Avis : Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire - Page 10
Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
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Ciné2909
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3,5
Publiée le 1 août 2014
Ne connaissant pas le roman de Jonas Jonasson dont ce film est l’adaptation, j’ignore en fait dans quelle mesure les scènes de flashbacks influencent la cavale d’Allan. En tout cas, je trouve que dans ce film elles apportent certes de bons moments mais n’enrichissent pas une histoire qui se suffisait largement à elle-même. En dehors de ça, cette comédie suédoise met dans le mille ; on se gondole de rires devant l’innocence du héros (qui n’est pas sans rappeler l’inoubliable Forrest Gump) ou encore en compagnie de Benny, l’homme qui est presque tout. Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire c’est un excellent moment en perspective qui se voit donc décerner un Coup de cœur Ciné2909 !
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" a enfin de quoi nous ravir. On s' éloigne des films par trop convenus de ces derniers temps. C'est une très belle surprise qui apporte son lot de drôleries. Les personnages sont truculents.L'histoire de ce "vieux" est truffée de scènes comiques particulièrement réussies. Le duo de "vieux" fonctionne bien et on à le plaisir de les suivre dans leurs aventures. On découvre dés lors des bandits idiots, des morts en cascade et une vie faite d'explosions. Certaines des séquences sont à se tordre comme celle avec l'éléphant. Notre personnage traverse les époques et rencontre les figures de ce dernier siècle. Ils ont même poussé le vice à inventer un frère à Einstein complétement idiot. Ce "forest gump" à l'envers m'a donc ravi et j'ai retrouvé le plaisir d'une vraie comédie.
« Ne réfléchis pas trop. Il faut que tu agisses ». Tels sont les conseils prodigués par une mère à son enfant avant de faire de lui un orphelin, conseils qu’il intégrera comme « philosophie » – si tant est que l’on puisse parler de philosophie alors même que le personnage refuse la médiation par l’intellect –, faisant de l’action son principe de vie. Aussi le long métrage de Felix Herngren, à l’image du roman qu’il adapte et du fameux vieillard au centre des préoccupations, refuse-t-il le sentimentalisme et la mélancolie que son sujet laissait à prévoir (et redouter) pour s’adonner de manière frontale à l’immoralité la plus jouissive et assumée, une immoralité qui n’apparaît jamais forcée ou artificielle, mais qui résulte d’une longue expérience du monde. Allan échappe aux caractérisations établies : il n’est pas cynique, il n’est pas engagé, il n’est pas non plus étranger à lui-même ; non, Allan se contente de vivre, d’entrer lorsqu’il voit une porte ouverte, de saisir puis garder une valise qu’il trouve devant le local des toilettes de la petite gare non loin de sa résidence. Il incarne cette relation première au monde et aux choses qui fait de lui un bourlingueur, un scandale aussi libre que les nombreuses bombes qu’il conçoit et explose pour son propre plaisir. Sa vie se situe hors de la notion de responsabilité : il agit, c’est tout. Son credo : « demain est un autre jour ». Et le film réussit à convertir ce principe d’action en structure scénaristique, si bien qu’il s’affranchit de bon nombre de conventions pour imposer son rythme à lui, laisser le temps à ses protagonistes de se rencontrer, de construire un lien affectif, à l’image de la camionnette de cirque volée aux forains et dans laquelle circule une famille recomposée par la force des choses et le hasard. Au-delà de constituer une comédie délicieuse et caustique, Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire nous invite à reconsidérer notre vision du monde, à réévaluer l’opportunisme aujourd’hui dévalué comme un moyen de parcourir l’existence, de traverser l’Histoire non pas en héros, non pas en victime, mais en simple être humain.
Curiosité que cette petite comédie scandinave. N'ayant pas lu;livre, je passerai sur les commentaires faciles sur la qualité de l'adaptation. Le film s'avère plutôt amusant avec sa construction en flashbacks et ses personnages déjantés chacun à leur manière. Néanmoins, le rythme est plutôt mou, le personnage du vieux paraît être une sorte de Forrest Gump version centenaire, et les "rebondissements" de l'histoire ne surprennent personne. A voir mais c'est loin d'être inoubliable.
Bon pour ce coup-ci je me tais et je me contente (presque) de vous dire que si vous ne l'avez pas vu, regardez ce film sans rien y connaître tant le plaisir vient de la découverte progressive d'où ce film pourra bien nous amener. Je ne lui donne pas 5/5, il n'empêche que ce Forrest Gump Suédois (j'ai limite l'impression d'en avoir déjà trop dit) est une petite merveille de malice. Foncez !
Les scandinaves ont eux aussi un sens de l’humour plutôt pointu et noir, la preuve en est de ce roman à succès, adapter ici à l’écran par Felix Herngren. Sous un titre à rallonge qu’il me serait impossible de coucher sur le papier dans sa version originale, en suédois, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire est un produit typiquement formaté, une comédie exubérante qui use et abuse des invraisemblances et des quiproquos. A ce titre, le film est drôle, savoureusement amoral, délicieusement rythmé. Mais le film possède-t-il d’autres atouts que ceux permettant de rire jaune des mésaventures d’un vieillard centenaire ayant embarqué par ignorance le magot d’un gang de motards ? Oui, tout est question ici d’inconscience et la réponse est non. Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire n’est pas pleinement suffisant, en tant que tel.
Drôle, certes, mais souvent brouillon, le film de Felix Herngren s’apparente, faute d’une logique certaine, à l’exercice de Johnny Knoxville grimé en grand-père déjanté dans Bad Grandpa. Oui, ce film est un délire, adapté d’un livre qui en était lui-même un. Papy vole, papy planque des cadavres, papy s’échappe, et ainsi de suite, toujours à contre-courant d’une certaine logique. Chaque individu croisé sur sa route devient du même coup un nouveau compagnon, tous sans doute très inspiré par le magot que le vieillard trimballe dans une valise. Mais les méchants ne sont pas loin. Ils ne sont surtout pas très malins.
Oui, le postulat est limpide. Voilà un gros morceau de n’importe quoi. Un acteur maladroitement grimé en vieillard centenaire, des compagnons de route de tous horizons, tous passablement caricaturaux, des méchants complètement ignares, voir ringards, et que l’aventure commence. On ne crache certes pas, de coutume, sur un film comique qui fait rire, en première intention, mais la faiblesse d’une telle fable est très rapidement distinguable. Si à l’instar des britanniques, l’on semble rire de tout en Suède, sans pour autant exagérer ni outrepasser une certaine morale, le public européen traditionnel n’est sans doute pas aussi ouvert.
Bref, un film dispensable, une comédie passablement grotesque qui redonne le sourire mais qui ne pousse pas franchement à s’extasier, c’est le moins que l’on puisse dire. Les flashbacks, narrant la jeunesse du vieil homme sont légions et s’avèrent finalement dérangeant, alors que dans le présent, il y avait indiscutablement matière à raconter une histoire captivante. On se demande bien quel rapport peut-il y avoir entre le vieil homme, sa histoire actuelle, et cette propension à tout faire sauter, dans sa jeunesse. 07/20
Epopée fantaisiste et loufoque pour un long qui en est déjà un rien qu'en analysant le titre. C'est sympathique, sans tomber dans la transcendance de rire absolue non plus. Vu en VF, vraiment pas génial pour la voxographie. Si vous avez la possibilité de le voir en VO, je pense qu'il y a un gain d'humour non négligeable à saisir.
Ce film est un savant mélange de drôlerie, de poésie, de philosophie de la vie. Cette histoire est complètement improbable, loufoque. Ce vieux déclenche un chaos indescriptible durant sa fuite et cela nous fait sourire voire rire des "drames" qu'il entraine dans son sillage. Il est entouré de personnage aussi farfelu que lui mais très attachant. A tout cela vient s'ajouter des bribes de la vie de ce vieux qui a eu une vie hyper bien remplie, à travers la guerre d'Espagne, la 2nde guerre mondiale, puis la guerre froide. Même si le scénario parait improbable, tout s'enchaine à un rythme d'enfer, ne laissant pas une minute de répit, avec des rebondissements incroyables. A voir absolument pour passer un terrible bon moment.
Allan a toujours eu une vie explosive. Alors pas question de souffler ses cent bougies dans une maison de retraite ! Plutôt s’enfuir par la fenêtre pour (re)partir à l’aventure… Héritier malgré lui d’une valise bourrée de fric, il se retrouve vite coursé par escrocs et policiers. Sur sa route, il croise un tas de compagnons d’infortune, perdants déjantés, anti-héros absolus. Alors que lui, Allan, dans le siècle qu’il a traversé, il a eu mille vies. Parcouru le monde et fait d’incroyables rencontres. Des dictateurs de droite et de gauche, des présidents américains et russes. Il a été expert en explosifs (forcément !) et agent double pendant la guerre froide ; il a traversé une guerre mondiale et le goulag avec Einstein… et mille autres prouesses qui resurgissent en chemin. Allan n’est jamais resté en place. Et la vie qu’il aime ne peut être que pétaradante ! Cette ultime virée picaresque en son pays scandinave est donc forcément loufoque. Humour décalé et personnages pittoresques et attendrissants comme de gros bêtas peuvent l’être. Le monde d’Allan est entre Pieds Nickelés et Forrest Trump, en plus trash. Avec un vague cousinage du côté de Kerven-Delépine. Dommage que le procédé narratif patine un peu dans la durée et que le visage pâle du héros soit si maquillé qu’il a l’air en carton-pâte.…
Un film qui prouve que les suédois aussi ont de l'humour! Cette comédie ne perd pas une seconde a démarrer et pendant près de 2H (qui passe a toute allure) on a un scénario très riche et pleins de rebondissements, on voyage de tout les côtés et on a pas le temps de s'ennuyer! De plus il fait passé un beau message: ne rien regretter, ne jamais avoir de regrets.
Forrest Gump en Suède avec le ton d'un road-movie à l'humour des comédies britanniques. Les personnages principaux et secondaires sont déjantés, les situations drôles. Le style est vraiment agréable mais le film connait quelques longueurs. A voir d'une part parce qu'on n'a pas forcément l'habitude du cinéma suédois et d'autre part pour son scénario décalé.
Adaptée du roman éponyme, cette comédie venue tout droit de Suède possède un scénario très bien écrit, drôle, aux situations complètement délirantes et interprétée par de remarquables comédiens dont un excellent Robert Gustafsson. Un très bon moment de cinéma !