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4,0
Publiée le 21 février 2025
Un bon moment, de vraies idées bien exploitées. Une grande créativité sur certains plans, la patte belge est bien là. Un peu dommage et gênant de trop vouloir le faire résonner avec la théorie du genre, ce n'était pas indispensable.
Pour le reste, beaucoup de messages, certains simples voire naïfs, d'autres beaucoup plus forts. La réalisation est superbe et le film sous noté ici.
J'avoue qu'un bon moment, j'ai été sous le charme. C'est drôle, surprenant, audacieux et même assez beau, à l'image d'une exploitation très originale des décors et d'une esthétique rappelant à plusieurs reprises le cinéma de Jean-Pierre Jeunet, auxquelles s'ajoute une poésie douce et étrange spoiler: (ah, ce rêve avec la main dansant sur la table : magnifique!) qui m'a séduit comme rarement au cinéma ces derniers temps. Malheureusement, un peu à l'instar de son « Mr. Nobody », partant si bien avant de s'égarer dans des considérations fumeuses, Jaco Van Dormael semble perdre la main dans la dernière partie, au point que je ne savais plus du tout où voulait en venir le cinéaste. Si je comprends et adhère à pratiquement toutes les idées (et Dieu sait s'il y en a!) des deux premiers tiers, j'avoue avoir un peu lâché à l'approche de l'évangile de Martine, le réalisateur semblant alors en pilotage automatique pour terminer son récit coûte que coûte, et tant pis si c'est un peu n'importe quoi. Je le regrette d'autant plus que jusqu'ici, que ce soit les propos sur la religion, la condition humaine, la solitude et quelques visions complètement frappadingues (dont la principale reste sans doute d'avoir imaginé Benoît Poelvoorde pour interpréter un Dieu cruel et tyrannique), le film fonctionnait presque à merveille, ce qui rend la rupture assez brutale. Reste alors certaines trouvailles étonnantes spoiler: (le poisson chantant « La Mer » : irrésistible) , une bande-originale totalement iconoclaste et une perpétuelle volonté d'étonner, de chercher, de créer évidemment plus que louable. Bref, voilà une œuvre totalement à part en cette année 2015, bourrée de qualités devenues tellement rares aujourd'hui que je ne peux que vous conseiller d'y jeter un œil, sans pour autant m'empêcher de rester sur ma faim devant l'impossibilité du réalisateur d'avoir su aller jusqu'au bout de son incroyable démarche.
Tout d'abord, une bande annonce mensongère sur le genre. Le film tend plus vers le drame que sur la comédie.. Bref. Malgré cela, la petite Ea à su capter un minimum mon attention. C'est à travers ses monologues et apartés répétitifs (et lassant tout de même) qu'elle a su me convaincre, à terme, du fond de ce film. Le message que souhaite faire passé ce film se fait à travers la tragédie et non pas par l'humour des personnages, c'est dommage. François Damiens et Benoît Poelvoorde sont pourtant de très bons candidats...
Le film est présenté comme une comédie, mais ce n'en est pas une, on ne rit qu'à de très rares moments, ça ressemble plus à une fable poétique. Le film regorge d'idées, des bonnes, mais aussi des très mauvaises. La mise en place est réussie, le coeur du film beaucoup moins. La recherche des apôtres suit un déroulement répétitif qui devient très vite agaçant, avec la voix-off de la jeune fille, puis dialogues avec la personne rencontrée, qui elle-même raconte ensuite son histoire en voix-off. Cette partie est très inégale, souvent ennuyeuse, on trouve très vite le temps long, car on attend un truc drôle qui n'arrive jamais réellement. Dans la salle, la plupart des spectateurs attendaient avec impatience que le film se termine, moi aussi !
Dieu existe et habite Bruxelles. Marié, une fille, on sait ce qu'il est advenu de son fils. Eh bien, cela fait plaisir de revoir Jaco van Dormael en grande forme, presque au niveau de son Toto le héros, c'est dire. La grande force du film vient de son postulat de départ et de ses inénarrables personnages, Poelvoorde est un Dieu arrogant et sadique, Sa femme, Yolande Moreau son esclave domestique, sa fille, rebelle, va heureusement changer la face du monde et libérer les hommes de leur destin programmé. Idées géniales, encore fallait-il que Le tout nouveau testament tienne la distance. Malgré quelques menues chutes de rythme, le scénario abonde en trouvailles d'écriture qui gardent au film sa fraîcheur iconoclaste soutenue par un humour décapant et une poésie de l'absurde typiquement belges. Ce n'est pas pour autant une charge contre la religion, on y verra plutôt une sorte d'hymne débridé au libre-arbitre et une incitation pour chacun de prendre en main sa propre existence. L'interprétation est évidemment au diapason avec une mention particulière pour Catherine Deneuve qui prouve une fois de plus que son image glacée n'est qu'un leurre et qu'elle est capable d'accepter un rôle qui dynamite son mythe, si tant est qu'il y en ait encore besoin.
Le Tout Nouveau Testament : Plus un drame qu’une comédie, mais c’est aussi un film très particulier mais intéressant. Pourquoi ? Car on est toujours curieux de savoir ce qui va se passe donc on est assez captivé et on regarde le film jusqu'à la fin. Mais, il faut dire que c’est vraiment loufoque et barré, voir cynique au début mais c’est ce coté no limite et absurde qui nous attire. Et c’est pourquoi je n’ai pas trop descendu le film (déjà ce n’est pas mon genre) car il y a du potentiel et rien que pour l’originalité et un certains coté poétique qui fait la différence. Mais, je préfère vous prévenir, n’aller pas voir ce film pour rigolé un bon coup, il y a jusque quelque moment d’amusé, et encore, c’est le coté absurde qui fait que mais c’est vraiment un film dramatique. Car, c’est triste, assez sombre et déprimé comme scénario car on nous présente Dieu qui est un vrai fumier qui n’aime personne. Et il a une fille qui décide de faire mieux que lui en trouvant 6 nouveaux apôtres et écrit un nouveau testament. Mais rien de comique la dedans car on va rencontrer ses personnes et voir ce qui on de triste et tragique dans leur vie… Il y a un assassin, un obsédé… mais un certains espoir a la fin sous forme de morale donne une lecture a ce film mais il faut la trouvé. Sinon, les acteurs sont très très bons, surtout la fille de Dieu qui gère bien pour son âge et les autres acteurs aussi, tout comme Benoit Pelvorde mais dommage que on le voit pas plus que ça tout compte fait Et pour finir, la réalisation est a l’image du film, délirante et personnelle. Donc voila, ça plaira pas a tout le monde mais ce film a quelque chose.
A VOIR ! Attention Chef-d'oeuvre !!!!!! Voilà ça faisait longtemps que j'avais pas eu un coup de coeur comme ça, ce film est drôle, décalé, HYPPEERRR bien réalisé et a fait mon bonheur pendant le festival de Cannes. Il faut le voir parce que vous allez rire, pleurer, passer par toutes les couleurs de vos émotions et ressortir avec un smile sur le visage qui vous fera péter les zygomatiques. Merci pour ce film.
Film jubilatoire sur la relation à la vie et la mort, vu à travers une revisite caustique de la religion catholique. Dieu est en fait exécrable et c'est son fils JC qui est amour mais mort trop tôt. Dans cette histoire, Dieu (Poelvoorde) a aussi une fille rebelle qui va essayer de réunir de nouveaux apôtres et écrire un nouveau testament. Le don du réalisateur Van Dormael est de nous proposer cette fable (qui donne pas très envie a priori) de façon comique, surréaliste et poétique, porté par une brochette de comédiens connus et dans des rôles incongrus. Les musiques pour la plupart classiques apportent la sérénité aux scènes.
Arf ! Qu’elle peut être trompeuse cette note de « 3 étoiles » ! Souvent quand on la voit, c’est qu’on se dit que le spectacle était sympa, mais bon, pas si extraordinaire que cela. Ce n’est pourtant pas le sentiment que j’ai à l’égard de ce dernier film de Jaco Van Dormael. Bien au contraire. Je trouve qu’il y a plein de choses extraordinaires dans ce film. J’avais adoré (et c’est peu dire) son « Mr. Nobody » pour l’audace de son thème, la clairvoyance de son propos et surtout la somptuosité de sa réalisation et de son écriture, et je dois bien avouer que, de temps en temps, j’ai un peu retrouvé de ça dans son « tout nouveau testament ». Le postulat de base est quand même bien frappé (Dieu qui vit à Bruxelles sous les traits de Benoit Poelvoorde ? Mais quelle idée !) et pourtant l’ami Jaco arrive malgré tout à tisser rapidement une fable qui alterne avec beaucoup d’aisance entre l’absurde risible et un lyrisme fantastique assez surprenant d’efficacité. Et oui, pour le coup, il y a de la belle écriture, une belle inventivité, de l’audace et – encore une fois – une bien belle réalisation. Je dois d’ailleurs avouer que c’est sur ce dernier point que le film m’a de loin le plus convaincu. C’est beau. Oui, je trouve ça tout simplement très beau. Cadrage, montage (wouwouillouille mais qu’est-ce que j’adore cette manière de monter !), photo, composition des décors, choix des acteurs… Il y a une osmose et une maestria qui se dégagent de tout cela qui, moi, me refile parfois la chair de poule. D’ailleurs, à plusieurs moments, le film pond des plans ou des enchainements tout simplement mémorables. Du pur chef d’œuvre retrouvé sur quelques pincées à droite et à gauche… Et pourtant, après avoir dit tout cela, je ne mets que « trois étoiles » me diriez-vous… Et bah oui. Parce que pour moi, ce « tout nouveau testament » n’est pas à classer dans les « 3 étoiles » sympas mais ordinaires. Non, je considère que par moment ce film est extraordinaire… mais manque de pot, à d’autres je ne suis tout simplement plus du tout dedans. Autant j’ai pu accrocher pour les Evangiles d’Aurélie, de l’Obsédé et de l’Assassin qui ont su susciter chez moi un étrange mais fort agréable mélange de tendresse délicate et de fascination malsaine, autant je suis resté totalement à la rue pour les Evangiles de Martine et de Willy. Et quand je me pose la question du « pourquoi », je me dis d’abord que ces deux Evangiles présentent deux désavantages. Ils sont tout d’abord à la fin du film, et ils souffrent clairement de la répétition qu’ils suscitent par rapport à leurs prédécesseurs. Et ensuite je les trouve un peu trop faciles. Surtout celui de Martine, c’est juste du WTF gratuit et pas très réfléchi (spoiler: la nana tombe amoureuse d’un gorille ??? Euh… Je le pose où mon rapport au divin là-dedans ? ). Et au fond je me dis que c’est cela qui est triste dans ce film, c’est que plus il avance, plus il se délite. L’équilibre qu’il tenait au départ ne tient plus. Il s’efforce d’enchainer émotion et absurdité mais sans que ceux-ci s’emboitent aussi bien qu’au départ. Parfois j’ai eu l’impression qu’il se prenait trop au sérieux et d’autres fois pas assez. Tout l’édifice s’essouffle du coup et parait même bien simpliste et peu réfléchi sur la fin. Et c’est super triste au regard du début, et surtout du milieu. En fait, le gros problème de ce film est qu’il manque clairement de cohérence. On aurait pu se passer du début, de la fin aussi. C’est trop surchargé. Il y a trop d’idées… Et je m’écœure presque à dire un truc pareil ! Comment reprocher à un film d’avoir trop d’idées ? Van Dormael a eu de l’audace. Il y est allé jusqu’au bout et rien que pour cela : merci. Je préfère largement un film comme celui-ci qui tente et risque qu’il me souffle le chaud et le froid plutôt qu’un « 3 étoiles » sympa et ordinaire. Donc non, ce n’est pas parfait. Je ne reconnais moi-même. Mais – allez ! – pour les amoureux du cinéma audacieux et passionné, un petit détour ne vous ferait franchement pas de mal…
Quel scénario ! Original, décalé, loufoque, impertinent, tragi-comique, philosophique, presque dramatique parfois. De l'allégorique, du second degré, des insinuations, du politiquement incorrect. Quelques allusions cinématographiques aussi que le cinéphile averti ne manquera pas de relever spoiler: (Le passage, King Kong, 2001 l'Odyssée de l'espace et quelques autres citées en clair dans les dialogues). L'une des qualités de ce film sera d'avoir réussi à passer entre les gouttes des intégrismes religieux de tous poils. Parce que finalement, au travers d'un conte fantastique, le propos est sincère et universel. Il faudrait être de mauvaise foi (jeu de mots) pour prétendre le contraire. Quelques longueurs toutefois. Excellente interprétation de Pili Groyne (Ea, la fille de Dieu).
Un film audacieux, plein d'inventivité, très graphique. Le style se rapproche plus des films de Jean-Pierre Jeunet que d'une comédie désopilante. Ce film passe de la violence crue de certaines scènes à une légèreté déroutante voir poétique. Le montage est coupé au cordeau; beaucoup de références classiques cinématographique et musicale. J'aime beaucoup cette belgitude assumé !
Il y a 24 ans, le réalisateur belge Jaco Van Dormael avait présenté "Toto Le Héros" à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes et il était reparti avec La Caméra d'Or sous le bras. 5 années plus tard, en 1996, "Le huitième jour", son deuxième film, avait été également présenté à Cannes, cette fois ci en compétition officielle, et il avait permis à Daniel Auteuil et à Pascal Duquenne d'obtenir conjointement le Prix d'interprétation masculine. 13 années s'écoulèrent avant le troisième film, "Mr Nobody", présenté cette fois-ci à la Mostra de Venise 2009. Cette année, c'est de nouveau à la Quinzaine des Réalisateurs cannoise que Jaco Van Dormael a présenté "Le tout nouveau testament", son quatrième long métrage, un film qui a enthousiasmé la Croisette en mai dernier. Jaco Van Dormael : un réalisateur qui tourne peu mais un réalisateur qui compte dans le cinéma mondial. Avec "Le tout nouveau testament", Jaco Van Dormael prouve, une fois de plus, combien le cinéma belge sait être inventif. Conte fantastique, comédie désopilante, film plein de saveur et d'intelligence, "Le tout nouveau testament" devrait faire un tabac dans les salles, permettant à celles et ceux qui ont un travail d'aborder la reprise post-congés avec un moral en béton. Reste à espérer que la gent religieuse, même la plus radicale, ait suffisamment d'humour pour accepter de voir Dieu en slip sale s'amuser à pourrir la vie de ses fidèles.
Je comprends la note spectateurs un peu faiblarde de ce film, elle s'explique par le fait que Dieu est dépeint comme un sombre co***rd et qu'il faut vraiment savoir faire preuve de second degré pour apprécier. L'histoire a au moins le mérite d'être originale et le traitement est personnage est très intéressant. La trame scénaristique est une succession de tableaux plus ou moins clichés, plus ou moins drôles, plus ou moins farfelus, mais jamais inintéressants. La réflexion globale est bien et la mise en scène est très travaillée, avec beaucoup de messages cachés.
Jaco Van Dormael nous offre ici un film très poétique. J'étais très emballée par la bande annonce du film, qui donne un très bon avant goût du film mais loin dans donner une image concrète. La jeune Ea n'accepte donc pas les décisions et l'orientation de son père pour l'humanité. Elle décide donc de se lancer dans les traces de son frère J-C, réunir des apôtres et réécrire le nouveau testament. C'est mignon, c'est drôle et c'est vraiment très bien réalisé. Tout dans la réalisation et dans le scénario a cet aspect poétique et cette réflexion sur le sens et l'intérêt de la vie. J'ai vraiment tout aimé dans ce film, et j'ai très envie de le revoir une deuxième pour bien en comprendre le sens et les attentes. Le casting est vraiment impressionnant et intéressant. Moi qui n'allait voir ce film que pour Catherine Deneuve au départ (ma grande chouchoute), j'ai été bluffée par la petite Pili Groyne qui du haut de son jeune âge arrive nous faire penser qu'elle est une adulte à part entière et qu'elle aussi capable qu'un adulte de proposer des réflexions. Alors cette sa rencontre avec les apôtres est un peu rapide, on en comprend pas bien le sens et le but pour la suite du film. Mais chacun va toutefois vivre une expérience particulière, en lien avec sa "petite musique" interne. J'ai vraiment beaucoup aimé ce film, qui fait partie des meilleurs sorties de cette années. Jaco Van Dormael nous montre qu'il n'a rien perdu de son talent et qu'il peut traiter d'un sujet aussi épineux et tabou que la religion et en faire un très bon film plein d'humour et de sentiment. Je vous le conseil fortement et d'autant plus si vous aviez déjà une petite envie de le voir.
L'originalité du concept, de l'idée, est d'abord très drôle...puis devient rapidement lassante, répétitive. C'est dommage car le film démarre plutôt bien... puis ça suit étonnamment un chemin tout tracé, même si les traits d'humour sont impossibles à anticiper tant ils reposent sur des principes complètement déjantés.