujours le 2E meilleur guitariste au monda après le 'manouche français' à savoir Django Reinhardt. Ce faux documentaire est complétement loufoque à l'image de Woody Allen qui témoigne d'ailleurs à propos de la vie et l'oeuvre d'Emmet. Sean Penn est épatant et très raccord avec les scènes de guitares, joue le poivrot à merveille, ses discours unilatéraux avec une jeune muette sont époustouflants. Uma Thurman est convaincante sans plus. Les années 30 sont bien reconstituées et collent parfaitement avec le look et le comportement de Ray qui s'amuse tantôt à tirer sur des rats dans une décharge, tantôt à regarder les trains passer en pleine nuit. Un Allen à voir certainement comme tant d'autres mais très restrictif malgré un bon rythme, des transitions entre actes très alleniens, une BO évidemment d'enfer pour les puristes et qui s'écoute sans peine. Scène finale à la hauteur et chute très imprévisible et ouverte (grande apparition dans la 3e hypothèse), faites-vous votre idée.
Une comédie dramatique agréable à voir, avec de superbes musiques de Jazz. Ce n'est toutefois pas un des meilleurs Woody Allen. A voir surtout pour Samantha Morton, bouleversante dans le rôle de la jeune femme muette.