Week-ends
Note moyenne
1,9
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87 critiques spectateurs

5
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 février 2014
un beau film, très bien incarné. Dommage que les rapports d'amitié soient si "minces", que les personnages n'échangent pas plus, car on pense à Bergman et Bergman n'hésite pas à pousser loin ses personnages, ils expriment leurs douleurs, leurs faiblesses et leurs contradictions Malgré cela, j'ai passé un beau moment et le film reste en tête.
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2014
"Week-ends" est un petit film français qui ne paie pas de mine
Son affiche est calamiteuse : deux couples de quinquagénaires arborent la lande dans des tenues caricaturalement bourgeoises.
On dirait du sous-Sautet, du simili-Truffaut.
Le pitch du film est aussi ennuyeux que son affiche : deux couples, amis depuis l'enfance se partagent deux maisons de campagne voisines jusqu'au jour où l'un des deux se déchire.

Et pourtant Anne Villacèque relève la gageure de traiter avec légèreté des situations qui pèsent une tonne. Elle parie sur la connivence du spectateur - bientôt quinquagénaire, divorcé, ex-divorcé ou futur-divorcé. Nous avons tous connu des couples d'amis qui se séparent ; nous avons tous essayé de ne pas choisir entre l'amitié de l'un et la fidélité à l'autre ; et nous avons tous fini par devoir pendre parti.
C'est ce que filme avec intelligence et délicatesse "Week-ends" bâti autour d'une succession de week-ends, tour à tour automnal, hivernal, printanier et estival, filmés dans ces deux maisons de campagne qui se font face. Karin Viard y joue le rôle de l'épouse trahie qui, par colère plus que par méchanceté, se transforme en harpie hystérique. Jacques Gamblin joue avec (trop de ?) retenue celui du mari mutique qui s'en va un beau matin sans trop qu'on comprenne pourquoi - ni d'ailleurs que lui non plus ne trouve de signification à son geste. Face à ce couple déchiré, Ulrich Tukur et Noémie Lvovsky - attelage improbable sur le papier mais qui réussit à bien fonctionner - joue en miroir le couple stable, même si les craquelures se devinent sans peine dans ce couple que rien ne semble plus réunir que de vieilles habitudes.
Le portrait de ce quatuor quinquagénaire est profondément déprimant pour nous autres qui nous approchons dangereusement de cet âge : n'y a-t-il devant nous qu'haines recuites ? petites frustrations quotidiennes ? conformisme inquiet ? force de l'habitude ? peur de mourir ?
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 août 2014
Week-ends, le quatrième film d’Anne Villacèque est sorti en semaine. Un film dramatique français au titre évocateur, tel qu’on aime les moquer dans les médias. Un film intello diraient certains, je dirais un film intelligent.

Christine (Karin Viard)et Jean (Jacques Gamblin), d’un côté, et Sylvette (Noémie Lvovsky) et Ulrich (Ulrich Tukur), de l’autre, forment les deux faces d’une même médaille. Les deux couples, qui se sont rencontrés dans les années 80, ne se sont plus quittés. Et tous les week-ends, ils se retrouvent dans leurs deux maisons qui se font faces, dans la campagne normande. Leur vie, réglée comme du papier à musique, est bouleversée par une fausse note : un matin, Jean quitte Christine. Sans trop d’explications, il veut « vivre ailleurs ». Les rapports changent alors imperceptiblement entre Christine et ses deux amis de toujours, qui doivent concilier l’amitié intacte qu’il porte à Jean, et leur envie d’adoucir la tristesse de leur copine. Ulrich, certainement marxiste, propose à Christine, de faire « du passé, table rase ».

Week-ends, c’est un peu la douceur de vivre. C’est l’espérance d’un grand nombre, de pouvoir s’établir loin des villes, loin de leur folie. Ne serait-ce que pendant les congés ou les repos. Mais c’est aussi une illusion, car un rien peut faire s’étioler le rêve. Et puis, après tout, c’est aussi, dans le calme, l’occasion de réfléchir sur sa propre existence. Paradoxalement, la villégiature permet de se retrouver face à soi-même aussi sûrement que le travail peut aliéner. Et de là, de terribles constats peuvent surgir. C’est un peu ce qui arrive à Jean, qui se réveille un matin pour fuir ses responsabilités, vit un temps l’illusion de sa jeunesse perdue auprès d’une autre femme, pour finalement, revenir en arrière, dans un autre mirage. Jean n’est pas un mauvais type, Jean est un type perdu, qui réalise qu’il n’a jamais vraiment eu d’amis, et qui, dans sa solitude, affronte des tourments qui hante tous les mortels. Jacques Gamblin, pourtant rude gaillard, se retrouve ainsi, nu, dans la cuisine de ses amis, observant la nuit à travers les carreaux embués, sanglotant et implorant Ulrich de le serrer dans ses bras. Il y a ceux qui nient l’inéluctable, comme Ulrich, et ceux qui ne le supportent pas, comme Jean. Week-ends, au rythme des saisons, nous ramène à notre condition funeste. Nul ne peut échapper à cette vie qui s’écoule lentement entre nos doigts, et que nous berçons d’illusions. Cependant, tels Sylvette et Ulrich, qui écoutent un soir à leur fenêtre Jean jouer la Casta Diva de l’opéra Norma de Bellini, on doit apprécier la beauté de chaque instant. Celle-ci réconforte toujours les cœurs sensibles et mélancoliques. Pendant ce temps, leurs enfants vivent l’innocence de ne pas connaître, encore, ces angoisses que l’on acquit trop vite en vieillissant. Faisant de l’enfance, ce court moment d’éternité où la mort n’existe pas. Charlotte (Iliana Zabeth), la fille d’Ulrich et Sylvette, incarne cette insouciance perdue.

Week-ends, est une œuvre sensible, illuminée par la froide lumière normande. Des scènes de la vie, simples certes, mais qui en sont l’essence même. Ce cinéma-là a été beaucoup décrié ces dernières années. C’est pourtant, le genre qui se rapproche le plus de nos poètes et le plus fidèle à son grand-frère, le théâtre. Le dénigrer, c’est souvent faire preuve d’insensibilité. Vouloir sa fin, pour des copies de copies formatées, c’est vouloir un cinéma dénué d’amour. Ce cinéma français-là, n’est peut-être pas fabriqué pour battre toutes les audiences, mais je suis convaincu qu’il ne peut pas, ne pas parler au cœur des Hommes.

Lire nos autres critiques sur Une Graine dans un Pot :
Pierre A
Pierre A

12 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2014
Un film magnifique dont le sujet n'est pas le couple mais le malaise existentiel face à la vacuité de la condition humaine.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 mars 2014
Trois heures d'un ennui abominable. Le film n'as pas duré 3h ! vous êtes sur ? Pourtant j'ai largement eu le temps de me retourner cent fois sur mon fauteuil, de souffler une bonne quinzaine de fois et de regarder l'heure une trentaine de fois.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2014
Ce film... n'a AUCUN sens ! Voici une belle représentation de ce que le cinéma Français peut faire de pire. Tout y est lourd, long, sans relief, la lumière est vide et les costumes désastreux. On se demande vraiment comment des producteurs peuvent investir 1 centime d'euro dans de tel désastre...
defleppard

486 abonnés 3 700 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 octobre 2014
Un homme quitte sa femme, un film qui tourne en rond. 2 étoiles.
pierrepp
pierrepp

14 abonnés 301 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 février 2014
dommage, ce film avait tout les ingrédients pour être réussit, mais le scénario est trop faible !
rien n'est vraiment fouillé, ni expliqué alors que la piste de l'amitié, l'usure du couple aurai pu être largement exploité !
quel gachis ! la prochaine fois, travaillez davantage votre scénario...
augustin1977
augustin1977

1 abonné 34 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 mars 2014
Le scénario de ce film est ô combien banal. Je me suis assez ennuyé.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2014
D'une nullité consternante, atmosphère creuse avec de longs blancs aussi déprimants que les falaises. A moins d'être d'aussi mauvaise foi qu'un avocat , comment légitimer le temps et l'énergie perdu à cette oeuvre totalement inutile et sans attrait.
On ressent même une curiosité malsaine a vérifier que rien ne se passe jusqu'à la fin.
C'est impensable , c'est irréel et malheureusement, pas le seul film français depuis 5 ans où on s'ennuie ferme, sans histoires..
Film totalement INUTILE.
Seule excuse : La réalisatrice et les acteurs sont sous un redressement fiscal imminent.
jmjbest2
jmjbest2

41 abonnés 102 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 avril 2014
Personnages moyennement sympathiques, decors pas beaux, action (?) totalement depourvue d'intérêt
la qualite francaise quoi..

*) sauf le toujours impeccable Ulrich Tukur
weihnachtsmann

1 622 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2015
Un film plutôt sombre et pessimiste sur le couple, mais une réflexion intéressante sur l'amour. Très jolie fin avec le dialogue du jeune et du père et l'accordéon. Mélancolique et fin.
Alasky

456 abonnés 4 638 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mars 2025
Plutôt insipide malgré le beau casting, qui ne réussit pas à sauver l'ensemble malheureusement. Karin Viard est excellente, semble être a seule à croire au film. Bref, sentiment d'inachevé quand arrive le générique.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 mars 2014
Une fois de plus cela s'avère vrai, NE PAS SUIVRE LES CRITIQUES des PROS mais celle du PUBLIC. Je me suis emm..... pas possible, jeu d'acteurs ou forcé () ou médiocre (GAMBLIN que j'aime par ailleurs bcp) , la a l'air de se faire ch.... et n'en a rien à faire, TUKUR sort du lot, mais quel nullité ce film, quand je pense qu'ils recoivent des subsides et subventions de tous ordres pour nous offrir cela. Et puis cette campagne Haute Normande que je connais bien,étant né là-bas, elle est filmée dans toute sa tristesse, même les falaises sont déprimantes. Film à éviter hautement hormis un soir d'hiver maussade devant la télé, avec un coup de cid' comme y disent les normands.
vidalger

378 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 mars 2014
Il faut bien avouer qu'on perd peu à peu l'intérêt, voire la sympathie qu'on avait pu éprouver au début du film, pour les protagonistes de cette histoire banale d'amour usé par le temps. Pas la faute des acteurs, plutôt justes et émouvants. Non, ce serait plutôt dû à un scénario pas assez travaillé ou à des scènes trop inconsistantes qui en brisent le rythme. La fin pour
midinettes nous a achevé!
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