Alberto Sordi incarne un opportuniste qui dès le vent tourné change sa veste de coté. Le personnage est sympathique,mais la comédie manque tout de même de piquant. Elle n'en reste pas moins agréable à suivre,sans être franchement drôle.
L'Art de se débrouiller vaut essentiellement pour la prestation d'Alberto Sordi dans la peau d'un veule changeant constamment de situations au gré du courant politique, il deviendra fasciste juste pour éviter un duel. Ce type de rôle et de personnage lui va à merveille d'ailleurs il en interpréta souvent au fil de sa carrière. Malheureusement si l'histoire n'est pas déplaisante à suivre, la réalisation de Luigi Zampa manque de trempe, ce n'est donc pas une comédie très emballante ni très énergique. Elle se suit sans passion et ne marque pas les esprits.
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3,5
Publiée le 9 septembre 2020
C'est l'histoire d'un petit filou qui essaie de se maintenir à flot! Incarnè par Alberto Sordi, le rècit d'un opportuniste pas comme les autres qui maîtrise l'art de la dèbrouille en retournant sa veste à chaque occasion qui se prèsente! Sordi, formidable, porte sur ses èpaules cette comèdie transalpine de Zampa qui fleure bon les annèes 50! Votez pour Rosario « Sasà » Scimoni, il pourrait bien devenir maire...voire chef d'ètat! Le genre à se mettre avec les socialistes, les fascistes et les communistes en devenant le gros bonnet de Catana et Taormina! spoiler: A la fin « Sasà » finira en prison pour des banalitès à l'italienne avant d'en sortir pour devenir comme avant Deux scènes hilarantes mèritent le dètour : la femme forte qui mange des beignets à la ricotta et le myope! Merci à Patrick Brion et à son « Cinèma de minuit »...
L'art de se débrouiller : tout un programme. Portrait d'un sicilien opportuniste, lâche et escroc, à travers 40 ans d'histoire italienne. Notre homme fut social-démocrate, fasciste, communiste, démocrate chrétien, avant de connaître la prison. Pour jouer un tel rôle, il fallait au moins l'envergure d'un Alberto Sordi, génial, mais c'est un pléonasme. Le film, lui, n'est pas aussi méchant que ceux de Risi, et moins engagé que ceux de Lattuada ou Rosi. A l'image, de son metteur en scène, Zampa, scénariste au temps de Mussolini, contempteur du fascisme après la guerre, la verve des grands réalisateurs italiens contemporains en moins.
Alberto Sordi est magnifique dans le rôle d'un opportuniste qui retourne sa veste à chaque occasion et Zampa n'oublie pas d'ajouter une dose d'humour et de lâcheté qui nous rend le personnage odieux mais sympathique.....à la prochaine révolution, je retourne mon pantalon.....
Luigi Zampa fait tenir à Alberto Sordi un rôle de "monstre" bien avant les grandes heures de la comédie italienne façon Dino Risi. En moins mordant peut-être mais en tout aussi édifiant. Le film est une satire qui raconte le parcours de Rosario, à l'origine un obscur employé d'une mairie sicilienne, des années 10 jusqu'à l'après seconde guerre mondiale. Avide de réussite sociale, cupide et profiteur, Rosario fait, tout au long du film et de sa vie, la démonstration d'un opportunisme sans scrupule. L'art de se débrouiller. Il sera successivement, entre autres tours et détours,spoiler: socialiste par désir de la femme d'un député de gauche, fasciste à l'avènement de Mussolini, communiste à la Libération, affairiste au moment de la reconstruction de l'Italie. Mais c'est toujours dépité ou humilié que le personnage de Sordi change de chemin. Zampa vise-t-il à dénoncer ces brillantes carrières de quelques parvenus sans principe ni morale? Toujours est-il que sous l'angle de la comédie, le cynisme et les aspirations de Rosario se dissolvent dans sa sottise et sa veulerie, le propre de la comédie italienne.