L’affiche promettait un biopic sur James Dean avec sa headline « la naissance d’une légende ». En effet, le titre du film joue sur l’ambiguïté. En parlant de Life, parlons-nous du magazine ou de la vie de l’étoile montante ? Anton Corbijn donne l’impression d’avoir plutôt travaillé le personnage de Dennis Stock, photographe brillamment interprété par Robert Pattinson. Obstiné à prendre en photo cet acteur inconnu, son personnage est complexe et véritablement prenant. En face de lui, la performance de Dane De Haan nous laisse sur la réserve. James Dean n’apparaît pas comme on l’a connu. Son image mythique de ténébreux séducteur est compromise ici par un jeune homme désinvolte et imbus de sa personne. Sous des airs de jazz, Life est un film triste où chacun recherche son chemin à poursuivre. La complicité des deux protagonistes auraient pu être ambivalente. Malheureusement on reste encore sur la réserve sur le fantasme Dean détruit ici sans réel motif. La construction du film reste intéressante mais ne vous attendez pas à un portrait de cet acteur qui marquera à jamais son histoire en l’espace de quelques films. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Pénible, déprimant. Le biopic est un genre risqué. Si « Hitchcock » tenait /- la route, « My week with Marylin » peinait à atteindre la crédibilité. Mais ici, on cherche en vain l’émotion. Pattinson et surtout DeHaan se complaisent dans une fadeur frisant le ridicule. Revoyez « La fureur de vivre », et vous comprendrez le gouffre entre l’original et la parodie insipide de DeHaan. Quant au rythme du film, c’est à se demander si Corbijn est apte à la réalisation tant c’est englué dans une pâte molle. Quant à ses choix ? L’histoire du photographe est triviale à souhait, le quotidien minable d’un couple, ça n’avait jamais été montré, quelle originalité ! Sujet intéressant que la genèse d’un reportage, du projet à la publication. Par contre, pratiquement rien sur « Life » (la revue) miroir de son temps. Il y a là un sujet en or qui reste à faire.
A la vision de ce film, ni bon, ni réellement mauvais, je n'ai pas grand chose à dire : un petit jeu du chat et de la souris entre un photographe et une star en devenir, une amitié naissante, un peu de biopic, une reconstitution forcément correct, des personnages à découvrir mais jamais transcendants, un réal' qui fait son job, De Haas est bon mais manque encore de maturité. Il aurait pu aller beaucoup plus loin et même si il aurait fallut dépasser le biopic ; nous offrir un spectacle un peu plus prenant. Rien pour soulever mon enthousiasme...
Un biopic aux acteurs justes et bien dirigés, aux musiques agréables, mais au rythme un peu lent, malgré une bonne réalisation dans l'ensemble. Dane DeHaan nous peint un James Dean très convaincant, un personnage au caractère peut-être un peu méconnu, et Robert Pattinson se glisse bien dans la peau d'un photographe désoeuvré qui ne parvient pas à faire tenir sa famille.
J'ai beaucoup aimé la prestation de Dane DeHaan et c'est ce qui justifie cette quatrième étoile. Il paraît morne et désintéressé, presque trop caritatif, mais c'est là tout le charme de son jeu. Le choix de Robert Pattison était tout aussi bien trouvé (à croire que Dane est condamné à aider les acteurs de grandes franchises à perdre leur étiquette unipersonnage : Daniel Radcliffe, Robert Pattinson...) et il m'a surprit par sa prestation, loin d'être mauvaise. Je reste un peu sur ma fin ; je m'attendais à ce que le film aille plus loin dans les choses, mais ça reste convenable.
Ce biopic sur James Dean, décédé à 24 ans après avoir joué dans seulement trois films, est porté par un Dane DeHann criant de ressemblance avec l'acteur. Robert Pattinson, quand à lui, a un jeu très sobre dans son rôle de photographe du magazine "Life". Le film souffre de quelques longueurs même si on se laisse porter par celui qui deviendra une icône de la jeunesse. Le réalisateur, ancien photographe, nous plonge dans la vie d'un acteur atypique et nous fait ressentir sa rébellion face à Hollywood et son attache profonde à ses racines paysannes.
Très agréable film, mettant en scène des valeurs simples! La bande jazzy des annee 50 se marie parfaitement aux images. J'ai vu ce film dans une vieille salle de Paris le mac Mahon qui a une deco de la même époque; s'était impec...ambiance, lieu, son, image... Au poil! Je pense que cela a contribuer à cette atmosphère très mélancolique du moment! C'est finalement important ces petits détails! Robert P est excellent dans ce photographe en devenir...qui doute qui a des convictions et qui défend le talent de James D. Je conseille donc!
Film intimiste qui peut ennuyer ceux qui ne rentrent pas dans cette histoire qui, en ce qui me concerne, m'a séduite. J'ai trouvé l'interprétation très juste. Dane Dehaan a repris les gestes, les attittudes de James Dean avec succès, bien sûr il n'est pas James Dean mais c'est bien joué et Robert Pattinson joue avec sobriété le rôle du photographe. On sent qu'il se passe quelque chose entre ces deux personnages mais ça reste discret. Ce n'est pas un film sur la vie de James Dean, mais sur la rencontre entre James Dean à la sortie du film A l'Est d'Eden, il n'est pas encore une star et d'un jeune photographe qui l'a immortalisé puisqu'il est mort 7 mois plus tard et que son succès est arrivé après sa disparition.J'ai bien aimé.
Intéressant mais on reste un peu sur "sa faim" Robert Pattisson très beau en look 60´S, Dane DeHaan moins convaincant. Une image de James Dean qui déçoit et qui mérite qu'on en vérifie les sources.
Film ennuyant sur un sujet passionnant. L'acteur de James Dean est très décevant dans son jeu, beaucoup trop mou et son physique n'a pas l'air de coller à James Dean.
C'était sûrement écrit, Life était fait pour être conçu par Anton Corbijn. Photographe d'origine, l'homme réalise pour la première fois un film sur son domaine de prédilection. En faisant revivre le mythe de l'une des plus grandes icônes cinématographiques, il met en confrontation le destin de deux hommes aux ambitions fascinantes : James Dean et Dennis Stock, son photographe.
Il est dommage de s'apercevoir que ce récit a été tourné en couleurs, faute de budget pour le faire en noir et blanc, nous dit-on. L'ambiance des années 50 nous aurait certainement plus frappée, même si le travail du cinéaste sur l'image et la lumière reste d'une esthétique foudroyante. Austère et lancinant, Life est une œuvre contemplative sur l'intuition, l'ambition et les divers choix qu'un homme fait dans sa vie. La première moitié du film, noire et assez déprimante, laisse place à un retour aux sources intime plein de grâce et de nostalgie dans l'Indiana.
En mettant en parallèle deux hommes visiblement opposés, le réalisateur opère une brillante analogie sur le destin. Plus le scénario progresse, plus le spectateur se rendra compte que ces deux artistes se rapprochent par leur désir d'être célèbres. C'est par leur soutien réciproque qu'ils pourront parvenir à ce qu'ils souhaitent. Le jeu habité de DeHaan et l'interprétation discrètement puissante de Pattinson donnent au film un parfait équilibre et lui permet de rester focaliser sur l'essentiel : l'art et son inaltérable décadence.
Un angle d'approche intéressant pour parler de James Dean et du photographe qui créa la matière du mythe, cependant, l'ensemble ne réussit jamais vraiment l'extase malgré tous les efforts de reconstitution, soit à cause de la prestation moyenne de Dane DeHaan, soit à cause d'un mythe qui n'est pas aussi intéressant qu'on l'imagine. Comme Marylin Monroe, Amy Winehouse et d'autres, leur personnalités déçoivent face à la grandeur de leur talent. Ici, l'histoire de Dennis Stock est plus intéressante que celle de James Dean.
Life raconte la rencontre entre James Dean étoile naissante d'Hollywood et Dennis Stock photographe de Life. Ce film montre un James Dean, assez "simple", un peu différent de l'idée que je m'en faisais, notamment lorsqu'il retourne voir sa famille d'agriculteurs dans l'Indiana. Le film accorde également pas mal d'importance à montrer l'ascension apre de Dennis Stock apprenti photographe à l'époque. Bonnes compositions de Dane Dehaan , Robert Pattinson et Ben Kingsley en PDG/tyran de chez Warner.
En seulement trois films et avec son décès accidentel, James Dean est devenu l'idole de toute une génération et l’icône des années 50. De façon surprenante, Life ne retrace pas l'intégralité de la vie de l'acteur mais seulement au moment où, à la sortie d’À l'est d'Eden lorsque Dean accéda à la gloire , un photographe décide de faire un reportage sur sa vie et ses habitudes quotidiennes. Et quoi de mieux à la mise en scène qu'un photographe reconnu pour ses visuels chez U2 ou Depeche Mode ? S'il ne brille pas par une mise en scène très sobre, son principal avantage tient dans la reconstitution stupéfiante du New-York de 1955. Face à un Robert Pattinson confirmant sin statut de très bon acteur en photographe timide et penaud, DandeHaan imite plus qu'il n'interprète James Dean ce qui tient plus du surjeu qu'autre chose. Mais les 110 minutes éblouissantes de beauté passent comme une lettre à la poste, sublimée par une photo tout simple hallucinante de beauté. Une très beau film en somme.
Photographe de son métier, Anton Corbijn creuse avec Life la relation quasi-mystique entre celui-ci et son sujet, tombe d'une passion éphémère retransmise avec une certaine justesse dans son film. Qui de mieux qu'un mythe prématuré comme James Dean pour un tel portrait, encore aujourd'hui spectre d'une folie hollywoodienne, que Corbijn pose constamment au creux de la romance sous-jacente avec le photographe Dennis Stock, de la fascination au rejet en passant par la jalousie. Leur relation est plutôt subtile, presque funèbre, où la mort hors-champ de l'icône et l'extermination des stars par l'industrie se couplent au fatal embrasement du lien entre les deux artistes devant et derrière la caméra. DeHaan et Pattinson, l'un charnel, l'autre ankylosé, donnent alors une belle texture au cœur de ce film nettement exigeant. Spleen vaporeux entre deux incandescences écarlates, Life tend à se perdre dans quelques menues longueurs et élans verbeux, mais ce serait se détourner de l'ampleur déconcertante de sa mélancolie et de son amertume, les tripes de la légende.