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Dr. La Peloche
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2,5
Publiée le 12 mai 2016
Une idée intéressante sur le retour de karma par le toujours aussi déjanté Kevin Smith, véritable artisan de la caméra et de la direction d'acteur. Sa patte est bien présente dans ce délire dérangeant où il semble bien prendre son pied, las, il est bien le seul... La faute à un script qui pédale franchement dans la semoule, non par l'abondance de dialogues mais par leur platitude et leur humour qui ne décolle jamais du ras des pâquerettes. Autant ses autres films sont des pépites à se niveau, autant, là, on s'ennuie ferme ! On va jusqu'au bout grâce à une réalisation remarquable (une leçon pour pas mal de tâches d'Hollywood). On poursuit grâce à des acteurs franchement au sommet de leur art, Justin Long en tête dans un rôle extrêmement difficile pour lequel il eut été facile de sombrer dans le ridicule et le grand-guignolesque (genre que que l'on ne frôle même pas !). A ce titre, il est aussi impressionnant que décevant de voir comment Kevin Smith a su maintenir dans le genre du thriller un film qui à tout de la série Z ou du nanar. Chapeau bas mais entre le malaise et les palabres somnifères, on laissera de coté cette expérience en attendant "Clerck 3"...
2 mots : quelle horreur ... Pour le côté Gore et dérangeant alors oui c'est parfait ! Mais le côté logique du personnage principale je cherche encore ... Juste immonde ! Il m'a donné mal au ventre ... Bon casting pourtant mais beaucoup de défauts. Beaucoup trop ! Le costume, les dialogues, le scénario ! Enfin immonde quoi ... Je crois que le pire c'est qu'il est basé sur des faits réels.
Ah ouais, j'ai déjà vu des films bizarres (human centipede, serbian movie...) mais là, avec un sujet comme ça, je n'avais jamais vu. On passe du rire au drame, on est à la fois touché et apitoyé, mais ce qui est certain c'est que ce film est un ovni et le sujet même carrément hallucinant. J'ai bien aimé et certaines images resteront pour toujours dans ma tête.
Passé relativement inaperçu et avec un budget assez limité. On ne pouvait pas s attendre a un truc dingue de la part du réal. Ou dingue, mais pas dans le sens des communs des mortels... Annoncé comme un mélange de comédie et d horreur,... On va dire que cela reste à la limite plutôt dans le côté comédie "noir"(a se demander si un nouveau style n ' a pas été trouvé...;)... mais un genre que l on comptera sur les doigts d une main...). Bien que pour ceux ayant vu sa précédente réalisation, dont j ai même zappé le titre. Tusk est tout de même conventionnellement horrifique.... Alors progrès ? ou ratage complet imaginé autour d une bol de soupe aux champignons hallucinogènes..?#WTF. Malheureusement, c'est aussi l'humour qui vient parasiter le récit (là où lui je pense l avait amené pour faire l effet inverse) et confirme l'impression que Smith peine non seulement à tenir un long métrage entier sur un de ses concepts, mais surtout à assumer pleinement les ramifications thématiques et autres dramas qu il pourrait entreprendre dans cette production. Ou on ne peut nier l entrée en matière dans la première partie qui si on reste sur ce level, se montre relativement réussi.....
Smith étant visiblement encore compétent dans le domaine de la comédie, même s'il n'y a rien dans la bouche du personnage d ici qui soit aussi bon comme autrefois... Mais on n'est pas dans une comédie, donc cette présentation suffit en attendant l'inévitable basculement dans l'horreur et lors des premières scènes avec l'antagoniste du film, pour le pire et le meilleur. C'est sans doute son film le mieux mis en scène diront certains fans du réal.. Malgré les pointes d'humour et les longueurs, une certaine ambiance s'installe et l'ouvrage parvient même à être franchement dérangeant dans son jusqu'au-boutisme. Et c'est à peu près là que le scénario commence à montrer ses limites (qui de base était déjà très limite). Le film est né d'une simple anecdote, une fausse petite annonce, un accueil avec une personne déguisée en morse et je ne sais plus trop quoi. Mais voilà de quoi a démarré l idée du film. Bref je passe mon tour...
Tusk est la preuve que Kevin Smith peut réaliser des films plus sérieux que les "Jay et Bob le silencieux". Cependant, ce qu'il nous raconte ici est également la preuve d'une certaine imagination perverse, vu ce qui finit par arriver... Un film correctement joué, surprenant, qui dépasse le "dérangeant" pour se rapprocher du "dégoûtant". Je comprends les évaluations contrastées.
Pour ma part je n'ai pas spécialement trouvé cela malsain ou dérangeant dans la mesure où le concept est tellement grotesque, certes original, mais vraiment très décalé et pas vraiment réussi dans ses maquillages, que c'est presque risible. Le film aurait pût être bien meilleur en s'évitant des longueurs inutiles, une ambiance un peu plus lourde et sombre et des dialogues un peu plus profonds que ce qui nous est présenté, surtout que les motivations du tueur sont bien légères. Le casting fait le job mais le film est très anecdotique en ayant le cul entre deux chaises niveau horreur/comédie pas assez équilibré.
Tusk avait tout les moyens pour réussir son coup avec son réalisateur-auteur, souvent très inspiré.
Malheureusement l'indécision de ce dernier, à ne pas savoir comment jongler entre comédie et horreur, lui sera fatale.
On reste le cul entre deux chaises, entre les deux genres sans jamais véritablement tomber sous l'ambiance de l’un deux, ce qui rend le film parfois grotesque et inutile, pour cause de nombreuses scènes à côté de la plaque.
Reste le bon jeu des acteurs et l’ambiance malsaine certaine ...
Assez dérangeant, on ne sait jamais où ce grand délire malsain de Kevin Smith va nous mener. Cet OVNI est assez prenant et vaut le détour, mais ne pas s'attendre à autre chose qu'un film d'horreur assez barré, dans la lignée de Human Centipede.
J'ai beaucoup hésité avant de voir le film, ayant eu peur de son côté extrême. J'ai appris après coup que le film venait d'une blague de podcast et ça se ressent. Le film est ce qu'il est, mais c'est certainement un expérience assez unique, qui m'a donné envie de jeter un œil au reste de la filmographie du réalisateur. C'est drôle, très grotesque, la fin est géniale. Je lui reproche cependant un mauvaise exécution technique quant au design de la créature. Ça c'est le point faible à mes yeux, car tout le film s'appuie sur le genre du body-horror pour finalement ne livrer qu'un brouillon de ce côté là. À réserver au amateurs de films de genre surtout, je ne suis pas sûr que le grand publique puisse apprécier.
Cela fait maintenant quelques années que Kevin Smith s'est éloigné de son cinéma ou en tout cas du cinéma qui a fait qu'on l'admirait énormément. Loin de ses films aux dialogues cinglants, parfois vulgaires et parfois insolent, Smith semble expérimenter de nouveaux genres comme il l'avait fait avec "Red State". "Tusk" se pose clairement comme un film d'un genre unique où Smith n'hésite pas à laisser tomber sa marque de fabrique que l'on aime pour aller vers quelque chose de différent, très osé et relativement barré. Les âmes sensibles devront donc s'abstenir devant ce film où un podcaster prétentieux et vulgaire se rend chez un homme qui promet de lui raconter un tas d'histoires passionnantes et qui s'avère avoir une fascination pour le moins inquiétante pour les morses... Il est impossible d'en dire plus sans gâcher le film qui est aussi troublant que dérangeant et qui offre à Michael Parks un rôle tout à fait terrifiant. On pourra reprocher à "Tusk" de nombreuses choses, comme sa fin décevante ou son personnage de détective trop décalé pour être drôle mais le fait est que Smith se permet d'aller assez loin dans le choquant, instaurant une ambiance particulièrement troublante pendant un bon moment du film.
Les premières minutes du film, qui introduit les personnages de Wallace, Teddy et Allen, nous donnent la joyeuse impression que Kevin Smith a repris son style qui faisait de lui, dans les années 90, le plus drôle des réalisateurs de teen-movie. La verve de ces jeunes paresseux rappelle en effet celle des personnages de Clerks et la caractérisation très dépréciative des canadiens est cinglante, et pourtant le défi du réalisateur de s’essayer au cinéma d’épouvante va vite rendre cette écriture satirique purement accessoire. La rencontre entre Wallace et l’énigmatique Howard Howe met beaucoup de temps à se mettre en place, mais après près d’une heure de latence, la force horrifique nait de la folie de ce dernier et de la monstruosité de l’opération subie par ses victimes. Grâce à une voix-off mélancolique, Michael Parks réussit à faire de son personnage un être ambigu, pour lequel on ne ressentirait qu’un profond apitoiement si l’on n’assistait pas en même temps au calvaire écœurant du pauvre Wallace. L’enquête menée par ses amis et la conclusion bâclée n’aident pas à relever le niveau d’amateurisme de l’ensemble de ce Tusk, dont on ne retiendra que quelques images de transformisme cauchemardesque.
Kevin Smith est de retour, trois ans après l'intrigant Red State où il mettait pour la première fois un pied dans le registre horrifique. Il récidive et pond ce Tusk complètement fou qui porte indéniablement la patte de son metteur en scène. Imaginé au cours de l'un de ses podcasts sur le net, le scénario narre la mésaventure d'un podcaster américain au Canada, transformé malgré lui en un morse par un vieux frappadingue pendant que sa copine et son collègue partent à sa recherche aux côtés d'un détective privé alcoolique. Un pitch hors du commun qui frôle le slapstick mais qui arrive pourtant à tenir la route en mélangeant horreur et comédie... Comme à son habitude, Smith s'inspire de son quotidien et truffe son film de petites références, qu'elles soient cinématographiques ou issues de la culture populaire. Il commence ainsi son film de manière très décomplexée où notre podcaster arrogant (Justin Long, parfait) écoute le récit de ce vieil infirme (Michael Parks, qui retrouve le réalisateur après Red State) qui dit avoir voyagé en mer et rencontré Hemingway pendant la Seconde Guerre Mondiale. Puis le metteur en scène change de ton en nous plongeant dans l'horreur pure et dingue, comme un remake de The Human Centipede à la fois glaçant et délirant. On rit de l'absurdité du sujet tout en restant mal à l'aise. À partir de là, on peut dire que Kevin Smith a une certaine façon de s'immiscer dans le genre horrifique. Parallèlement, la petite amie de notre héros (Génesis Rodriguez) et son ami podcaster (Haley Joel Osment dans un comeback saisissant) se lancent à sa recherche et sont aidés d'un ancien flic un peu dingue (Johnny Depp, affublé d'un maquillage fou et à l'accent français hilarant). Le film part donc clairement dans un mélange de genres où les situations cocasses contrastent avec l'insupportable supplice qu'endure notre héros, transformé et martyrisé par un maniaque. Excentrique, étouffant, drôle, touchant, Tusk est un OFNI qui ne pourra pas plaire à tout le monde mais qui ne laissera assurément personne de marbre, prouvant non seulement que Kevin Smith est un sacré touche-à-tout mais aussi que l'on peut faire un film à partir de n'importe quoi.
Tusk est complètement barré, certes, mais son côté dérangeant ne parvient pas à séduire tant l'opposition des genres est assez mal relié. Le film devient ridicule là ou il aurait pu être génial. Le mélange ne passe pas entièrement et c'est vraiment dommage.
Assez délicat d'émettre une critique à propos de ce film tellement il est hors du commun. Je serai même pas quel genre lui donner car c'est à la fois un épouvante-horreur mélangé à de la comédie et à du drame. Ce qu'on ne pourra pas lui reprocher, c'est d'être original. Autre chose assez étonnante, la photographie assez soignée alors que ce n'est pas l'objectif principal. Les acteurs ne sont pas mauvais et on peut même revoir le jeune devenu adulte, Osment (l'enfant dans le 6ème Sens) et même une petite apparition de la fille du coupe Depp-Paradis. J'irai même jusqu'à dire que les personnages sont attachants (sauf le "méchant" mais c'est voulu). On ne s’ennuie pas et même si j'ai vu ce long métrage en plusieurs fois, j'ai toujours voulu savoir ce qui allait se passer dans la minute qui suivait. Je ne pourrai pas dire que c'est une bonne réalisation mais ce serait mentir de dire que c'est une daube. On peut résumer par le faire que c'est un Ovni du cinéma. D'ailleurs, je n'avais jamais entendu parler de "Tusk" auparavant, je suis tombé dessus un peut par hasard et au final je ne regrette pas cette "expérience". Franchement, si vous êtes curieux, je vous le conseille juste pour le délire. Pour ceux qui ne connaisse pas le 2nd degré, passez votre chemin. En bref, c'est spécial. 11/20.
Film au sujet complètement barré qui n'est pas sans rappeler "The human centipede", le traitement en est nettement moins subversif et sordide, et tient plus de la comédie que du véritable film d'horreur. Et c'est là que ça coince, les dialogues souvent surréalistes sont très verbeux et générateurs de nombreuses longueurs.