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orlandolove
170 abonnés
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2,5
Publiée le 21 avril 2017
En dépit d'invraisemblances encombrantes, "un illustre inconnu" reste dans son ensemble assez séduisant, grâce à Mathieu Kassovitz et quelques idées scénaristiques.
Le postulat de départ fonctionne plutôt bien dans la première partie, mais la fausse bonne idée de faire jouer le rôle de Sébastien Nicolas et du musicien qu'il va "vampiriser" par le même acteur apporte un souci de crédibilité. (...) La mise en scène et le jeu de Mathieu Kassovitz tiennent la route, mais l'illusion autour de cet Illustre inconnu ne convainc pas complètement. Après le vaudeville, dans un tout autre genre, le tandem Delaporte / De la Patellière s'impose comme d'habiles auteurs de "blockbuster" populaire.
Est ce que ça ne nous est pas arrivé, à tous? Brièvement, avoir envie d'entrer dans la peau d'un autre? Se dire, si j'étais lui, comment je vivrais ma vie?
Mais ça passe très vite parce que, globalement, tout le monde est content d'être soi.... Chez Sébastien, c'est au contraire une obsession. Ce quadragénaire terne, agent immobilier, catholique non pratiquant et qui rentre chez lui seul le soir bouffer un surgelé accompagné d'un verre d'eau a une passion: mimer les gens qu'il rencontre, ses clients en général, les copier, les reproduire (il a tout un atelier de moulages dans sa cave), acheter les mêmes vêtements, les suivre; s'introduire chez eux...
Jusqu'au jour où il tombe sur un client spécial: ancien grand violoniste (il a perdu deux doigts dans un accident), parfaitement misanthrope, parfaitement exécrable (il ne se soucie pas, entr'autres, de l'avenir des bâtards qu'il a pu produire.....) odieux, donc, mais fascinant. Le mimétisme va entraîner Sébastien, Sébastien l'inexistant, Sébastien l'invisible, beaucoup plus loin qu'il ne le voudrait.
On ne peut pas dire que le scénario, touffu, brille par sa crédibilité.... Tout ça est un peu dommage.
Dommage car Mathieu Kassovitz, une fois encore, est exceptionnel! Que ne se contente t-il d'être un grand acteur au lieu de réaliser des films aussi violents que bas-du-plafond, d'insulter la presse et d'envahir les media de commentaires débiles....
Dommage aussi car le sujet méritait mieux. Ce thème de l'individu banal qui se sent inexistant, qui passe à côté de la vie et qui pense qu'il existerait vraiment dans une autre peau, il est superbe et passionnant. Et mériterait autre chose que le film agréable, distrayant, mais superficiel de Matthieu Delaporte.
Véritable notice explicatif pour devenir un usurpateur hors pair. Mathieu kassovitz vous guidera à travers ces deux heures de film, qui porte littéralement d'ailleurs sur ces épaules. Ces confrères sont carrément oubliés et éclipsés. Regarder le montage de Delaporte et sa réalisation pour vous imprégner ou retenir les principaux facteur de la construction de ce personnage ambigu. Enfin un film français de qualité, ça faisait longtemps. Un excellent drame!
Matthieu Kassovitz porte sur ses épaules ce thriller psychologique et existentiel. L’histoire est intrigante avec, malgré tout, de nombreuses invraisemblances qui la desservent un peu. Le scénario est kafkaïen et génère une atmosphère anxiogène qui happe le spectateur. Matthieu Delaporte nous offre un portrait inquiétant d'un homme ne se trouvant une personnalité qu'à travers celles des autres. La lumière, les décors, les costumes, les maquillages transcendent cet univers froid et freudien. Hypnotique et d’un pessimiste nuancé, « Un Illustre Inconnu » parle d’usurpation d’identité où, derrière le suspense, se cache tous les tréfonds de l’âme humaine.
Il faut être courageux et tenir bien plus d'une demie heure pour enfin rentrer dans le cœur du film, cette histoire d'un homme déçu par sa vie qui se cherche une existence par procuration en incarnant des inconnus rencontrés au hasard. Passé cette trop longue entrée en matière d'une maladresse incompréhensible, qui accumule les scènes sans intérêts et gâche véritablement le film, l'histoire se met enfin en place, le scénario commence à se construire et l'émotion à surgir. Et à partir de là tout devient passionnant, très intelligemment construit (tant d'un point de vue du rythme que de la psychologie des personnages), et mis en scène avec efficacité. Un film pour une fois vraiment original, et qui offre un rôle magnifique à Kassovitz, tout en nuances et en non dit. A voir.
j''été très curieuse de visionner ce film qui m'avait l'air bien, spécial et original.et ben bon choix, j'ai assez bien apprécié ce film qui donne une impression d'étrange mais très bien conçu dans tous les plans. en effet, très bon scénario, une bonne intrigue de bon acteurs mais surtout un très bon matthieu kasovitch en un homme "d'illustre inconnu" au vu de multiples facettes qu' il joue en les imitant ce dont pourquoi il ne sais pas qui il est et qui il veut être.en gros un film qui n'est pas destiné à tout le monde, soit ça passe soit ça casse, dans mon cas ça passe assez bien.
Quel film étrange, mystique, quelle idée de barjo. Pas un super film mais malgré son long début, l'intrigue est accrocheuse. L'idée est originale, le film surprenant. Je reste sur un avis partagé. ----Février 2016----
Un film vain et invraisemblable , finalement très loin de la métaphysique où il voulait nous emmener. Et que dire de ces insupportables filtres grisailles dignes d'un vieux feuilleton allemand .... Kassovitz est bon mais on le savait déjà .
On ne peut plus aujourd'hui faire croire n'importe quoi en matière policière. Car la science est implacable. Certes, ce film serait plutôt une réflexion sur l'intérêt de la vie en général que le thriller annoncé. Mais quand même, cette histoire est tirée par les cheveux à plus d'un titre. L'enchaînement des évènements ressort d'une logique artificielle et frise le Deus ex machina. Ceci étant, on a un joli conte moral interprété avec talent et bien conduit. Un poil larmoyant mais le violon y est pour quelque chose. Pas vraiment passionnant tout cela et pour tout dire un peu long.
Le film est réglé comme du papier à musique. Une partition brillante, des dialogues ciselés (mention spéciale pour les aphorismes du musicien.) Plusieurs références à Hitchcock sont à noter, comme Fenêtre sur cour et La Corde. L'ambiance rappelle les pièges kafkaïens. Si toutes ces références peuvent venir à l'esprit, le film ne ressemble à aucun autre.
Le scénario de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière est d'une richesse étonnante, et nous entraîne peu à peu dans la complexité du protagoniste. Tout est maîtrisé dans ce polar sombre, implacable, unique, porté par un Kassovitz au sommet de son art.
porté par un Mathieu Kassovitz sobre et juste, cet illustre inconnu nous entraîne dans les méandres d'un homme qui n'aime pas l'homme qu'il est et fera tout pour le supprimer, prêt à aller jusqu'au bout. Métaphore du mal-être, le film, assez minimaliste dans sa forme, peut déranger parfois, interroger souvent. Le réalisateur parvient d'ailleurs à distiller cette ambiance lourde et malsaine que traîne le personnage, cette volonté auto-destructrice. Petit bémol sur certaines clés absentes qui rendent le scénario parfois elliptique. Il n'en reste pas moins une vraie idée originale et cela devient rare aujourd'hui de se laisser encore surprendre. A découvrir...