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Love & Mercy, la véritable histoire de Brian Wilson des Beach Boys
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El G.
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4,0
Publiée le 5 juillet 2016
Que se trame t-il dans le cerveau de l'un des plus grands génies musicaux du vingtième siècle ,l'égal d'un McCarney,Gerschwin,Bacharach et autres Leonard Bernstein?Ce biopic retrace deux périodes distinctes de la carrière de Brian Wilson,le maitre à jouer et à penser du groupe californien Beach Boys :la genèse et les sessions d'enregistrement(circa 1966) de l'album "Pet sounds",considéré de nos jours comme un monument de la musique pop ;ainsi que les prémices de son grand-oeuvre symphonique, à cette époque inachevé,"Smile";la rencontre avec une vendeuse de voitures qui va lui permettre de sous soustraire de la coupe d'un psychanalyste aux méthodes douteuses (circa 1985).Les compositions de Paul Dano et plus encore de John Cusack,fragile et emouvant,sont somptueuses et les reconstitutions musicales sont tout simplement bluffantes.Un pur bonheur pour les amoureux des 60's et de sa musique.
Brian Wilson est sans discussion possible la figure de proue des Beach Boys. Son âme torturée aux frontières de la schizophrénie le classe dans ces génies de la pop music rapidement disparus des radars, laissant leur groupe à l'agonie ou au contraire s'épanouir sans eux. Ainsi Syd Barrett des Pink Floyd, Brian Jones des Rolling Stones ou encore Jim Morrison des Doors. Comme eux, Brian Wilson s'est laissé emporté par son génie créatif et les drogues dans une descente aux enfers suivie pour lui d'une longue et fragile rédemption semée d'embûches qui lui permet encore aujourd'hui de composer et de chanter même fortement amoindri. C'est ce parcours pénible mais aussi mystérieux que Bill Pohlad a choisi de porter à l'écran en cette décennie propice à l'exhumation des destins tragiques du rock (Ian Curtis, Janis Joplin, Jimy Hendrix, James Brown,...) alors même que les icônes rescapées des années 60 et 70 entrent doucement dans le troisième âge et que pour beaucoup d'exégètes, le rock'n'roll est mort depuis longtemps. Plus exactement depuis le retour d'Elvis Presley du service militaire pour les plus pessimistes. Si l'on s'en tient aux canons du genre désormais assez codifié du biopic de rock stars, l'histoire des Beach Boys passe donc obligatoirement par l'évocation du destin tourmenté de son principal auteur- compositeur. C'est sans aucun doute occulter le formidable falsetto de feu Carl Wilson (1946-1998) le benjamin de la fratrie et la personnalité complexe de Dennis Wilson le beau gosse du groupe, pote de Charles Manson (avant le massacre de Cielo Drive), disparu en mer lors d'une nuit de beuverie de 1983. Le biopic de Bill Pohlad est de ce point de vue réducteur, laissant une place plus que minime aux quatre autres membres de ce groupe familial dont les harmonies vocales régnèrent sur le continent américain juste avant la déferlante Beatles. Paradoxalement, le film laisse assez peu de place à la musique aérienne des "Garçons de plage" hormis quelques reconstitutions plutôt réussies de séances d'enregistrement mémorables dont celles du tube planétaire "Good Vibrations". On l'a dit, c'est le parcours chaotique de Brian Wilson qui intéresse exclusivement Bill Pohlad et pour rendre compte de toutes ses années d'errance, le réalisateur encore novice s'est adjoint les services d'Oren Moverman scénariste du formidable et iconoclaste "I'm not there" de Todd Haynes (2007) où six acteurs différents dont une femme (Cate Blanchett) se relayaient pour évoquer les multiples facettes de la personnalité de Bob Dylan. Selon ce principe, la mise en parallèle des deux périodes clefs de la carrière de Wilson est construite autour de deux interprétations (Paul Dano et John Cusack) qui se répondent en miroir. Lé période créative tout d'abord avec la gestation difficile de l'album "Pet Sounds" suivi de la quête de l'impossible Graal avec "Smile", réponse non parachevée au "Sgt. Pepper's" des Beatles. Si le rôle négatif du père tyrannique et violent est abordé dans la tentative de dresser le portrait psychologique de l'âme des Beach Boys peinant à assumer son rôle d'aîné et de leader, on comprend vite que le caractère introverti de Wilson s'accommodait mal du rythme infernal des tournées et des retombées de la célébrité. Paul Dano nourri pour l'occasion au beurre de cacahuètes pour accéder à la bonhommie joufflue du Brian Wilson de ces années-là, s'en sort plutôt bien, même si le réalisateur le laisse trop souvent se débattre seul pour exprimer l'indicible d'une personnalité en décomposition. Le choix de John Cusack pour camper le zombie des presque deux décennies de déprime qui ont suivi l'overdose créatrice est en revanche plus discutable. Pohlad a incontestablement suivi les conseils d'Oren Moverman pour qui la ressemblance physique n'est surtout pas l'exemple à suivre. Face à l'ampleur de la tâche, peu d'évènements biographiques spectaculaires venant pimenter cette période méconnue, John Cusack en fait des tonnes, éloignant par moment le spectateur du sujet. Heureusement la très belle et convaincante Elizabeth Banks, bouée de sauvetage inespérée, permet de recentrer le propos et de lui conserver sa crédibilité face au concours de cabotinage que se livrent John Cusack et un Paul Giamatti en roue libre dans le rôle du psychanalyste véreux (Docteur Eugène Landy) qui veille jalousement sur sa poule aux œufs d'or. Il aurait certainement été plus judicieux de confier l'ensemble de la composition à Paul Dano, mais sans doute à cause de son inexpérience, Bill Pohlad a cru que la recette de "I'm not there" pouvait constituer un gage de qualité et de succès garanti. Un mauvais calcul qui ne donne pas au film toute l'ampleur que son sujet méritait. Cela dit, on a vu bien pire dans le domaine du biopic de rock star.
Un biopic sur le leader des Beach Boys, Brian Wilson, aussi instructif dans le récit que brillant dans la mise en scène et dans la reconstitution, avec des musiques de légende et retranscrivant deux périodes distinctes de l'artiste interprétées par Paul Dano et John Cusack, tous deux absolument magistraux. Une réussite !
Intelligent biopic dans sa manière de présenter B.Wilson, alchimiste mélodique et artiste torturé par lui-même et son environnement, "Love & Mercy" traite de 2 étapes de la vie d'un homme à qui on aurait confié les yeux fermés une planche de surf alors qu'il n'en a jamais pratiqué. En ciblant son propos sur 2 périodes bien distinctes du leader des Beach Boys, B.Pohlad joue la carte de l'originalité en évitant l'hagiographie chronologique, ne brouille absolument pas les pistes en donnant le rôle principal à 2 acteurs différents, et jongle subtilement sur l'espace temps qui permet d'appréhender au mieux la vie d'un homme au talent indéniable mais emprisonné dans une schizophrénie douteusement reconnue. Le film se concentre sur l'homme et non sur le groupe, parti pris judicieux qui passe les Beach Boys en mode fil rouge et qui pourra en désarçonner plus d'un. La reconstitution soigneuse joue la carte de l'authenticité, l'immersion dans le génie de Wilson se traduit dans des scènes très réussies comme la genèse musicale de 2 plus gros titres du groupe. Le défaut mineur de ce film est dans l'interprétation de haut vol de P.Dano (habitué des rôles torturés) et J.Cusack, tous deux en mode Actor Studio, qui nuisent parfois à l'authenticité de leur personnage mutique et à son approche intimiste. Même reproche pour P.Giamatti malgré un rôle en or. E.Banks a une plastique irréprochable proportionnelle a son étonnante retenue, qui en fait, quant à elle, une excellente surprise. "La Véritable Histoire De Brian Wilson de Beach Boys" est un slogan lourd, douteux et inutile, "Love & Mercy" se contente de manière simple et factuelle de raconter une histoire vraie, étonnante et méconnue et de redécouvrir un groupe et son leader, catalogués par leurs bermudas à fleur mais dont la garde robe musicale est beaucoup plus étoffée que notre ignorance aurait pu l'imaginer. Le tout sous une B.O. diablement efficace.
Si vous connaissez comme moi l'histoire des BB... Vs serez déçus ... Brian wilson n'est pas considéré et l'histoire ne tourne qu'autour de sa maladie et non de son génie
Beau Biopic, très intéressant, et brillamment interprété par tous les acteurs à l'affiche. Superbe bande originale, pour les fans des Beach Boys et ceux qui souhaitent découvrir.
Je ne peux pas comparer avec la vraie vie de Brian par manque de connaissance, mais le film est bien fait et inspire des pistes. Et c'est aussi un clin d'oeil à un passé pas si lointain, les années 60-70, elles sont passées vites mais elles furent intenses.
Et bien non, ce n’est pas le titre d’une comédie romantique ; mais un biopic, atypique, sur le génie du leader des « Beach Boys », Brian Wilson. Plus que les ritournelles de plage sentant bon le sable de Californie, Brian Wilson a mis en musique parmi les meilleurs morceaux de musique pop de tous les temps. Ce n’est pas moi qui le dit, mais Rolling Stone magazine plaçant « Good Vibrations » au 6ème rang des meilleurs morceaux de tous les temps ; de nombreux spécialistes nommant l’album « Pet Sounds » comme un pilier du rock ; et même la légende John Lennon était admiratif devant l’inventivité de Wilson. Ce biopic sort des sentiers battus, car au lieu de faire un éloge très chronologique de la légende, il se concentre sur deux périodes clés de la vie de Brian Wilson en alternant flash-back réguliers. Pas de passage en revue des meilleurs tubes du groupe, le scénario se focalise sur le génie destructeur de l’artiste, ses névroses et leurs exploitations par un médecin malveillant bien décidé à plumer la poule aux œufs d’or. Le thème du film tourne donc plutôt autour de la solitude du créateur mal entouré, qui fait les mauvais choix et se fait exploiter que sur Brian Wilson lui-même. Par contre ce va et vient entre gloire et déchéance, les 60’s et les 80’s, peine à tenir en haleine 2 heures durant ; la thématique s’assèche vite sans relance scénaristique notable. Plus concentré sur l’intime de l’homme que sur le grand mélodiste, ce film est universel… mais au sujet déjà maintes fois traités.
Si tous les biopics étaient de ce niveau, ce serait le paradis dans les salles obscures! Formidable mise en scène originale sur le plan du découpage, alternant savamment jeunesse et âge mûr et ne s'attardant pas trop sur l'enfance, mise en scène audacieuse, parfois même expérimentale et psychédélique. On découvre ou redécouvre les chansons des Beach Boys dont la légèreté est aux antipodes du caractère de Brian Wilson. Pour incarner ce dernier, 2 acteurs parfaits, John Cusack que l'on n'avait pas vu aussi bon depuis longtemps et Paul Dano qui de film en film confirme qu'il est l'un des meilleurs de sa génération.
Love & Mercy explore la vie du génie des Beach Boys, Brian Wilson, atteint de schizophrénie. La mise en scène, les décors et les costumes sont délicieux, mais c’est surtout la performance de Paul Dano et John Cusak qui rend ce biopic assez bluffant. Les comédiens se partage un rôle original et plein de vitalité. C’est un film énergique appuyé par les chansons qui ont fait le succès de ce groupe mythique. Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Bill Pohlad étonne agréablement et on ne serait pas contre un nouveau biopic musical de sa part. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Loin du biopic traditionnel et formaté, Love & Mercy évoque la vie de Brian Wilson de manière plutôt originale et réussie, rendant ainsi un bel hommage au génial compositeur, arrangeur des Beach Boys. De ses tourments existentiels, de ses amours, de son perfectionniste, de ses problèmes psychologiques, le réalisateur Bill Pohlad ne nous épargne rien de la vie ce génie de la pop, filmant au plus près et avec une grande minutie les scènes d’enregistrement en studio mais aussi sa relation plus qu’ambiguë avec son médecin personnel, sans doute aussi malade que lui, mais qui gérait complètement son existence
Je connaissais bien sûr les Beach boys, mais je ne connaissais pas du tout et ne pensais pas du tout que le leader du groupe souffrait de tels problèmes. Brian Wilson est considéré comme un génie de la musique, sourd d'une oreille suite à une maltraitance de son père, mais oreille absolue tout de même. Une histoire parfois molle dans sa réalisation, mais jouée par de très bons acteurs, notamment John Cusack qui est impressionnant, et qui nous apporte quelques rythmes entêtants.
Love & mercy n'est pas un biopic des Beach Boys, Love & mercy n'est pas un biopic tout court, Love & mercy n'est pas ce à quoi je m'attendais mais il est bien mais il se démarque des autres.. Car à la question . Et j'ai découvert avec ce film tout autre chose, tout un univers bien plus riche et complexe que ce que je croyais. Ce film ne caresse pas notre "héros" dans le sens du poil : Brian Wilson parait angoissé, étrange dès le début ; on découvrira qu'il souffre d'une grave maladie mentale. Pire : une partie de sa vie fut un enfer inimaginable. Quelques aller-retours dans le passé nous permettent de découvrir tout cela et bien plus encore : car le coeur du sujet est ici le génie artistique. Une oeuvre qui suit et souligne parfaitement le processus de création artistique -Wilson étant non seulement un passionné , un travailleur acharné et perfectionniste, mais un homme avec des visions comme l'étaient tant de génies musicaux avant lui-, un réalisateur qui porte son oeuvre de façon sensée et brillante. Une oeuvre superbe sur le véritable sens de l'art (Vs la musique populaire, facile et sans âme), ces artistes qui peinent à s'exprimer ainsi que, finalement, la fine frontière qui sépare le génie de la folie. Un film extrêmement riche qui vous prend à rebrousse-poil et où l'on découvre un aspect méconnu des fameux Beach boys, l'envers d'un décor que l'on a peine à imaginer et un homme qu'il est bon de découvrir. Un film à d"couvrir tout en finesse, qui reste correct et est bien loin des blockbusters et pour le coup le réal n'en fait pas trop. Un film sensible, touchant ; qui pourra en interesser certains (puisque le film n'a pas connu un grand succès.
Ce biopic lève le voile sur The Beach Boys, le groupe mythique américain des années 60 et la maladie de son créateur principal Brian Wilson. Derrière le mythe, la réalité est souvent plus dure que l'on croit.... j'avais une image lisse et ringarde des Beach Boys et de leur musique sucrée, ce film me fait tomber de haut. Il y a donc un côté instructif car Brian Wilson est reconnu comme un des plus grands compositeurs par une foule d'artistes...... Bref, excellent et les acteurs sont d'une justesse incroyable dans les deux époques. Une belle histoire d'amour aussi servi par une sublime Elisabeth Banks.....